En quelques années, Vivian Maier est passée du rang d’anonyme à celui d’artiste mondialement reconnue. Très jeune privée de son père et de son frère aîné, elle grandit entre New York et les Alpes françaises auprès d’une mère instable. De retour aux Etats-Unis, elle y devient nounou et s’occupera toute sa vie d’enfants, par commodité plus que par vocation. Celle-ci, elle la trouve tôt dans l’art subtil de capturer l’invisible sur pellicule : la photographie. A sa mort en 2009, elle ne laisse ni mari, ni enfants, mais des milliers de de clichés pris dans les rues de New York ou Chicago, où elle croquait sans relâche les passants, des mouvements, sa propre image en reflet – photographies qu’elle n’aura jamais montrées. Retrouvées la même année dans des circonstances étonnantes, elles font, depuis, le tour de la planète.
Pour ressusciter son souvenir, il fallait, en plus des témoignages et des images, l’imagination, la sensibilité et le talent d’une écrivaine capable de révéler l’âme d’une femme derrière la silhouette figée. Dans ce roman splendide, Dominique Fortier développe la part secrète de l’artiste dans la chambre noire de ses mots et signe un livre passionnant en mêlant au récit de ses jours celui de l’apparition de la photographie. Elle tisse ainsi une réflexion étincelante sur la présence des fantômes dans nos vies et les façons dont l’art tente de tirer de l’oubli ce que le passé a effacé. Ponctuant le texte d’images, dont certains portraits de sa propre famille, elle écrit son livre le plus intime en convoquant la figure de sa sœur aînée, disparue dans l’enfance, quelque part toujours vivante. Un livre envoûtant, tissé de mystères et de beauté.
Pour ressusciter son souvenir, il fallait, en plus des témoignages et des images, l’imagination, la sensibilité et le talent d’une écrivaine capable de révéler l’âme d’une femme derrière la silhouette figée. Dans ce roman splendide, Dominique Fortier développe la part secrète de l’artiste dans la chambre noire de ses mots et signe un livre passionnant en mêlant au récit de ses jours celui de l’apparition de la photographie. Elle tisse ainsi une réflexion étincelante sur la présence des fantômes dans nos vies et les façons dont l’art tente de tirer de l’oubli ce que le passé a effacé. Ponctuant le texte d’images, dont certains portraits de sa propre famille, elle écrit son livre le plus intime en convoquant la figure de sa sœur aînée, disparue dans l’enfance, quelque part toujours vivante. Un livre envoûtant, tissé de mystères et de beauté.
