« Un jour, on découvre que l’on vit dans un monde inversé - où la vérité dérange, où la justice inquiète, où la liberté fait peur.
C’est dans ce «pays des miracles » que mon histoire commence. Ou peut-être qu’elle finit.
J’ai compris que cette histoire ne m’appartenait pas. Elle circulait sans moi. Elle est née dans la tête du grand magistrat, elle est passée par un tribunal d’exception, par la prison, par les médias des cinq continents, elle s’est chargée des colères et des espoirs des uns et des autres. A aucun moment elle n’est passée par moi.
Mon récit me permet de me réapproprier la légende, et rappelle ce qu’est une justice aux ordres, un pouvoir sans contrepoids, la peur quand elle s’installe dans la langue.
Les bourreaux prospèrent dans l’anonymat ; la lumière commence par les désigner.
Ces pages n’adoucissent rien : elles éclairent… »
La légende n’est pas seulement le récit d’une détention. C’est l’histoire d’un homme que l’on a voulu effacer - et qui devient un symbole.
C’est dans ce «pays des miracles » que mon histoire commence. Ou peut-être qu’elle finit.
J’ai compris que cette histoire ne m’appartenait pas. Elle circulait sans moi. Elle est née dans la tête du grand magistrat, elle est passée par un tribunal d’exception, par la prison, par les médias des cinq continents, elle s’est chargée des colères et des espoirs des uns et des autres. A aucun moment elle n’est passée par moi.
Mon récit me permet de me réapproprier la légende, et rappelle ce qu’est une justice aux ordres, un pouvoir sans contrepoids, la peur quand elle s’installe dans la langue.
Les bourreaux prospèrent dans l’anonymat ; la lumière commence par les désigner.
Ces pages n’adoucissent rien : elles éclairent… »
B.S.
La légende n’est pas seulement le récit d’une détention. C’est l’histoire d’un homme que l’on a voulu effacer - et qui devient un symbole.
