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Littérature Française
Alexandre Jardin
Quinze ans après
roman
Alexandre Jardin a déjà publié une douzaine
de romans dont, chez Grasset, Le roman des Jardin et Chaque
femme est un roman. Son livre le plus fameux, Fanfan,
a été porté à l'écran. Quinze
ans après en est la suite.
Quand Alexandre Jardin avait publié Fanfan, voici quinze
ans, il avait mis en scène un héros, Alexandre, qui,
craignant d'user son amour pour Fanfan, n'en finissait pas de faire
durer les commencements et de prolonger interminablement des marivaudages
charmants mais vains. A l'évidence, ce romantisme avait échoué
puisque Alexandre et Fanfan s'étaient séparés
à la fin du roman
Or, voici l'acte II de leur belle histoire : " quinze ans après
", donc, Fanfan et Alexandre se retrouvent, à la suite
des manigances de deux personnages secondaires, un éditeur
et un producteur, qui ont tout intérêt à exploiter,
au cinéma et dans l'édition, les produits de ces retrouvailles.
Pourtant, les deux héros ont bien changé : Fanfan,
échaudée par deux mariages ratés, ne veut plus
s'engager dans quelque aventure conjugale ; à l'inverse,
Alexandre s'est converti à l'idée que l'amour - et
même le mariage - peut être une exaltation de chaque
jour, de chaque heure, à condition d'être doué
pour " l'enchantement casanier ".
A partir de ce double programme affectif, Fanfan et Alexandre vont
donc réinventer leur couple. Y parviendront-ils ? A quel
prix ? Jusqu'à quand ? En tout cas, c'est sur ce thème
que brode avec brio un Alexandre Jardin en grande forme. A son couple
fétiche, il adjoint des seconds rôles, notamment une
certaine Faustine, nymphomane et cruelle.
Fanfan, Acte II devrait permettre aux nostalgiques de l'Acte I de
retrouver leurs héros - et d'apprendre à mûrir,
sinon à vieillir - en leur compagnie.
Géraldine Maillet
Le monde à ses pieds
roman
Collection " ceci n'est pas un fait divers"

Née en 1972 en Haute-Garonne, Géraldine Maillet est
l'auteur de plusieurs romans, tous publiés chez Flammarion,
dont Presque top model (2007) et French Manucure (2008),
qui furent des succès de librairie. Elle a également
réalisé deux court-métrages.
Ruslana est une jeune élève sérieuse et mélancolique.
Elle a seize ans quand la plus célèbre agence de mannequins
anglaise la découvre par hasard dans une brochure touristique
sur le Kazakhstan. Elle quitte son pays natal misérable,
sa mère veuve et son frère footballeur amateur pour
Londres. Le succès est fulgurant. New York, Paris, Saint-Barth,
elle mène le grand train, côtoie les people, défile
devant les stars, couvre sa mère de cadeaux, devient la référence...
Elle découvre aussi l'amour, les hommes qu'elle subjugue,
les rencontres éphémères, le tourbillon de
la gloire, l'ivresse, le gâchis, la peur du lendemain...
Après trois années sur les podiums du monde entier,
son visage slave en couverture des magazines glamours, Ruslana s'achète
un studio à Manhattan, où elle se terre. Quelques
jours avant son vingt-et-unième anniversaire, elle est adulée
mais terriblement seule. Alors que le monde est à ses pieds,
elle saute dans le vide.
Littérature étrangère
Thomas Hettche
De quoi sommes-nous fait
Roman
Traduit de l'allemand par Armand Beaume

Thomas Hettche est né en Allemagne en 1964. Il poursuit des
études de lettres et de philosophie à l'université
de Francfort-sur-le-Main. Journaliste pour le Frankfurter Allgemeine
Zeitung et le Neue Zürcher Zeitung, il est également
l'auteur de plusieurs essais et de quatre romans, dont deux traduits
en français, Nox (Grasset, 1997) et Le cas Arbogast
(Grasset 2003). Membre du jury du Prix Ingeborg Bachmann à
Klagenfurt, en Autriche de 1995 à 1999, il a lui-même
reçu de nombreuses récompenses.
Encore un peu ivre du décalage horaire, Niklas Kalf traverse
New York avec sa femme Liz pour se rendre à un dîner.
La guerre en Irak est imminente et la ville lui semble prise dans
une fièvre étrange. Au cours de cette soirée,
on lui raconte l'histoire sanglante d'une adolescente qui a tué
un homme à Central Park. Le couple rentre à l'hôtel,
à la fois troublé et obsédé par ce fait
divers, et passe une nuit agitée. Lorsque le jour se lève
enfin, prêt à effacer cauchemars et angoisses, Liz,
enceinte, a disparu
Des coups de téléphone menaçants font bientôt
comprendre à Niklas que l'enlèvement de sa femme n'est
pas sans rapport avec ses propres recherches sur Eugen Meerkatz,
émigré juif allemand dont il écrit la biographie.
Seul dans un pays qui lui est étranger, il décide
de partir sur les traces de la disparue
Autour de Gabriel Garcia Marquez
Gerald Martin
Gabriel Garcia Marquez, une vie
Biographie
Traduit de l'anglais par Marie-France Girod,
Dominique Letellier et Alice Pétillot
Professeur de langues modernes à l'université de Pittsburgh,
Gerald Martin est également président de l'Institut
International pour la Littérature ibéro-américaine.
