Nouveautés Grasset

Mai - Juin
2014

Littérature française | Littérature étrangère | Grand format |
Essais, documents, biographies | Les Cahiers rouges |
Grasset-Jeunesse |


Véronique Cohu - Rêvez... je ferai le reste
Jeanne Labrune - Visions de Barbès
Philippe Grimbert - Nom de dieu !
Géraldine Maillet - Splendour
Henry de Monfreid - La trilogie de la mer Rouge
Philippe Vilain - Pas son genre

Véronique Cohu
Rêvez... je ferai le reste
Premier roman



En librairie le mercredi 30 avril 2014

Adèle Leduc tient une pâtisserie près de la maison de tante Léonie, qui fut si chère à Marcel Proust, à Illiers-Combray. Reine du Paris-Brest dont elle défend ardemment la recette traditionnelle, Adèle pratique le tarot divinatoire, fait des rêves prémonitoires et suit une psychanalyse aléatoire. Apprenant que la Lune s'éloigne de la Terre, la pâtissière devient insomniaque. Portée par le désir de retrouver son aptitude à rêver, elle quitte tout. Ses pérégrinations la mènent dans des lieux chargés d'histoire : la cathédrale de Chartres et son labyrinthe, l'abbaye de Senones, le couvent du Mont Saint-Odile...

Véronique Cohu est journaliste. Elle vit en Alsace depuis une quarantaine d'années, bien que ses racines familiales s'ancrent du côté de Chartres. Son court récit policier Traces a reçu le Prix spécial du jury de la Nouvelle organisé par le CROUS de Strasbourg en 1995, tandis que ses sketches satiriques sur la vie politique alsacienne ont été joués dans la capitale européenne. Pour elle, l'absurde est au coin de la rue mais la grâce n'est jamais bien loin non plus. Les voyages et les rencontres nourrissent sa plume. Rêvez... je ferai le reste, son premier roman, reflète l'ambiance des road movies atypiques qu'elle affectionne.

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Jeanne Labrune
Visions de Barbès
Nouvelles



En librairie le mercredi 30 avril 2014

"Le 12 Avril 2012, Richard Debuisne, auteur, acteur, co-réalisateur de nombreux films, et qui était aussi mon compagnon, a quitté ce monde. Sans celui qui tenait le premier rôle dans le film de ma vie, j’ai marché dans les rues de Barbès, mon quartier jusqu’alors traversé comme un décor, peuplé d’une multitude d’inconnus sur lequel mon regard se posait à peine. J’ai soudain « fait le point », comme on le dit au cinéma, sur ces inconnus qui devinrent, l’espace de quelques heures, ou de quelques minutes chaque jour, des personnages principaux. Je ne les approchais et ne leur parlais que rarement, parfois ils m’approchaient ou me parlaient. Je revenais chez moi et, l’imagination faisant le reste, j’écrivais . La possibilité de vivre et de parler à la première personne revint, comme si le danger qui hante le quartier, son excès, sa folie, m’obligeaient à me ressaisir. Dans l’appartement silencieux, intimement liée par la pensée à celui avec lequel j’avais tant aimé vivre et travailler, s’est peu à peu élaborée cette suite de textes."

Jeanne Labrune a écrit et réalisé de nombreux longs-métrages pour le cinéma, dont certains co-écrits avec Richard Debuisne, son compagnon et son acteur « fétiche ». En 2007, son premier roman, L’obscur, est paru chez Grasset. Elle poursuit son travail cinématographique avec un film en préparation, Le secret de Hiroshi Amano, et son travail littéraire avec l’écriture d’un troisième livre.

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Philippe Grimbert
Nom de dieu !
Roman

En librairie le mercredi 7 mai 2014

Nom de dieu ! est un roman décapant dans lequel la cruauté de notre société finit par avoir raison des élans les plus nobles de son héros, Baptiste. La foi de ce fervent croyant y est mise à l’épreuve par une avalanche de catastrophes qui le transformeront en prophète halluciné, réglant publiquement ses comptes avec le Créateur.

Emotion et humour sont les ressorts de ce roman qui se lit avec jubilation tout en proposant au lecteur, sous les dehors d’une comédie grinçante, une interrogation plus grave sur la condition de l’homme moderne.

Philippe Grimbert est psychanalyste. Il a précédemment publié trois essais : Psychanalyse de la chanson, Pas de fumée sans Freud et Chantons sous la psy, ainsi que plusieurs romans, La Petite robe de Paul (Grasset, 2001), Un Secret (2007), La Mauvaise rencontre (2009) et Un Garçon singulier (2011).

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Géraldine Maillet
Splendour
Roman



En librairie le mercredi 7 mai 2014

Le 29 novembre 1981, Natalie Wood se tue (accident ? crime ? suicide ?) en tombant du Splendour, le yacht magnifique à bord duquel elle passait les fêtes de Thanksgiving au large d’une île californienne, avec son mari Robert Wagner et leur ami Christopher Walken.
Géraldine Maillet imagine les dernières minutes de la vie de cette actrice super-star de Hollywood, consacrée par La Fureur de vivre et West Side Story, dont la carrière a commencé à décliner à la fin des années 1960.
Splendour est le récit d’une descente aux enfer : monologue d’une femme trompée et malheureuse qui revit en accéléré les instants de sa gloire et ses années de déchéance...

Géraldine Maillet est cinéaste et écrivain. Elle a déjà publié dix livres dont Presque top Model (2006) et, chez Grasset, Le Monde à ses pieds (2009) et J'ai vécu de vous attendre (2013). After, son premier long-métrage sorti en 2012 était interprété par Julie Gayet et Raphaël Personnaz.

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Henry de Monfreid
La trilogie de la mer Rouge



En librairie le mercredi 28 mai 2014

Premier volume d’une série de trilogies composée autour de 5 thèmes : la mer, le haschich, la Somalie, le Kenya et la brousse africaine, cet ouvrage regroupe d’une façon chronologique les aventures d’Henry de Monfreid en mer Rouge : pêche aux perles, commerce d’armes entremêlées de batailles et d’abordages, chassés-croisés entre trafiquants, pirates et policiers de la mer sans oublier tempêtes, histoires d’amour et de haine …

Henry de Monfreid (1879-1974) quitte la France à trente-deux ans, lorsque l’appel de la mer le jette définitivement dans l’aventure. Celui qu’on a appelé l’ « écrivain-corsaire », encouragé par Joseph Kessel, a composé une oeuvre propre à faire rêver, digne des plus grands conteurs d’autrefois, mais ici tout est vécu.

