Nouveautés Grasset

Octobre
2009

Littérature française | Littérature étrangère | Thrillers
Petite collection blanche | Essais, documents, biographies
Revue | Les Cahiers Rouges | Grasset-Jeunesse

 

Littérature Française



Alexandre Jardin
Quinze ans après
roman
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Alexandre Jardin a déjà publié une douzaine de romans dont, chez Grasset, Le roman des Jardin et Chaque femme est un roman. Son livre le plus fameux, Fanfan, a été porté à l'écran. Quinze ans après en est la suite.

Quand Alexandre Jardin avait publié Fanfan, voici quinze ans, il avait mis en scène un héros, Alexandre, qui, craignant d'user son amour pour Fanfan, n'en finissait pas de faire durer les commencements et de prolonger interminablement des marivaudages charmants mais vains. A l'évidence, ce romantisme avait échoué puisque Alexandre et Fanfan s'étaient séparés à la fin du roman…
Or, voici l'acte II de leur belle histoire : " quinze ans après ", donc, Fanfan et Alexandre se retrouvent, à la suite des manigances de deux personnages secondaires, un éditeur et un producteur, qui ont tout intérêt à exploiter, au cinéma et dans l'édition, les produits de ces retrouvailles. Pourtant, les deux héros ont bien changé : Fanfan, échaudée par deux mariages ratés, ne veut plus s'engager dans quelque aventure conjugale ; à l'inverse, Alexandre s'est converti à l'idée que l'amour - et même le mariage - peut être une exaltation de chaque jour, de chaque heure, à condition d'être doué pour " l'enchantement casanier ".
A partir de ce double programme affectif, Fanfan et Alexandre vont donc réinventer leur couple. Y parviendront-ils ? A quel prix ? Jusqu'à quand ? En tout cas, c'est sur ce thème que brode avec brio un Alexandre Jardin en grande forme. A son couple fétiche, il adjoint des seconds rôles, notamment une certaine Faustine, nymphomane et cruelle.
Fanfan, Acte II devrait permettre aux nostalgiques de l'Acte I de retrouver leurs héros - et d'apprendre à mûrir, sinon à vieillir - en leur compagnie.




Géraldine Maillet
Le monde à ses pieds
roman
Collection " ceci n'est pas un fait divers"
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Née en 1972 en Haute-Garonne, Géraldine Maillet est l'auteur de plusieurs romans, tous publiés chez Flammarion, dont Presque top model (2007) et French Manucure (2008), qui furent des succès de librairie. Elle a également réalisé deux court-métrages.

Ruslana est une jeune élève sérieuse et mélancolique. Elle a seize ans quand la plus célèbre agence de mannequins anglaise la découvre par hasard dans une brochure touristique sur le Kazakhstan. Elle quitte son pays natal misérable, sa mère veuve et son frère footballeur amateur pour Londres. Le succès est fulgurant. New York, Paris, Saint-Barth, elle mène le grand train, côtoie les people, défile devant les stars, couvre sa mère de cadeaux, devient la référence... Elle découvre aussi l'amour, les hommes qu'elle subjugue, les rencontres éphémères, le tourbillon de la gloire, l'ivresse, le gâchis, la peur du lendemain...
Après trois années sur les podiums du monde entier, son visage slave en couverture des magazines glamours, Ruslana s'achète un studio à Manhattan, où elle se terre. Quelques jours avant son vingt-et-unième anniversaire, elle est adulée mais terriblement seule. Alors que le monde est à ses pieds, elle saute dans le vide.

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Littérature étrangère

Thomas Hettche
De quoi sommes-nous fait

Roman
Traduit de l'allemand par Armand Beaume
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Thomas Hettche est né en Allemagne en 1964. Il poursuit des études de lettres et de philosophie à l'université de Francfort-sur-le-Main. Journaliste pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung et le Neue Zürcher Zeitung, il est également l'auteur de plusieurs essais et de quatre romans, dont deux traduits en français, Nox (Grasset, 1997) et Le cas Arbogast (Grasset 2003). Membre du jury du Prix Ingeborg Bachmann à Klagenfurt, en Autriche de 1995 à 1999, il a lui-même reçu de nombreuses récompenses.

Encore un peu ivre du décalage horaire, Niklas Kalf traverse New York avec sa femme Liz pour se rendre à un dîner. La guerre en Irak est imminente et la ville lui semble prise dans une fièvre étrange. Au cours de cette soirée, on lui raconte l'histoire sanglante d'une adolescente qui a tué un homme à Central Park. Le couple rentre à l'hôtel, à la fois troublé et obsédé par ce fait divers, et passe une nuit agitée. Lorsque le jour se lève enfin, prêt à effacer cauchemars et angoisses, Liz, enceinte, a disparu …
Des coups de téléphone menaçants font bientôt comprendre à Niklas que l'enlèvement de sa femme n'est pas sans rapport avec ses propres recherches sur Eugen Meerkatz, émigré juif allemand dont il écrit la biographie. Seul dans un pays qui lui est étranger, il décide de partir sur les traces de la disparue…

Autour de Gabriel Garcia Marquez

Gerald Martin
Gabriel Garcia Marquez, une vie

Biographie
Traduit de l'anglais par Marie-France Girod,
Dominique Letellier et Alice Pétillot
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Professeur de langues modernes à l'université de Pittsburgh, Gerald Martin est également président de l'Institut International pour la Littérature ibéro-américaine. Il a notamment publié une édition critique de Hombres de maiz (1992) et de El Senior Presidente (2000) de Miguel Angel Asturias et a participé à la rédaction du Cambridge History of Latin America. Sa biographie de Gabriel García Márquez est l'aboutissement de dix-sept années de recherches.