Il a notamment publié une édition critique de Hombres
de maiz (1992) et de El Senior Presidente (2000) de Miguel Angel
Asturias et a participé à la rédaction du Cambridge
History of Latin America. Sa biographie de Gabriel García
Márquez est l'aboutissement de dix-sept années de
recherches.
Gerald Martin, aux dires de García Márquez, son biographe
" officiel ", nous livre ici un magnifique portrait de
l'écrivain colombien, prix Nobel de littérature en
1982, qui incarne à la fois le réalisme magique et
l'engagement révolutionnaire. Ses romans et nouvelles mêlent
avec brio les grands tableaux de l'histoire sud-américaine,
à la fable, au folklore et aux mythes populaires. Son uvre
exceptionnelle dénonce les inégalités sociales
et les inextricables compromissions morales, fruits de luttes acharnées
de pouvoir ou d'intérêt et principales causes du malheur
des plus faibles, acculés à un destin tragique.
Ce sont toutefois les aspects moins connus de l'incroyable destin
de l'écrivain que cette biographie met en lumière
: la difficulté de concilier la célébrité
et la qualité littéraire, la politique et l'écriture,
le pouvoir, la solitude et l'amour ; le contraste entre ses origines
caribéennes et l'autoritarisme sinistre de Bogota ; et son
abandon conscient mais néanmoins pénible de Macondo,
du réalisme magique et de Cent ans de solitude, après
qu'ils lui ont apporté la gloire et une fortune inespérée.
Fruit de dix-sept années de constance et d'obstination, cette
biographie s'appuie non seulement sur la connaissance exceptionnelle
que Gerald Martin a su acquérir de García Márquez
et de son entourage, mais aussi sur une diversité de sources
qu'il sera extrêmement difficile pour tout autre biographe,
sinon impossible, de réunir à nouveau.
Remises en vente
Gabriel Garcia Marquez
L'amour au temps du choléra
roman
Traduit de l'espagnol (Colombie) par Annie Morvan
Nous remettons en vente ce chef-d'uvre de Gabriel Garcia Marquez,
à l'occasion de la parution de la biographie de Gerald Martin.
Dans une petite ville des Caraïbes, à la fin du siècle
dernier, un jeune télégraphiste, pauvre, maladroit,
poète et violoniste, tombe amoureux fou de l'écolière
la plus ravissante que l'on puisse imaginer. Sous les amandiers
d'un parc, il lui jure un amour éternel et elle accepte de
l'épouser. Pendant trois ans, ils ne feront que penser l'un
à l'autre, vivre l'un pour l'autre, rêver l'un de l'autre,
plongés dans l'envoûtement de l'amour. Jusqu'au jour
où l'éblouissante Fermina Daza, créature magique
et altière, irrésistible d'intelligence et de grâce,
préfèrera un jeune et riche médecin, Juvenal
Urbino, à la passion invincible du médiocre Florentino
Ariza. Fermina et Jevenal gravissent avec éclat les échelons
de la réussite en même temps qu'ils traversent les
épreuves de la routine conjugale.
Florentino Ariza, repoussé par Fermina Dazan, se réfugie
dans la poésie et entreprend une carrière de séducteur
impénitent et clandestin. Toute sa vie, en fait, n'est tournée
que vers un seul objectif : se faire un nom et une fortune pour
mériter celle qu'il ne cessera jamais d'aimer en secret et
avec acharnement chaque instant de chaque jour, pendant plus d'un
demi-siècle.
Gabriel Garcia Marquez
De l'amour et autres démons
roman
Traduit de l'espagnol (Colombie) par Annie Morvan
" Au premier coup de pioche, la pierre se désintégra
et une chevelure vivante d'une intense couleur de cuivre déferla
hors de la crypte
Sur la pierre taillée rongée
par le salpêtre ne figurait qu'un simple prénom : Sierva
Maria de Todos los Angeles. Déployée à terre,
la splendide chevelure mesurait vingt-deux mètres et onze
centimètres. "
Sierva Maria de Todos los Angeles, fille unique du marquis de Casalduero,
avait douze ans quand elle fut mordue par un chien couleur de cendre
portant une lune blanche sur le front. Enfermée au couvent
pour faire exorciser cette rage qu'elle n'a pas, prise entre les
démons de l'Inquisition et cette passion toute neuve pour
son exorciste, Don Cayetano Delaura, l'amante-enfant vivra un amour
qui l'entraînera jusqu'à la destruction.
Contrepoint de l'épopée sentimentale qu'était
L'Amour au temps du choléra, De l'amour et autres démons
est une pierre majeure dans la construction de l'univers fantastique
et rebelle du grand écrivain colombien, qui renouvelle le
miracle d'un art capable d'envahir les curs et les regards,
perpétuant le mythe fondateur de la passion fatale. La perfection
de l'écriture et la maîtrise narrative de Gabriel Garcia
Marquez sont les forces souterraines qui donnent à ce roman
une magnificence tragique et l'envoûtante beauté du
chef-d'uvre.
Autour de Stefan Zweig
Stefan Zweig
Un soupçon légitime
Nouvelle inédite
Traduite de l'allemand par Baptiste Touverey
Betsy et son mari, couple de jeunes retraités, mènent
une existence solitaire et tranquille jusqu'au jour où emménagent
leurs nouveaux voisins, les Limpley. John Charleston Limpley est
un homme débordant d'enthousiasme, bavard et expansif, qui
attire immédiatement la sympathie. Cette vitalité
se révèle pourtant vite épuisante, y compris
pour sa propre femme. Pour la réconforter, Betsy lui offre
un chiot, Ponto.
