Littérature
française | Littérature
étrangère
Albums | Biographies-Essais-Documents
Collège de Philosophie |
thrillers
Littérature
Française
Christiane Baroche
L'homme de cendre
Roman

Christiane Baroche est née à Paris en
1935. Après une carrière
scientifique, elle donne cours à une vieille
passion : l'écriture. En 1975, elle
publie son premier recueil de nouvelles, Les
feux du large. Si Christiane Baroche excelle
dans les textes courts, elle a également
publié des romans dont L'Hiver de
Beauté (Gallimard, 1987), Les Ports
du silence (Grasset, 1992), La Rage au bois
dormant (Grasset, 1995) et Les petits
bonheurs d'Héloïse (Grasset,
1997).
Frédéric Donnavent arpente sa
vie sans joie, se hasarde dans l'existence, sans
appétit, et ne s'évertue que dans le
danger. Il est pilote d'essai, avec l'espoir de ne
pas survivre aux "voiles noirs". Il en
émerge toujours, avec un étonnement
douloureux. Bientôt, ces vols-limite lui sont
refusés, il a vieilli, comme tout le monde.
Il accepte de prendre en main le domaine familial
mais se lasse vite d'attendre que le raisin
mûrisse
Au cours d'un séjour
à Mexico, la terre tremble, tue, ruine la
ville. On est en 1986. Et soudain
Frédéric s'anime, organise des
secours, se collette avec la mort des
autres, comprend enfin : risquer sa peau permet
d'en découvrir le prix ! Seulement la terre
ne tremble pas tous les jours...
Pendant ce temps, la routine viticole continue, en
particulier pour les femmes Donnavent, Elena,
Moira, Angélique, pour Elise, qui raconte,
et pour Jo que le désir "greffe" sur
Angélique. Elles aiment jouir de tout, y
compris des hommes. Comment vont s'entendre des
natures aussi dissemblables ? C'est la trame de
l'Homme de Cendre, la vieille histoire de
Jean qui rit - Jean qui pleure... et cette fois, le
rire est du côté des femmes.
Henri Coulonges
Six oies cendrées
Roman

Né en 1936 à Deauville, Henri
Coulonges est peintre et romancier. Il est
l'auteur, entre autres, de L'Adieu à la
femme sauvage (Prix RTL, Grand prix de
l'Académie Française), qui fut un
grand succès (220.000 exemplaires en
librairie), et chez Grasset de La marche
hongroise (1992) et de Passage de la
Comète (1996).
Monte Cassino, 1943. Les moines de l'abbaye
reçoivent la visite d'un officier allemand
qui leur propose de les aider à
transférer au Vatican les trésors
(incunables, livres précieux, reliques
etc
) entreposés là depuis des
siècles. En effet, entre le cloître du
Bramante et celui des Bienfaiteurs passe la ligne
de défense allemande, que les armées
alliées ont l'intention d'enfoncer, quitte
à bombarder l'édifice ! Les
religieux refusent. Au moment de partir, l'officier
aperçoit, entre deux ouvrages de
théologie, un manuel d'un autre
genre : L'histoire naturelle des oiseaux de
paradis et des toucans. Que fait-il
là ? Mystère
Naples, 1943. Biographe frustré du
poète Percy Shelley, Larry, officier
attaché aux services des renseignements
anglais, et son compère Paul,
américain chargé de la protection des
monuments, sont embusqués au pied du palais
de la Riviera di Chiaia, dans une Naples noire et
déserte. C'est là que Shelley a
vécu de sombres années,
tourmenté par le deuil et l'amour, c'est
là qu'en pleine guerre, dans une Italie en
ruines où les napolitains affamés
trafiquent, Larry va tenter de percer
l'énigme posée par Shelley. Un avocat
marron et sa fille, la brune Domitilia, vont
l'aider, jusqu'à ce que la mort de
l'avvocato ne pousse Larry à franchir les
lignes ennemies. Que cherche-t-il alors dans les
décombres de Monte Cassino ? Que
contient de si précieux un manuel
d'ornithologie ? Que signifient ces
« Six oies cendrées »,
intrépides voyageuses d'après Byron,
dessinées au dos d'une lettre à
Shelley ? Quel est leur terrible message
posthume ?
Plaisir du romanesque ! Tissant les fils
épars de la guerre en Italie et des amours
contrariés de deux officiers, jouant des
ruses littéraires autour de la biographie
impossible de Shelley, s'abandonnant à des
personnages coloriés dignes de la commedia
dell'arte, l'avocat corrompu, la sauvageonne
salace, la française passionnée, les
militaires forts en gueule, Henri Coulonges nous
donne ici une magnifique fresque romanesque.
Walter Lewino
Pardon, pardon mon père
Mémoires

Walter Lewino est l'une des figures les plus
pittoresques de la presse (Le Point, Le Nouvel
observateur
). Il a, par ailleurs,
publié une dizaines de livres dont
Fucking Fernand. Héros de la guerre
dans la Royal Air Force, son humour de type
franco-anglais fait l'originalité de ce fils
naturel de Vialatte et de Mark Twain
S'agit-il de
« Mémoires » ? Sans
doute. Mais ces
« Mémoires » sont bien
drôlatiques et peu conformes aux lois du
genre. Car Walter Lewino y raconte d'un seul
souffle - sans aucun point, donc en une seule
phrase
- sa curieuse vie.
