« Qu’est-ce qui, ces dernières années, s’est transformé silencieusement autour de nous, et même en nous, et nous ferait renoncer à penser ? Ne serons-nous plus que des sujets connectés, communicants et consommateurs ?
Sous le règne du sociétal et du comportemental, de l’ « influenceur », de l’ « événementiel », sous l’empire de la coïncidence médiatique et du marché des idées, faisons-nous encore l’effort de penser ? Et d’abord en avons-nous le désir ?
On s’insurge aujourd’hui – avec raison – du tarissement des ressources naturelles. Mais s’inquiète-t-on d’un tarissement similaire des ressources intellectuelles et même pense-t-on à y penser ?
On appelle au débat, mais ce « débat » sait-il dé-coïncider de l’idéologie du jour ?
Car une « philosophie » médiatique a rejeté dans l’ombre une philosophie plus exigeante, qui sache s’écarter du régime de l’opinion et soit d’élaboration. Un discours de raison – logos – trouve-t-il encore sa place dans la Cité ?
Or, c’est le sort même de la démocratie qui est en cause face à la démagogie. Ne faut-il pas s’en alarmer ?
C’est pourquoi je m’adresse à chacun, à Toi, parce que nous ne pouvons pas laisser s’affaisser le pouvoir de la pensée sans résister. »
Sous le règne du sociétal et du comportemental, de l’ « influenceur », de l’ « événementiel », sous l’empire de la coïncidence médiatique et du marché des idées, faisons-nous encore l’effort de penser ? Et d’abord en avons-nous le désir ?
On s’insurge aujourd’hui – avec raison – du tarissement des ressources naturelles. Mais s’inquiète-t-on d’un tarissement similaire des ressources intellectuelles et même pense-t-on à y penser ?
On appelle au débat, mais ce « débat » sait-il dé-coïncider de l’idéologie du jour ?
Car une « philosophie » médiatique a rejeté dans l’ombre une philosophie plus exigeante, qui sache s’écarter du régime de l’opinion et soit d’élaboration. Un discours de raison – logos – trouve-t-il encore sa place dans la Cité ?
Or, c’est le sort même de la démocratie qui est en cause face à la démagogie. Ne faut-il pas s’en alarmer ?
C’est pourquoi je m’adresse à chacun, à Toi, parce que nous ne pouvons pas laisser s’affaisser le pouvoir de la pensée sans résister. »