Limpley se prend d'une passion dévorante pour l'animal. Les
rôles s'inversent et Ponto devient le maître, habitué
à voir ses moindres caprices satisfaits. Betsy ne supporte
pas cette tyrannie, et ses relations avec les Limpley se refroidissent.
C'est alors que Mrs. Limpley tombe enceinte.
Limpley oublie son chien et, toujours dans la démesure, se
consacre tout entier à sa femme et à sa fille. Ponto,
délaissé, ne comprend pas cette indifférence
et éprouve bientôt une rancur grandissante à
l'égard de son maître et de l'enfant
Stefan Zweig
Les grandes vies
Biographies
Collection Bibliothèque
Poète, dramaturge, romancier, Stefan Zweig excelle dans le
genre de la biographie. Sont parus chez Grasset, entre autres, sa
correspondance et une nouvelle inédite en français,
Le voyage dans le passé.
Magellan (1480-1521) entreprit le premier voyage autour du monde.
Il trouva une mort absurde aux Philippines, son exploit accompli.
Dans cette formidable biographie, Zweig exalte la volonté
héroïque de Magellan, qui prouve qu'" une idée
animée par le génie et portée par la passion
est plus forte que tous les éléments réunis
".
Marie Stuart (1542-1587) reine d'Ecosse puis de France, doit en
1560 se réfugier auprès d'Elisabeth I d'Angleterre
après une liaison malheureuse. Celle-ci la gardera captive
vingt ans avant de la condamner à mort. Il fallait l'immense
talent de Stefan Zweig pour faire revivre la femme et la reine,
parée de mille grâces par les uns, peinte comme une
criminelle par les autres.
Qui était Marie-Antoinette (1755-1793) ? Une débauchée
futile ? Une icône pour la Restauration ? Nous la suivons
de la chambre de son époux, jusqu'au lit de la guillotine.
Zweig analyse une âme bouleversée par les événements,
qui, sous le poids du malheur et de l'Histoire, se révèle
à elle-même.
Joseph Fouché (1759-1820) a servi avec zèle la République,
le Directoire, le Consulat, l'Empire et la Monarchie. Fouché,
c'est l'art du reniement, la grâce du traître. Stefan
Zweig nous fait découvrir, à sa manière, une
figure essentielle de l'Histoire.
A l'occasion de la comédie musicale Zorro,
aux Folies Bergères
Isabel Allende
Zorro
Roman
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Dominique Letellier
Isabel Allende, de nationalité chilienne, est née
à Lima au Pérou, en 1942. Journaliste et écrivain,
elle a publié notamment La Maison aux esprits ( Fayard, 1994),
Fille du destin (Grasset, 2000), Portrait Sépia et Aphrodite
(Grasset, 2001), La Cité des dieux sauvages (Grasset, 2002),
Mon pays réinventé (Grasset, 2003) et Le Royaume du
dragon d'or (Grasset, 2004).
Qui est Diego de la Vega, alias Zorro, le justicier masqué,
don Juan et habile escrimeur que nous connaissons tous ? Dans ce
roman, le premier sur l'enfance de ce héros, Isabel Allende
nous emmène dans les coulisses de la légende.
Né près de Los Angeles, au début du 19e siècle,
Diego est le fils d'Alexandre de la Vega - gentilhomme espagnol
devenu propriétaire terrien en Californie en récompense
de ses prouesses militaires en Europe -, et de Regina, connue sous
son nom de guerrière indienne, Tête-De-Loup-Gris. Dès
son enfance, une amitié sans faille lie Diego à Bernardo,
son frère de lait.
Aussitôt après, accompagné de Bernardo, il est
envoyé par son père parfaire son éducation
à Barcelone. En 1808, Napoléon a envahi l'Espagne,
enlevé et destitué le roi, qu'il a remplacé
par Joseph Bonaparte. Il passe avec brio les épreuves initiatiques
de la société secrète " La Justice ",
épousant la cause des faibles et des opprimés.
Zorro se charge de mettre à l'abri les filles de son protecteur
et ami Tomas, Juliana et Isabel. Ils traversent l'Espagne à
pied, déguisés en pèlerins, jusqu'au port de
Saint Jacques de Compostelle, où ils s'embarquent pour la
Californie. Fait prisonnier par Jean Laffite, Zorro doit renoncer
à Juliana, amoureuse du corsaire. Il rentre au pays et continue
d'user de son ingéniosité pour défendre les
pauvres gens, à commencer par son père, accusé
de trahir le royaume d'Espagne
ZORRO, Spectacle musical aux Folies Bergères,
à partir d'octobre 2009
Rythmé par les plus grands succès des Gipsy Kings,
ZORRO réunira chants, danse flamenco, combats à l'épée,
cascades, romance et aventure. Adapté du roman Isabel Allende,
mis en scène par Christopher Renshaw (The King and I, We
Will Rock You), le spectacle offre une nouvelle vision de l'histoire
de Zorro en revenant aux origines de la légende du justicier.
La chorégraphie sera signée Rafael Amargo, danseur
et chorégraphe espagnol de renommée internationale
et la musique des Gipsy Kings, associant tubes et compositions originales,
sera jouée par un orchestre en live. Les décors et
les costumes seront l'uvre de Tom Piper, créateur rattaché
à la prestigieuse Royal Shakespeare Company. Présenté
en 2008 à Londres, le " musical " ZORRO a conquis
plus de 1 300 000 spectateurs et reçu cinq nominations cette
année aux Laurence Olivier Awards, notamment pour Meilleur
Spectacle et Meilleure Chorégraphie.
