Nouveautés Grasset
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Littérature française | Littérature étrangère
Biographies-Essais-Documents
thrillers

 

Littérature Française


Jérôme Boursican
Le secret des autres
roman
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Jérôme Boursican est né en 1964. D'abord journaliste littéraire, il devient avocat en 1990. Il se spécialise dans la défense des délinquants et des criminels. En 1995, il démissionne du barreau pour devenir gardien de musée. Puis il réintègre le barreau de Paris et possède désormais son propre cabinet, spécialisé dans la défense pénale.
Il a publié un premier roman en 1993 (Le Serment de légèreté, au Rocher). Le secret des autres est son deuxième livre.
Les secret des autres est l'évocation littéraire du monde de la justice. L'auteur y tient une sorte de journal fictif ou il égrène ses rencontres, les clients qu'il défend, et décrit aussi les lieux, la maison d'arrêt de Fresnes, la cité des Bosquets, la roulette des procès criminels, la douleur des êtres abandonnés à leur destin carcéral.
A mi-chemin du récit et du roman, des personnages émergent, Maître Bastiani, avocat, sur le point de mourir, Nina, marginale et perdue, ancienne avocate défroquée qui poursuit le narrateur d'un amour désespéré, Victoire, secrétaire renfermée, figure hiératique et attachante. Il y a aussi François, mort par balle, Claire, morte par pendaison, d'autres encore, trop fragiles pour la vie qui leur a été donnée. Avec chacun de ces êtres, le narrateur-avocat entretient une relation où seule compte l'aide efficace qu'il doit leur procurer. Peu à peu, se dessine ainsi le portrait complexe de cet homme qui se veut libre de tout préjugé.

Claude-Henri Buffard
La fille d'Emma
roman
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Journaliste, critique dramatique, Claude-Henri Buffard écrit pour la scène et pour le cinéma. Natif de Grenoble, il est le secrétaire général du Cargo dans cette ville. Quelques unes de ses pièces ont été créées au Festival d'Avignon.
On n'avait pas vraiment de nouvelles de Berthe Bovary, depuis la mort de son père. A cette époque, Flaubert l'avait expédiée en trois lignes à la fin de son roman et, peu après, sa tante l'envoyait, "pour gagner sa vie, dans une filature de coton".
Retrouver la petite orpheline vingt ans après, qui pousse la porte de la pharmacie de monsieur Homais, ça fait un choc. Elle a trente ans, elle est habillée comme une dame. Elle n'était jamais revenue à Yonville.
La voici sur les traces de son enfance. Elle va apprendre la vérité sur la mort de sa mère, la fameuse Madame Bovary, qui jamais ne prit de l'arsenic pour du sucre en poudre. Après avoir raconté, dans l'arrière-boutique des Homais, comment tourna court son merveilleux mariage, comment s'éventra son gros lot (celui que sa mère avait espéré pour elle-même lors de ses longs rêves frustrés) la revenante part à la rencontre de ses paysages enfouis, de ses souvenirs troués et de quelques fantômes.
Née de cette mère et dans ce Yonville-là, Berthe peut-elle espérer devenir une femme heureuse ? Peut-elle acquérir l'envie d'accompagner en riant la fin de siècle et ses triomphes?
Berthe boira la liqueur-maison jusqu'à la lie, de Homais le pharmacien à Félicité la petite servante, de Rodolphe à Léon, les amants médiocres.
Venue en diligence, elle repartira en train. Pour quelle destination ? Pour quelle courte destinée ?

