Nouveautés Grasset

Octobre
2010

Littérature française | Littérature étrangère | Grand format |
Petite collection blanche | Les Cahiers Rouges |
Grasset-Jeunesse | Essais, documents, biographies

 

Littérature Française

Samuel Benchetrit
Chroniques de l’asphalte, 3

Samuel Benchetrit est écrivain, acteur, auteur de pièces de théâtre et cinéaste. Il a déjà publié, chez Julliard, deux volumes de nouvelles (placées sous le titre général de « Chroniques de l’asphalte ») et, en 2009, chez Grasset, un roman, Le cœur en dehors (Prix Populiste).

Comme toujours avec Samuel Benchetrit, le décor de ce recueil de nouvelles est celui de la banlieue. Hautes tours, blocs anonymes, cages d’escaliers « taguées », terrains vagues – avec, pour personnages, des garçons et filles plus ou moins désœuvrés, dont on a parfois fait connaissance dans les deux premiers « opus ». Dans cette banlieue, on est heureux, nostalgique, fleur-bleue. Et « l’amour » - puisque tel est le titre de ce nouveau recueil – y a autant, sinon plus, sa place que dans les beaux quartiers…
Samuel Benchetrit, qui vécut longtemps dans ce décor, convoque ses personnages : on trouve là, par exemple, une fille qui, intoxiquée au feuilleton « Dallas » (on est dans les années 1980), tombe amoureuse du pauvre garçon qui se fait appeler Bobby Ewing ; ou, encore, un ex-camé qui s’attendrit devant un mouton ; ou une fille qui ne peut être séduite que par des types portés sur la « castagne » et qui, pour lui plaire, tabassent sans raison un souffre-douleur complaisant…
La langue et les situations mises en scène dans ce livre sont d’une cocasserie poétique qui fait merveille. Samuel Benchetrit invente un lyrisme populaire, charmant et rieur.
Surboums, débuts d’été un peu tristes, parties de foot absurdes, rêves de plages lointaines, éducation sentimentale sur des parkings : tel est le cadre sans cesse transfiguré, où s’ébrouent les « banlieusards » de Samuel Benchetrit.

Dan Franck
Minuit
Roman
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Dan Franck a publié une vingtaine d’ouvrages, dont Les Calendes grecques (prix du premier roman, 1980), La Séparation (prix Renaudot, 1991), Un siècle d’amour (avec Enki Bilal, Fayard, 2000), Les aventures de Boro reporter-photographe (avec Jean Vautrin, Fayard) ; et chez Grasset : Les enfants et Roman nègre. Scénariste réputé, on lui doit aussi, récemment, le scénario du film et de la série Carlos d’Olivier Assayas.


Après Bohèmes, qui ressuscitait les années Montmartre et Montparnasse, et Libertad !, l’Espagne en feu des années 1930, Dan Franck poursuit son histoire des artistes et des intellectuels. Minuit court de la débâcle de 1940 à la Libération.
Dans cette nuit qu’on pense bien connaître, ses personnages sont inoubliables : traîtres et héros, petites mains, grandes plumes. André Malraux et la belle Josette Clotis, qui mourra les jambes tranchées sous un train. Sartre qui écrit au Flore, cigarette à la main, sur l’engagement et sur l’être. Louis Aragon, Picasso, Marguerite Duras rue Saint-Benoît, mais aussi Jean Prévost, mort au maquis, ou Saint-Exupéry, pataud et courageux.
Une grande partie de la France qui peint, écrit, dessine, semble « faire avec ». Parfois elle trahit. Souvent elle collabore. Jouhandeau crache sa haine. Drieu la Rochelle aussi. Editeurs en quête de papier, cinéastes qui se cherchent de la bobine, écrivains apeurés, aventuriers ou coureurs, héros anonymes ou presque, comme Jean Desbordes, romancier mort sous la torture et qui ne parla pas, toutes ces figures font un livre fulgurant de vérité. C’est vrai, la France de Minuit est bien sombre : et sans légende.
Pourtant, impossible d’oublier Marc Bloch, sublime figure que Dan Franck nous rappelle. Tout comme les réfugiés allemands – Franz Werfel et Alma Mahler, Arthur Koestler, Manes Sperber et tant d’autres…

Charles Dantzig
Pourquoi lire ?
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Charles Dantzig est l’auteur de romans et d’essais récompensés par de nombreux prix, parmi lesquels, chez Grasset, Nos vies hâtives (2001, Prix Jean Freustié, Prix Roger Nimier), le Dictionnaire égoïste de la littérature française (2005, Prix Décembre, Prix des lectrices de ELLE, Prix de l’essai de l’Académie française), ou L’Encyclopédie capricieuse du tout et du rien (2009, Prix Duménil).