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Philippe Vilain
Pas son genre
Roman



En librairie le mercredi 30 avril 2014

"Un jeune professeur de philosophie, d'origine parisienne, est affecté dans une ville du nord de la France. Déçu de cette affectation, nostalgique de sa vie dans la capitale, les premiers temps sont une épreuve. Il rencontre Jennifer, une coiffeuse, qui devient son amante. Tout les oppose : l'appartenance sociale et les ambitions, le langage et les goûts... Est-il possible pour un professeur d'aimer une coiffeuse ?
Ce roman propose une réflexion sur le choix amoureux, le racisme des sentiments, l'absurde de l'amour qui, parfois, nous fait choisir des partenaires qui ne sont pas notre genre."

Philippe Vilain est l'auteur, chez Grasset, notamment, de Faux-père (2008), Confession d'un timide (2010) et Pas son genre (2011).

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Littérature étrangère

Edgardo Cozarinsky - De l'argent pour les fantômes
Albert Espinosa - Si tu me dis viens, je laisse tout tomber...
Laura Gustafsson - Conte de putes
Björn Larsson - La dernière aventure de Long John Silver

Edgardo Cozarinsky
De l'argent pour les fantômes
Roman
Traduit de l’espagnol (Argentine) par Jean-Marie Saint Lu



En librairie le mercredi 7 mai 2014

Andrés Oribe, un vieux cinéaste, confie ses cahiers à Martin avant de se retirer du monde. Ceux-ci relatent l’histoire de Céleste ? une fille des bidonvilles de Buenos Aires ? qui deviendra, à Berlin, la maîtresse d’un magnat russe. Au milieu du dernier carnet, se trouve un papier d’argent, de ceux que les Chinois brûlent le jour des morts.
Martin et Elisa, tous deux étudiants à l’Ecole de cinéma, proposent, comme trame de leur premier film, de partir à la recherche d’Oribe. Un jour, leur passé se croiseront. Peut-être revivront-ils alors dans le monde disparu d’Oribe et s’approprieront-ils l'histoire d’un homme qui, coûte que coûte, a laissé, dans ses cahiers, une trace de son passage sur terre ?
Que faire d’une histoire dont on a hérité et faut-il, pour la sauver de la pesanteur du passé, lui insuffler une passion nouvelle, en donner une version différente ? Ou devrait-on plutôt suivre les conseils d’Oribe : vivre l’instant présent, fuir à tout prix le passé, ne jamais revenir là où on a été heureux, ne jamais revoir ceux qu’on a aimés ?

Ecrivain, scénariste et réalisateur argentin né en 1939 à Buenos Aires, Edgardo Cozarinsky est issu d'une famille d'immigrants juifs, partis de Kiev et d'Odessa à la fin du XIXème siècle. Il entreprend des études de littérature, fréquente les intellectuels argentins et réalise un premier film underground en 1973. Les troubles politiques le poussent à venir à Paris où il se consacre alors au cinéma avant de se replonger dans la littérature et de publier plusieurs romans et essais.

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Albert Espinosa
Si tu me dis viens, je laisse tout tomber...
Roman
Traduit de l'espagnol par Christilla Vasserot



En librairie le mercredi 7 mai 2014

Enfant, Dani est nain, comme ses parents. Après leur disparition brutale, des « perles » jalonnent son chemin, des personnages farfelus et pleins d’humanité qui l’aident à accepter sa différence. A l’hôpital, le petit garçon rencontre Monsieur Martín, un vieil oculiste dévoué à ses phares et amoureux d’une mystérieuse lanceuse de casino, qui lui enseigne que la passion est un guide parfois plus avisé que la raison.
Sur l'île de Capri, George, boxeur et photographe malgré sa jambe en moins, recueille le jeune Dani en fuite. Ensemble, ils réinventent l’univers grâce au cinéma et à la photographie. Dani apprend à maîtriser son corps pour mieux vivre ses rêves. Il dépasse sa condition, grandit et devient un homme.
Pourtant, à la veille de ses quarante ans, il se retrouve seul, abandonné par la femme de sa vie. Déboussolé, il part pour Capri afin d’enquêter sur l’enlèvement d’un enfant. Ce retour inattendu sur l’île est un signe. Au bout de son enquête, Dani trouvera peut être la force de devenir père.

Albert Espinosa est né à Barcelone en 1973. Atteint d'un cancer, il passe une grande partie de sa jeunesse à l’hôpital. Il connaît le succès en tant que scénariste et acteur, puis se lance dans l'écriture en faisant, dans Le monde Soleil (Grasset, 2013), le récit de sa vie. Il est également l'auteur de Tout ce que nous pourrions être toi et moi si nous n’étions pas toi et moi (Grasset, 2011).

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Laura Gustafsson
Conte de putes
Roman
Traduit du finnois par Claire Saint-Germain



En librairie le mercredi 30 avril 2014

Il était une fois, sur les cimes de l’Olympe, une déesse nommée Aphrodite. Ayant perdu son bel amant d’un soir, assassiné par un autre de ses prétendants consumé de jalousie, elle voulut se rendre aux Enfers pour l’en ramener. Hélas, une malencontreuse erreur d’aiguillage la fit atterrir dans un tout autre royaume : la Finlande.

Il était une fois, à Helsinki, deux femmes, nommées Kalla et Milla, qui faisaient profession de vendre leurs charmes – l’une par dépit, l’autre par vocation.

La déesse et les putes, unies sous la bannière de l’insoumission, de la révolte et de l’humour, décidèrent alors de déclarer la guerre à l’engeance la plus bête et méchante, vulgaire, veule et violente que la terre ait jamais portée : les hommes.

Il était une fois, dans le western porn-punk nordique, tarantinesque et homérique que vous tenez entre les mains, une jeune femme nommée Laura Gustafsson qui, sous les apparences d’une fantaisie iconoclaste, signait en réalité un véritable manifeste, d’une radicalité réjouissante et salutaire.

Laura Gustafsson est née en Finlande en 1983. Outre ce premier roman, elle est l’auteur de pièces de théâtre, de pièces radiophoniques, de nouvelles et de divers projets artistiques à la croisée de l’écriture et de la recherche scénique et plasticienne. Très engagée et controversée dans son pays, elle vient de publier son deuxième roman, Anomalia, à paraître prochainement chez Grasset.

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Björn Larsson
La dernière aventure de Long John Silver
Roman
Traduit de l'italien par Camille Paul



En librairie le mercredi 7 mai 2014

Long John Silver, notre vieux pirate unijambiste qui aspirait à couler des jours paisibles dans une anse de Madagascar, entouré de sa garde d’anciens esclaves affranchis, entreprend de compléter ses mémoires et de relater sa dernière aventure ? sa rencontre, tout aussi édifiante qu’inattendue, avec Charles Barrington, un lord désargenté, cupide et roué, qui souhaitait se lancer dans la traite négrière… jusqu’à ce que l’aventure tourne court.
Long John, toujours aussi beau parleur et qui n’a rien perdu de son esprit de révolte, s’amuse un temps de la naïveté et de l’audace de cet homme sans scrupules, qu’aucun revers de fortune ne semble pouvoir atteindre. Mais bientôt, lassé de son arrogance, il décide de lui réserver une punition exemplaire...