Thrillers
Robert Ludlum
La stratégie Bancroft
thriller
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Dominique Letellier
Ecrivain, comédien et metteur en scène américain,
né en 1927, Robert Ludlum est entré dans le cercle
restreint des romanciers à succès avec L'héritage
Scarlatti, publié en 1971, premier volume d'une série
ininterrompue de triomphes internationaux qui l'impose très
vite comme maître du genre. Depuis sa mort, en 2001, un certain
nombre d'écrivains se chargent d'achever et de mettre au
goût du jour des manuscrits non encore publiés de l'auteur.
Todd Belknap, agent des Opérations Consulaires à
la réputation de cowboy solitaire et acharné, est
contraint de quitter l'organisation après une opération
qui tourne mal. Au même moment, son collègue et meilleur
ami Jared Rinehart est enlevé au Liban par une milice aux
méthodes brutales. Puisque le gouvernement refuse de venir
en aide à Rinehart ou d'entamer des négociations pour
obtenir sa libération, Belknap décide de prendre l'affaire
en main.
Andrea Bancroft, brillante analyste spécialisée dans
l'étude des fonds spéculatifs, reçoit un appel
surprenant - un cousin qu'elle n'a jamais rencontré lui a
légué douze millions de dollars, à la condition
qu'elle accepte de siéger au conseil d'administration de
la fondation Bancroft, une association caritative présidée
par le patriarche de la famille, Paul Bancroft
Anna, qui n'a
jamais rencontré aucun membre du clan - sa mère a
été brièvement mariée à un Bancroft
et a coupé les ponts des années auparavant - est intriguée.
Mais plus elle s'engage auprès de la fondation, moins son
action lui paraît innocente.
Quel rôle joue-t-elle auprès de Génésis,
un individu mystérieux qui tente de détruire l'équilibre
géopolitique, mettant ainsi en danger des millions de personnes
? Alors que la situation empire, Todd Belknap et Andrea Bancroft
doivent s'allier, à contre-cur, afin de découvrir
ce qui se cache derrière ce nom sans visage dont la simple
évocation suffit à faire frémir
Essais, documents
Jacques Bedu
Bohèmes en prose
Essai littéraire

Jean-Jacques Bedu est vice-président du Centre Méditerranéen
de Littérature. Délégué Général
des Prix Méditerranée, Spiritualités d'aujourd'hui,
et du Prix du livre incorrect, il est l'auteur de nombreux
essais, dont deux biographies, de Maurice Magre et de Francis Carco.
Des Trois glorieuses jusqu'à la fin des Années Folles,
Jean-Jacques Bedu, dans Bohèmes en prose, esquisse les parcours
d'un certain nombre d'artistes qui ont marqué leur époque
: Gérard de Nerval, Henry Murger, Alfred Jarry, Paul-Jean
Toulet, Picasso, Modigliani, Utrillo, Soutine, Kiki de Montparnasse
et d'autres encore, relativement moins connus : Pétrus Borel,
Albert Glatigny, Jean de Tinan, Jean Lorrain, Mécislas Goldberg,
Charles-Louis Philippe, Béatrice Hastings, Maurice Sachs
qui tous, écrivains, peintres, musiciens ont vécu
dans une certaine marginalité et fréquenté
les lieux mythiques de la bohème : Le Café Vachette,
La Closerie des Lilas, La Rotonde, Le Dôme, Le Chat-Noir,
Le Bateau-Lavoir, La Ruche
L'auteur tente de dégager de ce mode de vie, précaire
et aléatoire, qu'il émaille d'anecdotes, une conception
de l'art en même temps qu'il dresse un guide du " Paris
bohème ".
Pascal Bruckner
Le paradoxe amoureux
Essai

Né en 1948 à Paris, Pascal Bruckner est l'auteur de
plusieurs essais chez Grasset : La tentation de l'innocence
(Prix Médicis 1995), L'Euphorie perpétuelle ou
le devoir de bonheur, (2000), Misère de la prospérité
(Prix du Meilleur livre d'économie, Prix Aujourd'hui 2002),
La tyrannie de la pénitence (2006). Collaborateur
au Nouvel Observateur. Il est également romancier.
Inventer l'amour, l'émanciper des tutelles religieuses et
des politiques familiales, instaurer le mariage d'inclination, en
finir avec le servage des femmes, tel fut le grand projet des réformateurs
depuis le 18ème siècle. Il aura fallu presque trois
siècles pour le mener à bien et offrir à chacun
la possibilité d'aimer qui il souhaite, de frayer avec la
personne de son choix.
Cette immense conquête est problématique : comment
l'amour, dont la vocation est de rattacher, peut-il se concilier
avec la liberté dont l'effet est de séparer ? Cette
contradiction explique le caractère à la fois ardent
et fragile des romances contemporaines. Croyance inentamée
dans les beautés de la passion, de la fidélité,
constat des difficultés de cet idéal dès lors
qu'il met face à face deux individus qui ne veulent rien
sacrifier de leur bonheur personnel et préfèrent saborder
leur union plutôt que la prolonger dans la routine ou la médiocrité.
Pour résoudre ce déchirement, deux idéologies
se coalisent : l'une progressiste veut en finir avec la fidélité,
le couple, la famille ; l'autre conservatrice veut restaurer le
mariage à l'ancienne, la monogamie indissoluble. Mais l'amour,
têtu, oppose sa permanence, sa richesse, son ambivalence aux
discours qui prétendent le corriger.
