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Collège de Philosophie | thrillers

 

Littérature Française


Christiane Baroche
L'homme de cendre

Roman
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Christiane Baroche est née à Paris en 1935. Après une carrière scientifique, elle donne cours à une vieille passion : l'écriture. En 1975, elle publie son premier recueil de nouvelles, Les feux du large. Si Christiane Baroche excelle dans les textes courts, elle a également publié des romans dont L'Hiver de Beauté (Gallimard, 1987), Les Ports du silence (Grasset, 1992), La Rage au bois dormant (Grasset, 1995) et Les petits bonheurs d'Héloïse (Grasset, 1997).
 Frédéric Donnavent arpente sa vie sans joie, se hasarde dans l'existence, sans appétit, et ne s'évertue que dans le danger. Il est pilote d'essai, avec l'espoir de ne pas survivre aux "voiles noirs". Il en émerge toujours, avec un étonnement douloureux. Bientôt, ces vols-limite lui sont refusés, il a vieilli, comme tout le monde. Il accepte de prendre en main le domaine familial mais se lasse vite d'attendre que le raisin mûrisse… Au cours d'un séjour à Mexico, la terre tremble, tue, ruine la ville. On est en 1986. Et soudain Frédéric s'anime, organise des secours, se collette avec la mort des autres, comprend enfin : risquer sa peau permet d'en découvrir le prix ! Seulement la terre ne tremble pas tous les jours...
Pendant ce temps, la routine viticole continue, en particulier pour les femmes Donnavent, Elena, Moira, Angélique, pour Elise, qui raconte, et pour Jo que le désir "greffe" sur Angélique. Elles aiment jouir de tout, y compris des hommes. Comment vont s'entendre des natures aussi dissemblables ? C'est la trame de l'Homme de Cendre, la vieille histoire de Jean qui rit - Jean qui pleure... et cette fois, le rire est du côté des femmes.
 
 
Henri Coulonges
Six oies cendrées

Roman
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Né en 1936 à Deauville, Henri Coulonges est peintre et romancier. Il est l'auteur, entre autres, de L'Adieu à la femme sauvage (Prix RTL, Grand prix de l'Académie Française), qui fut un grand succès (220.000 exemplaires en librairie), et chez Grasset de La marche hongroise (1992) et de Passage de la Comète (1996).
 Monte Cassino, 1943. Les moines de l'abbaye reçoivent la visite d'un officier allemand qui leur propose de les aider à transférer au Vatican les trésors (incunables, livres précieux, reliques etc…) entreposés là depuis des siècles. En effet, entre le cloître du Bramante et celui des Bienfaiteurs passe la ligne de défense allemande, que les armées alliées ont l'intention d'enfoncer, quitte à bombarder l'édifice ! Les religieux refusent. Au moment de partir, l'officier aperçoit, entre deux ouvrages de théologie, un manuel d'un autre genre : L'histoire naturelle des oiseaux de paradis et des toucans. Que fait-il là ? Mystère…
Naples, 1943. Biographe frustré du poète Percy Shelley, Larry, officier attaché aux services des renseignements anglais, et son compère Paul, américain chargé de la protection des monuments, sont embusqués au pied du palais de la Riviera di Chiaia, dans une Naples noire et déserte. C'est là que Shelley a vécu de sombres années, tourmenté par le deuil et l'amour, c'est là qu'en pleine guerre, dans une Italie en ruines où les napolitains affamés trafiquent, Larry va tenter de percer l'énigme posée par Shelley. Un avocat marron et sa fille, la brune Domitilia, vont l'aider, jusqu'à ce que la mort de l'avvocato ne pousse Larry à franchir les lignes ennemies. Que cherche-t-il alors dans les décombres de Monte Cassino ? Que contient de si précieux un manuel d'ornithologie ? Que signifient ces « Six oies cendrées », intrépides voyageuses d'après Byron, dessinées au dos d'une lettre à Shelley ? Quel est leur terrible message posthume ?
Plaisir du romanesque ! Tissant les fils épars de la guerre en Italie et des amours contrariés de deux officiers, jouant des ruses littéraires autour de la biographie impossible de Shelley, s'abandonnant à des personnages coloriés dignes de la commedia dell'arte, l'avocat corrompu, la sauvageonne salace, la française passionnée, les militaires forts en gueule, Henri Coulonges nous donne ici une magnifique fresque romanesque.
 
