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thrillers
Littérature
Française
Jérôme Boursican
Le secret des autres
roman

Jérôme Boursican est né en
1964. D'abord journaliste littéraire, il
devient avocat en 1990. Il se spécialise
dans la défense des délinquants et
des criminels. En 1995, il démissionne du
barreau pour devenir gardien de musée. Puis
il réintègre le barreau de Paris et
possède désormais son propre cabinet,
spécialisé dans la défense
pénale.
Il a publié un premier roman en 1993 (Le
Serment de légèreté, au
Rocher). Le secret des autres est son
deuxième livre.
Les secret des autres est l'évocation
littéraire du monde de la justice. L'auteur
y tient une sorte de journal fictif ou il
égrène ses rencontres, les clients
qu'il défend, et décrit aussi les
lieux, la maison d'arrêt de Fresnes, la
cité des Bosquets, la roulette des
procès criminels, la douleur des êtres
abandonnés à leur destin
carcéral.
A mi-chemin du récit et du roman, des
personnages émergent, Maître Bastiani,
avocat, sur le point de mourir, Nina, marginale et
perdue, ancienne avocate défroquée
qui poursuit le narrateur d'un amour
désespéré, Victoire,
secrétaire renfermée, figure
hiératique et attachante. Il y a aussi
François, mort par balle, Claire, morte par
pendaison, d'autres encore, trop fragiles pour la
vie qui leur a été donnée.
Avec chacun de ces êtres, le narrateur-avocat
entretient une relation où seule compte
l'aide efficace qu'il doit leur procurer. Peu
à peu, se dessine ainsi le portrait complexe
de cet homme qui se veut libre de tout
préjugé.
Claude-Henri Buffard
La fille d'Emma
roman

Journaliste, critique dramatique, Claude-Henri
Buffard écrit pour la scène et pour
le cinéma. Natif de Grenoble, il est le
secrétaire général du
Cargo dans cette ville. Quelques unes de ses
pièces ont été
créées au Festival d'Avignon.
On n'avait pas vraiment de nouvelles de Berthe
Bovary, depuis la mort de son père. A cette
époque, Flaubert l'avait
expédiée en trois lignes à la
fin de son roman et, peu après, sa tante
l'envoyait, "pour gagner sa vie, dans une filature
de coton".
Retrouver la petite orpheline vingt ans
après, qui pousse la porte de la pharmacie
de monsieur Homais, ça fait un choc. Elle a
trente ans, elle est habillée comme une
dame. Elle n'était jamais revenue à
Yonville.
La voici sur les traces de son enfance. Elle va
apprendre la vérité sur la mort de sa
mère, la fameuse Madame Bovary, qui jamais
ne prit de l'arsenic pour du sucre en poudre.
Après avoir raconté, dans
l'arrière-boutique des Homais, comment
tourna court son merveilleux mariage, comment
s'éventra son gros lot (celui que sa
mère avait espéré pour
elle-même lors de ses longs rêves
frustrés) la revenante part à la
rencontre de ses paysages enfouis, de ses souvenirs
troués et de quelques fantômes.
Née de cette mère et dans ce
Yonville-là, Berthe peut-elle espérer
devenir une femme heureuse ? Peut-elle
acquérir l'envie d'accompagner en riant la
fin de siècle et ses triomphes?
Berthe boira la liqueur-maison jusqu'à la
lie, de Homais le pharmacien à
Félicité la petite servante, de
Rodolphe à Léon, les amants
médiocres.
Venue en diligence, elle repartira en train. Pour
quelle destination ? Pour quelle courte
destinée ?
Charles Dantzig
Nos vies hâtives
roman

Charles Dantzig a trente-sept ans. Essayiste,
poète, romancier, on lui doit, entre autres,
un essai consacré à Remy de Gourmont,
et L'imagination est une science exacte
(avec Félicien Marceau, chez Gallimard).
Nos vies hâtives est son
deuxième roman.
Nos vies hâtives ? Par ce titre, il faut
comprendre la fugacité, la vanité,
l'agitation de nos existences contemporaines.
L'auteur a adopté ici la forme ouverte du
roman par nouvelles, autant de textes courts,
drôles, où les personnages qu'on croit
disparus pour toujours reviennent, comme dans la
vie, par hasard. Structure sans contraintes qui
correspond si bien à la satire de notre
monde moderne, décousue,
aléatoire.