Charles Dantzig
Nos vies hâtives
roman
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Charles Dantzig a trente-sept ans. Essayiste, poète, romancier, on lui doit, entre autres, un essai consacré à Remy de Gourmont, et L'imagination est une science exacte (avec Félicien Marceau, chez Gallimard). Nos vies hâtives est son deuxième roman.
Nos vies hâtives ? Par ce titre, il faut comprendre la fugacité, la vanité, l'agitation de nos existences contemporaines. L'auteur a adopté ici la forme ouverte du roman par nouvelles, autant de textes courts, drôles, où les personnages qu'on croit disparus pour toujours reviennent, comme dans la vie, par hasard. Structure sans contraintes qui correspond si bien à la satire de notre monde moderne, décousue, aléatoire.
Une attachée de presse vante les produits éphémères du tourisme élitiste. Une vedette de la frivolité, prénommée Thierry, devient un saint laïque après sa mort inexpliquée, déclenchant une crise au gouvernement. Un couple fitzgeraldien, solaire, se brise sur l'écueil de la maladie. Les personnages de Dantzig, snobs en vadrouille, héros de mythologies miniatures, s'agitent et s'esquivent. Ils composent une ronde, une puzzle, une vaine quête du bonheur, cette illusion qui leur échappe. Notre temps ? Celui de l'usurpation : « Combien de pitres percés de mots ne voit-on pas toujours debout, l'air qui passe à travers les trous, produisant un sifflement presque complimenteur ?»

Guy Dupré
Lèvres, serez-vous jamais la chair de mon cœur?

mémoires
Guy Dupré est né en France dans les dernières années de la Troisième République. Romancier, il a publié Les fiancées sont froides, à 25 ans, et vingt-cinq ans plus tard Le grand coucher. Il a obtenu le prix Novembre avec Les manoeuvres d'automne.
Mémorialiste de lui-même, Guy Dupré signe ici un livre inclassable et éblouissant. Sont-ce les archives du siècle ? Des mémoires ? Un récit ? Une auto-fiction ? où il lève le rideau sur le spectacle de sa vie. Né à Fécamp de papa normand et de maman nippone, éprouvant encore les crispations de la faim et les frustrations de la guerre, Guy Dupré, éditeur chez Plon et journaliste à Paris-Match, pourrait se définir, selon sa formule, comme "un agent de destruction dans une société pourrissante".
Déjouant les contraintes de la chronologie, s'amusant à mêler les visages des femmes aimées et les figures revisitées de l'histoire littéraire, il dresse un théâtre d'ombres vivantes. Voici Jean Cocteau, "tout en mains, fanons et tendons". Voici Bernanos, en exil brésilien, réclamant l'aumône à son éditeur, la femme-enfant Lise Deharme, André Breton à l'âme expatriée, Gracq en sédentaire, Gabriel Marcel et sa tablette Ouija, l'avocat Stephen Hecquet dont un "monsieur muscle" a sculpté le visage. Le noir et blanc de la première guerre mondiale s'anime. Les chevaux piaffent, et à l'arrière, Marcel Proust, raconté (imaginé, plutôt) par Guy Dupré. A côté de la littérature, sa passion, l'anti-conformiste Dupré parle aussi de l'histoire tragique : celle d'Hiroshima, par exemple, ou de Dien Biên Phu, qui le hante.
Sens du portrait. Erudition où rien ne pèse. Jubilation de l'histoire, traversée, fouillée, revue. Les personnages de Guy Dupré vivent au présent perpétuel, de l'Indochine à Verdun, des salons aux charniers, comme si la mémoire les avait gardés farouchement intacts.

Marcel Schneider
Les gardiens du secret

L'éternité fragile, tome V
mémoires
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Marcel Schneider est l'auteur chez Grasset d'une œuvre importante que l'on peut diviser en deux: d'un côté, romans et nouvelles. De l'autre, les mémoires, sous le titre générique de L'Eternité fragile.
"Ma vie est un songe qui passe à travers moi": ainsi s'exprime Marcel Schneider, qui aura toujours préféré la liberté intérieure, celle du rêve, aux contraintes avilissantes de la vie réelle. Le spécialiste du fantastique, le germaniste familier des mythes de la Forêt noire, le visiteur des salons parisiens, est tôt parti à la quête du beau. Il y a du rebelle chez cet esthète. C'est le sens de ce nouveau volume ajouté à son entreprise de mémoire, L'éternité fragile. On passe ici du monde, celui de la première guerre mondiale, celui des amitiés "admirables", de Georges Dumézil à André Pieyre de Mandiargues, sans oublier Jean Cocteau, au Tramonde, concept qui tient de l'émerveillement devant la singularité poétique de l'existence. Le germaniste cite volontiers Goethe : "L'ère du beau est révolue". Ce pessimiste qui ne moralise pas commente le snobisme de Proust, l'imaginaire de Gabriele d'Annunzio, ou les leçons d'insolence d'un après-guerre qui n'était pas du côté de Jean-Paul Sartre. Pour finir, il consacre à la danse des pages virevoltantes où l'on voit pirouetter Nijinski, Joséphine Baker, Noureev, Roland Petit. La danse, métaphore d'une beauté qui toujours s'échappe.