Devant le brio, l’érudition, la drôlerie et l’acuité de cet essai de Charles Dantzig consacré à sa passion prédominante, la lecture, on ne peut que s’incliner, livre à la main, et le citer : « Voilà pourquoi la lecture n’est pas contre la vie. Elle est la vie, une vie plus sérieuse, moins violente, moins frivole, plus durable, plus orgueilleuse, moins vaniteuse, avec souvent toutes les faiblesses de l’orgueil, la timidité, le silence, la reculade. Elle maintient, dans l’utilitarisme du monde, du détachement en faveur de la pensée. Lire ne sert à rien. C’est pour cela que c’est une grande chose. Nous lisons parce que ça ne sert à rien. »
Et ailleurs, des conseils (« ne pas lire Mein Kampf quand on a perdu son emploi depuis des années dans un pays à forte inflation »), des rosseries (« les éditeurs tentent comme ils peuvent de ne pas vendre et de préserver la littérature, rien n’y fait. Ainsi est né Twilight, le premier roman de vampire qui ne soit pas fait avec du sang, mais avec du navet »), des douceurs (Proust), et des ajustements dans les deux sens (Joyce et sa notoriété, l’emploi du verbe savoir chez Marguerite Duras). Et enfin, une conception de la lecture comme « sœur de la littérature », toutes deux marchant ensemble dans un combat contre le temps. Une philosophie de la lecture qui fait s'exclamer, s'enthousiasmer, applaudir, et qui ne suscite qu'une envie : (la) relire.

Littérature étrangère


Annie Proulx
Mélodies du cœur
Nouvelles
Traduit de l’anglais (USA) par Hélène Dubois-Brigand
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Annie Proulx est unanimement considérée comme l’un des plus grands noms de la littérature américaine. Chez Grasset, outre Nœuds et dénouements (Cahiers rouges, 2005), couronné par le Prix Pulitzer et le National Book Award, ont été publiés Les Crimes de l’accordéon (2004), Un as dans la manche (2005), Cartes postales (Cahiers rouges, 2007) et deux recueils de nouvelles : Nouvelles histoires du Wyoming (2007) et C’est très bien comme ça (2008).

Vengeance, folie, pauvreté – ce recueil est une invitation au voyage dans les grands espaces sauvages de l’Amérique profonde et de ses rares habitants.
Annie Proulx transporte son lecteur dans un milieu de petits chasseurs et de fermiers, et porte sur ses personnages, violents et mal dégrossis, un regard à la fois acide, amusé et moqueur. Et l’atmosphère y est bien sûr incomparable. L’auteur maîtrise de manière peu commune l’art de faire sentir les climats menaçants, les orages qui couvent et les rapports entre les personnages – faits de haine, de jalousies et de rancœurs…
Dans la bouche des personnages ou dans la description de ces paysages somptueux, les mots se heurtent et jouent les uns contre les autres, donnant aux nouvelles un ton à la fois dépaysant et réjouissant.

Antonio Skarmeta
Un père lointain
Roman
Traduit de l’espagnol (Chili) par Alice Seelow
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Né en 1940 à Antofagasta, au Chili, Antonio Skármeta doit s'exiler en 1973 à la suite du putsch du général Pinochet. Depuis, il a vécu aux États-Unis et en Europe, en particulier en Allemagne, où il été ambassadeur du Chili. Scénariste, il a enseigné à l'Institut du cinéma de Berlin et a également publié des nouvelles et des romans, dont La Noce du poète (Grasset, Prix Médicis étranger 2001), La fille au trombone (Grasset, 2004), Le ballet de la victoire (Grasset, 2006), traduits dans plus de vingt langues. En 2006, il reçoit le prestigieux Prix Flaiano pour l’ensemble de son œuvre. Son ouvrage le plus connu reste toutefois Une ardente patience, adapté au cinéma sous le titre Il postino.

Vengeance, folie, pauvreté – ce recueil est une invitation au voyage dans les grands espaces sauvages de l’Amérique profonde et de ses rares habitants.
Annie Proulx transporte son lecteur dans un milieu de petits chasseurs et de fermiers, et porte sur ses personnages, violents et mal dégrossis, un regard à la fois acide, amusé et moqueur. Et l’atmosphère y est bien sûr incomparable. L’auteur maîtrise de manière peu commune l’art de faire sentir les climats menaçants, les orages qui couvent et les rapports entre les personnages – faits de haine, de jalousies et de rancœurs…
Dans la bouche des personnages ou dans la description de ces paysages somptueux, les mots se heurtent et jouent les uns contre les autres, donnant aux nouvelles un ton à la fois dépaysant et réjouissant.