Car il a tout connu, Lewino et, pour donner une
idée de son livre, parlons, écrivons
comme lui : « Oui, il a tout connu
Lewino, des gens célèbres comme
Vialatte, de Staël, Braque, Debord, Brancusi,
Carmet, Zitrone, et des zombies, Jean-Marie le
génie aux pierres, Augiéras
l'apprenti chamane, Kurt l'illuminé
helvète, Chonchon le Juste, Hector le
marquis Rouge, Dorothée qui est née
dans une prison à Munich et l'Abbé
qui est mort dans celle d'Amiens, la Royale Air
Force pendant la dernière guerre et
France Observateur pendant celle
d'Algérie, Londres sous les bombes et Paris
sous les pavés, les débuts du
tiercé et un père occultiste, la
folie des tests psychologiques et les magouilles du
cinéma, il raconte, raconte un
demi-siècle à vau l'eau, un
récit haletant, bidonnant et irrespectueux,
220 pages sans reprendre son souffle, on n'a jamais
fait mieux. »
Dans ce livre, on rit, on s'attendrit, on partage
des indignations et des enthousiasmes. On pense
à Pérec, bien sûr. Mais un
Pérec qui aimerait les chats comme
Léautaud et les bistrots comme Blondin. Tout
cela, d'ailleurs, se déguste et, pour finir,
c'est un charme irrésistible qui
l'emporte
Sébastien Raizer
Corrida détraquée
Roman

Né en 1969, Sébastien Raizer vit
à Nancy. Il est l'auteur d'un premier roman,
Le Chien de Dédale, paru en 1999 aux
éditions Verticales.
« Son front a percuté mon arcade
et nous sommes retombés comme deux vieux
cadavres de guerriers dans une poussière
maculée de sang ».
Deux guerriers ? Oui, si la guerre sert de
métaphore à l'amour, et si dans les
yeux d'Eva, « ses prunelles d'un noir
sans fond cerclées de bleu », qui
ont parfois la froideur d'un ciel gelé,
parfois la colère d'une bête
blessée, on ne devait voir que le
désir de soumettre son amant -
« corrida » oblige
Désir ? Oui, car il s'agit bien du
désir qui mène les personnages
errants de ce « road-book »
à l'extrémité de leurs
forces : on boit à l'Estoril, où
glapissent dans la nuit de l'alcool « des
voix plus ou moins rauques, avinées,
anisées, maltées,
mélancoliques et fabulatrices ».
C'est Bukowski place Stanislas, à la
poursuite du langage salvateur, où deux
paumés, Jonas et Le Christ, récitent
des psaumes arrosées, requiem nocturne pour
un Dieu auquel ils ne croient plus. C'est aussi la
vision romanesque d'une certaine France provinciale
« underground » - aurait-on dit
souterraine ? - si ce livre n'était
aussi marqué par la littérature
déjantée de Bukowski à
Despentes -, celle des paumés, des
survivants, des débiteurs.
Sébastien Reizer confirme ici son jeune
talent : un lyrisme mis à mort, et une
tendresse tragique qui glisse sur la peau
moirée d'une femme.
Littérature
étrangère
John Barker
Futures
Traduit de l'anglais par Philippe Garnier
Roman

John Barker est né à Londres en 1948
et a fait ses études à Cambridge.
Mais là s'arrêtent les détails
banals de sa vie ! En 1971, il est
arrêté avec six de ses amis (recel de
plusieurs kilos d'explosifs
), et
condamné à 10 ans de prison. John
Barker faisait alors partie d'un groupe
révolutionnaire visant des cibles
américaines, espagnoles et italiennes pour
obtenir la libération de prisonniers
politiques espagnols. A sa libération, John
Barker exerce divers petits boulots avant
d'être condamné à nouveau en
1990 pour complicité dans l'importation de
deux tonnes de cannabis au Royaume-Uni.
Relâché cinq ans plus tard, il gagne
maintenant sa vie en indexant des livres et en
important de l'huile d'olive.
Futures se déroule en 1987 durant les
mois qui mènent au "krach" boursier mondial.
Période où courent les
premières rumeurs d'abus de substances
interdites dans la City, le centre financier de
Londres.
Carol est une mère célibataire qui
revend de la cocaïne à une
échelle relativement modeste. Tout en haut
de sa chaîne d'approvisionnement se trouvent
les Murray, trois frères sans pitié
ni scrupules, dont elle soupçonne à
peine l'existence. Son meilleur client, Phil, est
expert sur le dollar pour une société
de la City. Avec son meilleur ami et
collègue Jack, ils gambergent sur les
possibilités de créer un
marché à terme pour leur drogue
récréative favorite : en d'autres
termes, des "futures" de coke
Leur fantasme
devient réalité lorsque le prestige
et l'importance de leur métier se trouvent
menacés.
