Ce qui fait le charme particulier de ce texte est précisément ce qui le rend difficile à résumer sans déflorer l’objet de sa quête.
Un « mécontemporain » enseveli sous les livres de sa bibliothèque vit si douloureusement l’appauvrissement émotif et poétique de notre époque qu’il préfère s’en évader par le songe, déambulant durant la traversée d’une nuit dans un passé qui l’obsède.
La légendaire Lee Miller est son fantôme, tandis qu’il erre lui-même comme un fantôme dans les années 30 à 50 du siècle précédent.
Génie des lieux : l’appartement de la rue Victor Considérant qu’il a hérité de ses grands-parents donne sur l’atelier de Lee Miller, à l’époque où elle était encore la sublime muse de Man Ray, de sorte que l’histoire familiale du narrateur et celle de Lee Miller alternent jusqu’à leur énigmatique point de jonction.
Que peuvent bien avoir de commun le grand-père, issu d’une riche famille d’horlogers, qui quitte la ville allemande de Constance à la frontière suisse pour rejoindre la France dans les années 30 et la jeune Elizabeth Miller, dite Lee Miller, née sur les bords de l’Hudson River, mannequin à New York pour Vogue puis photographe débarquant dans le Paris surréaliste où l’imposent aussitôt sa beauté, sa liberté et sa puissance si fragile de femme blessée ? La faune des artistes allemands réfugiés d’un côté, de l’autre une bande où gravitent Max Ernst, Picasso, Dora Maar, Paul Eluard et Nusch, qu’une photographie célèbre immortalise ensemble dans la sensualité d’un été à Mougins en août 1937, avant que la grande nuit ne tombe sur l’Europe ?
Quel rapport entre Georg Esler, le meilleur ami du grand-père, qui rate le 8 novembre 39 sa tentative d’attentat contre Hitler et Lee Miller, devenue en 1943 correspondante de guerre embarquée avec les troupes américaines dans leur progression en Allemagne, et à qui l’on doit cette légendaire photo dans la baignoire de l’appartement du Fürher?
Le destin aurait-il réuni les uns et les autres le 30 avril 1945 à la libération du camp de Dachau ? Et si oui, de quel côté des barbelés ?
Un magnifique portrait de femme, une subtile méditation sur la guerre et le mal : un roman apparemment inactuel… qui tombe en pleine actualité.
Un « mécontemporain » enseveli sous les livres de sa bibliothèque vit si douloureusement l’appauvrissement émotif et poétique de notre époque qu’il préfère s’en évader par le songe, déambulant durant la traversée d’une nuit dans un passé qui l’obsède.
La légendaire Lee Miller est son fantôme, tandis qu’il erre lui-même comme un fantôme dans les années 30 à 50 du siècle précédent.
Génie des lieux : l’appartement de la rue Victor Considérant qu’il a hérité de ses grands-parents donne sur l’atelier de Lee Miller, à l’époque où elle était encore la sublime muse de Man Ray, de sorte que l’histoire familiale du narrateur et celle de Lee Miller alternent jusqu’à leur énigmatique point de jonction.
Que peuvent bien avoir de commun le grand-père, issu d’une riche famille d’horlogers, qui quitte la ville allemande de Constance à la frontière suisse pour rejoindre la France dans les années 30 et la jeune Elizabeth Miller, dite Lee Miller, née sur les bords de l’Hudson River, mannequin à New York pour Vogue puis photographe débarquant dans le Paris surréaliste où l’imposent aussitôt sa beauté, sa liberté et sa puissance si fragile de femme blessée ? La faune des artistes allemands réfugiés d’un côté, de l’autre une bande où gravitent Max Ernst, Picasso, Dora Maar, Paul Eluard et Nusch, qu’une photographie célèbre immortalise ensemble dans la sensualité d’un été à Mougins en août 1937, avant que la grande nuit ne tombe sur l’Europe ?
Quel rapport entre Georg Esler, le meilleur ami du grand-père, qui rate le 8 novembre 39 sa tentative d’attentat contre Hitler et Lee Miller, devenue en 1943 correspondante de guerre embarquée avec les troupes américaines dans leur progression en Allemagne, et à qui l’on doit cette légendaire photo dans la baignoire de l’appartement du Fürher?
Le destin aurait-il réuni les uns et les autres le 30 avril 1945 à la libération du camp de Dachau ? Et si oui, de quel côté des barbelés ?
Un magnifique portrait de femme, une subtile méditation sur la guerre et le mal : un roman apparemment inactuel… qui tombe en pleine actualité.