Gerald Martin, aux dires de García Márquez, son biographe " officiel ", nous livre ici un magnifique portrait de l'écrivain colombien, prix Nobel de littérature en 1982, qui incarne à la fois le réalisme magique et l'engagement révolutionnaire. Ses romans et nouvelles mêlent avec brio les grands tableaux de l'histoire sud-américaine, à la fable, au folklore et aux mythes populaires. Son œuvre exceptionnelle dénonce les inégalités sociales et les inextricables compromissions morales, fruits de luttes acharnées de pouvoir ou d'intérêt et principales causes du malheur des plus faibles, acculés à un destin tragique.
Ce sont toutefois les aspects moins connus de l'incroyable destin de l'écrivain que cette biographie met en lumière : la difficulté de concilier la célébrité et la qualité littéraire, la politique et l'écriture, le pouvoir, la solitude et l'amour ; le contraste entre ses origines caribéennes et l'autoritarisme sinistre de Bogota ; et son abandon conscient mais néanmoins pénible de Macondo, du réalisme magique et de Cent ans de solitude, après qu'ils lui ont apporté la gloire et une fortune inespérée.
Fruit de dix-sept années de constance et d'obstination, cette biographie s'appuie non seulement sur la connaissance exceptionnelle que Gerald Martin a su acquérir de García Márquez et de son entourage, mais aussi sur une diversité de sources qu'il sera extrêmement difficile pour tout autre biographe, sinon impossible, de réunir à nouveau.

Remises en vente
Gabriel Garcia Marquez
L'amour au temps du choléra

roman
Traduit de l'espagnol (Colombie) par Annie Morvan

Nous remettons en vente ce chef-d'œuvre de Gabriel Garcia Marquez, à l'occasion de la parution de la biographie de Gerald Martin.

Dans une petite ville des Caraïbes, à la fin du siècle dernier, un jeune télégraphiste, pauvre, maladroit, poète et violoniste, tombe amoureux fou de l'écolière la plus ravissante que l'on puisse imaginer. Sous les amandiers d'un parc, il lui jure un amour éternel et elle accepte de l'épouser. Pendant trois ans, ils ne feront que penser l'un à l'autre, vivre l'un pour l'autre, rêver l'un de l'autre, plongés dans l'envoûtement de l'amour. Jusqu'au jour où l'éblouissante Fermina Daza, créature magique et altière, irrésistible d'intelligence et de grâce, préfèrera un jeune et riche médecin, Juvenal Urbino, à la passion invincible du médiocre Florentino Ariza. Fermina et Jevenal gravissent avec éclat les échelons de la réussite en même temps qu'ils traversent les épreuves de la routine conjugale.
Florentino Ariza, repoussé par Fermina Dazan, se réfugie dans la poésie et entreprend une carrière de séducteur impénitent et clandestin. Toute sa vie, en fait, n'est tournée que vers un seul objectif : se faire un nom et une fortune pour mériter celle qu'il ne cessera jamais d'aimer en secret et avec acharnement chaque instant de chaque jour, pendant plus d'un demi-siècle.

Gabriel Garcia Marquez
De l'amour et autres démons

roman
Traduit de l'espagnol (Colombie) par Annie Morvan
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" Au premier coup de pioche, la pierre se désintégra et une chevelure vivante d'une intense couleur de cuivre déferla hors de la crypte… Sur la pierre taillée rongée par le salpêtre ne figurait qu'un simple prénom : Sierva Maria de Todos los Angeles. Déployée à terre, la splendide chevelure mesurait vingt-deux mètres et onze centimètres. "
Sierva Maria de Todos los Angeles, fille unique du marquis de Casalduero, avait douze ans quand elle fut mordue par un chien couleur de cendre portant une lune blanche sur le front. Enfermée au couvent pour faire exorciser cette rage qu'elle n'a pas, prise entre les démons de l'Inquisition et cette passion toute neuve pour son exorciste, Don Cayetano Delaura, l'amante-enfant vivra un amour qui l'entraînera jusqu'à la destruction.
Contrepoint de l'épopée sentimentale qu'était L'Amour au temps du choléra, De l'amour et autres démons est une pierre majeure dans la construction de l'univers fantastique et rebelle du grand écrivain colombien, qui renouvelle le miracle d'un art capable d'envahir les cœurs et les regards, perpétuant le mythe fondateur de la passion fatale. La perfection de l'écriture et la maîtrise narrative de Gabriel Garcia Marquez sont les forces souterraines qui donnent à ce roman une magnificence tragique et l'envoûtante beauté du chef-d'œuvre.