Collection Grand Format


Clive Cussler
Rivage mortel
Thriller
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jean Rosenthal

Clive Cussler est l’auteur de nombreux romans dont, chez Grasset, L’Or des Incas, Sahara, Dragon, Atlantide, Odyssée et Pierre sacrée. Découvreur de nombreuses épaves, il est membre de la Société Géographique Royale de Londres et du Club des explorateurs de New York. Il préside l’Agence nationale maritime et sous-marine (NUMA). Jack DuBrul est l’auteur de nombreux thrillers, vendus à plusieurs millions d’exemplaires à travers le monde, et co-auteur de plusieurs ouvrages de la série « Oregon ».
1896. Dans le désert du Kalahari, quatre Anglais pourchassés par de redoutables guerriers tentent à tout prix de regagner, avec leur butin de diamants, la côte où les attend le HMS Rove. Alors même qu’ils croient être sauvés, une terrible tempête de sable se lève, les vouant à une mort certaine… Sur l’Oregon, Juan et ses hommes viennent d’échapper de justesse à un guet-apens sur les rives du Congo, lorsqu’ils interceptent le signal de détresse d’un petit bateau de pêche pris en chasse par un groupe armé. A son bord, se trouve Sloane Macintyre, sur la piste du HMS Rove et du gigantesque serpent de mer métallique dont lui a parlé un vieux pêcheur fou.
La chasse au mystérieux serpent se transforme bientôt en course contre le temps… et la mort, car un groupe d’hommes sans scrupules projette de déchaîner les forces de la nature contre quiconque s’opposera à eux…

D’après Robert Ludlum
Eric van Lustbader
Le danger dans la peau
La sanction de Bourne

Thriller
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Annie Hamel

Ecrivain, comédien et metteur en scène américain né en 1927, Robert Ludlum s’est imposé depuis 1971 dans le cercle restreint des romanciers à succès. Il lance le personnage de Jason Bourne en 1980 avec La mémoire dans la peau, premier volume d’une série ininterrompue de triomphes internationaux adaptés au cinéma, avec Matt Damon dans le rôle principal. Après la mort de Ludlum en 2001, Eric Van Lustabder, auteur de nombreux best-sellers, reprend le flambeau, et s’impose à son tour comme un maître du suspense.

Jason Bourne a repris la vie tranquille de David Webb, professeur d’université à Washington. Mais lorsque son ami Dominic Specter est kidnappé sous ses yeux, il n’hésite pas longtemps avant de reprendre du service, et de se lancer sur les traces de la mystérieuse Légion noire, un ancien bataillon SS reconverti dans le terrorisme international, qui prépare un attentat d’envergure sur le sol américain. Bourne va s’employer à démanteler le réseau et à récupérer les précieux documents qui dévoilent la nature de la cible. Mais sur sa route se dressent les tueurs de la NSA lancés à ses trousses, ainsi que le redoutable Leonid Arkadine, un mercenaire au passé inquiétant...
De Washington à Munich en passant par Moscou s’engage une haletante course-poursuite sur la terre, sur la mer et dans les airs.

Essais, documents, biographies


Samantha Davies
Avec la collaboration de Christel de Taddeo
Une femme à la mer
Document

Née en 1974 à Portsmouth, Britannique mais bretonne d’adoption, diplômée de Cambridge, Samantha Davies est l’une des navigatrices les plus douées au monde dans la course au large.

Mais qui est donc cette fille sur un bateau rose, dansant au milieu des icebergs au son de Girls wanna have fun, le tube culte de Cindy Lauper ? Qui est cette navigatrice ultra girly, folle de mode et grande admiratrice de Johnny Depp ou de Laure Manaudou ?
Révélation du dernier Vendée Globe, première femme à l’arrivée de la course autour du monde en solitaire sans assistance et sans escale, Samantha Davies, qui a dévalé les mers du sud à toute vitesse, est dotée d’un caractère bien trempé et d’un enthousiasme à toute épreuve.
C’est dans son enfance que s’enracine son bonheur en mer : lorsqu’elle partait avec ses parents à bord du bateau familial pour des vacances jamais écrites à l’avance, des aventures extraordinaires au large des côtes françaises. Depuis, « Sam » Davies a toujours suivi le fil de l’eau, pratiquant la natation synchronisée puis l’aviron de manière intensive durant ses études à Cambridge.
De l’atelier aménagé dans le garage de leur maison, où elle a démonté son premier moteur, jusqu’à sa dernière course en double avec son compagnon, en passant par sa première tentative de tour du monde en équipage à la sortie de l’université, Sam Davies se livre ici sans complaisance, dévoile ses erreurs, ses peurs et ses doutes, avec une sincérité déconcertante et un humour décapant.
Elue « marin de l’année » en Angleterre en janvier dernier, la plus frenchie des navigatrices raconte l’envers du monde de la voile, évoque son amour pour la Bretagne, où elle s’est installée, son engagement pour l’environnement, ou encore son souci de communication : pur produit de la génération geek, elle ne se déplace jamais sans son ordinateur portable, ne compte plus ses amis sur Facebook et twitte depuis son mobile. Pour rester toujours en contact avec le monde extérieur. Ce monde dont elle compte bien refaire le tour…