C'est l'occasion unique, pour Carol, de mener
à bien une transaction de grande envergure
qui pourrait changer sa vie. Mais elle
découvre aussi la brutalité du monde
des Murray. Sans qu'elle le sache, ceux-ci ont
soudainement des problèmes financiers
très réels. Trois mondes
"réels" qui s'ignoraient jusqu'alors entrent
en collision.
Parmi les diverses voix du livre, on retiendra
particulièrement celle de
l'aîné des Murray, Gordon, truand
Londonien en mal de respectabilité, dont la
malfaisance s'allie de façon comique
à des manières assez pot-au-feu. Si
ces gangsters rappellent la truculence de ceux
aperçus dans le film Performance,
certains évènements récents
(règlements de compte dans un pub
d'Islington fréquenté par le gratin
travailliste, dont John Blair, arrestation d'un
gangster irlandais notoire, et corruption dans les
plus hauts échelons de Scotland Yard)
indiquent que l'histoire racontée par Barker
était prémonitoire.
Eduardo Berti
Madame Wakefield
Traduit de l'espagnol (Argentine) par Jean-Marie
Saint-Lu
Roman

Eduardo Berti est né à Buenos Aires
en 1964. Journaliste, nouvelliste, son premier
roman Le désordre électrique
(Grasset 1999) a été salué par
la critique. Il vit aujourd'hui à Paris.
Avec l'autorité qui le caractérisait,
Borgès imposait ses lectures, ses
découvertes dont Wakefield, le conte
de Natanael Hawthorne, qu'il considérait
comme l'ancêtre direct de Melville et de
Kafka. Eduardo Berti réécrit cette
histoire qui se déroule au début du
XIX siècle, sur vingt ans, dans une
perspective nouvelle et émouvante. Madame
Wakefield est une respectable femme au foyer
londonienne, qui est un jour abandonnée par
son mari. Monsieur Wakefield, sombre et
mystérieux, invoque un bref voyage
d'affaires et part avec sa petite valise. Peu
après, sa femme découvre une
vérité absurde : son mari est
allé vivre dans la rue d'à
coté.
Berti nous décrit l'étrange relation
qui unira ce couple au cours des vingt
années qui vont suivre
jusqu'au retour
du mari. Véritable stratège de la vie
quotidienne, Madame Wakefield essaie de se sortir
de la situation délirante dans laquelle son
mari l'a mise. Elle le suit à distance dans
ses errances citadines, puis part chez sa
sur, à l'extérieur de la ville,
où elle se liera d'amitié avec une
employée. C'est l'époque où
les ouvriers brisent leurs machines,
espérant ainsi réduire le
chômage
Wakefield était le médiateur entre sa
femme et le monde. Lorsqu'il l'abandonne, elle doit
trouver ses propres marques, dans une époque
de grande transformation, dans un Londres à
la Dickens, où les gens sont tous des
anonymes. En attendant, l'épouse
abandonnée apprend à mesurer le
passage des jours et le poids de la vie.
T.C. Boyle
Un ami de la terre
Traduit de l'américain par Robert
Pépin
Roman

T.C. Boyle est né en 1948. Au terme d'une
adolescence houleuse, il opte pour l'enseignement.
Il participe à l'atelier de création
littéraire de l'université d'Iowa
où John Irving enseigne, et passe avec
succès un doctorat de littérature.
T.C. Boyle est l'auteur de plusieurs recueils de
nouvelles (Histoires sans héros,
Grasset, 1996 et 25 Histoires d'amour,
Grasset, 2000) et de nombreux romans parmi lesquels
L'Orient c'est l'Orient (Grasset, 1993),
América (Grasset, Prix Médicis
étranger 1997), Riven Rock (Grasset,
1998).
Californie, 2025. L'effet de serre, les pluies
acides et les épidémies de Mucosa ont
fait disparaître les principaux
mammifères et ont ravagé la
planète. Ty Tierwater, 76 ans, est
responsable d'une ménagerie d'animaux en
voie d'extinction et soigne tant bien que mal les
derniers spécimens de grands fauves.
Lorsqu'Andrea, son ex-femme, débarque
à l'improviste, Ty replonge douloureusement
dans ses souvenirs
« d'éco-guerrier » des
années 1980
Il se rappelle ses
années de militantisme au sein de
l'association « La Terre pour
Toujours » et les excès dans
lesquels Andrea l'a souvent
entraîné.
A l'époque, Ty a une fille, Sierra, dont la
garde lui a été retirée en
raison de son activisme. Ne supportant pas cette
séparation, Ty enlève Sierra et ils
partent se cacher dans les montagnes avec Andrea.