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Littérature étrangère

 

Niccolo Ammaniti
Et je t'emmène
roman
traduit de l'italien par Myriem Bouzaher
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Niccolò Ammaniti est né à Rome en 1966. Il a publié, entre autres, Branchies (Editions du Félin, 1994) et Dernier Réveillon (Hachette Littérature, 1997).
A Ischiano Scalo, il y a la mer mais on ne la voit pas. C'est un petit village de quatre maisons près d'une lagune pourrie de moustiques. Les touristes l'évitent l'été, car on y suffoque, et l'hiver, le vent fouette. Voici planté le décor de deux histoires d'amours tumultueuses...
Pietro et Gloria sont deux gamins. Elle vit dans une villa sur la colline, lui dans une vieille ferme. Elle est la fille d'un directeur de banque, il est le fils d'un berger psychopathe. Elle est belle, sûre d'elle et assez arrogante, il est timide, sans défense et rêveur.
Une amitié s'instaure, un sentiment étrange qui attirera l'attention de Pierini, le garçon le plus méchant du coin.
La deuxième histoire est celle de Graziani Biglia et Flora Palmieri. Lui est un vieux play-boy, un fan des Gipsy Kings de retour au pays, le cœur brisé. Elle est institutrice, solitaire et mystérieuse. Deux extrêmes qui se rencontrent.
Autour de ces deux couples, dont le destin joueur croise les chemins, gravite un microcosme provincial, un monde fourmillant de destinées, d'objets, de paysages. Le vrai protagoniste est Pietro, cet enfant de douze ans qui doit affronter un monde hostile. C'est la victime prédestinée, le bouc émissaire. Succombera-t-il ? Faudra-t-il qu'il soit plus terrible, pire que les autres, lui qui porte sur ses épaules l'effrayante sagesse des vieux ?

Marcel Reich-Ranicki
Ma vie
traduit de l'allemand par Bernard Lortholary et Jeanne Etoré
Marcel Reich-Ranicki, né en 1920 à Wlocawek-sur-la-Vistule (Pologne), a grandi à Berlin. Critique littéraire de l'hebdomadaire Die Zeit de 1960 à 1973, il dirigea de 1973 à 1988 la rubrique "littérature et vie littéraire" du Frankfurter Allgemeine Zeitung. Docteur honoris causa des universités d'Uppsala, Augsbourg, Bamberg et Dusseldorf, Reich-Ranicki présente depuis 1988 une célèbre émission littéraire sur la deuxième chaîne littéraire allemande. Il est l'auteur d'une dizaine d'essais sur la littérature allemande. Ma Vie est sa première œuvre traduite en France.
A neuf ans, Reich-Ranicki quitte Wlocawek pour Berlin. En guise d'adieu, sa maîtresse d'école lui dit : "Tu pars, mon fils, pour le pays de la culture". Mais aux yeux du jeune Marcel, le "pays de la culture" comporte bien des zones d'ombre. Ce sentiment ambigu le poursuivra toute sa vie : le bonheur qu'il doit à la littérature, à la musique et au théâtre allemands semble indissociable de la barbarie.
En 1938, jeune bachelier, Reich-Ranicki subit le sort de nombreux juifs. Chassé d'Allemagne, il est interné avec les siens dans le ghetto de Varsovie où il connaît les pires humiliations: "Nous avons sans cesse essayé d'oublier notre malheur et de refouler notre peur. La poésie était notre asile, la musique notre refuge". Avec sa femme, Madame Tosia, il survit à l'enfer - par hasard et de manière dramatique.
Communiste dans la Pologne d'après-guerre, Reich-Ranicki est témoin de la plus grande trahison que son parti pouvait infliger à un peuple épris de justice. De retour en Allemagne, en 1958, il devient critique pour l'hebdomadaire Die Zeit, et fait rapidement autorité dans le monde des lettres. En dépit de cette notoriété, il se sentira toujours en marge, éternel étranger.
Cette autobiographie, qui n'est ni un chant de gloire ni une complainte, révèle un critique lucide, un conteur de tempérament, et un témoin incorruptible du siècle. Du "Groupe 47" aux milieux journalistiques, de Bertold Brecht à Anna Seghers, en passant par Elias Canetti, Thomas Mann, Böll, Frisch, Grass et bien d'autres, Reich Ranicki esquisse un tableau haut en couleur de la vie littéraire allemande.