Umberto Eco
De l’arbre au labyrinthe
Essai
Traduit de l’italien par Hélène Sauvage

Né dans le Piémont en 1932, titulaire de la chaire de sémiotique de l’Université de Bologne, Umberto Eco a enseigné à Paris au Collège de France ainsi qu’à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm. Il est l’auteur de cinq romans : Le Nom de la Rose, Le Pendule de Foucault, L’île du jour d’avant, Baudolino et La Reine Loana et de nombreux essais, dont Comment voyager avec un saumon et A reculons comme une écrevisse. En janvier 2010, il a été fait docteur Honoris Causa de l’Université Panthéon-Assas.

De l’Antiquité classique à nos jours, de multiples philosophies du signe et de l’interprétation se sont succédées, parfois alternatives, parfois complémentaires, sensibles en tout cas à des questions très différentes, et reflétant leur époque.
L’auteur a écrit, au cours des dernières décennies, de nombreux essais sur le sujet et il en présente ici une sélection. Cela va d’une vaste recherche (qui s’ouvre avec Aristote et se clôt sur l’intelligence artificielle) sur deux représentations de notre connaissance, explicitées par les modèles de l’arbre et du labyrinthe, à deux études qui retracent l’histoire de la métaphore, d’Aristote à l’ère médiévale, en passant par un essai sur la façon dont, au Moyen-Age, on classait l’aboiement du chien et les autres cris animaux, mais aussi par la relecture du commentaire chaotique de l’Apocalypse qu’a livré Beatus de Liebana…
On y découvre (ou redécouvre) également une étude sur les techniques médiévales de falsification ou encore une digression sur l’histoire de l’ars combinatoria de Lullo à Pic de la Mirandole, un texte sur la recherche séculaire d’une langue parfaite, un autre sur la sémiotique implicite des Fiancés… Pour en arriver à une série d’études sur Kant, Peirce, Croce, les théories sémantiques de Bréal et à une comparaison polémique avec la pensée « faible »…

Michèle Fitoussi
Helena Rubinstein
La femme qui inventa la beauté

Biographie
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Née en 1954 à Tunis, éditorialiste à Elle, Michèle Fitoussi est l’auteure de plusieurs documents parmi lesquels La Prisonnière (1999), avec Malika Oufkir, best-seller mondial, et de romans parmi lesquels Le Dernier qui part ferme la maison (2004) et Victor (2007, adapté au cinéma).

« Pour la plupart, Helena Rubinstein, c'est une marque de cosmétiques. Pour ceux qui en connaissent un peu plus, c'est une vieille femme richissime et autoritaire, qui a bâti un empire avec ses crèmes de beauté.
Un jour, par hasard, j’ai découvert son existence d'une étonnante modernité. Elle a vécu mille vies, connu deux guerres, traversé deux siècles. Je l’imagine embarquant toute seule, à 24 ans, sur un bateau reliant Gênes à Melbourne… Il en fallait du culot ! Et elle en avait, mon Helena.
Née en 1872 en Pologne, dans une famille pauvre de juifs orthodoxes, elle grandit à Kazimierz, le quartier juif de Cracovie, et exerce son autorité en élevant ses sept sœurs cadettes. Un jour, elle claque la porte de chez elle parce qu'elle refuse le prétendant que son père veut lui faire épouser. Elle se réfugie d’abord chez une tante, à Vienne. Puis elle quitte tout pour s’installer en Australie chez ses oncles maternels. C’est là-bas que, s’improvisant chimiste, elle commence à soigner la peau burinée de la bourgeoisie locale à l’aide de la crème familiale ! Commence alors le roman vrai d'une femme devenue l'une des plus célèbres de son temps : une pionnière. Une avant-gardiste qui inventa la beauté.
En deux décennies à peine, Helena fabrique en quantités la crème donnée par sa mère, en invente des dizaines d'autres, ouvre des salons de beauté en Australie, à Londres, à Paris, à New York… Elle pousse les femmes du monde entier à prendre soin de leur peau, de leur corps, de leur maquillage, en mettant la science au service des cosmétiques.
Mariée à un juif américain d'origine polonaise, journaliste, éditeur, brillant publicitaire qui l'aide à établir son empire, elle rencontre tout ce qui compte dans le milieu de la culture et des arts: leurs amis s'appellent Poiret, Misia Sert, Cocteau, Colette, D.H. Lawrence, Man Ray, Louise de Vilmorin. Collectionneuse acharnée, elle est toujours précurseur. Elle est peinte par Dali, Dufy, Marie Laurencin, Helleu, dessinée par Picasso... Elle achète six ou sept maisons en Europe et aux Etats-Unis, qu'elle fait décorer par les plus grands designers de l'époque.
En 1928, elle vend son affaire à Lehman Brothers et la rachète un an plus tard, en pleine crise de 1929, empochant 6 millions de dollars de bénéfice. Partie de rien, elle devient la femme la plus riche d'Amérique. Tout ça du haut de son mètre quarante-sept et de ses talons de douze centimètres, elle qui répétait sans cesse pour justifier son parcours : Si je ne l'avais pas fait, d'autres que moi l'auraient fait. »