Björn Larsson est né en Suède en 1953. Navigateur chevronné, il a parcouru les mers du Nord de l'Ecosse à l'Irlande, du pays de Galle à la Bretagne et à la Galice. Maître de conférences en français à l'Université de Lun, traducteur, philologue et critique, il est également l'auteur de plusieurs romans. Long John Silver, paru en 1995, en a fait l'un des écrivains suédois contemporains les plus connus à l'étranger. En 1999, il est récompensé par le prix Médicis étranger pour Le capitaine et les rêves.

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Grand format

Clive Cussler et Justin Scott - La Course
Robert Ludlum et Eric Van Lustbader - La traque dans la peau

Clive Cussler et Justin Scott
La Course
Thriller
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Bernard Gilles



En librairie le mercredi 28 mai 2014

1909, San Francisco. L’éditeur de journaux Preston Whiteway organise à des fins publicitaires une course périlleuse pour l’époque : la traversée des Etats-Unis, en avion, d’est en ouest, en moins de 50 jours. Le gagnant se verra remettra la somme de 50 000 $. Whiteway apporte son soutien direct à Josephine Frost, pilote intrépide et épouse de Harry Frost, un homme d’affaires sans scrupules.
Harry, connu pour son tempérament violent, a tué l’amant de Josephine et essayé de lui faire subir le même sort avant de prendre la fuite. Preston Whiteway, convaincu que Frost ne va pas s'arrêter là, décide de contacter le détective Isaac Bell pour assurer la protection de Josephine...
Bell a déjà eu à faire à Harry, qui a bâti son immense fortune en dirigeant des gangs de voleurs et d'assassins dans toutes les grandes villes du pays. Il sait que l'homme ne reculera devant rien et qu'il s’en prendra non seulement à son épouse, mais aussi à Preston Whiteway, s’il accepte de les aider...

Découvreur de nombreuses épaves, Clive Cussler préside l’Agence nationale marine et sous-marine (NUMA®). Il est l’auteur de plusieurs séries à succès : Dirk Pitt, Numa, Oregon, Isaac Bell.

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Robert Ludlum et Eric Van Lustbader
La traque dans la peau
Thriller
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Florianne Vidal



En librairie le mercredi 7 mai 2014

Alors que Jason Bourne s’envole pour la Colombie où il a promis à Moira de mettre un terme aux menaces qui pèsent sur la sœur d’un ancien narcotrafiquant, les Etats-Unis lancent un programme d’exploitation de terres rares. Entre jeu de dupes et manipulations, Bourne se retrouve bientôt au cœur d’un obscur complot aux ramifications internationales.
Des hauts plateaux colombiens à Damas, en passant par Cadiz et Munich, la traque de Bourne se fait haletante, car le temps presse. Non seulement les pouvoirs de la Domna ne cessent de s’étendre et menacent l’équilibre du monde, mais le général Karpov, le nouveau chef des services de renseignement de la Russie, est sur sa piste. N’a-t-il pas, lui aussi, pactisé avec le diable et accepté de tuer Bourne ?

Ecrivain, comédien et metteur en scène américain né en 1927, Robert Ludlum s’est imposé depuis 1971 dans le cercle restreint des romanciers à succès. Il lance le personnage de Jason Bourne en 1980 avec La mémoire dans la peau, premier volume d’une série ininterrompue de triomphes internationaux qui lui a valu d’être adaptée au cinéma, avec Matt Damon dans le rôle principal.

Après la mort de Ludlum en 2001, Eric Van Lustbader, auteur de nombreux best-sellers, reprend avec brio le flambeau, et s’impose à son tour comme un maître du suspense.

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Essais, documents, biographies

Alain Baraton - L'amour au jardin
Lucien Bodard - La guerre d'Indochine
Stéphane Bourgoin - Serial Killers
Alain Gerbault - Seul à travers l'Atlantique et autres récits
Nicolas Grimaldi - Le crépuscule de la démocratie
Olivier Guez - Eloge de l'esquive
Nora Hamdi - La maquisarde
Claude Klein - Peut-on cesser d'être juif
Arnaud Ramsay, Antoine Grynbaum - Président Platini
Malene Rydahl - Heureux comme un Danois
Jacques de Saint Victor - Les antipolitiques
Abnousse Shalmani - Khomeiny, Sade et moi

Alain Baraton
L'amour au jardin
Document



En librairie le mercredi 30 avril 2014

Saviez-vous qu'il existe une plante nommée « verge d'or » ? que l'expression « cueillir la fraise » signifie « faire l'amour » ? que les coccinelles sont de grandes obsédées sexuelles ? et que les bosquets de Versailles ont hébergé de nombreuses amours, jusqu'aux plus libertines ? C'est que le jardin n'est pas simplement le domaine des botanistes ou des flâneurs : il est surtout le sanctuaire des amoureux.
Alain Baraton nous entraîne dans une promenade horticole et sensuelle grâce à son humour et à sa connaissance de la petite et de la grande histoire. En compagnie de courtisanes nymphomanes, de nymphes courtisées, d'écrivains bucoliques, de jardiniers pornographes, partons à la découverte de plantes aux noms évocateurs ou aux vertus aphrodisiaques, traversons les allées boisées des grands parcs où se chuchotent les mots d'amour, et pénètrons jusqu'aux tréfonds secrets des jardins où l'érotisme reprend ses droits. Un ouvrage jouissif qui effeuille pour nous tous les mystères du jardin.

Responsable du Domaine national de Trianon et du grand parc du château de Versailles depuis 1982, Alain Baraton est l’auteur, chez Grasset, de Vices et Versailles (2011), Je plante donc je suis (2010), L’Amour à Versailles (2008) et Le Jardinier de Versailles (2006). En parallèle, il tient la chronique hebdomadaire de jardinage de l’émission « Le 7-9 » sur France Inter.