Autour de Stefan Zweig

Stefan Zweig
Un soupçon légitime

Nouvelle inédite
Traduite de l'allemand par Baptiste Touverey
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Betsy et son mari, couple de jeunes retraités, mènent une existence solitaire et tranquille jusqu'au jour où emménagent leurs nouveaux voisins, les Limpley. John Charleston Limpley est un homme débordant d'enthousiasme, bavard et expansif, qui attire immédiatement la sympathie. Cette vitalité se révèle pourtant vite épuisante, y compris pour sa propre femme. Pour la réconforter, Betsy lui offre un chiot, Ponto.
Limpley se prend d'une passion dévorante pour l'animal. Les rôles s'inversent et Ponto devient le maître, habitué à voir ses moindres caprices satisfaits. Betsy ne supporte pas cette tyrannie, et ses relations avec les Limpley se refroidissent. C'est alors que Mrs. Limpley tombe enceinte.
Limpley oublie son chien et, toujours dans la démesure, se consacre tout entier à sa femme et à sa fille. Ponto, délaissé, ne comprend pas cette indifférence et éprouve bientôt une rancœur grandissante à l'égard de son maître et de l'enfant…

Stefan Zweig
Les grandes vies

Biographies
Collection Bibliothèque
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Poète, dramaturge, romancier, Stefan Zweig excelle dans le genre de la biographie. Sont parus chez Grasset, entre autres, sa correspondance et une nouvelle inédite en français, Le voyage dans le passé.

Magellan (1480-1521) entreprit le premier voyage autour du monde. Il trouva une mort absurde aux Philippines, son exploit accompli. Dans cette formidable biographie, Zweig exalte la volonté héroïque de Magellan, qui prouve qu'" une idée animée par le génie et portée par la passion est plus forte que tous les éléments réunis ".
Marie Stuart (1542-1587) reine d'Ecosse puis de France, doit en 1560 se réfugier auprès d'Elisabeth I d'Angleterre après une liaison malheureuse. Celle-ci la gardera captive vingt ans avant de la condamner à mort. Il fallait l'immense talent de Stefan Zweig pour faire revivre la femme et la reine, parée de mille grâces par les uns, peinte comme une criminelle par les autres.
Qui était Marie-Antoinette (1755-1793) ? Une débauchée futile ? Une icône pour la Restauration ? Nous la suivons de la chambre de son époux, jusqu'au lit de la guillotine. Zweig analyse une âme bouleversée par les événements, qui, sous le poids du malheur et de l'Histoire, se révèle à elle-même.
Joseph Fouché (1759-1820) a servi avec zèle la République, le Directoire, le Consulat, l'Empire et la Monarchie. Fouché, c'est l'art du reniement, la grâce du traître. Stefan Zweig nous fait découvrir, à sa manière, une figure essentielle de l'Histoire.

A l'occasion de la comédie musicale Zorro, aux Folies Bergères

Isabel Allende
Zorro

Roman
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Dominique Letellier
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Isabel Allende, de nationalité chilienne, est née à Lima au Pérou, en 1942. Journaliste et écrivain, elle a publié notamment La Maison aux esprits ( Fayard, 1994), Fille du destin (Grasset, 2000), Portrait Sépia et Aphrodite (Grasset, 2001), La Cité des dieux sauvages (Grasset, 2002), Mon pays réinventé (Grasset, 2003) et Le Royaume du dragon d'or (Grasset, 2004).

Qui est Diego de la Vega, alias Zorro, le justicier masqué, don Juan et habile escrimeur que nous connaissons tous ? Dans ce roman, le premier sur l'enfance de ce héros, Isabel Allende nous emmène dans les coulisses de la légende.
Né près de Los Angeles, au début du 19e siècle, Diego est le fils d'Alexandre de la Vega - gentilhomme espagnol devenu propriétaire terrien en Californie en récompense de ses prouesses militaires en Europe -, et de Regina, connue sous son nom de guerrière indienne, Tête-De-Loup-Gris. Dès son enfance, une amitié sans faille lie Diego à Bernardo, son frère de lait.
Aussitôt après, accompagné de Bernardo, il est envoyé par son père parfaire son éducation à Barcelone. En 1808, Napoléon a envahi l'Espagne, enlevé et destitué le roi, qu'il a remplacé par Joseph Bonaparte. Il passe avec brio les épreuves initiatiques de la société secrète " La Justice ", épousant la cause des faibles et des opprimés.
Zorro se charge de mettre à l'abri les filles de son protecteur et ami Tomas, Juliana et Isabel. Ils traversent l'Espagne à pied, déguisés en pèlerins, jusqu'au port de Saint Jacques de Compostelle, où ils s'embarquent pour la Californie. Fait prisonnier par Jean Laffite, Zorro doit renoncer à Juliana, amoureuse du corsaire. Il rentre au pays et continue d'user de son ingéniosité pour défendre les pauvres gens, à commencer par son père, accusé de trahir le royaume d'Espagne…

ZORRO, Spectacle musical aux Folies Bergères,
à partir d'octobre 2009

Rythmé par les plus grands succès des Gipsy Kings, ZORRO réunira chants, danse flamenco, combats à l'épée, cascades, romance et aventure. Adapté du roman Isabel Allende, mis en scène par Christopher Renshaw (The King and I, We Will Rock You), le spectacle offre une nouvelle vision de l'histoire de Zorro en revenant aux origines de la légende du justicier. La chorégraphie sera signée Rafael Amargo, danseur et chorégraphe espagnol de renommée internationale et la musique des Gipsy Kings, associant tubes et compositions originales, sera jouée par un orchestre en live. Les décors et les costumes seront l'œuvre de Tom Piper, créateur rattaché à la prestigieuse Royal Shakespeare Company. Présenté en 2008 à Londres, le " musical " ZORRO a conquis plus de 1 300 000 spectateurs et reçu cinq nominations cette année aux Laurence Olivier Awards, notamment pour Meilleur Spectacle et Meilleure Chorégraphie.