Mais cette vie clandestine est impossible à
long terme, et Ty se laisse convaincre de se
rendre. Avant de se livrer à la police, il
accepte de suivre Andrea dans un coup
d'éclat destiné à montrer au
grand public la légitimité de la
lutte écologiste : ils partent tous
deux vivre dans la forêt pendant un mois,
nus, avec pour seules ressources celles offertes
par Mère Nature... A leur
« retour », Ty est
arrêté et jeté en prison pour
plusieurs années. Cet épisode ne fait
que renforcer ses convictions, et à sa
libération, il engage une guerre personnelle
contre la société en sabotant
pylônes électriques et engins
industriels. Pour Ty, surnommé la
« hyène humaine »,
« être un ami de la Terre, c'est
d'abord être un ennemi du peuple ».
Il est à nouveau emprisonné et il ne
ressort que quatre ans plus tard, divorcé,
ruiné et décidé à se
calmer. Mais sa fille Sierra a repris le
flambeau
Albums
Edmonde Charles-Roux
De l'Académie Goncourt
L'homme de Marseille
Née en 1920, Edmonde Charles-Roux a
écrit de nombreux ouvrages, parmi lesquels
Oublier Palerme (Grasset, prix Goncourt
1966), Elle Adrienne (Grasset, 1971),
L'irrégulière ou mon
itinéraire Chanel (1975), Un
désir d'Orient et Nomade
j'étais.
Edmonde Charles-Roux, après vingt ans
d'absence à Marseille, y rencontra en 1966
Gaston Defferre, qui lui remit la médaille
de la Ville. Elle venait d'obtenir le prix
Goncourt. Ils se virent, se plurent, se
marièrent. Edmonde Charles-Roux fut aux
côtés de son mari, dans tous ses
combats, jusqu'à la mort de celui-ci, en mai
1986.
Follement épris, Suzanne Causse et Paul
Defferre se marient en 1905, dans la tradition
protestante si forte entre Alès et
Nîmes. Gaston Defferre naît en 1910 au
mas de Bony, belle demeure construite par son
grand-père Causse, près de
Marsillargues. Pour Gaston, c'est l'âge d'or,
les jeux de l'enfance au côté de sa
mère qu'il adore, le soleil, un
grand-père austère et
respecté, les grandes tables familiales.
Paul Defferre est avocat à Nîmes.
Gaston grandit. A quinze ans, avec l'autorisation
du patriarche, il participe pour la première
fois à l'Abrivado, la folle course des
taureaux dans la ville
Pendant ce temps, et
jusqu'au seuil de la grande guerre, son père
se ruine au jeu. Ses frasques lui font le plus
grand tort. Peut-on faire confiance à un
avocat qui aime le baccarat et les douces
compagnies ? Jusqu'à la fin du conflit,
Gaston vit avec sa mère, son frère et
ses surs dans la maison louée de Grau
du roi, sur la plage préférée
des Nîmois.
En 1930, à 20 ans, il rejoint son
père qui s'est exilé à Dakar,
loin des charmes et des jeux. Il travaille
auprès de lui comme stagiaire, puis rentre
en métropole. Comme son père il
devient avocat, puis découvre l'engagement
politique : il s'inscrit à la SFIO de
Marseille, en 1933, vend Le Populaire
à la porte des églises, écrit
dans Marseille Socialiste, est élu en
1937 secrétaire de section
Il faut un livre pour conter le destin d'un tel
homme : le voici. Car Defferre fut
également un grand résistant,
accueillit De Gaulle dans la ville
libérée, fonda Le
Provençal, devint maire de la
cité phocéenne où il fut
l'hôte des plus grands, se présenta
aux élections présidentielles, fut de
tous les combats du peuple de gauche. En 1981, il
devint ministre de l'Intérieur de
François Mitterrand. C'est là qu'il
élabora la fameuse loi de
décentralisation, votée en 1983.
Gaston Defferre est mort en mai 1986.
Dominique Fernandez et Ferrante Ferranti
Menton
Dominique Fernandez est romancier, essayiste,
traducteur, et critique littéraire au
Nouvel Observateur. Il a obtenu le Prix
Médicis pour Porporino ou les
mystères de Naples, en 1974, et le Prix
Goncourt, en 1982, pour Dans la main de
l'ange. Derniers livres parus : Tribunal
d'honneur (1996), Rhapsodie roumaine
(1998), Les douze muses d'Alexandre Dumas
(1999), Nicolas (2000).
Ferrante Ferranti est photographe. Dernier album
paru : Errances solaires (Stock,
2000).
« Est-ce d'abord le site ? Cet
incroyable éperon de maisons dorées
adossé à la montagne et ouvert sur
l'infini de la mer ? La sauvagerie des hautes
falaises qui le surplombent en contraste avec la
douceur du littoral ? Est-ce d'abord
l'atmosphère ? Une certaine
pureté de l'air, l'allégresse du
soleil, le jeu des ombres et des lumières
dans les ruelles sinueuses ? A quiconque me
demanderait : mais la
Méditerranée septentrionale, c'est
quoi, au juste ? Où faut-il aller la
trouver ? En quel point exerce-t-elle sa plus
grande force d'attraction ?, je
répondrais : à Menton. Ni la
Côte d'Azur, bien saccagée
aujourd'hui, ni son équivalent italien, la
Riviera qui va de San Remo à Portofino,
défigurée elle aussi par le
béton, ne peuvent plus donner, hélas,
la moindre idée de ce qu'est l'esprit
méditerranéen
Mais à Menton, oui, subsiste ce miracle d'un
lieu magnifique en soi, assez bien
préservé des ravages de la
spéculation immobilière, et qui entre
dans le vingt-et-unième siècle sans
rien avoir perdu de son antique séduction.