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Biographies-Essais-Documents

 Guy Konopnicki
Pour en finir avec la France éternelle

document
Universitaire, journaliste, turfiste et romancier, Guy Konopnicki est l'un des observateurs et analystes politiques les plus considérés. Ancien dirigeant des Jeunesses Communistes, en rupture avec le parti depuis une mémorable polémique avec Georges Marchais, il est aujourd'hui élu écologiste au Conseil Régional d'Ile de France. Il est l'auteur chez Grasset d'un roman (Au nouveau chic ouvrier, 1994) et de trois essais dans la collection "Figures" dirigée par Bernard-Henri Lévy (L'Amour de la politique, 1985 ; L'Age démocratique, 1987 ; Chante, petit coq, chante ! 1992).
Cet essai est né d'une nausée : celle qui a saisi Guy Konopnicki à la lecture du dernier livre de Renaud Camus. Il y a senti, à l'instinct, tout le fumet d'une France "moisie" et éternellement pétainiste.
Dans ce pamphlet corrosif, Guy Konopnicki fustige les tenants d'une France prétendûment ouverte et progressiste, se réclamant à tout instant de la République. Masques glorieux et mensongers que cette idéologie de la res publica, affirme Konopnicki qui dévoile sous ces beaux propos une France figée, conservatrice et xénophobe.
L'auteur s'attaque ainsi au mythe toujours persistant de la IIIe République, il rappelle les compromis d'une certaine France, soi-disant de gauche, en réalité patriotique et réactionnaire, qui ne sut offrir au monde qu'un modèle de démocratie bourgeoise bradant ses propres principes humanistes. De Pasqua à Régis Debray, ses cibles ne manquent pas...
S'en prenant à la France d'aujourd'hui avec tout autant de virulence, l'auteur met à mal le progrès dont se targue notre pays et stigmatise l'hypocrisie d'une France dont "l'exception" peut inspirer de légitimes inquiétudes.

Sébastien Laurent
Daniel Halévy
biographie
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Sébastien Laurent, né en 1971, est agrégé et docteur en histoire. Enseignant à l'IEP de Paris, il est également chercheur associé au CHEUS - FNSP. Sa thèse, consacrée à Daniel Halévy, a été très remarquée.
Daniel Halévy naît en 1870 dans une famille de juifs bavarois installés en France au moment de la Révolution française, et qui s'agrégea au XIXème siècle à la bourgeoisie protestante libérale parisienne. C'est un judaïsme laïque et libéral, assimilé, qui sera transmis à Daniel par son père, librettiste d'Offenbach puis romancier élu à l'Académie française.
Au lycée Condorcet, Daniel Halévy fonde avec Proust groupes et revues, tandis que dans le salon familial, il fait la connaissance de Barrès, Gide ou Henri de Régnier. Il découvre Nietszche dont il devient le premier traducteur et le premier biographe, délaissant le dilettantisme lycéen pour entamer une véritable carrière littéraire. C'est également à cette époque que s'affirme son goût pour l'engagement politique : tenant d'un socialisme hétérodoxe, antimatérialiste et antiparlementariste, partisan de l'autonomie ouvrière et du principe coopératif, il sera l'un des fondateurs des Universités Populaires puis de l'Enseignement Mutuel.
Halévy est parmi les premiers dreyfusards. L'attitude de la classe politique et de la presse, en majorité antidreyfusarde, mais aussi la position des républicains, ne fera que conforter chez Halévy son antiparlementarisme. Sa rencontre avec Charles Péguy en 1900, sa collaboration aux célèbres Cahiers de la Quinzaine, consacrent le retour de Halévy à des écrits plus littéraires.
Les années d'entre-deux-guerre marquent l'apogée de sa carrière comme critique, essayiste et journaliste, mais aussi comme éditeur : en 1920, il fonde chez Grasset les Cahiers Verts qu'il dirigera pendant treize ans - il publie alors, parmi d'autres, Maurois, Malraux, Mauriac, Benda, Guilloux, Giono ou Montherlant... C'est aussi dans ces années que, déçu par les libéraux et inquiet de l'avenir de la civilisation européenne, il se rapproche nettement de la droite maurassienne. Après sa critique de la Troisième République (La République des ducs, La Fin des notables), c'est finalement l'ensemble de l'œuvre républicaine qu'il met en cause. Cette évolution idéologique dans l'entre-deux-guerre le conduira à soutenir le gouvernement de Vichy et la Révolution nationale dès les premiers jours de l'armistice. Halévy meurt en 1962, après avoir échoué une deuxième fois à entrer à l'Académie française.