Michela Marzano
Le contrat de défiance
Essai

Née à Rome en 1970, professeur des Universités en philosophie (Paris-Descartes), essayiste, Michela Marzano est l’auteur, entre autres, de Penser le corps (PUF, 2002), Le dictionnaire du corps (PUF, 2007), Extension du domaine de la manipulation (Grasset, 2008). Ses livres sont traduits dans plusieurs langues.

Sans confiance entre les individus, entre les uns et les autres, c’est toute notre société qui s’écroule. Apparaissent la peur, la déraison, la faillite, la guerre, la paranoïa. Et pourtant : la judiciarisation des rapports contractuels, le désir de contrôle, le refus d’offrir à l’autre une part de vulnérabilité, sans laquelle la confiance n’existe pas, engendrent une société de la méfiance, ou de la défiance.
L’essai de Michela Marzano, auscultant au plus profond la part d’ombre indissociable de la méfiance, offre une double perspective historique et philosophique : de la banqueroute de Law (1720) à la crise du prêt interbancaire (2007-2008), de l’égoïsme libéral, (« nous avons toujours su que l’égoïsme insensible était moralement mauvais, nous savons maintenant qu’il est économiquement mauvais » disait Roosevelt de manière prémonitoire), au doute systématique des théories du complot, du don de soi dans l’amour à la multiplication des conflits juridiques dans la sphère privée (sait-on que 70 % des contentieux au TGI sont familiaux ?), de la crainte de tout perdre à l’éloge de la dépendance, Michela Marzano construit et déconstruit notre civilisation, et ses piliers.

Gonzague Saint-Bris
Alfred de Musset
Biographie
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Né en Touraine, Gonzague Saint-Bris est écrivain, journaliste et historien. Il est l’auteur de plusieurs romans parmi lesquels, chez Grasset, Les Vieillards de Brighton (2002, 50 000 exemplaires vendus), L’Enfant de Vinci (2005, 35 000), d’ouvrages historiques comme Le Coup d’éclat du 2 décembre et de biographies de Lafayette, Vigny, Dumas, Balzac, François Ier (Télémaque, 2008) et Henri IV (Télémaque, 2009).

Alfred de Musset, l’enfant terrible du romantisme français. Le dandy débauché à la vie tumultueuse, mythique compagnon de George Sand, auteur de Lorenzaccio et de La Confession d’un enfant du siècle. Cet homme de théâtre, poète virtuose, chantre de l’amour exalté comme de la douleur sincère, ce mondain sulfureux aspirant à la pureté, cet homme à femmes qui eut pour maîtresses Pauline Viardot, Louise Colet ou Rachel et noya ses chagrins d’amour dans l’alcool, eut un siège à l’Académie mais mourut oublié…
Né en 1810, admis très jeune au Cénacle de Charles Nodier, ami de Sainte-Beuve ou Vigny comme du duc d’Orléans, ultrasensible et dévoré par la mélancolie, il sut mieux que personne écrire le lyrisme des sentiments, les tourments de la vie affective, la hantise de la mort ou les mystères de l’inspiration. Longtemps exclu du champ de la littérature, il est désormais reconnu comme un écrivain majeur du dix-neuvième siècle, étudié dans tous les lycées et joué toute l’année sur les scènes françaises.
Ce que nous dit Gonzague Saint-Bris dans cette biographie incroyablement libre de ton et portée par une énergie réjouissante?
Si Musset vivait aujourd’hui, il serait jet-setter, toujours entre New-York et Paris, habillé à la dernière mode, entouré de mannequins super hype, et la cocaïne serait son absinthe.

Serge Sanchez
Brassaï, le promeneur de nuit
Biographie

Journaliste et écrivain, producteur d’émissions pour France Culture, collaborateur du Magazine Littéraire, Serge Sanchez est l’auteur chez Grasset d’une biographie de François Augiéras, le dernier primitif (2006, prix littéraire Ardua de la Ville de Bordeaux).