Le nouvel essai de Pascal Bruckner raconte, à travers les
métamorphoses du mariage et de l'érotisme, la résistance
du sentiment à tous les embrigadements. Nous n'avons pas
trouvé la solution aux souffrances de l'amour, nous n'avons
fait que multiplier les paradoxes. Il y a progrès dans la
condition des hommes et des femmes mais il n'y a pas de progrès
en amour : c'est la bonne nouvelle de ce troisième millénaire
commençant.
Jean-Claude Carrière
Et Umberto Eco
N'espérez pas vous débarrasser des livres
Entretiens menés par Jean-Philippe de Tonnac

Jean-Claude Carrière, né en 1931, est écrivain,
dramaturge et scénariste.
Umberto Eco, né en 1932, est médiéviste, sémioticien,
philosophe, critique littéraire et romancier.
Jean-Philippe de Tonnac, né en 1958, est essayiste et journaliste.
A la veille de l'arrivée sur tous les marchés du
monde des nouvelles générations de livres électroniques,
deux grands érudits et bibliophiles passionnés s'interrogent
sur l'avenir du livre. L'adoption du ebook par le grand public,
si elle est avérée, ne sera t-elle qu'un nouvel épisode
dans l'histoire de l'écrit, ou bien déterminera-t-elle
un profond changement de civilisation ?
Non sans humour, Jean-Claude Carrière et Umberto Eco nous
rappellent que les livres sont parvenus jusqu'à nous en dépit
d'un certain nombre d'obstacles au regard desquels l'épisode
du ebook peut apparaître comme bien inoffensif. Vecteur et
symbole d'une liberté d'expression incontrôlable, le
livre a suscité des réactions plus ou moins hostiles
de la part des censeurs de tous ordres et son histoire est indissociable
de celle d'un véritable bibliocauste toujours recommencé.
Ansi ignorance, imbécillité, censure, inquisition,
autodafé, négligence, distraction, incendie auront
été autant de causes de la destruction de pans entiers
du patrimoine universel. Qui nous dira combien de Divine comédie
manquent à jamais dans nos bibliothèques ?
Observateurs et chroniqueurs amusés de ces accidents de parcours,
convaincus que nous pouvons saisir quelque chose de l'humaine aventure
aussi bien par ses éclats que par ses ratés, Jean-Claude
Carrière et Umberto Eco se livrent à un échange
étincelant autour de la mémoire à partir des
flops, des lacunes, des oublis et des pertes irrémédiables
qui, tout autant que nos chefs d'uvre, la constituent. Ils
s'amusent à montrer comment le livre, en dépit des
dégâts que les filtrages ont opérés,
est finalement passé à travers tous les filets tendus,
pour le meilleur et parfois aussi pour le pire
Umberto Eco sera présent à Paris à l'occasion
de la parution de N'espérez pas vous débarrasser des
livres.
Gérard Haddad
Les femmes et l'alcool
Quatre récits d'un psychanalyste
Essai
Psychiatre psychanalyste. Son travail théorique a essentiellement
porté sur l'étude du fait religieux (et en particulier
du judaïsme) à la lumière de la psychanalyse.
Il a également traduit la plupart des ouvrages de Yeshayahou
Leibowitz parus en langue française. Ses principaux ouvrages
: Manger le livre (Grasset, 1984) ; Les Biblioclastes (Grasset,
1990) reparu sous le titre Les Folies millénaristes ; Le
Jour où Lacan m'a adopté (Grasset, 2002) et Le Péché
originel de la psychanalyse (Seuil, 2007).
Ce livre raconte l'histoire de quatre femmes qui, un jour, se sont
adonnées sans limite à la boisson. A travers ces histoires
s'est dégagée la cause de cette compulsion suicidaire
:
Une femme qui boit est une femme blessée, profanée
dans sa vocation à être mère. La maternité
n'est pas seulement une fonction biologique. C'est aussi et surtout
l'assomption à une place symbolique qui appelle à
être reconnue par le partenaire. Que celui-ci se dérobe
ou, pire encore, qu'il s'évertue à détruire
ce désir, il peut briser l'âme d'une femme et lever
en elle un insidieux désir de mort.
La question de l'alcool est donc à articuler aux mécanismes
symboliques qui règlent la reproduction de notre espèce,
aux avatars de ces mécanismes. L'alcoolisme féminin
n'est pas la réplique en miroir de celui des hommes, pas
plus que l'dipe féminin n'est le décalque de
l'Oedipe masculin. Cette asymétrie est examinée dans
l'ouvrage.
Enfin, l'histoire contemporaine, avec ses meurtres de masse, a révélé
un aspect particulier du problème. L'observation clinique
nous a confrontés à cette donnée : certains
hommes dont l'histoire familiale a traversé un génocide
semblent refuser la paternité et du même coup la maternité
de leurs compagne. D'où le désespoir de celle-ci,
ainsi qu'on le voit chez Kertesz, dans Kaddish pour un enfant qui
ne naîtra pas.
Gaspard Koenig
Les discrètes vertus de la corruption
Essai
Gaspard Koenig, normalien, agrégé de philosophie,
est l'auteur de romans remarqués par la critique (Octave
avait vingt ans, 2004 et Un baiser à la russe, 2006).