Une attachée de presse vante les produits
éphémères du tourisme
élitiste. Une vedette de la
frivolité, prénommée Thierry,
devient un saint laïque après sa mort
inexpliquée, déclenchant une crise au
gouvernement. Un couple fitzgeraldien, solaire, se
brise sur l'écueil de la maladie. Les
personnages de Dantzig, snobs en vadrouille,
héros de mythologies miniatures, s'agitent
et s'esquivent. Ils composent une ronde, une
puzzle, une vaine quête du bonheur, cette
illusion qui leur échappe. Notre temps ?
Celui de l'usurpation : « Combien de pitres
percés de mots ne voit-on pas toujours
debout, l'air qui passe à travers les trous,
produisant un sifflement presque complimenteur
?»
Guy Dupré
Lèvres, serez-vous jamais la chair de mon
cur?
mémoires
Guy Dupré est né en France
dans les dernières années de la
Troisième République. Romancier, il a
publié Les fiancées sont
froides, à 25 ans, et vingt-cinq ans
plus tard Le grand coucher. Il a obtenu le
prix Novembre avec Les manoeuvres d'automne.
Mémorialiste de lui-même, Guy
Dupré signe ici un livre inclassable et
éblouissant. Sont-ce les archives du
siècle ? Des mémoires ? Un
récit ? Une auto-fiction ? où il
lève le rideau sur le spectacle de sa vie.
Né à Fécamp de papa normand et
de maman nippone, éprouvant encore les
crispations de la faim et les frustrations de la
guerre, Guy Dupré, éditeur chez Plon
et journaliste à Paris-Match,
pourrait se définir, selon sa formule, comme
"un agent de destruction dans une
société pourrissante".
Déjouant les contraintes de la chronologie,
s'amusant à mêler les visages des
femmes aimées et les figures
revisitées de l'histoire littéraire,
il dresse un théâtre d'ombres
vivantes. Voici Jean Cocteau, "tout en mains,
fanons et tendons". Voici Bernanos, en exil
brésilien, réclamant l'aumône
à son éditeur, la femme-enfant Lise
Deharme, André Breton à l'âme
expatriée, Gracq en sédentaire,
Gabriel Marcel et sa tablette Ouija, l'avocat
Stephen Hecquet dont un "monsieur muscle" a
sculpté le visage. Le noir et blanc de la
première guerre mondiale s'anime. Les
chevaux piaffent, et à l'arrière,
Marcel Proust, raconté (imaginé,
plutôt) par Guy Dupré. A
côté de la littérature, sa
passion, l'anti-conformiste Dupré parle
aussi de l'histoire tragique : celle d'Hiroshima,
par exemple, ou de Dien Biên Phu, qui le
hante.
Sens du portrait. Erudition où rien ne
pèse. Jubilation de l'histoire,
traversée, fouillée, revue. Les
personnages de Guy Dupré vivent au
présent perpétuel, de
l'Indochine à Verdun, des salons aux
charniers, comme si la mémoire les avait
gardés farouchement intacts.
Marcel Schneider
Les gardiens du secret
L'éternité fragile,
tome V
mémoires

Marcel Schneider est l'auteur chez Grasset d'une
uvre importante que l'on peut diviser en
deux: d'un côté, romans et nouvelles.
De l'autre, les mémoires, sous le titre
générique de L'Eternité
fragile.
"Ma vie est un songe qui passe à travers
moi": ainsi s'exprime Marcel Schneider, qui aura
toujours préféré la
liberté intérieure, celle du
rêve, aux contraintes avilissantes de la vie
réelle. Le spécialiste du
fantastique, le germaniste familier des mythes de
la Forêt noire, le visiteur des salons
parisiens, est tôt parti à la
quête du beau. Il y a du rebelle chez cet
esthète. C'est le sens de ce nouveau volume
ajouté à son entreprise de
mémoire, L'éternité
fragile. On passe ici du monde, celui de la
première guerre mondiale, celui des
amitiés "admirables", de Georges
Dumézil à André Pieyre de
Mandiargues, sans oublier Jean Cocteau, au
Tramonde, concept qui tient de
l'émerveillement devant la
singularité poétique de l'existence.