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Lucien Bodard
La guerre d'Indochine
Document



En librairie le mercredi 30 avril 2014

Les trois volumes de La Guerre d'Indochine, pour la première fois réunis en un seul volume. Lucien Bodard balaie en près de mille deux cents pages quinze années tragiques où se mêlent l'espoir et les larmes. Parce qu'il a croisé les acteurs de cette guerre, il les fait revivre avec force : Giap, de Lattre, Bao Dai et les autres. C'est le récit d'un auteur qui a vécu son sujet, qui sait les dangers de la jungle, la fraîcheur des hauts plateaux. Et il y a ces lieux, oubliés parfois, Dien Bien Phu, bien sûr, mais aussi Vinh Yen, Lang Son, Cao Bang, la R.C.4... Lieux amers et drôles. Qui se souvient du Saïgon des bandits, des piastres et des jeux, cité de jouissance célèbre dans tout l'Orient ? De l'aventure à l'humiliation, des jours tendres aux pluies cruelles, voici l'histoire d'une guerre, l'histoire de deux pays, passion désordonnée et proche où notre innocence s'est perdue.

Né en Chine en 1914 et mort à Paris en 1998, Lucien Bodard s'est vite imposé comme un des plus grands reporters de classe internationale. Ses articles ont fait partout sensation. De son expérience du continent asiatique, il a tiré des ouvrages fondamentaux : La Chine de la douceur, La Chine du cauchemar, Mao, et une trilogie consacrée à la guerre d'Indochine. Il est également l'auteur d'un bouleversant témoignage : Le massacre des Indiens. Monsieur le Consul est le premier roman de Lucien Bodard qui, d'emblée, a rallié les suffrages de la critique et du public. La qualité saisissante de cette oeuvre a valu à son auteur le Prix Interallié 1973 décerné à l'unanimité.

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Stéphane Bourgoin
Serial Killers



En librairie le mercredi 11 juin 2014

Ouvrage de référence, traduit dans le monde entier, cette édition revue et augmentée pour la quatrième fois est le résultat de trente-cinq années de recherches sur ces criminels qui tuent en série sans mobile évident et qui commettent leurs forfaits en toute impunité pendant des mois, voire des années. Stéphane Bourgoin a pu s'entretenir avec plus de soixante-quinze de ces serial killers dans les prisons de hauté sécurité du monde entier. Cannibales, pédophiles, routards du crime, anges de la mort, psychotiques, tel Gary Heidnik, dont le cas inspire le personnage de Buffalo Bill dans Le Silence des agneaux ; authentiques vampires modernes, femmes criminelles, tueurs d'enfants, nécrophiles et chasseurs de têtes, à l'image d'Ed Kemper qui sert de modèle au Hannibal Lecter de Thomas Harris… L'auteur a pu rencontrer les agents spéciaux du FBI chargés d'étudier ces assassins hors norme, ainsi que des profilers du monde entier qui utilisent une approche psychologique et des bases de données informatiques pour résoudre les enquêtes. Leurs conclusions sont confrontées à l'avis des plus grands psychiatres dans le domaine. L'ouvrage est complété par une étude sur la "détection de la sérialité", par le colonel de Gendarmerie Joël Vaillant et par une étude sur les nouvelles méthodes d'investigation informatique du FBI.

Spécialiste mondialement reconnu des tueurs en série, Stéphane Bourgoin a été conférencier à l'école de Gendarmerie nationale. Il est l'auteur de près d’une centaine de documentaires télévisés et d'une trentaine d'ouvrages, parmi lesquels Profileuse, Tueurs, Le Livre noirs des serial killers (Grasset).

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Alain Gerbault
Seul à travers l'Atlantique et autres récits



En librairie le mercredi 14 mai 2014

Le 15 septembre 1923, Alain Gerbault débarque à New York sur le Firecrest après une traversée légendaire de l'Atlantique d'Est en Ouest qui aura duré cent deux jours - exploit alors inégalé. Il en publiera une relation : Seul à travers l'Atlantique. Le 2 octobre 1924, il quitte New York pour un tour du monde par Panama, l'océan Indien et le Cap de Bonne-Espérance ; il atteint Le Havre le 26 juillet 1929. Deux journaux de bord : A la poursuite du soleil et Sur la route du retour. Second tour du monde en 1932 sur le bateau de ses rêves, l'Alain-Gerbault : O.Z.Y.U. Un jour d'août 1941, un inconnu, malade, sur un voilier à bout de course, aborde l'île de Timor où il meurt le 16 décembre. L'Evangile du soleil est le testament de cet homme hors du commun.

Alain Gerbault est né en novembre 1893 à Laval et mort en décembre 1941 à Dili, au Timor. Il est enrôlé comme pilote pendant la Première Guerre mondiale, puis, à la fin du conflit, il se lance sans succès dans les affaires et participe à de nombreux tournois de tennis. En 1921, il décide de changer de vie, achète un vieux voilier et prend la mer.

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Nicolas Grimaldi
Le crépuscule de la démocratie
Essai



En librairie le mercredi 7 mai 2014

"Tout a toujours très mal marché." C'est la leçon que Péguy avait tirée de l'histoire. En observant que tout va mal, nous n'avons donc aucune raison de nous lamenter. C'est la preuve que tout va aussi bien que jamais. Dans ce court essai, Nicolas Grimaldi dresse un constat de la situation politique contemporaine. Ni critique, ni polémique, c'est un état des lieux. Qu'en est-il de ce qui nous tient lieu de démocratie ? Dans un aussi vaste pays que le nôtre, il va de soi que la volonté populaire ne peut être que déléguée. Son expression se résume donc à ce qu'en manifestent ses représentants. Tout e la vie politique se réduit par conséquent au mode de leur désignation, à leur capacité d'instruire les problèmes de la nation, et à l'indépendance de leur jugement par rapport aux initiatives du gouvernement.
Or que représentent aujourd'hui ceux qu'une ancienne coutume nous fait encore désigner comme "les représentants du peuple" ? Les plus audacieux représentent ceux qui les ont élus. Les plus disciplinés représentent leur parti. Lorsqu'ils appartiennent à la majorité, la voix de leur parti est celle du gouvernement. Mais comme leur investiture dépend de quelques caciques du parti, ils représentent dans le parti la tendance de ces barons. Autant reconnaître, par conséquent, que ces régimes parlementaires n'ont quasiment plus rien ni de démocratique ni de républicain. Aussi ne peut-on se retenir d'en poser aujourd'hui la question : la démocratie n'est-elle pas chose trop précieuse et trop importante pour être abandonnée à ses représentants ?

Nicolas Grimaldi a consacré la plupart de ses ouvrages à l'élucidation de nos expériences subjectives. Signalons, entre autres, son Essai sur la jalousie : l'enfer proustien, et, chez Grasset, Les métamorphoses de l'amour, L'effervescence du vide et Les théorèmes du moi.