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Thrillers

Robert Ludlum
La stratégie Bancroft
thriller
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Dominique Letellier
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Ecrivain, comédien et metteur en scène américain, né en 1927, Robert Ludlum est entré dans le cercle restreint des romanciers à succès avec L'héritage Scarlatti, publié en 1971, premier volume d'une série ininterrompue de triomphes internationaux qui l'impose très vite comme maître du genre. Depuis sa mort, en 2001, un certain nombre d'écrivains se chargent d'achever et de mettre au goût du jour des manuscrits non encore publiés de l'auteur.

Todd Belknap, agent des Opérations Consulaires à la réputation de cowboy solitaire et acharné, est contraint de quitter l'organisation après une opération qui tourne mal. Au même moment, son collègue et meilleur ami Jared Rinehart est enlevé au Liban par une milice aux méthodes brutales. Puisque le gouvernement refuse de venir en aide à Rinehart ou d'entamer des négociations pour obtenir sa libération, Belknap décide de prendre l'affaire en main.
Andrea Bancroft, brillante analyste spécialisée dans l'étude des fonds spéculatifs, reçoit un appel surprenant - un cousin qu'elle n'a jamais rencontré lui a légué douze millions de dollars, à la condition qu'elle accepte de siéger au conseil d'administration de la fondation Bancroft, une association caritative présidée par le patriarche de la famille, Paul Bancroft… Anna, qui n'a jamais rencontré aucun membre du clan - sa mère a été brièvement mariée à un Bancroft et a coupé les ponts des années auparavant - est intriguée. Mais plus elle s'engage auprès de la fondation, moins son action lui paraît innocente.
Quel rôle joue-t-elle auprès de Génésis, un individu mystérieux qui tente de détruire l'équilibre géopolitique, mettant ainsi en danger des millions de personnes ? Alors que la situation empire, Todd Belknap et Andrea Bancroft doivent s'allier, à contre-cœur, afin de découvrir ce qui se cache derrière ce nom sans visage dont la simple évocation suffit à faire frémir…

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Essais, documents


Jacques Bedu
Bohèmes en prose

Essai littéraire
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Jean-Jacques Bedu est vice-président du Centre Méditerranéen de Littérature. Délégué Général des Prix Méditerranée, Spiritualités d'aujourd'hui, et du Prix du livre incorrect, il est l'auteur de nombreux essais, dont deux biographies, de Maurice Magre et de Francis Carco.

Des Trois glorieuses jusqu'à la fin des Années Folles, Jean-Jacques Bedu, dans Bohèmes en prose, esquisse les parcours d'un certain nombre d'artistes qui ont marqué leur époque : Gérard de Nerval, Henry Murger, Alfred Jarry, Paul-Jean Toulet, Picasso, Modigliani, Utrillo, Soutine, Kiki de Montparnasse et d'autres encore, relativement moins connus : Pétrus Borel, Albert Glatigny, Jean de Tinan, Jean Lorrain, Mécislas Goldberg, Charles-Louis Philippe, Béatrice Hastings, Maurice Sachs qui tous, écrivains, peintres, musiciens ont vécu dans une certaine marginalité et fréquenté les lieux mythiques de la bohème : Le Café Vachette, La Closerie des Lilas, La Rotonde, Le Dôme, Le Chat-Noir, Le Bateau-Lavoir, La Ruche…
L'auteur tente de dégager de ce mode de vie, précaire et aléatoire, qu'il émaille d'anecdotes, une conception de l'art en même temps qu'il dresse un guide du " Paris bohème ".

Pascal Bruckner
Le paradoxe amoureux

Essai
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Né en 1948 à Paris, Pascal Bruckner est l'auteur de plusieurs essais chez Grasset : La tentation de l'innocence (Prix Médicis 1995), L'Euphorie perpétuelle ou le devoir de bonheur, (2000), Misère de la prospérité (Prix du Meilleur livre d'économie, Prix Aujourd'hui 2002), La tyrannie de la pénitence (2006). Collaborateur au Nouvel Observateur. Il est également romancier.

Inventer l'amour, l'émanciper des tutelles religieuses et des politiques familiales, instaurer le mariage d'inclination, en finir avec le servage des femmes, tel fut le grand projet des réformateurs depuis le 18ème siècle. Il aura fallu presque trois siècles pour le mener à bien et offrir à chacun la possibilité d'aimer qui il souhaite, de frayer avec la personne de son choix.
Cette immense conquête est problématique : comment l'amour, dont la vocation est de rattacher, peut-il se concilier avec la liberté dont l'effet est de séparer ? Cette contradiction explique le caractère à la fois ardent et fragile des romances contemporaines. Croyance inentamée dans les beautés de la passion, de la fidélité, constat des difficultés de cet idéal dès lors qu'il met face à face deux individus qui ne veulent rien sacrifier de leur bonheur personnel et préfèrent saborder leur union plutôt que la prolonger dans la routine ou la médiocrité. Pour résoudre ce déchirement, deux idéologies se coalisent : l'une progressiste veut en finir avec la fidélité, le couple, la famille ; l'autre conservatrice veut restaurer le mariage à l'ancienne, la monogamie indissoluble. Mais l'amour, têtu, oppose sa permanence, sa richesse, son ambivalence aux discours qui prétendent le corriger.
Le nouvel essai de Pascal Bruckner raconte, à travers les métamorphoses du mariage et de l'érotisme, la résistance du sentiment à tous les embrigadements. Nous n'avons pas trouvé la solution aux souffrances de l'amour, nous n'avons fait que multiplier les paradoxes. Il y a progrès dans la condition des hommes et des femmes mais il n'y a pas de progrès en amour : c'est la bonne nouvelle de ce troisième millénaire commençant.

