La littérature serait-elle entrée dans l’âge de l’influence ? Dans un moment charnière, où d’aucuns affirment que les écrans ont pris le pouvoir sur nos bibliothèques et que la lecture est menacée de devenir une pratique marginale, une génération inattendue a choisi de livrer bataille. Sur les réseaux sociaux, où l’empire de l’image et de l’instantané est supposé régner, des femmes et des hommes font le pari paradoxal de défendre l’art de lire, non comme une pratique d’hier, mais comme une expérience vivante, contagieuse et intensément contemporaine.
Comment les appeler ? Critiques 2.0 ? Éducateurs populaires ? « Influenceurs » ? Le mot, ici, n’a rien de dépréciatif. Avec lui, c’est une nouvelle manière d’envisager le rapport au texte qui se dégage. Toute une chaine d’inspiration, « connectant » les uns aux autres les amoureux des livres, pour rendre personnelle et intime leur « vice impuni », leur « passion ». Si bien qu’il n’est pas exagéré de dire qu’on assiste, 60 ans après la querelle de Barthes contre Picard, à l’émergence d’une « nouvelle nouvelle critique ».
Comment les appeler ? Critiques 2.0 ? Éducateurs populaires ? « Influenceurs » ? Le mot, ici, n’a rien de dépréciatif. Avec lui, c’est une nouvelle manière d’envisager le rapport au texte qui se dégage. Toute une chaine d’inspiration, « connectant » les uns aux autres les amoureux des livres, pour rendre personnelle et intime leur « vice impuni », leur « passion ». Si bien qu’il n’est pas exagéré de dire qu’on assiste, 60 ans après la querelle de Barthes contre Picard, à l’émergence d’une « nouvelle nouvelle critique ».
Ce phénomène, notre revue le prend au sérieux. Non pour céder à la fascination du succès ou des chiffres, mais pour interroger ce qu’il révèle : une critique réinventée, à la fois collective et incarnée, affranchie des hiérarchies anciennes, démocratique sans être démagogique, subjective sans renoncer à l’intelligence. À travers portraits, entretiens et analyses, La Règle du jeu explore ce nouveau rapport à la littérature — ni passéiste ni naïf, mais décidé à sauver la lecture à l’endroit même où elle devait périr.