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Olivier Guez
Eloge de l'esquive



En librairie le mercredi 14 mai 2014

Le dribble n’est pas né par hasard au Brésil. Les premiers joueurs noirs ont commencé à dribbler pour éviter les contacts avec les défenseurs blancs et éviter de se faire rosser sur la pelouse et à la fin des matchs. Il s’est développé sur les plages et les terrains vagues, avec une pelote de chaussettes ou une petite balle en caoutchouc. C’est un mouvement de hanche, similaire à celui des danseurs de Samba et des lutteurs de Capoeira, ludique, acrobatique, marque des plus grands solistes, de Leonidas à Pelé. Il est ludique et acrobatique, « audace et joie » – la devise de Neymar : l’un des grands joueurs brésiliens, devenu l’emblème de toute une nation et de son rayonnement international.
Cet éloge nous raconte ce que le dribble révèle de la culture et de la société brésiliennes. Il narre ses origines et ses développements. Il parle de ses légendes, de ses plus grands artistes, ces funambules qui ont transformé le foot en une danse irrationnelle. Qui ont fait du football un art sublime et puéril : si le foot demeure encore un jeu et suscite tant d’émotions, il le doit au dribble brésilien : un art, oui, libre, joyeux, passionné, habité par les mots.

Olivier Guez, romancier, scénariste, essayiste, travaille pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung à Paris, mais aussi pour Le Monde et le New York Times. On lui doit notamment L’impossible retour, L’histoire des Juifs en Allemagne depuis 1945 (Champs Flammarion, traduit en neuf langues).

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Nora Hamdi
La maquisarde
Récit



En librairie le mercredi 7 mai 2014

« J'ai seize ans. La guerre me frappe de plein fouet. Comme beaucoup de jeunes filles menacée de mort, je n'ai jamais eu autant envie de vivre. J'ai faim de tout. Le vent glacial ne cesse de souffler. Tout le village vit dans la peur ».
Depuis plusieurs générations, la famille de la narratrice vit paisiblement de l'élevage et des plantations d'oliviers, près de Sidi Ali Bounab. Mais l'armée française confisque les terres et rafles les jeunes hommes.
Déplacée dans un camp dont elle réussit à s'enfuir pour gagner le maquis, la jeune femme prend les armes aux côtés des hommes. Elle découvre une liberté, la fraternité combattante et bientôt l'amour. Mais elle est capturée et envoyée cette fois-ci dans un centre où les réfractaires sont torturées jusqu'à la mort. Elle y rencontre Suzanne, une infirmière française qui a soigné clandestinement des Algériens avant d'être elle aussi emprisonnée et questionnée. Une profonde amitié naît entre ces deux femmes, mais Suzanne disparaît.
La maquisarde est le récit vrai d'une vie héroïque : une très jeune femme met son courage au service de l'indépendance de son pays. Mais l'Algérie libre lui laissera-t-elle sa liberté ? Dans une langue pure et pleine d'émotion, Nora Hamdi raconte l'histoire de sa mère.

Nora Hamdi est romancière et réalisatrice. Elle est notamment l'auteur de Trois étoiles (J'ai Lu), avec Virginie Despentes, Des poupées et des anges (Au diable Vauvert), adapté au cinéma en 2008.

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Claude Klein
Peut-on cesser d'être juif
Essai




En librairie le mercredi 7 mai 2014

En 2008, un historien israélien, Shlomo Sand, publia un ouvrage (Comment le peuple juif fut inventé, Fayard), bientôt suivi de deux autres textes (Comment Israël fut inventée et Comment j'ai cessé d'être juif, Flammarion). Ces ouvrages, visant tous à dénoncer la "fiction" de "l'être juif" et de la "légitimité" de l'Etat hébreu, connurent un grand retentissement - surtout en France. Volontairement iconoclastes, les thèses de Schlomo Sand furent reprises par plusieurs familles idéologiques françaises - allant du "courant" de la Revue Esprit aux franges antisémites ou pro-palestiniennes de l'opinion. Du coup, le livre de Claude Klein se donne un double but :
1. Démonter, en historien, l'absurdité des thèses de Shlomo Sand ;
2. Surtout, analyser les raisons qui, en France, ont rendu ces "thèses" si populaires.
Ainsi, son ouvrage Peut-on cesser d'être juif ? est moins un livre israélo-israélien qu'un livre franco-français. En cela, il rejoint très largement les conclusions auxquelles étaient parvenues des essayistes comme Zeev Sternhell ou Bernard-Henri Lévy (dans son Idéologie française).

Claude Klein est professeur à la faculté de droit de Tel Aviv. Spécialiste de l'histoire du sionisme, il a publié de nombreux ouvrages consacré à la théorie du droit et à l'histoire d'Israël. Il enseigne également dans de nombreuses universités étrangères en France et aux Etats-Unis, au Canada et en Suisse.

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Arnaud Ramsay, Antoine Grynbaum
Président Platini
Document



En librairie le mercredi 21 mai 2014

De « Platoche » à « Monsieur le président »… Meilleur joueur français du XXe siècle avec Zidane, élu trois fois Ballon d’Or grâce à ses prestations comme meneur de jeu et buteur avec l’équipe de France comme la Juventus Turin, sélectionneur de l’équipe de France, co-président du comité d'organisation de la Coupe du monde 1998, conseiller spécial de Sepp Blatter à la Fifa, vice-président de la Fédération française, Michel Platini, 58 ans, est depuis 2007 le président de l’Uefa, la puissante institution qui régit le football européen. Pour beaucoup, un rang de chef d’Etat.
Réélu triomphalement en 2011, il est légitime pour, au printemps 2015, s’emparer de la Fifa, où il devrait lutter face à son ancien mentor, Sepp Blatter. Une ascension méticuleuse pour celui qui, enfant, en Lorraine, était surnommé « rase bitume » et nourrissait de sérieux complexes. Derrière ses blagues potaches et son détachement apparent, une ambition, une vision, l’esprit d’initiative, des grands patrons fréquentés (Agnelli, Riboud, Lagardère) ainsi qu’une habileté politique forgée auprès des présidents de la République - tous côtoyés depuis Valery Giscard d’Estaing.
Dès 2005, Michel Platini reconnaissait sa mue : « C'est vrai que je deviens de plus en plus politique. Je deviens même un peu hypocrite. » Cette enquête au long cours explore la personnalité du patron de l’Uefa, stratège au caractère rancunier. Déroutant, intuitif, susceptible, taquin, entretenant des liens complexes avec les champions du monde 1998, homme de combats (le fair play financier, l’arbitrage à cinq), le meilleur n°10 de sa génération s’est mué en parfait animal politique...

Arnaud Ramsay journaliste, a exercé à France Football, au Journal de Dimanche, sur M6 et à France Soir, dont il a été rédacteur en chef chargé des sports. Consultant i-télé et RTL. Auteur chez Grasset des autobiographies de Bixente Lizarazu et de Youri Djorkaeff.