Le germaniste cite volontiers Goethe :
"L'ère du beau est révolue". Ce
pessimiste qui ne moralise pas commente le snobisme
de Proust, l'imaginaire de Gabriele d'Annunzio, ou
les leçons d'insolence d'un
après-guerre qui n'était pas du
côté de Jean-Paul Sartre. Pour finir,
il consacre à la danse des pages
virevoltantes où l'on voit pirouetter
Nijinski, Joséphine Baker, Noureev, Roland
Petit. La danse, métaphore d'une
beauté qui toujours s'échappe.
Littérature
étrangère
Niccolo Ammaniti
Et je t'emmène
roman
traduit de l'italien par Myriem
Bouzaher

Niccolò Ammaniti est né à Rome
en 1966. Il a publié, entre autres,
Branchies (Editions du Félin, 1994)
et Dernier Réveillon (Hachette
Littérature, 1997).
A Ischiano Scalo, il y a la mer mais on ne la voit
pas. C'est un petit village de quatre maisons
près d'une lagune pourrie de moustiques. Les
touristes l'évitent l'été, car
on y suffoque, et l'hiver, le vent fouette. Voici
planté le décor de deux histoires
d'amours tumultueuses...
Pietro et Gloria sont deux gamins. Elle vit dans
une villa sur la colline, lui dans une vieille
ferme. Elle est la fille d'un directeur de banque,
il est le fils d'un berger psychopathe. Elle est
belle, sûre d'elle et assez arrogante, il est
timide, sans défense et rêveur.
Une amitié s'instaure, un sentiment
étrange qui attirera l'attention de Pierini,
le garçon le plus méchant du
coin.
La deuxième histoire est celle de Graziani
Biglia et Flora Palmieri. Lui est un vieux
play-boy, un fan des Gipsy Kings de retour au pays,
le cur brisé. Elle est institutrice,
solitaire et mystérieuse. Deux
extrêmes qui se rencontrent.
Autour de ces deux couples, dont le destin joueur
croise les chemins, gravite un microcosme
provincial, un monde fourmillant de
destinées, d'objets, de paysages. Le vrai
protagoniste est Pietro, cet enfant de douze ans
qui doit affronter un monde hostile. C'est la
victime prédestinée, le bouc
émissaire. Succombera-t-il ? Faudra-t-il
qu'il soit plus terrible, pire que les autres, lui
qui porte sur ses épaules l'effrayante
sagesse des vieux ?
Marcel Reich-Ranicki
Ma vie
traduit de l'allemand par Bernard
Lortholary et Jeanne Etoré
Marcel Reich-Ranicki, né en 1920 à
Wlocawek-sur-la-Vistule (Pologne), a grandi
à Berlin. Critique littéraire de
l'hebdomadaire Die Zeit de 1960 à
1973, il dirigea de 1973 à 1988 la rubrique
"littérature et vie littéraire" du
Frankfurter Allgemeine Zeitung. Docteur
honoris causa des universités
d'Uppsala, Augsbourg, Bamberg et Dusseldorf,
Reich-Ranicki présente depuis 1988 une
célèbre émission
littéraire sur la deuxième
chaîne littéraire allemande. Il est
l'auteur d'une dizaine d'essais sur la
littérature allemande. Ma Vie est sa
première uvre traduite en France.
A neuf ans, Reich-Ranicki quitte Wlocawek pour
Berlin. En guise d'adieu, sa maîtresse
d'école lui dit : "Tu pars, mon fils, pour
le pays de la culture". Mais aux yeux du jeune
Marcel, le "pays de la culture" comporte bien des
zones d'ombre. Ce sentiment ambigu le poursuivra
toute sa vie : le bonheur qu'il doit à la
littérature, à la musique et au
théâtre allemands semble indissociable
de la barbarie.
En 1938, jeune bachelier, Reich-Ranicki subit le
sort de nombreux juifs. Chassé d'Allemagne,
il est interné avec les siens dans le ghetto
de Varsovie où il connaît les pires
humiliations: "Nous avons sans cesse essayé
d'oublier notre malheur et de refouler notre peur.
La poésie était notre asile, la
musique notre refuge". Avec sa femme, Madame Tosia,
il survit à l'enfer - par hasard et de
manière dramatique.