On ne retrouve guère qu'ici cette alliance
unique de splendeur naturelle et de civilisation,
d'exotisme et de mesure, de tradition et de
modernité. »
D.F.
Biographies-Essais-Documents
Laurence Benaïm
Marie-Laure de Noailles
La vicomtesse du bizarre
Biographie

Laurence Benaïm a 38 ans. Journaliste, elle
dirige les pages consacrées à la mode
au journal Le Monde. Elle est l'auteur chez
Grasset d'une biographie d'Yves Saint
Laurent (1993).
Son prénom est plus célèbre
que son nom pourtant illustre : Marie-Laure.
Née en 1902 dans une famille au croisement
de l'aristocratie (les Chevigné) et du
judaïsme ( les Bishoffsheim), elle est
à sa mort en 1970 la dernière
représentante d'un monde auquel elle n'a
jamais appartenu. Enfant, elle a
déchiré les lettres de Proust
à sa grand-mère, Laure de
Chevigné, modèle d'Oriane de
Guermantes. Elle a grandi dans une maison que
fréquentèrent Anatole France,
Mistral, Bakst, ou Francis de Croisset,
" Bel-ami " qui devient son
beau-père. Adolescente, cette jeune femme
qui fut élevée en solitaire
connaît le tourbillon du monde, " Lolita
de Cocteau ", elle s'étourdit dans les
années folles. Mariée à
Charles de Noailles, le couple concilie l'argent et
le goût, mécène de l'âge
d'or du surréalisme, demandant à
Mallet-Stevens de leur construire à
Hyères une maison cubiste, à
Jean-Michel Frank de " démeubler "
leur salon de la place des Etats-Unis, offrant
à Bunuel de tourner L'Age d'or, dont
la projection entraîne l'un des plus vifs
scandales esthétiques des années
trente. Une provocatrice ? Une anticonformiste ? En
1936, elle soutient les républicains
espagnols et en 1968 elle se rend sur les
barricades en Rolls-Royce.
Son plus grand talent ? Sentir l'époque. Il
y a un ton Marie-Laure. Il y a un goût
Marie-Laure : placer sur une cheminée
à la fois des ivoires esquimaux, des vases
étrusques et un réveil
Fabergé. " Tortionnaire
adorée ", intelligence " feu
follet ", choquant le Faubourg Saint-Germain,
cette éternelle étrangère se
métamorphose, à la fin de sa vie, en
Mère Ubu enjuponnée de gros tweed. La
décadence de l'aristocratie, la scène
avant-gardiste, l'ascension de la
" café-society ", le gratin
cosmopolite.
Avec une virtuosité d'écriture,
brassant tout le paysage littéraire et
artistique, de Cocteau à Crevel, de Poulenc
à Dali, Laurence Benaïm a écrit
le destin d'une iconoclaste fâchée
avec sa naissance.
Jean Haechler
Le siècle des femmes,
1715-1792
Essai
Jean Haechler est un éminent
dix-huitiémiste. Auteur d'une somme sur
L'Encyclopédie de Diderot et de
Jaucourt, il est, en marge de
l'Université, une personnalité hors
norme dans le petit monde feutré des Grands
Lettrés. Comme Diderot, son maître, il
s'est fait imprimeur d'ouvrages
d'érudition.
Ce livre, écrit dans une langue digne du
siècle qu'il célèbre, ne
soutient pas une thèse revendicative, mais
se propose de faire découvrir, à
travers des portraits, que le Siècle des
Lumières fut aussi celui de quelques femmes
géniales et influentes. Plus radicalement,
ce livre raconte comment ces femmes, entre 1715 et
1792, ont su saisir une occasion historique pour
s'imposer : n'est-ce pas à cette
époque, en effet, que l'homme de la
noblesse, appuyé sur un système de
privilèges usés, apparut comme un
« être affadi »
(Diderot), et laissa vacant son rôle
d'élite ? Et ce rôle, des femmes
l'investirent alors, par l'intelligence, la
séduction, l'influence, l'intrigue. De la
Régence à l'aube de la
Révolution, elles vont donc s'affirmer dans
tous les ordres, à la cour ou dans les
salons, et selon leur âge.
Ainsi : Madame du Deffand, licencieuse
à 20 ans, dévote à 70
Ce
livre prend donc ses héroïnes (une
trentaine au total) à des âges
différents, et montre leur rôle dans
des circonstances changeantes. On y rencontre Mme
de Genlis, Mme de Boufflers, de Mirepoix, de
Staël, de Marchais, de Beauvau
Il
s'agit, ainsi, d'un « portrait de
groupe » érudit et amusant, et
qui, par son ampleur, n'a pas d'équivalent.
