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Est-ce bien la liberté ce mythe qu'entretient la bourgeoisie française depuis 1789, ce fétiche, ce trophée qu'elle brandit d'une République à l'autre, cet éternel alibi que des générations de tartufes ont inscrit au fronton de notre société ? Est-ce bien de liberté qu'il s'agit quand on découvre que, derrière elle, grâce à elle et en son nom, sur sa face d'ombre en quelque sorte, on exploite la classe ouvrière, on écrase les classes moyennes, on étouffe les petites entreprises ? N'est-il pas troublant qu'aujourd'hui, à l'heure où l'huître bourgeoise lâche sa dernière perle, à l'heure où les multinationales plient les États à leur loi et achèvent d'asservir les peuples, on la voie à nouveau proclamée par ceux-là mêmes qui la déshonorent ? C'est sans doute, montre Pierre Juquin, que sous le pavillon du libéralisme n'est jamais passé autre chose que la contrebande capitaliste.

D'où le caractère cocasse des accusations que le pouvoir, tel l'incendiaire qui crie au feu, lance périodiquement à l'adresse du P.C. Les communistes, explique Pierre Juquin, parce qu'ils sont proches du peuple, de sa vie et de ses problèmes, parce qu'ils se tiennent à l'écoute de la France des profondeurs, sont à présent les seuls à pouvoir défendre les couleurs de la liberté et relever le défi qu'elle pose au monde moderne : une liberté enfin redescendue des cimes où on la projetait jusqu'ici, une liberté concrète, sans majuscule, redescendue sur terre, liée au travail des hommes, à leurs désirs, à leur misère. Et dont Pierre Juquin donne une définition originale : le pouvoir pour chaque homme et chaque femme de reculer ses limites, d'épanouir ses possibilités, et d'enrichir l'arsenal de ses capacités.

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