 
Walter Lewino
Pardon, pardon mon père

Mémoires
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Walter Lewino est l'une des figures les plus pittoresques de la presse (Le Point, Le Nouvel observateur…). Il a, par ailleurs, publié une dizaines de livres dont Fucking Fernand. Héros de la guerre dans la Royal Air Force, son humour de type franco-anglais fait l'originalité de ce fils naturel de Vialatte et de Mark Twain…
 
S'agit-il de « Mémoires » ? Sans doute. Mais ces « Mémoires » sont bien drôlatiques et peu conformes aux lois du genre. Car Walter Lewino y raconte d'un seul souffle - sans aucun point, donc en une seule phrase… - sa curieuse vie.
Car il a tout connu, Lewino et, pour donner une idée de son livre, parlons, écrivons comme lui : « Oui, il a tout connu Lewino, des gens célèbres comme Vialatte, de Staël, Braque, Debord, Brancusi, Carmet, Zitrone, et des zombies, Jean-Marie le génie aux pierres, Augiéras l'apprenti chamane, Kurt l'illuminé helvète, Chonchon le Juste, Hector le marquis Rouge, Dorothée qui est née dans une prison à Munich et l'Abbé qui est mort dans celle d'Amiens, la Royale Air Force pendant la dernière guerre et France Observateur pendant celle d'Algérie, Londres sous les bombes et Paris sous les pavés, les débuts du tiercé et un père occultiste, la folie des tests psychologiques et les magouilles du cinéma, il raconte, raconte un demi-siècle à vau l'eau, un récit haletant, bidonnant et irrespectueux, 220 pages sans reprendre son souffle, on n'a jamais fait mieux. »
Dans ce livre, on rit, on s'attendrit, on partage des indignations et des enthousiasmes. On pense à Pérec, bien sûr. Mais un Pérec qui aimerait les chats comme Léautaud et les bistrots comme Blondin. Tout cela, d'ailleurs, se déguste et, pour finir, c'est un charme irrésistible qui l'emporte…
 
 
Sébastien Raizer
Corrida détraquée

Roman
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Né en 1969, Sébastien Raizer vit à Nancy. Il est l'auteur d'un premier roman, Le Chien de Dédale, paru en 1999 aux éditions Verticales.
« Son front a percuté mon arcade et nous sommes retombés comme deux vieux cadavres de guerriers dans une poussière maculée de sang ».
Deux guerriers ? Oui, si la guerre sert de métaphore à l'amour, et si dans les yeux d'Eva, « ses prunelles d'un noir sans fond cerclées de bleu », qui ont parfois la froideur d'un ciel gelé, parfois la colère d'une bête blessée, on ne devait voir que le désir de soumettre son amant - « corrida » oblige
Désir ? Oui, car il s'agit bien du désir qui mène les personnages errants de ce « road-book » à l'extrémité de leurs forces : on boit à l'Estoril, où glapissent dans la nuit de l'alcool « des voix plus ou moins rauques, avinées, anisées, maltées, mélancoliques et fabulatrices ». C'est Bukowski place Stanislas, à la poursuite du langage salvateur, où deux paumés, Jonas et Le Christ, récitent des psaumes arrosées, requiem nocturne pour un Dieu auquel ils ne croient plus. C'est aussi la vision romanesque d'une certaine France provinciale « underground » - aurait-on dit souterraine ? - si ce livre n'était aussi marqué par la littérature déjantée de Bukowski à Despentes -, celle des paumés, des survivants, des débiteurs.
Sébastien Reizer confirme ici son jeune talent : un lyrisme mis à mort, et une tendresse tragique qui glisse sur la peau moirée d'une femme.

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Littérature étrangère

 

John Barker
Futures
Traduit de l'anglais par Philippe Garnier
Roman
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John Barker est né à Londres en 1948 et a fait ses études à Cambridge. Mais là s'arrêtent les détails banals de sa vie ! En 1971, il est arrêté avec six de ses amis (recel de plusieurs kilos d'explosifs…), et condamné à 10 ans de prison. John Barker faisait alors partie d'un groupe révolutionnaire visant des cibles américaines, espagnoles et italiennes pour obtenir la libération de prisonniers politiques espagnols. A sa libération, John Barker exerce divers petits boulots avant d'être condamné à nouveau en 1990 pour complicité dans l'importation de deux tonnes de cannabis au Royaume-Uni. Relâché cinq ans plus tard, il gagne maintenant sa vie en indexant des livres et en important de l'huile d'olive.
Futures se déroule en 1987 durant les mois qui mènent au "krach" boursier mondial. Période où courent les premières rumeurs d'abus de substances interdites dans la City, le centre financier de Londres.
Carol est une mère célibataire qui revend de la cocaïne à une échelle relativement modeste. Tout en haut de sa chaîne d'approvisionnement se trouvent les Murray, trois frères sans pitié ni scrupules, dont elle soupçonne à peine l'existence. Son meilleur client, Phil, est expert sur le dollar pour une société de la City. Avec son meilleur ami et collègue Jack, ils gambergent sur les possibilités de créer un marché à terme pour leur drogue récréative favorite : en d'autres termes, des "futures" de coke… Leur fantasme devient réalité lorsque le prestige et l'importance de leur métier se trouvent menacés.
C'est l'occasion unique, pour Carol, de mener à bien une transaction de grande envergure qui pourrait changer sa vie. Mais elle découvre aussi la brutalité du monde des Murray. Sans qu'elle le sache, ceux-ci ont soudainement des problèmes financiers très réels. Trois mondes "réels" qui s'ignoraient jusqu'alors entrent en collision.
Parmi les diverses voix du livre, on retiendra particulièrement celle de l'aîné des Murray, Gordon, truand Londonien en mal de respectabilité, dont la malfaisance s'allie de façon comique à des manières assez pot-au-feu. Si ces gangsters rappellent la truculence de ceux aperçus dans le film Performance, certains évènements récents (règlements de compte dans un pub d'Islington fréquenté par le gratin travailliste, dont John Blair, arrestation d'un gangster irlandais notoire, et corruption dans les plus hauts échelons de Scotland Yard) indiquent que l'histoire racontée par Barker était prémonitoire.
 