Jean-Claude Carrière
Et Umberto Eco
N'espérez pas vous débarrasser des livres

Entretiens menés par Jean-Philippe de Tonnac
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Jean-Claude Carrière, né en 1931, est écrivain, dramaturge et scénariste.
Umberto Eco, né en 1932, est médiéviste, sémioticien, philosophe, critique littéraire et romancier.
Jean-Philippe de Tonnac, né en 1958, est essayiste et journaliste.

A la veille de l'arrivée sur tous les marchés du monde des nouvelles générations de livres électroniques, deux grands érudits et bibliophiles passionnés s'interrogent sur l'avenir du livre. L'adoption du ebook par le grand public, si elle est avérée, ne sera t-elle qu'un nouvel épisode dans l'histoire de l'écrit, ou bien déterminera-t-elle un profond changement de civilisation ?
Non sans humour, Jean-Claude Carrière et Umberto Eco nous rappellent que les livres sont parvenus jusqu'à nous en dépit d'un certain nombre d'obstacles au regard desquels l'épisode du ebook peut apparaître comme bien inoffensif. Vecteur et symbole d'une liberté d'expression incontrôlable, le livre a suscité des réactions plus ou moins hostiles de la part des censeurs de tous ordres et son histoire est indissociable de celle d'un véritable bibliocauste toujours recommencé. Ansi ignorance, imbécillité, censure, inquisition, autodafé, négligence, distraction, incendie auront été autant de causes de la destruction de pans entiers du patrimoine universel. Qui nous dira combien de Divine comédie manquent à jamais dans nos bibliothèques ?
Observateurs et chroniqueurs amusés de ces accidents de parcours, convaincus que nous pouvons saisir quelque chose de l'humaine aventure aussi bien par ses éclats que par ses ratés, Jean-Claude Carrière et Umberto Eco se livrent à un échange étincelant autour de la mémoire à partir des flops, des lacunes, des oublis et des pertes irrémédiables qui, tout autant que nos chefs d'œuvre, la constituent. Ils s'amusent à montrer comment le livre, en dépit des dégâts que les filtrages ont opérés, est finalement passé à travers tous les filets tendus, pour le meilleur et parfois aussi pour le pire…

Umberto Eco sera présent à Paris à l'occasion de la parution de N'espérez pas vous débarrasser des livres.

Gérard Haddad
Les femmes et l'alcool
Quatre récits d'un psychanalyste

Essai

Psychiatre psychanalyste. Son travail théorique a essentiellement porté sur l'étude du fait religieux (et en particulier du judaïsme) à la lumière de la psychanalyse. Il a également traduit la plupart des ouvrages de Yeshayahou Leibowitz parus en langue française. Ses principaux ouvrages : Manger le livre (Grasset, 1984) ; Les Biblioclastes (Grasset, 1990) reparu sous le titre Les Folies millénaristes ; Le Jour où Lacan m'a adopté (Grasset, 2002) et Le Péché originel de la psychanalyse (Seuil, 2007).

Ce livre raconte l'histoire de quatre femmes qui, un jour, se sont adonnées sans limite à la boisson. A travers ces histoires s'est dégagée la cause de cette compulsion suicidaire :
Une femme qui boit est une femme blessée, profanée dans sa vocation à être mère. La maternité n'est pas seulement une fonction biologique. C'est aussi et surtout l'assomption à une place symbolique qui appelle à être reconnue par le partenaire. Que celui-ci se dérobe ou, pire encore, qu'il s'évertue à détruire ce désir, il peut briser l'âme d'une femme et lever en elle un insidieux désir de mort.
La question de l'alcool est donc à articuler aux mécanismes symboliques qui règlent la reproduction de notre espèce, aux avatars de ces mécanismes. L'alcoolisme féminin n'est pas la réplique en miroir de celui des hommes, pas plus que l'Œdipe féminin n'est le décalque de l'Oedipe masculin. Cette asymétrie est examinée dans l'ouvrage.
Enfin, l'histoire contemporaine, avec ses meurtres de masse, a révélé un aspect particulier du problème. L'observation clinique nous a confrontés à cette donnée : certains hommes dont l'histoire familiale a traversé un génocide semblent refuser la paternité et du même coup la maternité de leurs compagne. D'où le désespoir de celle-ci, ainsi qu'on le voit chez Kertesz, dans Kaddish pour un enfant qui ne naîtra pas.

Gaspard Koenig
Les discrètes vertus de la corruption

Essai

Gaspard Koenig, normalien, agrégé de philosophie, est l'auteur de romans remarqués par la critique (Octave avait vingt ans, 2004 et Un baiser à la russe, 2006).