Communiste dans la Pologne d'après-guerre,
Reich-Ranicki est témoin de la plus grande
trahison que son parti pouvait infliger à un
peuple épris de justice. De retour en
Allemagne, en 1958, il devient critique pour
l'hebdomadaire Die Zeit, et fait rapidement
autorité dans le monde des lettres. En
dépit de cette notoriété, il
se sentira toujours en marge, éternel
étranger.
Cette autobiographie, qui n'est ni un chant de
gloire ni une complainte, révèle un
critique lucide, un conteur de tempérament,
et un témoin incorruptible du siècle.
Du "Groupe 47" aux milieux journalistiques, de
Bertold Brecht à Anna Seghers, en passant
par Elias Canetti, Thomas Mann, Böll, Frisch,
Grass et bien d'autres, Reich Ranicki esquisse un
tableau haut en couleur de la vie littéraire
allemande.
Biographies-Essais-Documents
Guy Konopnicki
Pour en finir avec la France
éternelle
document
Universitaire, journaliste, turfiste et romancier,
Guy Konopnicki est l'un des observateurs et
analystes politiques les plus
considérés. Ancien dirigeant des
Jeunesses Communistes, en rupture avec le parti
depuis une mémorable polémique avec
Georges Marchais, il est aujourd'hui élu
écologiste au Conseil Régional d'Ile
de France. Il est l'auteur chez Grasset d'un roman
(Au nouveau chic ouvrier, 1994) et de trois
essais dans la collection "Figures" dirigée
par Bernard-Henri Lévy (L'Amour de la
politique, 1985 ; L'Age
démocratique, 1987 ; Chante, petit
coq, chante ! 1992).
Cet essai est né d'une nausée : celle
qui a saisi Guy Konopnicki à la lecture du
dernier livre de Renaud Camus. Il y a senti,
à l'instinct, tout le fumet d'une France
"moisie" et éternellement
pétainiste.
Dans ce pamphlet corrosif, Guy Konopnicki fustige
les tenants d'une France prétendûment
ouverte et progressiste, se réclamant
à tout instant de la République.
Masques glorieux et mensongers que cette
idéologie de la res publica, affirme
Konopnicki qui dévoile sous ces beaux propos
une France figée, conservatrice et
xénophobe.
L'auteur s'attaque ainsi au mythe toujours
persistant de la IIIe République,
il rappelle les compromis d'une certaine France,
soi-disant de gauche, en réalité
patriotique et réactionnaire, qui ne sut
offrir au monde qu'un modèle de
démocratie bourgeoise bradant ses propres
principes humanistes. De Pasqua à
Régis Debray, ses cibles ne manquent
pas...
S'en prenant à la France d'aujourd'hui avec
tout autant de virulence, l'auteur met à mal
le progrès dont se targue notre pays et
stigmatise l'hypocrisie d'une France dont
"l'exception" peut inspirer de légitimes
inquiétudes.
Sébastien Laurent
Daniel Halévy
biographie

Sébastien Laurent, né en 1971, est
agrégé et docteur en histoire.
Enseignant à l'IEP de Paris, il est
également chercheur associé au CHEUS
- FNSP. Sa thèse, consacrée à
Daniel Halévy, a été
très remarquée.
Daniel Halévy naît en 1870 dans une
famille de juifs bavarois installés en
France au moment de la Révolution
française, et qui s'agrégea au
XIXème siècle à la bourgeoisie
protestante libérale parisienne. C'est un
judaïsme laïque et libéral,
assimilé, qui sera transmis à Daniel
par son père, librettiste d'Offenbach puis
romancier élu à l'Académie
française.
Au lycée Condorcet, Daniel Halévy
fonde avec Proust groupes et revues, tandis que
dans le salon familial, il fait la connaissance de
Barrès, Gide ou Henri de Régnier. Il
découvre Nietszche dont il devient le
premier traducteur et le premier biographe,
délaissant le dilettantisme lycéen
pour entamer une véritable carrière
littéraire. C'est également à
cette époque que s'affirme son goût
pour l'engagement politique : tenant d'un
socialisme hétérodoxe,
antimatérialiste et antiparlementariste,
partisan de l'autonomie ouvrière et du
principe coopératif, il sera l'un des
fondateurs des Universités Populaires puis
de l'Enseignement Mutuel.
Halévy est parmi les premiers dreyfusards.