 
Eduardo Berti
Madame Wakefield

Traduit de l'espagnol (Argentine) par Jean-Marie Saint-Lu
Roman
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Eduardo Berti est né à Buenos Aires en 1964. Journaliste, nouvelliste, son premier roman Le désordre électrique (Grasset 1999) a été salué par la critique. Il vit aujourd'hui à Paris.
Avec l'autorité qui le caractérisait, Borgès imposait ses lectures, ses découvertes dont Wakefield, le conte de Natanael Hawthorne, qu'il considérait comme l'ancêtre direct de Melville et de Kafka. Eduardo Berti réécrit cette histoire qui se déroule au début du XIX siècle, sur vingt ans, dans une perspective nouvelle et émouvante. Madame Wakefield est une respectable femme au foyer londonienne, qui est un jour abandonnée par son mari. Monsieur Wakefield, sombre et mystérieux, invoque un bref voyage d'affaires et part avec sa petite valise. Peu après, sa femme découvre une vérité absurde : son mari est allé vivre dans la rue d'à coté.
Berti nous décrit l'étrange relation qui unira ce couple au cours des vingt années qui vont suivre… jusqu'au retour du mari. Véritable stratège de la vie quotidienne, Madame Wakefield essaie de se sortir de la situation délirante dans laquelle son mari l'a mise. Elle le suit à distance dans ses errances citadines, puis part chez sa sœur, à l'extérieur de la ville, où elle se liera d'amitié avec une employée. C'est l'époque où les ouvriers brisent leurs machines, espérant ainsi réduire le chômage…
Wakefield était le médiateur entre sa femme et le monde. Lorsqu'il l'abandonne, elle doit trouver ses propres marques, dans une époque de grande transformation, dans un Londres à la Dickens, où les gens sont tous des anonymes. En attendant, l'épouse abandonnée apprend à mesurer le passage des jours et le poids de la vie.
 
 
T.C. Boyle
Un ami de la terre

Traduit de l'américain par Robert Pépin
Roman
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T.C. Boyle est né en 1948. Au terme d'une adolescence houleuse, il opte pour l'enseignement. Il participe à l'atelier de création littéraire de l'université d'Iowa où John Irving enseigne, et passe avec succès un doctorat de littérature. T.C. Boyle est l'auteur de plusieurs recueils de nouvelles (Histoires sans héros, Grasset, 1996 et 25 Histoires d'amour, Grasset, 2000) et de nombreux romans parmi lesquels L'Orient c'est l'Orient (Grasset, 1993), América (Grasset, Prix Médicis étranger 1997), Riven Rock (Grasset, 1998).
Californie, 2025. L'effet de serre, les pluies acides et les épidémies de Mucosa ont fait disparaître les principaux mammifères et ont ravagé la planète. Ty Tierwater, 76 ans, est responsable d'une ménagerie d'animaux en voie d'extinction et soigne tant bien que mal les derniers spécimens de grands fauves. Lorsqu'Andrea, son ex-femme, débarque à l'improviste, Ty replonge douloureusement dans ses souvenirs « d'éco-guerrier » des années 1980… Il se rappelle ses années de militantisme au sein de l'association « La Terre pour Toujours » et les excès dans lesquels Andrea l'a souvent entraîné.
A l'époque, Ty a une fille, Sierra, dont la garde lui a été retirée en raison de son activisme. Ne supportant pas cette séparation, Ty enlève Sierra et ils partent se cacher dans les montagnes avec Andrea. Mais cette vie clandestine est impossible à long terme, et Ty se laisse convaincre de se rendre. Avant de se livrer à la police, il accepte de suivre Andrea dans un coup d'éclat destiné à montrer au grand public la légitimité de la lutte écologiste : ils partent tous deux vivre dans la forêt pendant un mois, nus, avec pour seules ressources celles offertes par Mère Nature... A leur « retour », Ty est arrêté et jeté en prison pour plusieurs années. Cet épisode ne fait que renforcer ses convictions, et à sa libération, il engage une guerre personnelle contre la société en sabotant pylônes électriques et engins industriels. Pour Ty, surnommé la « hyène humaine », « être un ami de la Terre, c'est d'abord être un ennemi du peuple ». Il est à nouveau emprisonné et il ne ressort que quatre ans plus tard, divorcé, ruiné et décidé à se calmer. Mais sa fille Sierra a repris le flambeau…