S'il est un phénomène universellement répandu, traversant les époques et les sociétés avec son lot constant de scandales et d'indignation, c'est bien la corruption. Les journalistes en trouvent chaque jour un nouvel exemple, et les livres d'histoire en portent partout la trace. Pourtant, tous les philosophes semblent l'avoir oubliée de leurs écrits.
Tous, sauf un : Bernard Mandeville, auteur anglais du début du XVIIIe siècle, et tant soit peu provocateur. Gaspard Koenig le sort de l'oubli. En s'appuyant sur ses différents écrits, notamment la " fable des abeilles ", par laquelle Mandeville établit que " les vices privés font les vertus publiques ", Gaspard Koenig part sur les traces de la corruption. Il parcourt des domaines aussi divers que la littérature, l'histoire, la philosophie, l'ethnologie, le cinéma ou l'art contemporain. Il rencontre ceux qui la pratiquent, de Talleyrand à François Mitterrand : ceux qui la critiquent, de Juvénal à Denis Robert : ceux qui la subliment, de Balzac à Francis Ford Coppola.
C'est en apprenant à la connaître que la corruption dévoile ses vertus. Des vertus discrètes, que les bien-pensants nous ont appris à ignorer, mais essentielles, sans lesquelles les économies stagneraient, les sociétés se déliteraient, et les hommes resteraient des idéologues stériles.
Ce qu'on appelle la corruption ne se résume pas à des affaires de pots-de-vin. C'est une question de vie et de mort, qui met en jeu aussi bien la nature du Mal que la survie de l'homme. Une question qui nous concerne tous.


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Petite collection blanche

Jean-Marc Vittori
L'effet sablier
Vers la mort des classes moyennes ?

Essai
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Jean-Marc Vittori, éditorialiste au quotidien Les Echos depuis 2003, chroniqueur quotidien sur France Info, est l'auteur de plusieurs essais économiques, et notamment chez Grasset du Dictionnaire de l'économie à l'usage des non-économistes (2007).

Les classes moyennes ont peur. Peur de perdre leur emploi, avant et plus encore dans la crise. Peur de voir leurs revenus laminés par des hausses de prix et d'impôts, alors que les augmentations de salaire se raréfient. Peur de chuter, de ne plus avoir de statut dans la société.
Et les classes moyennes ont raison d'avoir peur. Car dans notre société, il n'y a plus rien de " moyen ". Plus de produits moyens, plus d'emplois moyens. Il ne reste que des gros moyens et des petits moyens. Tout ce qui ne grossit pas est condamné à maigrir. Il n'y a plus de stabilité. Il n'y a plus d'embellie assurée, plus d'amélioration automatique, plus d'escalier mécanique qui entraîne toute la société vers le haut.
La révolution industrielle du XXIe siècle, celle des technologies de l'information, favorise la main d'œuvre qualifiée : ceux qui savent se servir d'un ordinateur et manier les flux d'information. Du coup, le peloton social s'étire. La société ressemblait à une pyramide, où tous les échelons intermédiaires constituaient les classes moyennes. La révolution de l'information écrase le milieu ! Les uns sont propulsés vers le haut. Les autres descendent. A la pyramide succède un sablier.
Cette révolution technologique chamboule toute la société. Dans l'emploi, mais aussi dans la production (le " milieu de gamme " disparaît inexorablement), dans la consommation (nous arbitrons de plus en plus entre des produits de base et des produits de luxe), dans la société (écrasement des " corps intermédiaires ").


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Les Cahiers Rouges

Léon Daudet
Souvenirs littéraires

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Léon Daudet, né en 1867 est le fils d'Alphonse Daudet. " C'est celui qui avait du talent ", disait Paul Léautaud. Romancier, polémiste, membre de l'Académie Goncourt, il meurt en 1942.

De fantômes et vivants à Vingt-neuf mois d'exil, Léon Daudet a composé neuf volumes de mémoires - " prodigieux souvenirs ", disait Proust, le comparant ni plus ni moins à Saint-Simon - dans lesquels Kléber Haedens, l'auteur d'Adios, a puisé pour composer ces Souvenirs littéraires. Débutant vers 1880, s'achevant au début des années 1930, ils couvrent cinquante ans de vie artistique et politique française. On passe ainsi des grandes heures du naturalisme et de la décadence " fin de siècle " à l'entre-deux-guerres, dans un pays saigné à blanc qui court sans le savoir vers un autre péril allemand, avec un détour sur les routes empruntées par la bande à Bonnot.
Daudet a côtoyé très jeune le gotha : Barbey d'Aurevilly, Hugo, Maupassant, Clemenceau. Ces fréquentations ont formé son goût, allumé son œil, musclé sa plume. Zola lui apparaît " gras, content, dilaté, bonhomme, affichant les chiffres de ses tirages avec une magnifique impudeur ". Quant au " jeune homme pâle, aux yeux de biche, suant ou tripotant une moitié de sa moustache brune et tombante, entouré de lainages comme un bibelot chinois ", c'est Marcel Proust, grippé et moqueur, au restaurant Weber. On croise Barrès, Toulet, Wilde, Huysmans saisis à la pointe de feu…
Daudet raconte également les salons, revit ses duels, ses empoignades avec la police, formule une physiologie du journalisme. Pendant son exil en Belgique, il voyage en Angleterre et en Ecosse, contrées shakespeariennes où il se sent chez lui ; ses tableaux britanniques prouvent qu'il fut, aussi, un grand écrivain du voyage.