Né en 1899 dans une ville de Hongrie aujourd’hui roumaine, photographe mais aussi peintre, dessinateur, sculpteur et écrivain, Brassaï fut un artiste éclectique et de son temps.
Etudiant en histoire de l’art à Budapest puis à Berlin, il s’installe à Paris au milieu des années 1920, apprend seul le français en lisant Proust, et passe des nuits entières à arpenter la capitale. Il photographie les rues, les gens, les bordels comme les chantiers, sublime les enseignes publicitaires et capture les lumières. Ami des plus grands artistes de son temps, Kandinsky, Kokoschka, Henry Miller ou Jacques Prévert, il fut aussi le portraitiste de Dali, Picasso, Matisse, Giacometti et Michaux. Alors que la photo peine à être reconnue comme un art, il réalise des clichés qui resteront à jamais les témoins d’une époque mythique : celle du Montparnasse des années 30, de la Bohème étourdissante. Photographe d’un Paris interlope et nocturne comme de la brillante société de la danse et de l’opéra, auteur d’une œuvre aujourd’hui célèbre dans le monde entier, du Japon aux Etats-Unis, Brassaï est entré dans la légende en se promenant.
« La vie de Brassaï fut une quête inlassable et tenace. Du petit soldat communiste à l’exilé hongrois des brasseries de Montparnasse, puis à l’artiste mondialement reconnu, c’est Ulysse. Mais c’est aussi Protée, un flâneur, un grimpeur, un insaisissable vagabond qui fut le poète de sa propre vie. On ne vient pas à bout des légendes. C’est ce qui fait leur étrange beauté. »

Edouard Tétreau
20.000 milliard de dollars
Document

Edouard Tétreau est né en 1970. Après avoir vécu à New York, ces trois dernières années, il conseille aujourd’hui les dirigeants d’entreprises pour leur stratégie et leur communication. Il a publié Analyste, un succès de presse et de librairie, chez Grasset en 2005.

Vous voulez la bonne ou la mauvaise nouvelle ?
La bonne : l’Amérique est de retour. Le « Yes we can » de Barack Obama semble avoir galvanisé un pays sous tension, sorti d’une crise sans précédent aucun depuis 1929, et en voie de guérison.
La mauvaise : l’Amérique aura bientôt (2020) atteint le seuil de 20.000 milliards de dollars de dette publique. Premier créancier : la Chine. D’après Edouard Tétreau, qui conjugue dans ce livre hilarant mais effrayant le talent de l’humoriste et le fiel du pamphlétaire, la première puissance mondiale ne remboursera jamais sa dette. Vous vous en fichez ? Vous avez tort : c’est VOUS qui allez payer.
Après Analyste, plongée au cœur de la folie des marchés financiers, le nouveau Tétreau nous précipite dans l’œil du cyclone : l’aberration de la puissance américaine, du Kansas à Manhattan, d’une chambre forte à un bureau de lobbyiste. En trois parties, Requiem, Born Again, Apocalypse, c’est l’Amérique dans tous ses états : la religion comme marché, les 75 millions de chiens domestiques sur-nourris, les vautours de Wall Street qui ne savent rien, disent-ils, des produits toxiques, un taux d’intérêt à 79,9 %, la faillite de Lehman Brothers vue d’un balcon privilégié, mais aussi l’immigration galopante, l’hispanisation de la société, le dynamisme de la Silicon Valley, une visite à Detroit ou à Palo Alto, la Californie propre ou le Mexique en surchauffe. « Je ne connais pas de pays où l’amour de l’argent tienne une plus large place dans le cœur de l’homme. » La phrase de Tocqueville n’a pas pris une ride…

Petite collection blanche

James B. Stewart
Huit jours pour sauver la finance
Préface d’Alain Minc
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James B. Stewart est journaliste au New Yorker. Il est l’auteur de plusieurs livres, comme Heart of a Soldier (2002), qui retrace la vie d’une des victimes du 11 septembre 2001. En 1992, il a fondé SmartMoney, magazine financier dans lequel il tient toujours une chronique. En 1988, il a obtenu le prix Pulitzer du journalisme d’investigation pour une série d’articles Wall Street Journal sur les spéculations boursières.

Huit jours pour sauver la finance a initialement été publié dans le New Yorker ; c’est sa première publication mondiale sous forme de livre.
La faillite de Lehman Brothers a été le point de départ d’une crise financière mondiale sans précédent, et nous en subissons encore les effets. Le livre de James B. Stewart est le résultat d'un travail d'investigation rassemblant une quantité impressionnante de témoignages des principaux protagonistes de cette affaire (Henry Paulson, Ben Bernanke, Timothy Geithner, etc.), mais aussi d'observateurs plus éloignés qui apportent nuances et précisions sur cette retentissante faillite. C’est à la fois le récit du sauvetage du système financier américain et une galerie de portraits des géants la finance américaine.
En reconstituant méticuleusement les huit jours qui ont vu le système financier américain vaciller (du 12 au 19 septembre 2008), James B. Stewart déroule le fil des événements dans leur implacable enchaînement et replace la faillite de l’une des plus grandes banques d'investissement américaines dans un contexte nécessaire à la réflexion critique. S’il propose une analyse fouillée des facteurs ayant conduit Lehman Brothers à la faillite, il en aborde aussi les conséquences : le nécessaire sauvetage gouvernemental d'AIG, la crise du marché du crédit et des fonds communs de placement et toutes les polémiques qui les accompagnent.
Alors que le Président Obama travaille actuellement à la rénovation du système financier américain et milite pour sa réglementation accrue, ce livre offre une précieuse rétrospective de la fin de l’ère du « laissez-faire ».