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Albums


Edmonde Charles-Roux
De l'Académie Goncourt
L'homme de Marseille

Née en 1920, Edmonde Charles-Roux a écrit de nombreux ouvrages, parmi lesquels Oublier Palerme (Grasset, prix Goncourt 1966), Elle Adrienne (Grasset, 1971), L'irrégulière ou mon itinéraire Chanel (1975), Un désir d'Orient et Nomade j'étais.
Edmonde Charles-Roux, après vingt ans d'absence à Marseille, y rencontra en 1966 Gaston Defferre, qui lui remit la médaille de la Ville. Elle venait d'obtenir le prix Goncourt. Ils se virent, se plurent, se marièrent. Edmonde Charles-Roux fut aux côtés de son mari, dans tous ses combats, jusqu'à la mort de celui-ci, en mai 1986.
Follement épris, Suzanne Causse et Paul Defferre se marient en 1905, dans la tradition protestante si forte entre Alès et Nîmes. Gaston Defferre naît en 1910 au mas de Bony, belle demeure construite par son grand-père Causse, près de Marsillargues. Pour Gaston, c'est l'âge d'or, les jeux de l'enfance au côté de sa mère qu'il adore, le soleil, un grand-père austère et respecté, les grandes tables familiales. Paul Defferre est avocat à Nîmes. Gaston grandit. A quinze ans, avec l'autorisation du patriarche, il participe pour la première fois à l'Abrivado, la folle course des taureaux dans la ville… Pendant ce temps, et jusqu'au seuil de la grande guerre, son père se ruine au jeu. Ses frasques lui font le plus grand tort. Peut-on faire confiance à un avocat qui aime le baccarat et les douces compagnies ? Jusqu'à la fin du conflit, Gaston vit avec sa mère, son frère et ses sœurs dans la maison louée de Grau du roi, sur la plage préférée des Nîmois.
En 1930, à 20 ans, il rejoint son père qui s'est exilé à Dakar, loin des charmes et des jeux. Il travaille auprès de lui comme stagiaire, puis rentre en métropole. Comme son père il devient avocat, puis découvre l'engagement politique : il s'inscrit à la SFIO de Marseille, en 1933, vend Le Populaire à la porte des églises, écrit dans Marseille Socialiste, est élu en 1937 secrétaire de section…
Il faut un livre pour conter le destin d'un tel homme : le voici. Car Defferre fut également un grand résistant, accueillit De Gaulle dans la ville libérée, fonda Le Provençal, devint maire de la cité phocéenne où il fut l'hôte des plus grands, se présenta aux élections présidentielles, fut de tous les combats du peuple de gauche. En 1981, il devint ministre de l'Intérieur de François Mitterrand. C'est là qu'il élabora la fameuse loi de décentralisation, votée en 1983.
Gaston Defferre est mort en mai 1986.
 
 
 
Dominique Fernandez et Ferrante Ferranti
Menton

Dominique Fernandez est romancier, essayiste, traducteur, et critique littéraire au Nouvel Observateur. Il a obtenu le Prix Médicis pour Porporino ou les mystères de Naples, en 1974, et le Prix Goncourt, en 1982, pour Dans la main de l'ange. Derniers livres parus : Tribunal d'honneur (1996), Rhapsodie roumaine (1998), Les douze muses d'Alexandre Dumas (1999), Nicolas (2000).
Ferrante Ferranti est photographe. Dernier album paru : Errances solaires (Stock, 2000).
« Est-ce d'abord le site ? Cet incroyable éperon de maisons dorées adossé à la montagne et ouvert sur l'infini de la mer ? La sauvagerie des hautes falaises qui le surplombent en contraste avec la douceur du littoral ? Est-ce d'abord l'atmosphère ? Une certaine pureté de l'air, l'allégresse du soleil, le jeu des ombres et des lumières dans les ruelles sinueuses ? A quiconque me demanderait : mais la Méditerranée septentrionale, c'est quoi, au juste ? Où faut-il aller la trouver ? En quel point exerce-t-elle sa plus grande force d'attraction ?, je répondrais : à Menton. Ni la Côte d'Azur, bien saccagée aujourd'hui, ni son équivalent italien, la Riviera qui va de San Remo à Portofino, défigurée elle aussi par le béton, ne peuvent plus donner, hélas, la moindre idée de ce qu'est l'esprit méditerranéen…
Mais à Menton, oui, subsiste ce miracle d'un lieu magnifique en soi, assez bien préservé des ravages de la spéculation immobilière, et qui entre dans le vingt-et-unième siècle sans rien avoir perdu de son antique séduction. On ne retrouve guère qu'ici cette alliance unique de splendeur naturelle et de civilisation, d'exotisme et de mesure, de tradition et de modernité. »
 D.F.

