Nouveautés Grasset

Mars - Avril
2009

Littérature française | Littérature étrangère | Thrillers
Essais, documents, biographies | Petite collection blanche
Mondes vécus | Revue | Les Cahiers Rouges | Grasset-Jeunesse
Nouveau collège de philosophie

 

Littérature Française


Mars


Laure Buisson
La reine des mousselines
roman
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Laure Buisson est l'auteur de trois romans, Blanquette et Occupée (Lattès, 2000 et 2002) et, chez Grasset, du Perfectionniste (2005).

Les mousselines ? C'est le fameux tissu, qui a été inventé et qui se fabrique toujours à Tarare, dans le département du Rhône. Tous les ans, il s'y organise un défilé où l'on couronne la jeune fille de l'année, " la reine des Mousselines ".
Reine des Mousselines, c'est ce qu'a été Isabelle. Et c'est son destin dramatique que nous dévoile Laure Buisson, en racontant son histoire à l'envers. Elle commence à Tokyo en 2006. Nous voyons une Isabelle déchue, dans un manteau de fourrure commençant à se ternir, en train de regarder, une bouteille de saké à la main, un défilé de haute couture sur les écrans d'une boutique Chanel. A pas hésitants d'alcoolique, elle se dirige vers le marché au poisson. S'ensuit une scène gargantuesque et sarcastique à la fois où, au milieu des montagnes de bacs en polystyrène débordant de poissons crus, Isabelle fait une fellation à un des principaux grossistes en poisson de la ville, lié avec la mafia…

Stéphane Denis
Un parfait salaud
Roman
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Né en 1950 à Saint-Moritz, Stéphane Denis a écrit une vingtaine de romans dont Les Evénements de 67 (prix Roger Nimier) et Sisters (prix Interallié). Il est également l'auteur, sous le nom de Manicamp, de pastiches. La chute de la Maison Giscard, Le Roman de l'Argent, Mitterrand s'en va ont été des best-sellers. Stéphane Denis est éditorialiste au Figaro et chroniqueur littéraire au Figaro Magazine.

Mauvais créatif dans une agence de publicité, mauvais homme de marketing, piètre acteur de seconde zone dans des rôles de " parfait salaud ", Paul Jarvis finit par trouver sa voie en devenant un romancier scénariste-dialoguiste à succès, à la fin des années 1970.
Au début du roman, tout lui réussit : aisance matérielle d'une vie luxueuse à Palma de Majorque, présence rassurante de sa troisième épouse, Isabel, après deux fiascos conjugaux (" Je n'ai jamais su pourquoi ma seconde femme et moi nous sommes séparés. Je suppose que cela faisait partie de son programme de la semaine. Mardi, rôti de veau. Jeudi, quitter cet imbécile. J'avais toujours l'impression, quand je la croisais, que j'avais oublié de me laver les dents. ") ; amitié indéfectible avec son agent et complice George Willie ; collaboration sans nuage avec sa secrétaire efficace, Clara Saint.
Mais voilà qu'un beau jour, la machine se détraque : pas une simple panne d'écriture, mais la stérilité totale, le vide, l'abîme, durant huit jours… Et à l'aube du neuvième jour, la copie miraculeuse d'un début de scénario génial trouvé sur son bureau. Qui a écrit à sa place ? Lorsque Clara Saint prend brutalement possession de son corps et de ses sens après avoir pris peu à peu possession de son énergie créatrice, et qu'il se sent menacé d'être exposé à la fois comme mari adultère et auteur mystificateur, voilà Paul piégé.
Il songe d'abord à planifier sa propre disparition, puis, croyant être manipulé par le couple diabolique formé de sa maîtresse et de son agent, à assassiner l'une en faisant passer l'autre pour son meurtrier. Le crime parfait, en somme, dont tant de souvenirs de films lui dictent la machination. Mais il n'y a pas de parfait salaud dans le monde réel : si crime il y a, chacun finira par tomber pour celui qu'il n'a pas commis…

Christophe Donner
20.000 euros sur Ségo !

Né à Paris en 1956, Christophe Donner est l'auteur d'une œuvre romanesque publiée chez Grasset où l'on retient, entre autres, L'Empire de la morale (2001, Prix de Flore), Ainsi va le jeune loup au sang (2003, prix Jean Freustié), Bang ! Bang ! (2005) et Un roi sans lendemain (2007).