Il s'achève avec la Révolution qui
n'a guère de sympathie pour ces femmes
issues de la noblesse. Le bourgeois triomphant
n'aimera pas ces femmes de tête qui, parce
qu'elles veulent monter à la tribune,
monteront d'abord sur l'échafaud
.
Ainsi s'achèvera une page assez unique de
l'histoire culturelle de la France.
Laurent Joly
Xavier Vallat (1891-1872)
Du nationalisme chrétien à
l'antisémitisme d'Etat
Essai
Préface de Philippe Burrin
Collection dirigée par Patrick Weil

Laurent Joly est professeur agrégé
d'histoire. Allocataire au centre d'histoire
sociale du XX° siècle de Paris 1, il
prépare une thèse de doctorat sur le
Commissariat général aux questions
juives, sous la direction du professeur Pascal
Ory.
Xavier Vallat est une figure emblématique de
l'antisémitisme français et de la
persécution des Juifs sous Vichy.
Héraut des milieux anciens combattants de la
droite catholique à la Chambre des
députés pendant l'entre-deux-guerres,
il fit scandale le 6 juin 1936 lorsque, s'adressant
à Léon Blum du haut de la tribune
parlementaire, il lança :
« Pour la première fois ce vieux
pays gallo-romain va être dirigé par
un Juif ».
Il devint dès lors le champion des milieux
antisémites français, et, en juillet
1940, il se rallia avec enthousiasme au
maréchal Pétain. En mars 1941, Xavier
Vallat prit la direction du Commissariat
Général aux Questions Juives. Pendant
un an, il s'acquitta de ses fonctions avec une
ferveur fanatique, donnant à la France une
législation anti-juive complète et
systématique, il ordonna un recensement des
Juifs en zone libre et tenta de faire adopter un
nouveau Statut des Juifs, encore plus
sévère que la législation
nazie. Après son départ du
Commissariat, il resta jusqu'au bout fidèle
au régime et remplaça, en juin 1944,
Philippe Henriot (assassiné par la
résistance), au micro de la radiodiffusion
nationale.
En 1947, son procès en Haute Cour fit
sensation : Xavier Vallat assuma pleinement
son action sous l'Occupation, et alla même
jusqu'à utiliser ses convictions
antisémites comme stratégie de
défense.
Ayant sauvé de justesse sa tête, il
devint le compagnon de cellule de Charles Maurras.
Après sa sortie de prison, il termina sa
carrière comme éditorialiste vedette
de l'organe nationaliste Aspect de la
France, et s'illustra une dernière fois
en novembre 1967 en reprenant à son compte -
tout en les dévoyant - les propos du
général de Gaulle sur les Juifs
« peuple d'élite, sûr de
lui-même et dominateur ».
En suivant tout au long du siècle
l'itinéraire politique et intellectuel de
Xavier Vallat, c'est toute une tradition politique
de la France, catholique et antisémite, que
ce livre fait revivre et comprendre.
Eric Joszef
Main basse sur l'Italie
La résistible ascension de Silvio
Berlusconi
Document
Collection dirigée par Patrick Weil

Eric Jozsef est un éminent
spécialiste de la politique italienne.
Correspondant permanent de Libération
à Rome, il publie également de
nombreux articles à La Republica
ainsi que dans divers journaux anglo-saxons.
On croyait que l'Italie en avait fini avec son
passé fasciste-populiste, que son arrimage
européen, que son nouveau
« sérieux »
monétaire, étaient les garanties
d'une démocratie
« mature » - et l'on s'avise
que, peut-être, il n'en est rien. La
preuve ? C'est l'incroyable retour en force du
« Cavaliere », alias Silvio
Berlusconi, que d'aucuns estimaient
« politiquement perdu », et qui
sera, si les législatives à venir le
confirment, le prochain Président du Conseil
italien. Qui est donc cet homme ? Quels sont
ses réseaux ? Ses
méthodes ? Son idéologie ?
Est-ce un mussolinien à l'ancienne ? Un
populiste de type nouveau ? Et quelle Italie
s'annonce à travers son (probable) retour en
grâce ? C'est ce que ce livre se propose
d'explorer
Pour comprendre le sens et la portée de
cette « Résistible
ascension » - l'auteur, par ce
sous-titre, fait bien sûr allusion à
la pièce de Brecht
-, Eric Jozsef
analyse les mécanismes qui, depuis
l'opération « Mani
pulite », ont permis à un perdant
ruiné et compromis (par le fisc, par la
Mafia, par le
« Système »
parlementaire) de remporter les élections
régionales du printemps 2000, puis de passer
des alliances avec la ligue lombarde et le M.S.I.
(les néo-fascistes italiens), afin de
s'approcher du pouvoir et, bientôt, de le
reconquérir.
Pour l'heure, l'Europe s'inquiète de
l'Autriche. Que ne regarde-t-elle ce qui est en
train d'advenir à Rome ? Cette affaire
- dont les conséquences éventuelles
sont méticuleusement analysées
- risque bien de devenir le grand sujet du prochain
printemps.