 

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Biographies-Essais-Documents


Laurence Benaïm
Marie-Laure de Noailles

La vicomtesse du bizarre
Biographie
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Laurence Benaïm a 38 ans. Journaliste, elle dirige les pages consacrées à la mode au journal Le Monde. Elle est l'auteur chez Grasset d'une biographie d'Yves Saint Laurent (1993).
Son prénom est plus célèbre que son nom pourtant illustre : Marie-Laure. Née en 1902 dans une famille au croisement de l'aristocratie (les Chevigné) et du judaïsme ( les Bishoffsheim), elle est à sa mort en 1970 la dernière représentante d'un monde auquel elle n'a jamais appartenu. Enfant, elle a déchiré les lettres de Proust à sa grand-mère, Laure de Chevigné, modèle d'Oriane de Guermantes. Elle a grandi dans une maison que fréquentèrent Anatole France, Mistral, Bakst, ou Francis de Croisset, " Bel-ami " qui devient son beau-père. Adolescente, cette jeune femme qui fut élevée en solitaire connaît le tourbillon du monde, " Lolita de Cocteau ", elle s'étourdit dans les années folles. Mariée à Charles de Noailles, le couple concilie l'argent et le goût, mécène de l'âge d'or du surréalisme, demandant à Mallet-Stevens de leur construire à Hyères une maison cubiste, à Jean-Michel Frank de " démeubler " leur salon de la place des Etats-Unis, offrant à Bunuel de tourner L'Age d'or, dont la projection entraîne l'un des plus vifs scandales esthétiques des années trente. Une provocatrice ? Une anticonformiste ? En 1936, elle soutient les républicains espagnols et en 1968 elle se rend sur les barricades en Rolls-Royce.
Son plus grand talent ? Sentir l'époque. Il y a un ton Marie-Laure. Il y a un goût Marie-Laure : placer sur une cheminée à la fois des ivoires esquimaux, des vases étrusques et un réveil Fabergé. " Tortionnaire adorée ", intelligence " feu follet ", choquant le Faubourg Saint-Germain, cette éternelle étrangère se métamorphose, à la fin de sa vie, en Mère Ubu enjuponnée de gros tweed. La décadence de l'aristocratie, la scène avant-gardiste, l'ascension de la " café-society ", le gratin cosmopolite.
Avec une virtuosité d'écriture, brassant tout le paysage littéraire et artistique, de Cocteau à Crevel, de Poulenc à Dali, Laurence Benaïm a écrit le destin d'une iconoclaste fâchée avec sa naissance.
 
  
Jean Haechler
Le siècle des femmes, 1715-1792

Essai
Jean Haechler est un éminent dix-huitiémiste. Auteur d'une somme sur L'Encyclopédie de Diderot et de Jaucourt, il est, en marge de l'Université, une personnalité hors norme dans le petit monde feutré des Grands Lettrés. Comme Diderot, son maître, il s'est fait imprimeur d'ouvrages d'érudition.
Ce livre, écrit dans une langue digne du siècle qu'il célèbre, ne soutient pas une thèse revendicative, mais se propose de faire découvrir, à travers des portraits, que le Siècle des Lumières fut aussi celui de quelques femmes géniales et influentes. Plus radicalement, ce livre raconte comment ces femmes, entre 1715 et 1792, ont su saisir une occasion historique pour s'imposer : n'est-ce pas à cette époque, en effet, que l'homme de la noblesse, appuyé sur un système de privilèges usés, apparut comme un « être affadi » (Diderot), et laissa vacant son rôle d'élite ? Et ce rôle, des femmes l'investirent alors, par l'intelligence, la séduction, l'influence, l'intrigue. De la Régence à l'aube de la Révolution, elles vont donc s'affirmer dans tous les ordres, à la cour ou dans les salons, et selon leur âge.
Ainsi : Madame du Deffand, licencieuse à 20 ans, dévote à 70… Ce livre prend donc ses héroïnes (une trentaine au total) à des âges différents, et montre leur rôle dans des circonstances changeantes. On y rencontre Mme de Genlis, Mme de Boufflers, de Mirepoix, de Staël, de Marchais, de Beauvau… Il s'agit, ainsi, d'un « portrait de groupe » érudit et amusant, et qui, par son ampleur, n'a pas d'équivalent. Il s'achève avec la Révolution qui n'a guère de sympathie pour ces femmes issues de la noblesse. Le bourgeois triomphant n'aimera pas ces femmes de tête qui, parce qu'elles veulent monter à la tribune, monteront d'abord sur l'échafaud…. Ainsi s'achèvera une page assez unique de l'histoire culturelle de la France.
 