Laurent Cohen-Tanugi
L’Europe de la dernière chance

Avocat aux barreaux de Paris et New-York, auteur de nombreux ouvrages, Laurent Cohen-Tanugi a récemment dirigé la mission interministérielle « L’Europe dans la mondialisation », en vue de la présidence française de l’Union européenne de 2008.

A l’heure où les chocs de la mondialisation le rendent plus nécessaire que jamais, le projet européen, entreprise révolutionnaire qui devait constituer notre avenir, semble paradoxalement à bout de souffle.
A la difficulté de bâtir une Europe politique, au scepticisme croissant des opinions publiques, la crise de la zone euro et ses conséquences ajoutent désormais le risque réel de voir se défaire l’acquis économique de cinquante ans. Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment, surtout, nous reconstruire un avenir européen, dans un monde globalisé où nos nations pèseront individuellement de moins en moins ?
Pour répondre à ces questions, Laurent Cohen-Tanugi commence par dénoncer sans tabou les inconséquences accumulées par les dirigeants européens depuis vingt ans, et les contradictions qu’elles reflètent : convocation improvisée et irréversible des opinions nationales dans un jeu diplomatique complexe, inachèvement de l’union économique et monétaire, élargissement mal préparé, absence de stratégie économique digne de ce nom, naïveté géopolitique…
Le résultat est sans appel : à l’engrenage vertueux espéré par Monnet et Schuman s’est peu à peu substitué le cercle vicieux de l’impuissance européenne, de la désaffection des citoyens et de la renationalisation des politiques.
Les mutations à l’œuvre dans le monde, la crise économique et financière planétaire et celle de l’euro mettent désormais l’Europe au pied du mur, avec une alternative claire : se réformer et se renforcer en une union économique et politique cohérente, ou péricliter.
Européen convaincu, Cohen-Tanugi nous invite à choisir la première voie, avec audace. Pour nous reconstruire un avenir dans la mondialisation.

Les cahiers rouges


Béatrix Beck
L’enfant-chat

Prix Goncourt 1952 pour Léon Morin, prêtre, Grand Prix de Littérature de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre (1997), Béatrix Beck (1914-2008) est un écrivain majeur du XXème siècle.

Une veuve, professeur en retraite vivant à la campagne, recueille une petite chatte qu'elle considère bientôt comme sa fille. Or voici que cette chatte se met à parler : elle prononce quelques mots, puis des petites phrases. Un jour, elle veut aller à l'école. L'institutrice consent à la recevoir, mais ne peut la garder parce que sa présence trouble la classe. Mais la chatte tombe malade. Heureusement, un amoureux survient qui lui rendra la santé et lui fera des petits, doués eux aussi de la parole...
Personne aujourd'hui n'a un style plus riche et plus précis que Béatrix Beck. Elle a l'invention d'un Marcel Aymé et la concision d'un Jules Renard. En une succession de petites scènes où se marient le réalisme et le merveilleux, la poésie et l'humour, tout un petit monde est peint ici, en vives couleurs.

Henri Calet
Contre l’oubli

Henri Calet (1904-1956), journaliste, entre autre, à Combat, a laissé une œuvre littéraire importante et marquante sur une France populaire et modeste (La Belle Lurette, Gallimard, 1935, Le Croquant indiscret, Grasset, 1956). Il est l’auteur de la célèbre phrase : « Ne me secouez pas, je suis plein de larmes. »

Contre l'oubli, paru en 1956, rassemble des reportages, des chroniques parus dans des journaux entre 1944 et 1948. La fin de la guerre - et ses lendemains: une époque en demi-teinte... Une époque, pour Calet, dont la mélancolie et l'humour acide triomphent ici, entre le soleil de la victoire et le brouillard des chagrins.

Blaise Cendrars
La vie dangereuse

Blaise Cendrars (1887-1961) est un grand auteur dont la prochaine entrée dans la Pléiade marquera le statut de « classique moderne ». Poète (Les Pâques à New York), romancier (L’Or), essayiste (D’oultremer à indigo), il savait tout faire et le faisait avec génie.