Georges Moore
Mémoires de ma vie morte
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George Moore est né en 1852 en Irlande. Fils d'un riche propriétaire terrien, il part à Paris étudier la peinture. Il se lie avec de nombreux artistes et écrivains : Manet, Zola, les frères Goncourt, Degas, Renoir, Monet, Alphonse Daudet, Mallarmé, Tourgueniev. En 1882, de retour en Angleterre, il publie plusieurs romans ainsi que son autobiographie. Il meurt en 1933.

Les Mémoires de ma vie morte sortent enfin de l'oubli. Ressuscitant le Paris des années 1870, l'écrivain irlandais en laisse un tableau éblouissant, espiègle et profond. Montmartre, les grands boulevards, la Concorde, c'est tout la " ville païenne " qui saute aux yeux. Voici Verlaine, Huysmans, Villiers de l'Isle-Adam, mais aussi Cézanne et Manet. La partie anglaise est plus mélancolique, plus acérée. Car Moore sait tout dire, tout exprimer. Il sait être sensible comme Nerval et drôle comme oscar Wilde. Les pages finales, consacrées à l'enterrement de la mère de l'auteur en Irlande, composent une superbe méditation sur le temps. Heureusement, " nous n'avons du présent qu'une idée inconsciente, sans quoi nous ne pourrions pas vivre ". On va le voir, George Moore a bien vécu, et beaucoup ressenti.


Harold Nicolson
Journal des années tragiques

Né en 1896, Harold Nicolson a été diplomate, en poste à Madrid, Constantinople, Londres, Téhéran, Berlin. En 1919, il assiste à la Conférence de la Paix à Paris, dans l'équipe de John Maynard Keynes. En 1913, il se marie avec la grande romancière anglaise Vita Sackville-West (1892-1962), qui lui donnera deux fils, Benedict Nicolson, historien d'art, et Nigel Nicolson, écrivain. Auteur de plusieurs essais biographiques, de romans et de livres d'histoire, Harold Nicolson est aussi l'auteur d'un journal intime de la première importance sur la vie littéraire et politique européenne du XXe siècle.

Ce Journal des années tragiques chronique six ans de l'histoire anglaise et mondiale : la montée d'Hitler, la déclaration de guerre, la nomination de Churchill comme Premier ministre, le Blitz sur Londres, les Allemands devant Stalingrad… Diplomate, puis député travailliste en 1935 et sous-secrétaire d'Etat à l'Information en 1940, Harold Nicolson (1886-1968) semble avoir tout vu, tout entendu, à Londres, mais aussi en Europe et en Afrique. Churchill apparaît comme une " forteresse de résolution ", dont les " humeurs différentes (…) glissent lentement, obscurément comme des tritons dans un aquarium mal éclairé ". De Gaulle s'en tire moins bien, avec son " regard fatigué, pas toujours bienveillant "… Entre séances aux Communes, mondanités et bombardements, Nicolson prend encore le temps de converser avec H.G. Wells, de pleurer le suicide de Virgnia Woolf et d'écrire à sa femme, l'écrivain Vita Sackville-West, retirée dans son manoir de Sissinghurst. Un témoignage essentiel sur des temps bouleversés et bouleversants.


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Revue

La Règle du Jeu n° 41

1 - Les 20 ans de la Fatwa contre Salman Rushdie
Le 14 février 1989, Khomeini lançait une fatwa contre Salman Rushdie. Vingt ans après, la revue La règle du Jeu consacre un dossier à Salman Rushdie et à cet événement. Bernard-Henri Lévy, Jack Lang, Salman Rushdie et Jorge Semprun, entre autres, s'expriment sur le sujet.

2 - Les écrivains cinéastes
" La Règle du jeu " s'intéresse aux écrivains qui sont passés derrière la caméra et se penche sur les oeuvres de pionniers tels Cocteau et Sacha Guitry en passant par Duras, Guy Debord et Robbe-Grillet jusqu'aux écrivains-cinéastes d'aujourd'hui.
Bernard-Henri Lévy écrit sur son film : Le Jour et la nuit. Yann Moix tient le journal de tournage de son tout dernier film : Cinéman. Philippe Sollers parle de son désintérêt pour le cinéma. Gilles Hertzog se demande si les écrivains-cinéastes sont une exception française.

Et encore :
Laurent Dispot interviewe Alain Minc.
Jacques Henric nous décrit une nuit passée en Iran.
Guy Konopnicki analyse la Nouvelle Vague du cinéma français.
Christophe Ayad dresse un portrait du comédien Jean-Pierre Léaud.
Raphaël Haddad présente son Journal de " Durban II ".
Donatien Grau porte un regard nouveau sur l'oeuvre de Catherine Millet.
Olivier Zahm rencontre le cinéaste Gaspar Noé.



