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Le grand écrivain

Jean-Edern Hallier

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" Malheur à qui se proclame détenteur d'un pouvoir qui défie l'épreuve du temps. Mais je dis : qui ne risque rien, ou ne s'arroge point tel droit en un temps décisif de sa vie, manque alors de tout perdre, et son faible souffle résigné ne se mêlera plus aux grandes turbulences naturelles de l'air.

" Ainsi, à la naissance de la littérature, pour qui tenterait de la confondre aux premiers dévoilements de sa propre enfance, estimant pour lors n'avoir d'autre planche de salut que cette vieille planche pourrie de la langue française, où rebondir vers l'infini devient de plus en plus malaisé, je choisis la fausse confidence tellement intensément ressentie comme vraie et, pourquoi pas, véridique.

" - Maman, je serai un grand écrivain. "

J.-E. H.

Ce livre édité en 1967 fut traîné dans la boue par la critique officielle (Pierre-Henri Simon, Le Monde, Robert Kanters, Le Figaro) mais défendu avec vigueur deux mois plus tard par Julien Gracq, André Pieyre de Mandiargues et Francis Ponge.

Selon Pierre Klossowski, cette prose a " des ressources innombrables " ; pour Henri Michaux, " Jean-Edern est un salaud comme Dostoïevski ".

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