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Ariel ou la vie de Shelley

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André Maurois

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En écrivant Ariel ou la vie de Shelley (1923), André Maurois s'affranchissait d'une dette de jeunesse. « Oui, vraiment, il me semblait que raconter cette vie, ce serait un peu me libérer moi-même », déclare-t-il dans Aspects de la biographie. Adoptant la forme romanesque, le livre n'en respecte pas moins rigoureusement les faits. Qui était Percy Bysshe Shelley (1792-1822), l'auteur de Prométhée délivré ? Un garçon d'une extrême beauté, héritier d'une famille aristocratique du Sussex. Mais surtout un paria, renvoyé d'Oxford pour avoir écrit Nécessité de l'athéisme. Ce romantique ne croyait pas au mariage. A 25 ans, il s'était pourtant marié deux fois. Sa première épouse, Harriett, s'est suicidée. La seconde, Mary, est l'auteur de Frankenstein. Exilé en Italie, il y retrouva son ami George Byron, l'autre grand romantique anglais. Mais alors que « Shelley ne se connaît pas dix lecteurs », l'éditeur de Byron recourt à la police pour protéger la maison de son auteur à chaque parution d'un nouveau chant de Childe Harold... Shelley, ce météore rattrapé par la mort. La maladie lui a pris sa fille Clara et son fils William. Lui pensait prendre la mer - et le feu - sur son petit yacht l'Ariel. On retrouvera son corps sur une plage de Viareggio. Dans les poches de son veston, un volume de Keats, un autre de Sophocle. A la façon des Grecs antiques, on brûla son corps sur la plage, sous les yeux de Byron. Cette biographie en forme d'éducation sentimentale a quelque chose de conjuratoire. Pour se délivrer de ses démons, André Maurois devait ressusciter Shelley

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