 
 
Laurent Joly
Xavier Vallat (1891-1872)

Du nationalisme chrétien à l'antisémitisme d'Etat
Essai
Préface de Philippe Burrin
Collection dirigée par Patrick Weil
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Laurent Joly est professeur agrégé d'histoire. Allocataire au centre d'histoire sociale du XX° siècle de Paris 1, il prépare une thèse de doctorat sur le Commissariat général aux questions juives, sous la direction du professeur Pascal Ory.
Xavier Vallat est une figure emblématique de l'antisémitisme français et de la persécution des Juifs sous Vichy. Héraut des milieux anciens combattants de la droite catholique à la Chambre des députés pendant l'entre-deux-guerres, il fit scandale le 6 juin 1936 lorsque, s'adressant à Léon Blum du haut de la tribune parlementaire, il lança : « Pour la première fois ce vieux pays gallo-romain va être dirigé par un Juif ».
Il devint dès lors le champion des milieux antisémites français, et, en juillet 1940, il se rallia avec enthousiasme au maréchal Pétain. En mars 1941, Xavier Vallat prit la direction du Commissariat Général aux Questions Juives. Pendant un an, il s'acquitta de ses fonctions avec une ferveur fanatique, donnant à la France une législation anti-juive complète et systématique, il ordonna un recensement des Juifs en zone libre et tenta de faire adopter un nouveau Statut des Juifs, encore plus sévère que la législation nazie. Après son départ du Commissariat, il resta jusqu'au bout fidèle au régime et remplaça, en juin 1944, Philippe Henriot (assassiné par la résistance), au micro de la radiodiffusion nationale.
En 1947, son procès en Haute Cour fit sensation : Xavier Vallat assuma pleinement son action sous l'Occupation, et alla même jusqu'à utiliser ses convictions antisémites comme stratégie de défense.
Ayant sauvé de justesse sa tête, il devint le compagnon de cellule de Charles Maurras. Après sa sortie de prison, il termina sa carrière comme éditorialiste vedette de l'organe nationaliste Aspect de la France, et s'illustra une dernière fois en novembre 1967 en reprenant à son compte - tout en les dévoyant - les propos du général de Gaulle sur les Juifs « peuple d'élite, sûr de lui-même et dominateur ».
En suivant tout au long du siècle l'itinéraire politique et intellectuel de Xavier Vallat, c'est toute une tradition politique de la France, catholique et antisémite, que ce livre fait revivre et comprendre.
 

Eric Joszef
Main basse sur l'Italie

La résistible ascension de Silvio Berlusconi
Document
Collection dirigée par Patrick Weil
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Eric Jozsef est un éminent spécialiste de la politique italienne. Correspondant permanent de Libération à Rome, il publie également de nombreux articles à La Republica ainsi que dans divers journaux anglo-saxons.
On croyait que l'Italie en avait fini avec son passé fasciste-populiste, que son arrimage européen, que son nouveau « sérieux » monétaire, étaient les garanties d'une démocratie « mature » - et l'on s'avise que, peut-être, il n'en est rien. La preuve ? C'est l'incroyable retour en force du « Cavaliere », alias Silvio Berlusconi, que d'aucuns estimaient « politiquement perdu », et qui sera, si les législatives à venir le confirment, le prochain Président du Conseil italien. Qui est donc cet homme ? Quels sont ses réseaux ? Ses méthodes ? Son idéologie ? Est-ce un mussolinien à l'ancienne ? Un populiste de type nouveau ? Et quelle Italie s'annonce à travers son (probable) retour en grâce ? C'est ce que ce livre se propose d'explorer…
Pour comprendre le sens et la portée de cette « Résistible ascension » - l'auteur, par ce sous-titre, fait bien sûr allusion à la pièce de Brecht… -, Eric Jozsef analyse les mécanismes qui, depuis l'opération « Mani pulite », ont permis à un perdant ruiné et compromis (par le fisc, par la Mafia, par le « Système » parlementaire) de remporter les élections régionales du printemps 2000, puis de passer des alliances avec la ligue lombarde et le M.S.I. (les néo-fascistes italiens), afin de s'approcher du pouvoir et, bientôt, de le reconquérir.
Pour l'heure, l'Europe s'inquiète de l'Autriche. Que ne regarde-t-elle ce qui est en train d'advenir à Rome ? Cette affaire - dont les conséquences éventuelles sont méticuleusement analysées… - risque bien de devenir le grand sujet du prochain printemps.
 
