Comment Staline, un homme « médiocre », « issu des bureaux et ne croyant qu’aux bureaux », et dont « jamais le discours ne s’élève à la hauteur d’une construction logique » est-il parvenu à prendre la tête de la jeune République des Soviets ? Ces faiblesses, écrit Trotski, ont paradoxalement fait sa force.
Écrit en exil, pendant les heures les plus dures des procès de Moscou, et publié pour la première fois aux éditions Grasset en 1937, ce livre d’un des meilleurs écrivains politiques du XXe siècle est autre chose qu’une simple réfutation des arguments invoqués lors des procès intentés aux « trotskistes ». Décrivant brillamment les méthodes du stalinisme — un régime de mensonge perpétuel, libéré de toute exigence de vraisemblance —, il constitue une analyse précoce et extraordinairement lucide de la mécanique totalitaire et de la lâcheté des démocraties qui s’y soumettent.
Écrit en exil, pendant les heures les plus dures des procès de Moscou, et publié pour la première fois aux éditions Grasset en 1937, ce livre d’un des meilleurs écrivains politiques du XXe siècle est autre chose qu’une simple réfutation des arguments invoqués lors des procès intentés aux « trotskistes ». Décrivant brillamment les méthodes du stalinisme — un régime de mensonge perpétuel, libéré de toute exigence de vraisemblance —, il constitue une analyse précoce et extraordinairement lucide de la mécanique totalitaire et de la lâcheté des démocraties qui s’y soumettent.