S'il est un phénomène universellement répandu,
traversant les époques et les sociétés avec
son lot constant de scandales et d'indignation, c'est bien la corruption.
Les journalistes en trouvent chaque jour un nouvel exemple, et les
livres d'histoire en portent partout la trace. Pourtant, tous les
philosophes semblent l'avoir oubliée de leurs écrits.
Tous, sauf un : Bernard Mandeville, auteur anglais du début
du XVIIIe siècle, et tant soit peu provocateur. Gaspard Koenig
le sort de l'oubli. En s'appuyant sur ses différents écrits,
notamment la " fable des abeilles ", par laquelle Mandeville
établit que " les vices privés font les vertus
publiques ", Gaspard Koenig part sur les traces de la corruption.
Il parcourt des domaines aussi divers que la littérature,
l'histoire, la philosophie, l'ethnologie, le cinéma ou l'art
contemporain. Il rencontre ceux qui la pratiquent, de Talleyrand
à François Mitterrand : ceux qui la critiquent, de
Juvénal à Denis Robert : ceux qui la subliment, de
Balzac à Francis Ford Coppola.
C'est en apprenant à la connaître que la corruption
dévoile ses vertus. Des vertus discrètes, que les
bien-pensants nous ont appris à ignorer, mais essentielles,
sans lesquelles les économies stagneraient, les sociétés
se déliteraient, et les hommes resteraient des idéologues
stériles.
Ce qu'on appelle la corruption ne se résume pas à
des affaires de pots-de-vin. C'est une question de vie et de mort,
qui met en jeu aussi bien la nature du Mal que la survie de l'homme.
Une question qui nous concerne tous.
Petite collection blanche
Jean-Marc Vittori
L'effet sablier
Vers la mort des classes moyennes ?
Essai

Jean-Marc Vittori, éditorialiste au quotidien Les Echos depuis
2003, chroniqueur quotidien sur France Info, est l'auteur de plusieurs
essais économiques, et notamment chez Grasset du Dictionnaire
de l'économie à l'usage des non-économistes
(2007).
Les classes moyennes ont peur. Peur de perdre leur emploi, avant
et plus encore dans la crise. Peur de voir leurs revenus laminés
par des hausses de prix et d'impôts, alors que les augmentations
de salaire se raréfient. Peur de chuter, de ne plus avoir
de statut dans la société.
Et les classes moyennes ont raison d'avoir peur. Car dans notre
société, il n'y a plus rien de " moyen ".
Plus de produits moyens, plus d'emplois moyens. Il ne reste que
des gros moyens et des petits moyens. Tout ce qui ne grossit pas
est condamné à maigrir. Il n'y a plus de stabilité.
Il n'y a plus d'embellie assurée, plus d'amélioration
automatique, plus d'escalier mécanique qui entraîne
toute la société vers le haut.
La révolution industrielle du XXIe siècle, celle des
technologies de l'information, favorise la main d'uvre qualifiée
: ceux qui savent se servir d'un ordinateur et manier les flux d'information.
Du coup, le peloton social s'étire. La société
ressemblait à une pyramide, où tous les échelons
intermédiaires constituaient les classes moyennes. La révolution
de l'information écrase le milieu ! Les uns sont propulsés
vers le haut. Les autres descendent. A la pyramide succède
un sablier.
Cette révolution technologique chamboule toute la société.
Dans l'emploi, mais aussi dans la production (le " milieu de
gamme " disparaît inexorablement), dans la consommation
(nous arbitrons de plus en plus entre des produits de base et des
produits de luxe), dans la société (écrasement
des " corps intermédiaires ").
Les Cahiers Rouges
Léon Daudet
Souvenirs littéraires

Léon Daudet, né en 1867 est le fils d'Alphonse Daudet.
" C'est celui qui avait du talent ", disait Paul Léautaud.
Romancier, polémiste, membre de l'Académie Goncourt,
il meurt en 1942.
De fantômes et vivants à Vingt-neuf mois d'exil, Léon
Daudet a composé neuf volumes de mémoires - "
prodigieux souvenirs ", disait Proust, le comparant ni plus
ni moins à Saint-Simon - dans lesquels Kléber Haedens,
l'auteur d'Adios, a puisé pour composer ces Souvenirs littéraires.
Débutant vers 1880, s'achevant au début des années
1930, ils couvrent cinquante ans de vie artistique et politique
française. On passe ainsi des grandes heures du naturalisme
et de la décadence " fin de siècle " à
l'entre-deux-guerres, dans un pays saigné à blanc
qui court sans le savoir vers un autre péril allemand, avec
un détour sur les routes empruntées par la bande à
Bonnot.
Daudet a côtoyé très jeune le gotha : Barbey
d'Aurevilly, Hugo, Maupassant, Clemenceau. Ces fréquentations
ont formé son goût, allumé son il, musclé
sa plume. Zola lui apparaît " gras, content, dilaté,
bonhomme, affichant les chiffres de ses tirages avec une magnifique
impudeur ". Quant au " jeune homme pâle, aux yeux
de biche, suant ou tripotant une moitié de sa moustache brune
et tombante, entouré de lainages comme un bibelot chinois
", c'est Marcel Proust, grippé et moqueur, au restaurant
Weber. On croise Barrès, Toulet, Wilde, Huysmans saisis à
la pointe de feu
Daudet raconte également les salons, revit ses duels, ses
empoignades avec la police, formule une physiologie du journalisme.