Michel Onfray
L'archipel des comètes

Journal hédoniste, tome 3
journal
Michel Onfray publie son onzième livre chez Grasset. Depuis son prix Médicis de l'essai (pour La sculpture de soi), ses livres ont rencontré une audience nouvelle (entre autres : Politique du rebelle, Théorie du corps amoureux).
Dans ce troisième tome du journal hédoniste, Michel Onfray poursuit dans la voie qu'il avait ouverte avec Le désir d'être un volcan : proposer un genre d'encyclopédie militante de l'hédonisme en abordant tous les sujets possibles : d'où une théorie de la femme fatale, un éloge de l'enfance passée dans la nature pour tremper le caractère philosophique, une défense radicale et partisane de l'art contemporain actuellement mis à mal par la plupart des penseurs, une critique libertaire des travers libéraux de l'époque, la proposition d'une méthode de lecture des oeuvres philosophiques qui donne à l'autobiographie ses lettres de noblesse, une métaphysique des moeurs post-modernes, une célébration des vertus chevaleresques passées de mode - la loyauté, l'amitié, la fidélité, la fierté, le sens de l'honneur et de la parole donnée -, une volonté de donner au corps le rôle central dans l'élaboration d'une éthique post-chrétienne, etc...
Chaque nouveau tome du journal hédoniste est l'occasion d'un rendez-vous généraliste pour effectuer des travaux pratiques à partir des thèses hédonistes proposées dans d'autres ouvrages plus spécifiquement thématiques (l'éthique dans La sculpture de soi, la politique dans Politique du rebelle, l'érotique dans Théorie du corps amoureux).

Omar Bongo
entretiens avec Airy Routier
Blanc comme nègre
document
Omar Bongo est Président de la République du Gabon.
Airy Routier, rédacteur en chef du Nouvel Observateur, a déjà publié chez Grasset Le Flambeur (une biographie de Bernard Tapie) et Forages en eau profonde.
Depuis plus de trente-quatre ans, Omar Bongo règne sur un véritable eldorado pétrolifère. A ce titre, il est mieux informé que quinconque sur les coulisses de la politique africaine de la France. Depuis longtemps, chacun rêvait d'entendre les confidences du «sage» de l'Afrique. Aujourd'hui, il parle et ne mâche pas ses mots.

 

Grand Format (thrillers)

 