Alain Juppé et Serge July
Entre quatre z'yeux
document

Alain Juppé est aujourd'hui Maire de
Bordeaux. Serge July dirige
Libération.
Depuis février 1998, soit moins de dix mois
après la dissolution manquée de 1997,
Alain Juppé, Premier ministre de Jacques
Chirac pendant deux ans, et Serge July, directeur
de Libération, se rencontrent et
dialoguent. Pendant trois ans, ces entretiens
politiques se sont poursuivis. Ce sont eux que nous
publions aujourd'hui.
Depuis 25 ans, Alain Juppé est aux
côtés de Jacques Chirac. Ce premier de
la classe, pur produit de la méritocratie
républicaine, est sans doute le seul, parmi
les proches du chef d'Etat, à concentrer
l'élitisme de la fonction publique, le
goût de la réforme et le courage
politique. Il aimerait être à droite
celui qui parvient à décliner le
libéralisme à visage humain.
Depuis un peu plus de 25 ans, Serge July dirige le
quotidien Libération. A gauche, mais
avec une telle indépendance et sans le
moindre souci partisan qu'il fait figure de
perpétuel journal d'opposition. Serge July
est l'inventeur au début des années
80 de la formule
« libéral-libertaire »
pour définir Libération.
Depuis, cette formule a totalement
échappé à son auteur...
Deux engagements, Alain Juppé tout entier
investi dans l'action étatique, Serge July
dans tous les combats de la société
civile. Deux itinéraires de 25 ans :
l'un est acteur de la politique, l'autre en est le
chroniqueur, mais tous deux sont passionnés
par la politique et par l'action publique. Au cours
de ces entretiens, Alain Juppé et Serge July
analysent le dernier quart de siècle et
chroniquent des années Jospin, avant les
grands rendez-vous électoraux de 2001 et
2002 que prépare activement Alain
Juppé, dans le sillage de Jacques
Chirac.
Objet de ces conversations : qu'est-ce que la
politique ? Serge July pose les questions,
apostrophe, contredit, interpelle, compare. Alain
Juppé répond comme un homme en
recherche, qui se raconte sans concessions, qui
tire les leçons de son action passée,
qui tente de trancher des débats en suspens,
qui s'engage sur des choix constitutifs de
nouvelles alternatives politiques.
La politique est en pleine mutation,
tiraillée entre deux mondes, deux
siècles. Mais toute politique chemine sur
une ligne de fracture. La politique est un drame,
qui tourne parfois à la tragédie,
faite par des hommes pour des hommes. Ses acteurs
sont des personnages à bien des
égards exceptionnels. Le livre trace en
plein, en délié et en creux un
portrait inconnu d'Alain Juppé.
Dominique Missika
La guerre sépare ceux qui
s'aiment
1939-1945
essai

Dominique Missika est éditrice et
rédactrice en chef de la chaîne de
télévision Histoire. Elle a
publié un livre consacré aux enfants
juifs pendant l'Occupation, Le Chagrin des
Innocents (Grasset 1998).
L'amour serait-il plus fort que la
guerre ?
Pendant quatre longues années d'humiliation,
il a fallu s'habituer à vivre avec l'ennemi
et à vivre tout court, chercher le pain
quotidien et se battre pour une motte de beurre.
Pourtant, on a continué à chanter,
danser, remplir les stades et les salles de
cinéma. Et continuer à s'aimer.
Autrement.
Avec l'Occupation, les repères habituels
volent en éclat : personne ne respecte
plus les convenances. La guerre chamboule les
relations entre les hommes et les femmes, favorise
l'amour et l'empêche tout à la fois,
l'interdit et l'encourage, le libère et le
réglemente. Finie la routine, voici le temps
du grand chambardement. Pour le meilleur et le
pire : fiançailles rompues, mariages
précipités, divorces reportés,
liaisons clandestines, amours interdites,
séparations interminables.
L'éloignement de l'être aimé,
son absence qui se prolonge, ou sa mort au combat,
condamnent beaucoup d'épouses, de
fiancées, de maîtresses ou de
compagnes, au chagrin et à la solitude.
A la faveur de la guerre, combien de couples se
sont désunis ou, au contraire,
rapprochés ? Quand a-t-on
été privé de la liberté
de s'aimer ? Comment certains ont-ils
profité de ces circonstances exceptionnelles
pour rompre ou pour séduire ? Les
passions ont-elles été plus fortes ou
moins intenses ? Les histoires nées de
la guerre l'ont-elles été pour la vie
ou pour un temps ?
Les hommes et les femmes, anonymes ou
célèbres, qui ont vécu ces
amours fugitives ou durables, en gardent un
souvenir heureux ou tragique. Par pudeur, par
timidité, ou par peur de
révéler des secrets enfouis, ils se
sont tus. Aujourd'hui, sans trahir leur
mémoire, le temps semble venu de raconter
leurs destinées sentimentales
marquées par l'Occupation.