Pendant son exil en Belgique, il voyage en Angleterre et en Ecosse,
contrées shakespeariennes où il se sent chez lui ;
ses tableaux britanniques prouvent qu'il fut, aussi, un grand écrivain
du voyage.
Georges Moore
Mémoires de ma vie morte

George Moore est né en 1852 en Irlande. Fils d'un riche propriétaire
terrien, il part à Paris étudier la peinture. Il se
lie avec de nombreux artistes et écrivains : Manet, Zola,
les frères Goncourt, Degas, Renoir, Monet, Alphonse Daudet,
Mallarmé, Tourgueniev. En 1882, de retour en Angleterre,
il publie plusieurs romans ainsi que son autobiographie. Il meurt
en 1933.
Les Mémoires de ma vie morte sortent enfin de l'oubli. Ressuscitant
le Paris des années 1870, l'écrivain irlandais en
laisse un tableau éblouissant, espiègle et profond.
Montmartre, les grands boulevards, la Concorde, c'est tout la "
ville païenne " qui saute aux yeux. Voici Verlaine, Huysmans,
Villiers de l'Isle-Adam, mais aussi Cézanne et Manet. La
partie anglaise est plus mélancolique, plus acérée.
Car Moore sait tout dire, tout exprimer. Il sait être sensible
comme Nerval et drôle comme oscar Wilde. Les pages finales,
consacrées à l'enterrement de la mère de l'auteur
en Irlande, composent une superbe méditation sur le temps.
Heureusement, " nous n'avons du présent qu'une idée
inconsciente, sans quoi nous ne pourrions pas vivre ". On va
le voir, George Moore a bien vécu, et beaucoup ressenti.
Harold Nicolson
Journal des années tragiques
Né en 1896, Harold Nicolson a été diplomate,
en poste à Madrid, Constantinople, Londres, Téhéran,
Berlin. En 1919, il assiste à la Conférence de la
Paix à Paris, dans l'équipe de John Maynard Keynes.
En 1913, il se marie avec la grande romancière anglaise Vita
Sackville-West (1892-1962), qui lui donnera deux fils, Benedict
Nicolson, historien d'art, et Nigel Nicolson, écrivain. Auteur
de plusieurs essais biographiques, de romans et de livres d'histoire,
Harold Nicolson est aussi l'auteur d'un journal intime de la première
importance sur la vie littéraire et politique européenne
du XXe siècle.
Ce Journal des années tragiques chronique six ans de l'histoire
anglaise et mondiale : la montée d'Hitler, la déclaration
de guerre, la nomination de Churchill comme Premier ministre, le
Blitz sur Londres, les Allemands devant Stalingrad
Diplomate,
puis député travailliste en 1935 et sous-secrétaire
d'Etat à l'Information en 1940, Harold Nicolson (1886-1968)
semble avoir tout vu, tout entendu, à Londres, mais aussi
en Europe et en Afrique. Churchill apparaît comme une "
forteresse de résolution ", dont les " humeurs
différentes (
) glissent lentement, obscurément
comme des tritons dans un aquarium mal éclairé ".
De Gaulle s'en tire moins bien, avec son " regard fatigué,
pas toujours bienveillant "
Entre séances
aux Communes, mondanités et bombardements, Nicolson prend
encore le temps de converser avec H.G. Wells, de pleurer le suicide
de Virgnia Woolf et d'écrire à sa femme, l'écrivain
Vita Sackville-West, retirée dans son manoir de Sissinghurst.
Un témoignage essentiel sur des temps bouleversés
et bouleversants.
Revue
La Règle du Jeu n° 41
1 - Les 20 ans de la Fatwa contre Salman Rushdie
Le 14 février 1989, Khomeini lançait une fatwa contre
Salman Rushdie. Vingt ans après, la revue La règle
du Jeu consacre un dossier à Salman Rushdie et à cet
événement. Bernard-Henri Lévy, Jack Lang, Salman
Rushdie et Jorge Semprun, entre autres, s'expriment sur le sujet.
2 - Les écrivains cinéastes
" La Règle du jeu " s'intéresse aux écrivains
qui sont passés derrière la caméra et se penche
sur les oeuvres de pionniers tels Cocteau et Sacha Guitry en passant
par Duras, Guy Debord et Robbe-Grillet jusqu'aux écrivains-cinéastes
d'aujourd'hui.
Bernard-Henri Lévy écrit sur son film : Le Jour et
la nuit. Yann Moix tient le journal de tournage de son tout dernier
film : Cinéman. Philippe Sollers parle de son désintérêt
pour le cinéma. Gilles Hertzog se demande si les écrivains-cinéastes
sont une exception française.
Et encore :
Laurent Dispot interviewe Alain Minc.
Jacques Henric nous décrit une nuit passée en Iran.
Guy Konopnicki analyse la Nouvelle Vague du cinéma français.
Christophe Ayad dresse un portrait du comédien Jean-Pierre
Léaud.
Raphaël Haddad présente son Journal de " Durban
II ".
Donatien Grau porte un regard nouveau sur l'oeuvre de Catherine
Millet.
Olivier Zahm rencontre le cinéaste Gaspar Noé.
Grasset-Jeunesse
Pierre Gripari
Autres contes de la rue Broca
Illustrations de Claude Lapointe
Collection Grands lecteurs
On ne présente plus Pierre Gripari ! Si l'auteur des Contes
de la rue Broca et des Contes de la Folie Méricourt est mort
en 1990, son uvre, inscrite aujourd'hui au programme des écoles,
ne cesse de rayonner ; chaque nouvelle génération
continue à s'enthousiasmer pour l'humour facétieux,
le sens du rythme et les péripéties inouïes des
histoires de ce magicien des mots à l'imagination débordante,
devenu sans aucun doute l'un des écrivains préférés
des enfants.