Lisa Scottoline
Erreur sur la personne
thriller
traduit de l'américain par Philippe Loubat-Delrand
Lire le premier chapitre
Diplômée en droit (Université de Pennsylvanie), Lisa Scottoline est avocate d'assise dans un cabinet renommé de Philadelphie. Cette expérience du barreau lui a inspiré six ouvrages traduits dans une vingtaine de langues. Trois ont paru aux éditions Grasset : Justice expéditive (2000), La Bluffeuse (1998) et Rien à perdre (1997).
Bennetta Rosatto, surnommée Bennie, dirige un cabinet d'avocats exclusivement féminin à Philadelphie. Sa brillante carrière dans les affaires de corruptions policières l'a immunisée contre tout ou presque…La requête d'une certaine Alice Connolly, arrêtée pour le meurtre de son amant, un policier fort estimé, va l'ébranler. Non seulement la jeune femme prétend être victime d'un gang de policiers véreux, mais elle se présente comme… sa propre sœur jumelle ! Méfiante et pourtant irrésistiblement attirée, Bennie accepte de défendre la jeune femme secondée par des gardes du corps et un ancien de la criminelle, reconverti en détective privé.
Alice est-elle vraiment sa jumelle? Même allure, mêmes traits, mêmes mimiques: leur ressemblance est frappante. De plus, elle semble connaître la vie privée de Bennie dans ses moindres détails… Et qui est ce William Winslow qu'elle lui présente comme leur père? L'agenda secret d'Alice contredit ses propos et sème le doute dans l'esprit de la célèbre avocate. Qui croire?
Des rues de Philadelphie à la prison, en passant par le tribunal et le chevet de sa mère, plongée dans le comas, Bennie tente de percer les secrets de famille et le jeu diabolique de sa cliente.

 

Grasset - Jeunesse

 
Ingrid et Dieter Schubert
Pic Pic et Gronours, rois du bâtiment
collection Lecteurs en herbe
Ingrid et Dieter Schubert écrivent et dessinent ensemble. D'origine allemande, ils vivent en Hollande, à la campagne, avec leurs deux filles. Leur passion de la nature inspire souvent leurs albums.
Castor est en train de construire sa maison quand une mauvaise chute l'immobilise.
Heureusement, Gronours et Pic-Pic ne sont jamais loin. Laissant Castor se rétablir chez Gronours, ils décident de terminer la maison de leur ami. Mais cette entreprise leur réserve bien des surprises.

Gudule
Notre secret à tous
collection Lampe de poche adolescents
Auteur d'origine belge, vivant aujourd'hui à Paris, Gudule a suivi des études d'arts décoratifs avant de devenir journaliste et de passer cinq ans au Moyen-Orient.
Gudule a publié en 1999, dans la collection Lampe de Poche, J'irai dormir au fond du puits, Grand Prix, catégorie Roman, de la Société des Gens de Lettres et Prix des Incorruptibles. Elle est également l'auteur de Villa des dunes, et Le film dont vous êtes le héros.
Lou est en pleine adolescence. Sentiment d'injustice, rejet du père et désir d'une autre vie, Lou traverse toutes les phases de cette délicate période.
Sa meilleure amie lui fait découvrir un écrivain en qui elle voit bientôt le père idéal. D'autant que sa mère a travaillé pour lui autrefois. Et que Lou lui ressemble étrangement…Enfin, c'est ce qu'elle souhaite de toutes ses forces. Parce qu'entre les colères sans raison de Jean-Mi, qu'elle refuse désormais d'appeler Papa, et celles de sa mère, dont elle est pourtant si proche d'habitude, Lou n'en peut plus. Mais sent bien qu'on lui cache quelque chose. Et si finalement, ce qu'elle imaginait était vrai ?

Martina Murphy
Guitare Solo
roman
traduit de l'anglais par Alice Marchand
collection Lampe de poche adolescents
Martina Murphy est un auteur d'origine irlandaise d'une trentaine d'années, spécialisée dans les romans pour adolescents. Elle vit à County Kildare en Irlande où ses nombreux titres ont beaucoup de succès. Guitare Solo, son premier roman, a été écrit à l'âge de quinze ans puis publié en pays anglophones quatorze ans plus tard par Poolbeg. C'est ici sa première parution en France.
Joey va mal. Bien sûr il a du succès au lycée, bien sûr il donne le change, bien sûr il a sa bande de copains et peut compter sur son meilleur ami, Mick. Mais depuis la mort de sa mère, rien n'est plus pareil avec son père. De disputes en coups, Joey se révolte et s'enferme dans sa seule passion: sa guitare et la musique. Ann, la nouvelle chanteuse du groupe, réussira-t-elle à gagner sa confiance et à l'apaiser avant que la tension ambiante n'éclate… ?

 

 

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