 
Alain Juppé et Serge July
Entre quatre z'yeux

document
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Alain Juppé est aujourd'hui Maire de Bordeaux. Serge July dirige Libération.
Depuis février 1998, soit moins de dix mois après la dissolution manquée de 1997, Alain Juppé, Premier ministre de Jacques Chirac pendant deux ans, et Serge July, directeur de Libération, se rencontrent et dialoguent. Pendant trois ans, ces entretiens politiques se sont poursuivis. Ce sont eux que nous publions aujourd'hui.
Depuis 25 ans, Alain Juppé est aux côtés de Jacques Chirac. Ce premier de la classe, pur produit de la méritocratie républicaine, est sans doute le seul, parmi les proches du chef d'Etat, à concentrer l'élitisme de la fonction publique, le goût de la réforme et le courage politique. Il aimerait être à droite celui qui parvient à décliner le libéralisme à visage humain.
Depuis un peu plus de 25 ans, Serge July dirige le quotidien Libération. A gauche, mais avec une telle indépendance et sans le moindre souci partisan qu'il fait figure de perpétuel journal d'opposition. Serge July est l'inventeur au début des années 80 de la formule « libéral-libertaire » pour définir Libération. Depuis, cette formule a totalement échappé à son auteur...
Deux engagements, Alain Juppé tout entier investi dans l'action étatique, Serge July dans tous les combats de la société civile. Deux itinéraires de 25 ans : l'un est acteur de la politique, l'autre en est le chroniqueur, mais tous deux sont passionnés par la politique et par l'action publique. Au cours de ces entretiens, Alain Juppé et Serge July analysent le dernier quart de siècle et chroniquent des années Jospin, avant les grands rendez-vous électoraux de 2001 et 2002 que prépare activement Alain Juppé, dans le sillage de Jacques Chirac.
Objet de ces conversations : qu'est-ce que la politique ? Serge July pose les questions, apostrophe, contredit, interpelle, compare. Alain Juppé répond comme un homme en recherche, qui se raconte sans concessions, qui tire les leçons de son action passée, qui tente de trancher des débats en suspens, qui s'engage sur des choix constitutifs de nouvelles alternatives politiques.
La politique est en pleine mutation, tiraillée entre deux mondes, deux siècles. Mais toute politique chemine sur une ligne de fracture. La politique est un drame, qui tourne parfois à la tragédie, faite par des hommes pour des hommes. Ses acteurs sont des personnages à bien des égards exceptionnels. Le livre trace en plein, en délié et en creux un portrait inconnu d'Alain Juppé.
 
 
 
Dominique Missika
La guerre sépare ceux qui s'aiment

1939-1945
essai
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Dominique Missika est éditrice et rédactrice en chef de la chaîne de télévision Histoire. Elle a publié un livre consacré aux enfants juifs pendant l'Occupation, Le Chagrin des Innocents (Grasset 1998).
L'amour serait-il plus fort que la guerre ?
Pendant quatre longues années d'humiliation, il a fallu s'habituer à vivre avec l'ennemi et à vivre tout court, chercher le pain quotidien et se battre pour une motte de beurre. Pourtant, on a continué à chanter, danser, remplir les stades et les salles de cinéma. Et continuer à s'aimer. Autrement.
Avec l'Occupation, les repères habituels volent en éclat : personne ne respecte plus les convenances. La guerre chamboule les relations entre les hommes et les femmes, favorise l'amour et l'empêche tout à la fois, l'interdit et l'encourage, le libère et le réglemente. Finie la routine, voici le temps du grand chambardement. Pour le meilleur et le pire : fiançailles rompues, mariages précipités, divorces reportés, liaisons clandestines, amours interdites, séparations interminables. L'éloignement de l'être aimé, son absence qui se prolonge, ou sa mort au combat, condamnent beaucoup d'épouses, de fiancées, de maîtresses ou de compagnes, au chagrin et à la solitude.
A la faveur de la guerre, combien de couples se sont désunis ou, au contraire, rapprochés ? Quand a-t-on été privé de la liberté de s'aimer ? Comment certains ont-ils profité de ces circonstances exceptionnelles pour rompre ou pour séduire ? Les passions ont-elles été plus fortes ou moins intenses ? Les histoires nées de la guerre l'ont-elles été pour la vie ou pour un temps ?
Les hommes et les femmes, anonymes ou célèbres, qui ont vécu ces amours fugitives ou durables, en gardent un souvenir heureux ou tragique. Par pudeur, par timidité, ou par peur de révéler des secrets enfouis, ils se sont tus. Aujourd'hui, sans trahir leur mémoire, le temps semble venu de raconter leurs destinées sentimentales marquées par l'Occupation.