Antoine Grynbaum journaliste sportif indépendant, commentateur et enseignant. Auteur de « La face cachée du sport » et « Foot et politique : Les liaisons dangereuses ».

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Malene Rydahl
Heureux comme un Danois
Essai



En librairie le mercredi 30 avril 2014

Le Danemark est le pays le plus heureux du monde. Pourquoi ?
Malene Rydahl, danoise de naissance et française d'adoption, a enquêté et réfléchi pour nous offrir ici le trousseau des dix clefs d'un bonheur finalement sans frontières.

Anecdotes savoureuses, souvenirs personnels et statistiques rigoureuses font de ce petit précis philosophique et concret un manuel du bien-être au quotidien.

Ce « mode d'emploi de l'allégresse » ne donne aucune leçon, mais un lecteur français ne manquera pas d'y trouver un réjouissant antidote au pessimisme ambiant.

A la fois plongée humoristique et critique dans le Danemark contemporain, ses moeurs, ses traditions, son fonctionnement et leçon de plaisir à l'usage de tous, voici un parfait guide du savoir-vivre…heureux.

Malene Rydahl est actuellement Directrice Communication Corporate pour le groupe Hyatt en Europe Afrique et Moyen Orient. D’origine danoise, elle a passé ses dix-neuf dernières années à Paris où elle a commencé comme jeune fille au pair à 18 ans. Elle est née et elle a grandi à Aarhus au Danemark. Elle est également associée avec son frère dans un nouveau concept de restauration rapide autour d’une cuisine végétalienne sans graisses ni protéines animales. Ils ont deux restaurants à Copenhague sous l’enseigne 42° Raw.

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Jacques de Saint Victor
Les antipolitiques
Essai



En librairie le mercredi 7 mai 2014

Connaissez-vous Beppe Grillo, une de ces créatures monstrueuses inventées par la télévision ? Naguère comique dans des émissions de variétés, il est aujourd’hui à la tête du « Mouvement 5 étoiles », qui prône l’établissement d’une démocratie directe et cybernétique, et a rassemblé en 2013 23% des électeurs italiens. Cette mouvance, qu’on caractérise souvent par le terme d’ « antipolitique », est pour Jacques de Saint Victor un phénomène d’un genre nouveau : « Il faut être attentif à ce qui se passe de l’autre côté des Alpes. Là prend peut-être forme le futur de nos démocraties 2.0, marquée par l’émergence des nouveaux moyens interactifs dont le blog de Grillo, l’un des plus suivis au monde, est devenu le symbole inquiétant ».
La France, elle aussi, commence à être affectée par cet antidémocratisme qui prend le masque de la démocratie pour la saper à coup de vulgarités, de plaisanteries et de démagogie. Ce qui est d’autant plus préoccupant que les « antipolitiques » à la Beppe Grillo avancent main dans la main avec des hommes comme Gianroberto Casaleggio, milliardaire d’Internet et cadre mystérieux du « Mouvement 5 étoiles ». Cet essai tente de démystifier la chimère d’une « démocratie en ligne » dont Jacques de Saint Victor souligne les dérives possibles. Nous voilà prévenus : les clowns sont parfois dangereux.

Jacques de Saint Victor est historien du droit et des idées politiques, et enseigne à l’Université Paris VIII - Vincennes. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, comme Mafias. L’industrie de la peur (2008, Editions du Rocher), ou encore Le Roman de la Rome insolite (2012, Editions du Rocher).

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Abnousse Shalmani
Khomeiny, Sade et moi



En librairie le mercredi 30 avril 2014

Une petite fille de dix ans, contrainte de porter le voile à Téhéran, se révolte en se dénudant. Dans l'atmosphère absurde propre aux révolutions, elle fait l'apprentissage de la liberté, épaulée par son père. Puis, c'est la guerre et l'exil à Paris. Alors qu'elle pensait les barbus et les corbeaux cantonnés à son pays de naissance, elle les retrouve dans les rues, à l'école, dans le métro. La révolte n'est pas finie, l'indépendance n'est pas totale. C'est alors qu'elle rencontre le marquis de Sade. Enfin, la petite fille devenue femme peut brûler son foulard et affirmer, sans peur, sa liberté.
Récit intime tout autant que politique, Khomeiny, Sade et moi peut se lire comme l'histoire du corps féminin aux prises avec ses contradicteurs. De la Révolution iranienne à Mohamed Merah, en passant par Les Versets Sataniques et Madonna, les grandes courtisanes et les printemps arabes, le récit - narration de faits inventés et réels - alterne les anecdotes intimes et les événements sociaux-politiques, avec humour et enthousiasme, pour offrir un autre regard d'exilé sur la France.

Née à Téhéran en 1977, Abnousse Shalmani s'exile à Paris avec sa famille en 1995. Après des études d'Histoire, elle emprunte la voie du journalisme puis de la production et de la réalisation de courts-métrages avant de revenir à sa première passion, la littérature. Khomeiny, Sade et moi est son premier livre.

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Les Cahiers rouges

Anthony Burgess - Mais les blondes préfèrent-elles les hommes ?
Carlo Emilio Gadda - Le château d'Udine
Christopher Isherwood - La violette du Prater
Christopher Isherwood - Un homme au singulier
Hanokh Levin - Popper
Adolf Loos - Comment doit-on s'habiller?

Anthony Burgess
Mais les blondes préfèrent-elles les hommes ?



En librairie le mercredi 30 avril 2014

Mais les blondes préfèrent-elles les hommes ? (Homage To Qwert Yuiop, 1986, traduit chez Grasset en 1986 sous le titre Hommage à QWERTYUIOP) rassemble des essais et des articles d’Anthony Burgess paru dans le Times Literary Supplement, le New York Times et l’Observer.

Burgess y aborde toutes les formes d’art : de la littérature à la musique, en passant par le cinéma, la cuisine et la mode. On y découvrira des portraits éblouissants de Sophia Loren, d’Yves Saint-Laurent, de Graham Greene ; on y lira les plus brillantes critiques, de Fitzgerald, d’Hemingway, de Simenon ; et des déclarations d’amour à ses deux écrivains favoris, James Joyce et Vladimir Nabokov. Quelqu’un nous parle de l’intérieur de la littérature, et c’est enchanteur. Il sait les choses. Il a du talent. De l’humour. Et du brio.

Passionné, intelligent, érudit, provocateur, flegmatique, n’épargnant rien ni personne, Burgess place l’art au-dessus de tout : « L’Art est rare, il est sacré, il est difficile, et il devrait être entouré d’une muraille de feu. »

Anthony Burgess (1917 - 1993) est écrivain.