Collège de Philosophie
Sous la direction de Cyrille Michon
Le christianisme, héritages et
destins
Christianisme, Héritages et Destins
recueille une vingtaine de contributions
d'intellectuels français et étrangers
réunis, il y a un an, à la Sorbonne
autour de la question : 2000 ans après
quoi ? »
Il n'était pas question de proposer de
dresser un « bilan » - qui
oserait s'y risquer ? mais de demander
à chacun d'exposer ses vues, au tournant du
millénaire, sur le monde présent, son
histoire et/ou son futur, en
référence au christianisme, qui nous
donne encore notre cadre de référence
chronologique, et souvent plus. Des points de vues
divers, donc, parfois opposés, sur
l'histoire, l'art, l'éthique ou la question
de la vérité, et leur relation au
christianisme. Une controverse se fait jour entre
Alain Renaut, Alain Finkielkraut et Charles Taylor
sur l'éthique de nos sociétés
démocratiques, ou entre le philosophe
allemand Kurt Flasch et le Cardinal Ratzinger, sur
le caractère libérateur ou oppressif
d'une prétention à la
vérité. Une critique de l'idée
d' « art chrétien » par
Alain Besançon fait face à l'analyse
de Julia Kristeva sur l'évolution de la
représentation de la beauté
féminine, des Madones aux nus, et au verdict
de Pierre Brunel sur le renouveau de la musique
sacrée. On trouvera, dans les
méditations de la psychanalyse Marie Balmary
sur le « vous êtes des
dieux » de la Bible, ou de George Steiner
sur le siècle sanglant de l'athéisme,
une matière à réflexion bien
différente des propos strictement
« philosophiques » tenus par
Jean-Luc Marion et Gianni Vattimo, le premier
réfléchissant sur une forme
d'infinité dans l'homme, qui conduit
à une anthropologie négative ;
le second sur la nouveauté radicale du
christianisme qui fait penser la
vérité comme amour et amitié,
et non plus comme correspondance avec la
réalité. René Girard se risque
à une critique de Heidegger, et à
l'idée d' « ère post
chrétienne » dont le sociologue
Jean Haechler tend à montrer qu'elle ne
saurait s'appliquer au présent, ni au futur
prévisible.
Florilège plutôt que
« somme », le présent
ouvrage reflète également un
âge singulier de la pensée où
l'héritage des Lumières est mis en
cause, sans pour autant verser dans une
polémique réactionnaire ou
irrationaliste, et où l'interrogation sur le
christianisme échappe aux querelles d'un
autre temps, pour se focaliser sur le sens, sur ce
que peut donner à penser dans une religion
dont on ne sait si elle agonise ou si elle traverse
une de ses étapes les plus
intéressantes et les plus
réformatrices.
Grand Format (thrillers)
Clive Cussler
Atlantide
Thriller
Traduit de l'américain par Claudie-Langlois
Chassaignon

Clive Cussler est notamment l'auteur de L'or des
Incas, Sahara, Dragon, Onde de
choc et Chasseurs d'épaves.
Découvreur de nombreuses épaves, il
appartient à la Société
Géographique Royale de Londres, au Club des
explorateurs de New York et préside l'Agence
nationale maritime et sous-marine (National
Underwater and Marine Agency : NUMA). Il signe
aujourd'hui la quinzième aventure de son
héros Dirk Pitt.
Dirk Pitt, après avoir lutté contre
quantité de criminels, renfloué le
Titanic, survécu à des
éruptions volcaniques et des explosions
atomiques, plonge aujourd'hui plus profond que
jamais, sur les traces de la légendaire
civilisation disparue : l'Atlantide.
Septembre 1858 : un baleinier croisant en
Antarctique découvre l'épave d'un
navire pris dans les glaces et son équipage
figé par le froid. Dans ses soutes :
des caisses renfermant de curieuses
antiquités et un crâne incrusté
d'une obsidienne noire.
Mars 2000 : une équipe d'anthropologues
découvre avec stupéfaction, dans une
grotte du Colorado, un mur couvert
d'étranges inscriptions. Quelques instants
plus tard, une terrible explosion provoque un
éboulement, obstrue l'entrée de la
grotte, scellant tragiquement le destin des
chercheurs.
Avril 2000 : un navire de recherches, à bord
duquel se trouvent Dirk Pitt et des membres de la
NUMA, est attaqué et presque coulé
par un vaisseau disparu cinquante six ans plus
tôt, un U-boat de l'armée
allemande
Dirk Pitt découvre bientôt,
derrière tous ces mystères, la main
d'une organisation terroriste néo-nazie, le
Quatrième Empire, dirigée par la
diabolique famille Wolf. Echappant miraculeusement
à l'attaque du U-boat, Pitt et son
fidèle assistant, Al Giordino,
démasquent le complot du Quatrième
Empire. Cette organisation entend cacher au monde
la découverte des objets et des inscriptions
qui annonceraient la destruction prochaine de la
Terre. Les fidèles du Quatrième
Empire, tous issus de manipulations
génétiques, se réfugiant sur
d'immenses vaisseaux, seraient alors les seuls
survivants de l'humanité
|