L'attitude de la classe politique et de la presse,
en majorité antidreyfusarde, mais aussi la
position des républicains, ne fera que
conforter chez Halévy son
antiparlementarisme. Sa rencontre avec Charles
Péguy en 1900, sa collaboration aux
célèbres Cahiers de la Quinzaine,
consacrent le retour de Halévy à des
écrits plus littéraires.
Les années d'entre-deux-guerre marquent
l'apogée de sa carrière comme
critique, essayiste et journaliste, mais aussi
comme éditeur : en 1920, il fonde chez
Grasset les Cahiers Verts qu'il dirigera pendant
treize ans - il publie alors, parmi d'autres,
Maurois, Malraux, Mauriac, Benda, Guilloux, Giono
ou Montherlant... C'est aussi dans ces
années que, déçu par les
libéraux et inquiet de l'avenir de la
civilisation européenne, il se rapproche
nettement de la droite maurassienne. Après
sa critique de la Troisième
République (La République des
ducs, La Fin des notables), c'est
finalement l'ensemble de l'uvre
républicaine qu'il met en cause. Cette
évolution idéologique dans
l'entre-deux-guerre le conduira à soutenir
le gouvernement de Vichy et la Révolution
nationale dès les premiers jours de
l'armistice. Halévy meurt en 1962,
après avoir échoué une
deuxième fois à entrer à
l'Académie française.
Michel Onfray
L'archipel des comètes
Journal hédoniste, tome
3
journal
Michel Onfray publie son onzième livre chez
Grasset. Depuis son prix Médicis de l'essai
(pour La sculpture de soi), ses livres ont
rencontré une audience nouvelle (entre
autres : Politique du rebelle,
Théorie du corps amoureux).
Dans ce troisième tome du journal
hédoniste, Michel Onfray poursuit dans la
voie qu'il avait ouverte avec Le désir
d'être un volcan : proposer un genre
d'encyclopédie militante de
l'hédonisme en abordant tous les sujets
possibles : d'où une théorie de la
femme fatale, un éloge de l'enfance
passée dans la nature pour tremper le
caractère philosophique, une défense
radicale et partisane de l'art contemporain
actuellement mis à mal par la plupart des
penseurs, une critique libertaire des travers
libéraux de l'époque, la proposition
d'une méthode de lecture des oeuvres
philosophiques qui donne à l'autobiographie
ses lettres de noblesse, une métaphysique
des moeurs post-modernes, une
célébration des vertus chevaleresques
passées de mode - la loyauté,
l'amitié, la fidélité, la
fierté, le sens de l'honneur et de la parole
donnée -, une volonté de donner au
corps le rôle central dans
l'élaboration d'une éthique
post-chrétienne, etc...
Chaque nouveau tome du journal hédoniste est
l'occasion d'un rendez-vous
généraliste pour effectuer des
travaux pratiques à partir des thèses
hédonistes proposées dans d'autres
ouvrages plus spécifiquement
thématiques (l'éthique dans La
sculpture de soi, la politique dans
Politique du rebelle, l'érotique dans
Théorie du corps amoureux).
Omar Bongo
entretiens avec Airy Routier
Blanc comme nègre
document
Omar Bongo est Président de la
République du Gabon.
Airy Routier, rédacteur en chef du Nouvel
Observateur, a déjà publié
chez Grasset Le Flambeur (une biographie de
Bernard Tapie) et Forages en eau profonde.
Depuis plus de trente-quatre ans, Omar Bongo
règne sur un véritable eldorado
pétrolifère. A ce titre, il est mieux
informé que quinconque sur les coulisses de
la politique africaine de la France. Depuis
longtemps, chacun rêvait d'entendre les
confidences du «sage» de l'Afrique.
Aujourd'hui, il parle et ne mâche pas ses
mots.
Grand Format
(thrillers)
Lisa Scottoline
Erreur sur la personne
thriller
traduit de l'américain par
Philippe Loubat-Delrand

Diplômée en droit (Université
de Pennsylvanie), Lisa Scottoline est avocate
d'assise dans un cabinet renommé de
Philadelphie. Cette expérience du barreau
lui a inspiré six ouvrages traduits dans une
vingtaine de langues. Trois ont paru aux
éditions Grasset : Justice
expéditive (2000), La Bluffeuse
(1998) et Rien à perdre (1997).