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Grasset-Jeunesse


Pierre Gripari
Autres contes de la rue Broca
Illustrations de Claude Lapointe
Collection Grands lecteurs

On ne présente plus Pierre Gripari ! Si l'auteur des Contes de la rue Broca et des Contes de la Folie Méricourt est mort en 1990, son œuvre, inscrite aujourd'hui au programme des écoles, ne cesse de rayonner ; chaque nouvelle génération continue à s'enthousiasmer pour l'humour facétieux, le sens du rythme et les péripéties inouïes des histoires de ce magicien des mots à l'imagination débordante, devenu sans aucun doute l'un des écrivains préférés des enfants.
Claude Lapointe, célèbre responsable de l'Atelier d'Illustration de l'École des Arts Décoratifs de Strasbourg, qu'il créa en 1972, a illustré plus d'une centaine de livres, parmi lesquels, chez Grasset-Jeunesse, tous les titres de Pierre Gripari parus dans les collections " Grands Lecteurs " et " Lecteurs en Herbe ", ainsi que l'album-jeu Les Devinettes du Chat vert.

Vous ne connaissez pas encore l'histoire de " La sorcière du placard aux balais ", " Le roman d'amour d'une patate ", " Le petit cochon futé ", " Je ne sais qui je ne sais quoi, ou la femme de bon conseil ", " Le prince Blub et la sirène ", ou " La maison de l'oncle Pierre " ?
Alors précipitez-vous sur cette suite des célèbres Contes de la rue Broca !
Ces six histoires drôles et savoureuses, illustrées avec malice par Claude Lapointe depuis leur première parution en album, sont aujourd'hui de véritables classiques de la littérature jeunesse, devenus indispensables à la culture de l'enfant.

Les contes modernes et fantaisistes de cet incomparable raconteur d'histoires qu'était Pierre Gripari, plébiscités tant par leurs lecteurs que par l'Education nationale, introduisent, à travers une musicalité et un humour irrésistibles, la magie et le rêve au cœur de notre quotidien.
Après les Contes de la rue Broca et les Contes de la Folie Méricourt, c'est au tour des Autres contes de la rue Broca d'adopter une nouvelle maquette - un format et un prix plus petits -, pour savourer sans modération les contes de Pierre Gripari, qui donnent le goût de lire aux enfants les plus récalcitrants !


Raymond Briggs
Les aventures de Gentleman Jim

Né à Londres en 1934, Raymond Briggs vit dans le Sussex, en Angleterre. Écrivain et illustrateur connu dans le monde entier, deux de ses ouvrages ont reçu la Kate Greenaway Medal, dont le célèbre Sacré Père Noël, qui marque un tournant dans son travail, l'un des albums les plus vendus dans le monde avec Le bonhomme de neige.
Sens de l'humour grinçant, profondeur, couleurs et mouvements caractérisent le style de cet homme secret et silencieux, qui exprime avec un crayon et une plume ce qu'il observe du monde.
En France, il a notamment publié, chez Grasset-Jeunesse, Sacré Père Noël, Sacré Père Noël prend du bon temps, Les vacances du Sacré Père Noël, Le Bonhomme de neige, L'Homme, Lili et l'ours, Ethel et Ernest, UG, le petit génie de l'âge de pierre, et Monsieur Flaque.

Gentleman Jim, de son vrai nom Jim Boggles, est employé dans les W.C. municipaux. Devant les petites annonces, il rêve de quitter son emploi pour des aventures plus exaltantes. Pourquoi ne deviendrait-il pas aviateur de l'armée de l'air ? artiste peintre à Paris ? cadre supérieur dans une entreprise ? Hélas, pour tout cela, il faut des diplômes… et Jim ne sait pas ce que c'est. A l'école, on ne lui a donné qu'une Bible, et la tête dure.
Puis il voit un western à la télé et décide de devenir cow-boy. Purée, cow-boy ! Sa femme Hilda pourrait même l'accompagner dans l'Ouest, et être entraîneuse dans un bar !
Hélas, il n'a même pas assez d'argent pour s'acheter un billet pour le Texas...
De déception en déception, Jim ne perd pas son optimisme naïf et finit par trouver le rêve qui lui correspond quand il découvre, dans un livre, les aventures de Gentleman Jim : voilà ce qu'il va être, comme le héros qu'il découvre avec admiration : bandit des grands chemins ! Voler aux riches pour donner aux pauvres ! Il entend déjà le cliquetis des épées au clair de lune...
Avec ses économies, Jim arrive à acheter des bottes en caoutchouc, un pistolet à fléchettes, et adopte un vieil âne, tandis que sa femme, Hilda, lui fabrique une cape et lui bricole un chapeau. Mais il va vite être dépassé par le système et les contradictions administratives, et sans y rien comprendre poursuivi pour une longue liste d'infractions...

A travers cette bande dessinée publiée pour la première fois en 1980, Raymond Briggs communique aux lecteurs de tous âges l'alliance de sa philosophie moqueuse et de sa profonde charité ; il était évident et essentiel de rééditer aujourd'hui, sous une maquette et dans un format plus modernes, cet album furieusement indémodable et cruellement actuel, qui offre, avec humour et tendresse, une réflexion sur nos sociétés et tout ce qu'elles ont d'absurde.
Entre des personnages " arrivés " comiques et prétentieux et une femme fidèle prête à suivre tous les rêves de son mari, du pauvre Jim, laissé pour compte, qui peuple sa vie morne de rêves d'enfants, forme une satire sociale aussi touchante que drôle.

Un formidable album, où l'on retrouve l'ironie et la mélancolie de l'incontournable, devenu classique, Ethel et Ernest : à découvrir ou redécouvrir d'urgence !



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