Claude Lapointe, célèbre responsable de l'Atelier
d'Illustration de l'École des Arts Décoratifs de Strasbourg,
qu'il créa en 1972, a illustré plus d'une centaine
de livres, parmi lesquels, chez Grasset-Jeunesse, tous les titres
de Pierre Gripari parus dans les collections " Grands Lecteurs
" et " Lecteurs en Herbe ", ainsi que l'album-jeu
Les Devinettes du Chat vert.
Vous ne connaissez pas encore l'histoire de " La sorcière
du placard aux balais ", " Le roman d'amour d'une patate
", " Le petit cochon futé ", " Je ne
sais qui je ne sais quoi, ou la femme de bon conseil ", "
Le prince Blub et la sirène ", ou " La maison de
l'oncle Pierre " ?
Alors précipitez-vous sur cette suite des célèbres
Contes de la rue Broca !
Ces six histoires drôles et savoureuses, illustrées
avec malice par Claude Lapointe depuis leur première parution
en album, sont aujourd'hui de véritables classiques de la
littérature jeunesse, devenus indispensables à la
culture de l'enfant.
Les contes modernes et fantaisistes de cet incomparable raconteur
d'histoires qu'était Pierre Gripari, plébiscités
tant par leurs lecteurs que par l'Education nationale, introduisent,
à travers une musicalité et un humour irrésistibles,
la magie et le rêve au cur de notre quotidien.
Après les Contes de la rue Broca et les Contes de la Folie
Méricourt, c'est au tour des Autres contes de la rue Broca
d'adopter une nouvelle maquette - un format et un prix plus petits
-, pour savourer sans modération les contes de Pierre Gripari,
qui donnent le goût de lire aux enfants les plus récalcitrants
!
Raymond Briggs
Les aventures de Gentleman Jim
Né à Londres en 1934, Raymond Briggs vit dans le
Sussex, en Angleterre. Écrivain et illustrateur connu dans
le monde entier, deux de ses ouvrages ont reçu la Kate Greenaway
Medal, dont le célèbre Sacré Père Noël,
qui marque un tournant dans son travail, l'un des albums les plus
vendus dans le monde avec Le bonhomme de neige.
Sens de l'humour grinçant, profondeur, couleurs et mouvements
caractérisent le style de cet homme secret et silencieux,
qui exprime avec un crayon et une plume ce qu'il observe du monde.
En France, il a notamment publié, chez Grasset-Jeunesse,
Sacré Père Noël, Sacré Père Noël
prend du bon temps, Les vacances du Sacré Père Noël,
Le Bonhomme de neige, L'Homme, Lili et l'ours, Ethel et Ernest,
UG, le petit génie de l'âge de pierre, et Monsieur
Flaque.
Gentleman Jim, de son vrai nom Jim Boggles, est employé
dans les W.C. municipaux. Devant les petites annonces, il rêve
de quitter son emploi pour des aventures plus exaltantes. Pourquoi
ne deviendrait-il pas aviateur de l'armée de l'air ? artiste
peintre à Paris ? cadre supérieur dans une entreprise
? Hélas, pour tout cela, il faut des diplômes
et Jim ne sait pas ce que c'est. A l'école, on ne lui a donné
qu'une Bible, et la tête dure.
Puis il voit un western à la télé et décide
de devenir cow-boy. Purée, cow-boy ! Sa femme Hilda pourrait
même l'accompagner dans l'Ouest, et être entraîneuse
dans un bar !
Hélas, il n'a même pas assez d'argent pour s'acheter
un billet pour le Texas...
De déception en déception, Jim ne perd pas son optimisme
naïf et finit par trouver le rêve qui lui correspond
quand il découvre, dans un livre, les aventures de Gentleman
Jim : voilà ce qu'il va être, comme le héros
qu'il découvre avec admiration : bandit des grands chemins
! Voler aux riches pour donner aux pauvres ! Il entend déjà
le cliquetis des épées au clair de lune...
Avec ses économies, Jim arrive à acheter des bottes
en caoutchouc, un pistolet à fléchettes, et adopte
un vieil âne, tandis que sa femme, Hilda, lui fabrique une
cape et lui bricole un chapeau. Mais il va vite être dépassé
par le système et les contradictions administratives, et
sans y rien comprendre poursuivi pour une longue liste d'infractions...
A travers cette bande dessinée publiée pour la première
fois en 1980, Raymond Briggs communique aux lecteurs de tous âges
l'alliance de sa philosophie moqueuse et de sa profonde charité
; il était évident et essentiel de rééditer
aujourd'hui, sous une maquette et dans un format plus modernes,
cet album furieusement indémodable et cruellement actuel,
qui offre, avec humour et tendresse, une réflexion sur nos
sociétés et tout ce qu'elles ont d'absurde.
Entre des personnages " arrivés " comiques et prétentieux
et une femme fidèle prête à suivre tous les
rêves de son mari, du pauvre Jim, laissé pour compte,
qui peuple sa vie morne de rêves d'enfants, forme une satire
sociale aussi touchante que drôle.
Un formidable album, où l'on retrouve l'ironie et la mélancolie
de l'incontournable, devenu classique, Ethel et Ernest : à
découvrir ou redécouvrir d'urgence !
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