Bennetta Rosatto, surnommée Bennie, dirige
un cabinet d'avocats exclusivement féminin
à Philadelphie. Sa brillante carrière
dans les affaires de corruptions policières
l'a immunisée contre tout ou presque
La
requête d'une certaine Alice Connolly,
arrêtée pour le meurtre de son amant,
un policier fort estimé, va
l'ébranler. Non seulement la jeune femme
prétend être victime d'un gang de
policiers véreux, mais elle se
présente comme
sa propre sur
jumelle ! Méfiante et pourtant
irrésistiblement attirée, Bennie
accepte de défendre la jeune femme
secondée par des gardes du corps et un
ancien de la criminelle, reconverti en
détective privé.
Alice est-elle vraiment sa jumelle? Même
allure, mêmes traits, mêmes mimiques:
leur ressemblance est frappante. De plus, elle
semble connaître la vie privée de
Bennie dans ses moindres détails
Et
qui est ce William Winslow qu'elle lui
présente comme leur père? L'agenda
secret d'Alice contredit ses propos et sème
le doute dans l'esprit de la célèbre
avocate. Qui croire?
Des rues de Philadelphie à la prison, en
passant par le tribunal et le chevet de sa
mère, plongée dans le comas, Bennie
tente de percer les secrets de famille et le jeu
diabolique de sa cliente.

Ingrid et Dieter Schubert
Pic Pic et Gronours, rois du bâtiment
collection Lecteurs en
herbe
Ingrid et Dieter Schubert écrivent et
dessinent ensemble. D'origine allemande, ils vivent
en Hollande, à la campagne, avec leurs deux
filles. Leur passion de la nature inspire souvent
leurs albums.
Castor est en train de construire sa maison quand
une mauvaise chute l'immobilise.
Heureusement, Gronours et Pic-Pic ne sont jamais
loin. Laissant Castor se rétablir chez
Gronours, ils décident de terminer la maison
de leur ami. Mais cette entreprise leur
réserve bien des surprises.
Gudule
Notre secret à tous
collection Lampe de poche
adolescents
Auteur d'origine belge, vivant aujourd'hui à
Paris, Gudule a suivi des études d'arts
décoratifs avant de devenir journaliste et
de passer cinq ans au Moyen-Orient.
Gudule a publié en 1999, dans la collection
Lampe de Poche, J'irai dormir au fond du
puits, Grand Prix, catégorie Roman, de
la Société des Gens de Lettres et
Prix des Incorruptibles. Elle est également
l'auteur de Villa des dunes, et Le film
dont vous êtes le héros.
Lou est en pleine adolescence. Sentiment
d'injustice, rejet du père et désir
d'une autre vie, Lou traverse toutes les phases de
cette délicate période.
Sa meilleure amie lui fait découvrir un
écrivain en qui elle voit bientôt le
père idéal. D'autant que sa
mère a travaillé pour lui autrefois.
Et que Lou lui ressemble
étrangement
Enfin, c'est ce qu'elle
souhaite de toutes ses forces. Parce qu'entre les
colères sans raison de Jean-Mi, qu'elle
refuse désormais d'appeler Papa, et celles
de sa mère, dont elle est pourtant si proche
d'habitude, Lou n'en peut plus. Mais sent bien
qu'on lui cache quelque chose. Et si finalement, ce
qu'elle imaginait était vrai ?
Martina Murphy
Guitare Solo
roman
traduit de l'anglais par Alice
Marchand
collection Lampe de poche
adolescents
Martina Murphy est un auteur d'origine irlandaise
d'une trentaine d'années,
spécialisée dans les romans pour
adolescents. Elle vit à County Kildare en
Irlande où ses nombreux titres ont beaucoup
de succès. Guitare Solo, son premier
roman, a été écrit à
l'âge de quinze ans puis publié en
pays anglophones quatorze ans plus tard par
Poolbeg. C'est ici sa première parution en
France.
Joey va mal. Bien sûr il a du succès
au lycée, bien sûr il donne le change,
bien sûr il a sa bande de copains et peut
compter sur son meilleur ami, Mick. Mais depuis la
mort de sa mère, rien n'est plus pareil avec
son père. De disputes en coups, Joey se
révolte et s'enferme dans sa seule passion:
sa guitare et la musique. Ann, la nouvelle
chanteuse du groupe, réussira-t-elle
à gagner sa confiance et à l'apaiser
avant que la tension ambiante n'éclate
?
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