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Carlo Emilio Gadda
Le château d'Udine



En librairie le mercredi 30 avril 2014

Le Château d’Udine a paru en 1934 en Italie. C’est d’abord un livre sur l’impossibilité de se remettre de l’épreuve insoutenable de la Première Guerre mondiale, cette épreuve qui, des années durant, alimentera en lui de grandioses fureurs. Fureurs contradictoires, d’ailleurs, faites de mépris cinglant pour un commandement incapable, d’estime affectueuse mais sans illusions pour les hommes de troupe ou pour certains compagnons d’armes, d’orgueil et de culpabilité mêlés à propos d’un conflit qu’il avait souhaité, mais dont il a vite vu et compris quelle effroyable réalité il recouvrait. Pourtant, dans ce livre, Gadda ne parle pas seulement de la guerre. D’autres récits lui sont suggérés par des aventures plus pacifiques ; à commencer par une croisière en Méditerranée sur un paquebot de luxe, qu’il dut sans doute suivre en qualité d’envoyé spécial de quelque magazine. Enfin, dans un apparent désordre, il a ajouté à cet ensemble déjà composite quelques récits pseudo-historiques ainsi que des scènes de vie milanaise ou romaine. Cette diversité de sujets, outre qu’elle épouse les humeurs toujours changeantes de cet écorché vif, permet au lecteur d’accéder à l’univers si singulièrement multiple qui est le sien. Dans sa variété, Le Château d’Udine montre comment Gadda est tout entier présent dans le plus bref, dans le plus apparemment anodin de ses textes, car quel qu’en soit le sujet, c’est toujours cette même écriture qui s’impose, continuellement emportée par une passion violente, torrentielle. Gadda s’exprime dans une langue d’une richesse et d’une véhémence flamboyantes, truffée de références et d’emprunts dialectaux, car, à la fois spontanément et délibérément, il est un écrivain éminemment baroque.

Carlo Emilio Gadda (1893-1973), ingénieur de formation, est avant tout un formidable réinventeur de la langue italienne. Il puise copieusement dans le trésor des dialectes, joue avec les mots et les registres, avec une virtuosité qui culminera dans L’Affreux Pastis de la rue des Merles (1957), roman policier insolite qui est aussi une mosaïque linguistique sans équivalent en Italie.

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Christopher Isherwood
La violette du Prater



En librairie le mercredi 30 avril 2014

Inspiré des débuts de Christopher Isherwood dans le milieu du cinéma, La Violette du Prater relate le tournage d’un film dans le Londres des années 1930. Outre d’être une formidable description du processus de réalisation d’un film, ce livre est le récit de la rencontre entre deux artistes, le narrateur (Christopher Isherwood), écrivain, et le producteur du film, Friedrich Bergmann, autrichien d’origine juive. Le second apprend à aimer le cinéma, le premier apprend à aimer la littérature.
En arrière-plan de cette charmante amitié commence à résonner le tapage des Nazis en Autriche. Bergmann, qui a très bien compris les risques encourus par sa famille restée à Vienne, s’exaspère de la légèreté des Anglais, inconscients de la gravité des événements. Seul Isherwood comprend sa détresse. Parviendra-t-il à le rassurer et à sauver le film ?

Christopher Isherwood (1904-1936) est un des plus grands écrivains anglo-saxons du XXe siècle. Né en Angleterre, il a été naturalisé américain en 1946. Entre 2014 et 2016, les Cahiers rouges rééditeront l'intégralité de son oeuvre.

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Christopher Isherwood
Un homme au singulier



En librairie le mercredi 30 avril 2014

Un homme au singulier, c’est une journée de la vie de George Falconer, professeur, gay. Ayant perdu son compagnon dans un accident de voiture, George vieillit seul dans un quartier bourgeois en Californie. Ses voisins apprécient sa courtoisie parfaite tout en réprouvant son homosexualité. Nous assistons à son premier cours du matin à l’université, à une visite à l’hôpital, à un dîner avec une amie alcoolique, à sa rencontre avec des amis dans un bar… Nous assistons à sa solitude dans une société policée où il n’est que toléré. Il ne se révolte pas. Il mène sa vie d’homme seul. Ce livre, un des chefs-d’œuvre de Christopher Isherwood, est la tragédie d’un homme blessé par ce qu’on lui impose, et résigné face à l’intolérance. Il doit souffrir et mourir. Pourquoi crier lorsque personne ne peut entendre ?
On retrouve l’incroyable finesse et le merveilleux art de la suggestion de Christopher Isherwood.
Un homme au singulier a été adapté au cinéma par Tom Ford (A Single Man, 2009), avec, dans les rôles principaux, Colin Firth et Julianne Moore.

Christopher Isherwood (1904-1936) est un des plus grands écrivains anglo-saxons du XXe siècle. Né en Angleterre, il a été naturalisé américain en 1946. Entre 2014 et 2016, les Cahiers rouges rééditeront l'intégralité de son oeuvre.

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Hanokh Levin
Popper
Traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz



En librairie le mercredi 30 avril 2014

Popper (1976) est un drame conjugal ayant pour point de départ un doigt dans le nez. Alors que Shvartziska se cure le nez, son mari, Shvartz, entre. A peine a-t-elle le temps de retirer son doigt que, pour des raisons obscures, son mari souhaite absolument l’embrasser. Shvartziska refuse ; Shvartz, qui ignore la raison de son refus, s’en offusque. Le soir, paniquée, Shvartziska demande conseil à Popper, le meilleur ami du couple. Lorsqu’il l’apprend, Shvartz enrage de savoir Popper, ce célibataire malheureux, au courant de leur intimité. Ce qui n’était qu’une colère devient une obsession. Qui sera la première victime de l’hystérie de Shvartz ?
Dans Popper, archétype des comédies absurdes de Levin, l’auteur alterne dialogues courts et tirades, mêle le burlesque aux mots d’esprit, l’humour au tragique. Il ajoute même de la fantaisie avec des chansons de variété. Voici une pièce d’Hanokh Levin, mariage de la comédie et du drame, où les personnages, qu’ils soient amants, amis, amoureux, s’ennuient avec gaieté, pleurent en riant, se haïssent en chantant.

Hanokh Levin (1943-1999) est un des plus grands dramaturges israéliens. Il est notamment l’auteur de satires sur la politique colonialiste de l’Etat d’Israël, Toi, moi et la prochaine guerre (1968), Reine de salle de bain (1970), d’adaptation de mythes bibliques, Les Souffrances de Job (1981), La Grande prostituée de Babylone (1982) et de comédies tragiques sur la famille et le quotidien, Salomon Grip (1969), Héfetz (1972). Surnommé le « Beckett israélien », il est un des auteurs de théâtre les plus joués dans le monde.