La Vie dangereuse (1938) est composée de cinq récits, dans lesquels se mêlent des souvenirs (le Rayon vert, J'ai saigné), des bribes de reportages (Fébronio), des récits d'explorateurs (La Femme aimée). Ces textes illustrent magistralement le principe de La Femme aimée : Je suis partout chez moi. »
Un grand classique. Dans les Cahiers rouges figurent également, de Cendrars, Rhum et Moravagine.

Annie Proulx
Les pieds dans la boue

Annie Proulx est unanimement considérée comme l’un des plus grands noms de la littérature américaine. Chez Grasset, outre Nœuds et dénouements (Cahiers rouges, 2005), couronné par le Prix Pulitzer et le National Book Award, ont été publiés Les Crimes de l’accordéon (2004), Un as dans la manche (2005), Cartes postales (Cahiers rouges, 2007) et deux recueils de nouvelles : Nouvelles histoires du Wyoming (2007) et C’est très bien comme ça (2008). Brokeback Mountain (2006), rendu célèbre par son adaptation au cinéma, figurait à l’origine dans le présent recueil, initialement paru chez Rivages en 2001.

Les onze nouvelles qui composent ce recueil nous emmènent sur le territoire de prédilection d’Annie Proulx : le Wyoming. Contrée sauvage et splendide, âpre autant que les hommes qui la peuplent. Sur fond de paysages grandioses, évoqués avec une sensibilité et une richesse dont elle seule a le secret, Proulx déploie le destin d’une poignée de personnages solitaires et mutiques. Ce « ramassis de paumés » luttent contre les forces sans âme – l’argent, la corruption, la ville – qui menacent de faire disparaître ce dernier bastion de l’authentique Amérique.
Annie Proulx est ici au summum de son art, subtil mélange de réalisme et de fantaisie, de tragédie et d’humour noir, de grands espaces et de grandes espérances. Une pièce maîtresse dans l’une des œuvres les plus fortes de la littérature américaine contemporaine.

Grasset - Jeunesse


Mai

Claude Clément
Illustrations de Sylvie Serprix

Un piano sur son dos
Collection Lecteurs en herbe

Claude Clément a grandi au Maroc, mais a vécu son adolescence à Paris ; elle y développe son goût du théâtre (“ Auteurs en scène ” est sa propre compagnie), de la musique, et bien sûr, de l’écriture. D’un voyage à Prague, elle ramène un amour pour la langue tchèque, qu’elle traduit désormais. Elle publie en 1986 Le Peintre et les cygnes sauvages chez Duculot-Casterman, et, en 1989, Le Luthier de Venise, à l’École des Loisirs, pour lequel elle reçoit le prix Sorcières des Libraires Jeunesse 1990. Chez Grasset-Jeunesse, elle a écrit Un petit chaperon rouge et La Poupée de bois tendre, albums illustrés par Isabelle Forestier, et La Clé du silence, illustré par Yan Thomas, et vient de publier une biographie de Frédéric Chopin aux Editions du Jasmin.

Sylvie Serprix a commencé à dessiner pour s’amuser, il y a une trentaine d’années. Et depuis, c’est devenu son métier... pour continuer à s’amuser ! Après des études à l’ESAG, elle commence “le voyage” avec le dessin documentaire, et, après un passage par l’informatique et la conception de sites web, travaille aujourd’hui principalement pour la presse (Le Monde, Libération, Madame Figaro…) et l’édition (Talents Hauts, Gallimard, Oskar…). Chez Grasset-Jeunesse, elle a réalisé les illustrations du Samovar et autres histoires, recueil de nouvelles d’Anne Thévenin, (collection Lampe de poche 9 ans et +), et de L’Imagier de Romuald (coll. 2x2=4), album dans lequel elle invitait les tout-petits à partager son univers frais, coloré et malicieux.

« À sa naissance, sa maman déposa son berceau, délicatement, sous un piano. Elle-même ne savait pas jouer, mais elle était fascinée par la musique qui pouvait jaillir du clavier. L’enfant grandit… Il se tapit de nouveau sous le piano, avec discrétion, pour continuer à l’entendre chanter tout entier … »
Devenu grand, il apprend à en connaître les moindres secrets. De partout, les pianistes viennent dans son atelier pour réparer leurs instruments. Mais quelque chose lui manque… Alors, pour trouver ce quelque chose, il part sur les routes, son piano sur son dos…

Dans Un piano sur son dos, c’est toute la douceur et la magie du travail de Sylvie Serprix qui s’expriment, donnant vie au conte mélodieux de Claude Clément, passionnée de musique, qui aborde les thèmes de la découverte, de la persévérance et de l’amour.
Un hymne à la musique tout en symbolisme et en poésie à offrir à tous les pianistes en herbe, et aux rêveurs de tous âges… !



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