 

Collège de Philosophie

 
Sous la direction de Cyrille Michon
Le christianisme, héritages et destins

Christianisme, Héritages et Destins recueille une vingtaine de contributions d'intellectuels français et étrangers réunis, il y a un an, à la Sorbonne autour de la question : 2000 ans après quoi ? »
Il n'était pas question de proposer de dresser un « bilan » - qui oserait s'y risquer ? mais de demander à chacun d'exposer ses vues, au tournant du millénaire, sur le monde présent, son histoire et/ou son futur, en référence au christianisme, qui nous donne encore notre cadre de référence chronologique, et souvent plus. Des points de vues divers, donc, parfois opposés, sur l'histoire, l'art, l'éthique ou la question de la vérité, et leur relation au christianisme. Une controverse se fait jour entre Alain Renaut, Alain Finkielkraut et Charles Taylor sur l'éthique de nos sociétés démocratiques, ou entre le philosophe allemand Kurt Flasch et le Cardinal Ratzinger, sur le caractère libérateur ou oppressif d'une prétention à la vérité. Une critique de l'idée d' « art chrétien » par Alain Besançon fait face à l'analyse de Julia Kristeva sur l'évolution de la représentation de la beauté féminine, des Madones aux nus, et au verdict de Pierre Brunel sur le renouveau de la musique sacrée. On trouvera, dans les méditations de la psychanalyse Marie Balmary sur le « vous êtes des dieux » de la Bible, ou de George Steiner sur le siècle sanglant de l'athéisme, une matière à réflexion bien différente des propos strictement « philosophiques » tenus par Jean-Luc Marion et Gianni Vattimo, le premier réfléchissant sur une forme d'infinité dans l'homme, qui conduit à une anthropologie négative ; le second sur la nouveauté radicale du christianisme qui fait penser la vérité comme amour et amitié, et non plus comme correspondance avec la réalité. René Girard se risque à une critique de Heidegger, et à l'idée d' « ère post chrétienne » dont le sociologue Jean Haechler tend à montrer qu'elle ne saurait s'appliquer au présent, ni au futur prévisible.
Florilège plutôt que « somme », le présent ouvrage reflète également un âge singulier de la pensée où l'héritage des Lumières est mis en cause, sans pour autant verser dans une polémique réactionnaire ou irrationaliste, et où l'interrogation sur le christianisme échappe aux querelles d'un autre temps, pour se focaliser sur le sens, sur ce que peut donner à penser dans une religion dont on ne sait si elle agonise ou si elle traverse une de ses étapes les plus intéressantes et les plus réformatrices.

 

Grand Format (thrillers)

 

Clive Cussler
Atlantide

Thriller
Traduit de l'américain par Claudie-Langlois Chassaignon
Lire le premier chapitre
Clive Cussler est notamment l'auteur de L'or des Incas, Sahara, Dragon, Onde de choc et Chasseurs d'épaves. Découvreur de nombreuses épaves, il appartient à la Société Géographique Royale de Londres, au Club des explorateurs de New York et préside l'Agence nationale maritime et sous-marine (National Underwater and Marine Agency : NUMA). Il signe aujourd'hui la quinzième aventure de son héros Dirk Pitt.
Dirk Pitt, après avoir lutté contre quantité de criminels, renfloué le Titanic, survécu à des éruptions volcaniques et des explosions atomiques, plonge aujourd'hui plus profond que jamais, sur les traces de la légendaire civilisation disparue : l'Atlantide.
Septembre 1858 : un baleinier croisant en Antarctique découvre l'épave d'un navire pris dans les glaces et son équipage figé par le froid. Dans ses soutes : des caisses renfermant de curieuses antiquités et un crâne incrusté d'une obsidienne noire.
Mars 2000 : une équipe d'anthropologues découvre avec stupéfaction, dans une grotte du Colorado, un mur couvert d'étranges inscriptions. Quelques instants plus tard, une terrible explosion provoque un éboulement, obstrue l'entrée de la grotte, scellant tragiquement le destin des chercheurs.
Avril 2000 : un navire de recherches, à bord duquel se trouvent Dirk Pitt et des membres de la NUMA, est attaqué et presque coulé par un vaisseau disparu cinquante six ans plus tôt, un U-boat de l'armée allemande…
Dirk Pitt découvre bientôt, derrière tous ces mystères, la main d'une organisation terroriste néo-nazie, le Quatrième Empire, dirigée par la diabolique famille Wolf. Echappant miraculeusement à l'attaque du U-boat, Pitt et son fidèle assistant, Al Giordino, démasquent le complot du Quatrième Empire. Cette organisation entend cacher au monde la découverte des objets et des inscriptions qui annonceraient la destruction prochaine de la Terre. Les fidèles du Quatrième Empire, tous issus de manipulations génétiques, se réfugiant sur d'immenses vaisseaux, seraient alors les seuls survivants de l'humanité…

 

 

 

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