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Adolf Loos
Comment doit-on s'habiller?
Traduit de l’allemand (Autriche) par Anatole Tomzack



En librairie le mercredi 30 avril 2014

Voici rassemblés pour la première fois les articles d’Adolf Loos sur la mode. Non seulement architecte, Loos a aussi été un brillant chroniqueur ; on le voit dans cet ouvrage tour à tour rendre compte de l’état de la chapellerie viennoise, retracer l’histoire de la chaussure depuis les souliers à poulaine jusqu’au derbies à lacet, combattre avec vigueur l’apparition des cravates pré-nouées, annoncer l’avènement de « l’homme en salopette », plaider en faveur des sous-vêtements en jersey, ou encore mettre ses lecteurs en garde contre les dangers de la tendance de la « femme-enfant ».
« La mode est le style du temps présent », écrit Loos ; et, comme dans son travail d’architecte, il est soucieux que ce style soit simple, rationnel et épuré de toute fioriture pour mettre en valeur la simple beauté des matériaux. A travers ces textes, il s’inscrit dans le sillage des écrivains qui ont su porter un regard intelligent et poétique sur l’habillement et l’élégance. Tout en constituant un fascinant témoignage sur la Vienne des années 1900 et un indispensable précis de culture vestimentaire européenne et anglo-saxonne, ce livre est aussi un guide philosophique de la modernité d’une étonnante actualité. Quand un des plus grands architectes du monde rencontre le vêtement…

L’architecte viennois Adolf Loos (1870 – 1933) a établi les grands principes de l’architecture moderne. Ses réalisations se caractérisent par un style d’une simplicité révolutionnaire, minimaliste avant la lettre. Il a déclaré la guerre à l’ornement au nom d’une philosophie esthétique mais aussi sociale, par laquelle il espérait « libérer l’humanité du superflu ».

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Grasset-Jeunesse

Ricardo BOZZI, Olimpia ZAGNOLI - Le monde t'appartient
Peter Sís - Le pilote et le petit Prince
Peter Sís - Les trois clés d'or de Prague

Ricardo BOZZI, Olimpia ZAGNOLI
Le monde t'appartient




En librairie le mercredi 18 juin 2014

La liberté de jouer, la liberté de grandir, la liberté d’être triste, la liberté d’apprendre... Le style d’Olimpia Zagnoli se caractérise par un graphisme épuré et légèrement rétro. À travers des images symboliques et colorées, cet album très graphique aborde avec simplicité un sujet immense : la liberté.

Riccardo Bozzi est né à Milan en 1966. Il est journaliste au Corriere della Sera depuis 1990.

Olipia Zagnoli est née en 1984 dans une petite ville du nord de l’Italie. On peut retrouver ses illustrations dans de nombreux magazines, journaux, couvertures de livres, affiches et galeries, aussi bien en Europe qu’aux États-Unis. Elle travaille notamment pour The New York Times, The New Yorker, The Washington Post, The Boston Globe, Rolling Stone, Corriere della Sera, Adidas Originals… Olimpia vit actuellement entre Milan et New York et conduit une Fiat jaune. Sa couleur préférée est le gris, elle aime Picasso, et rêve de devenir une rockstar quand elle sera grande. Son premier ouvrage publié en France, Monsieur Horizontal et Madame Verticale, est paru en 2013 aux Éditions Michel Lagarde.

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Peter Sís
Le pilote et le petit Prince



En librairie le mercredi 7 mai 2014

Au tournant du siècle dernier, naissait un petit garçon aux cheveux blonds, qui allait devenir un grand aventurier… En ces temps de grandes découvertes, on rêvait de nouvelles inventions. Alors que l’on assistait au début de l’aviation, Antoine construisait déjà, à l’âge de douze ans, sa propre machine volante. Et même si elle ne fonctionnait pas, cela ne le découragea pas ! Dans cet album foisonnant qui s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes, Peter Sís nous raconte l’histoire de ce petit garçon qui s’est donné tous les moyens pour réaliser son rêve : voler. On suit, pas à pas, ses débuts dans l’Aéropostale, mécanicien avant de devenir pilote, et on découvre des anecdotes de sa vie hors du commun. Au fil de rencontres et des voyages qui l’ont marqué, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale au cours de laquelle il disparut, les planches magnifiques et captivantes de Peter Sis nous immergent totalement dans la vie de ce formidable aviateur, qui aimait lire et écrire pendant qu’il volait…

Peter Sís, peintre, illustrateur, écrivain et cinéaste, a grandi à Prague où il a suivi les cours de l’Académie des Arts Appliqués. Après des études au Royal College of Art à Londres, il vit aujourd'hui dans l’état de New York. Ses albums ont reçu de nombreux prix : le Prix Andersen récompensant l’ensemble de son oeuvre lors de la Foire de Bologne 2012, le Prix Sorcières pour Madlenka, la mention spéciale du Salon de Montreuil pour Les trois Clés d’or de Prague, le Grand Prix de la Foire de Bologne pour L’Arbre de la vie, Charles Darwin, et Le Mur, mon enfance derrière le rideau de fer, a notamment reçu la prestigieuse médaille Caldecott.

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Peter Sís
Les trois clés d'or de Prague



En librairie le mercredi 7 mai 2014

Un voyageur, arrivé en mongolfière, atterrit dans une ville, la ville de son enfance, Prague. Il raconte à sa fille Madeleine, qui est née en Amérique et y grandit, sa propre enfance et évoque l'histoire de sa ville. Pour que ses souvenirs se mettent en place et qu'il puisse entrer dans sa maison, il lui faut trois clés, les trois clés d'or de Prague, les trois contes qui racontent l'histoire de la ville : "Le chevalier Brunckvik", "le Golem" et "Maître Hanouch" . Un livre superbe, une initiation historique et esthétique, un véritable voyage avec un ami, au coeur de son histoire et de l'histoire de sa ville magique, Prague. Un livre dont la sortie sera accompagnée de manifestations à l'occasion de la venue de Peter Sis à Paris.

Dominique Fernandez a aimé Les Trois clés d'or de Prague et accepté de préfacer l'album.

Peter Sís, peintre, illustrateur, écrivain et cinéaste, a grandi à Prague où il a suivi les cours de l’Académie des Arts Appliqués. Après des études au Royal College of Art à Londres, il vit aujourd'hui dans l’état de New York. Ses albums ont reçu de nombreux prix : le Prix Andersen récompensant l’ensemble de son oeuvre lors de la Foire de Bologne 2012, le Prix Sorcières pour Madlenka, la mention spéciale du Salon de Montreuil pour Les trois Clés d’or de Prague, le Grand Prix de la Foire de Bologne pour L’Arbre de la vie, Charles Darwin, et Le Mur, mon enfance derrière le rideau de fer, a notamment reçu la prestigieuse médaille Caldecott.

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