Henri Norden est de retour. Il a besoin d'argent. Le congrès du PS s'offre à lui comme une possibilité d'enrichissement : pour peu qu'il devine avant tout le monde le nom du prochain Premier secrétaire du Parti, sa fortune est faite. Son bookmaker anglais est prêt à prendre son pari, rien moins que 20 000 Livres… L'enquête commence à l'intérieur du Parti, elle n'est pas journalistique, pas non plus sociologique, elle est à la fois ludique et littéraire. " Tuyauté " par la jeune et jolie Alice, sa nièce militante, qu'il pousse sans vergogne jusqu'aux frontières du délit d'initié, Henri Norden, double cynique de Donner, assiste aux réunions, aux meetings populaires, aux rencontres des sections. Amusé, agacé, révolté, parfois ému, il reste tendu par son projet de pari. Sur quel candidat doit-il placer ses pions dans ce grand casino politique du congrès ? En pleine tourmente de la crise financière, il observe l'ascension du jeune Benoît Hamon, l'élévation mystique de Ségolène Royal, la mécanique implacable de Martine Aubry, le dévissage complet du favori de la première heure : Bertrand Delanoë. Il les suit jusqu'à Reims, là où va se jouer l'une des plus grandes valses politiques de ces dernières années. Dans ce bal des fous furieux, l'ivresse du joueur se mêle à l'incertitude du sport politique.
Donner n'épargne personne, pas même les militants. C'est pour rire, et tant pis s'il en ressort quelques vérités glaçantes…

Françoise Henry
Juste avant l'hiver
Roman
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Comédienne et auteur de pièces radiophoniques, Françoise Henry est née en 1959. Elle a publié Eclatements, Journée d'anniversaire, Le Postier, Un Amour malheureux, Mémoires d'un oiseau, La Lampe, et, chez Grasset : Le Rêve de Martin (2006, Prix Marguerite Audoux).

Prague, 1969. Tout se passe dans un café, sous les yeux de la patronne, Ivana. C'est elle qui raconte. Tapie dans l'ombre, elle observe avec une jalousie haineuse sa ravissante serveuse Anna, si gaie et si légère, en un temps où tout est si sombre. Le pianiste, le chef de rang, tous nourrissent pour Anna une secrète passion, comme peut en susciter le rêve d'une beauté oubliée, d'un ailleurs, d'une autre vie possible. Jusqu'au jour où un étudiant, Pavel, pousse la porte du café… Ivana assiste à la rencontre amoureuse entre Anna et Pavel et poursuit en imagination leur histoire, précautionneuse et romantique.
Pavel, poète, sera bientôt arrêté, torturé, libéré… puis arrêté à nouveau, à l'aube d'une nuit de retrouvailles avec Anna. Quelques mois plus tard, celle-ci passe de l'autre côté du rideau de fer, en laissant à l'homme de sa vie un message que tous conspireront à ne jamais lui transmettre…
La voix d'Ivana, la narratrice, est âpre et pleine d'aigreur. Une voix obscure, qui naît dans les murs du café, la voix de la dureté qu'on se forge quand on doit réprimer sa propre souffrance. Jusqu'au jour où, en novembre 1989, la foule silencieuse envahit les rues de Prague.

Alexandre Kauffmann
J'aimais déjà les étrangères
Roman
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Alexandre Kauffmann, né en 1975, passe son enfance dans le XIVème arrondissement de Paris. Il suit des études de philosophie à la Sorbonne puis rejoint l'Institut d'Études Politiques de Paris. En 1999, il se rend à Madagascar pour apprendre la langue de l'Île Rouge. Sur les hauts plateaux, il rédige un recueil de nouvelles retraçant le destin brisé de cinq Malgaches, Mauvais Numéro (Arléa, Prix Alexandre Vialatte 2001). En 2003, il sillonne le Mozambique pendant plusieurs mois. Ce voyage sera à l'origine d'un premier roman, Le faux-fuyant. Quelques années plus tard, il part à Bangkok pour enquêter sur les backpackers, routards du nouveau millénaire. Cette enquête fera l'objet d'un récit de voyage, Travellers. En 2006, il achève un second roman, Influenza. Il travaille comme reporter freelance (Géo, Grands Reportages, Senso, Air France Magazine, VSD…).

" Quelques passades, un travail où il essaie de passer inaperçu, des amis qui ne répondent plus au téléphone : un Parisien fête sans fracas sa trentième année. Il s'abandonne au culte de la régression, tenant la médiocrité pour le dernier refuge de la morale.
Une femme mariée, originaire des pays de l'Est, s'invite sans frapper dans cette existence minuscule. Elle est aussi fragile et snob que son parfum, Scent of Peace de Bond n°9. Elle porte des bottes orange et tous les stigmates des anciennes républiques soviétiques. Supérieurement cultivée, cruelle, elle entraîne le narrateur dans les arcanes de la capitale. Vernissages d'art contemporain, grandes marques, notoriétés factices. Notre héros découvre enfin la vie, et la tentation du bonheur.
Mais après l'avoir converti au cynisme, cette apparition l'abandonne : rupture sans préavis. Le narrateur s'enferme dans une tristesse hautaine. Incapable de conjurer son obsession, refusant de mendier l'affection de celle qui est partie, il survit dans un quotidien hypothétique.
Au cœur de l'hiver, enfin décidé à lui parler, il s'embarque dans le métro parisien, emportant avec lui une mystérieuse boîte enveloppée de papier kraft. D'une station à l'autre, des hommes le prennent en filature, prêts à tout pour l'empêcher d'atteindre son but. "

Alexandre Kauffmann

Patrick Souchon
La chanson de Nell

Successivement directeur d'établissements sociaux-culturels, enseignant, conseiller culturel à la Maison des Ecrivains de 1997 à 2001, il est aujourd'hui chargé de mission pour le livre et la lecture au Ministère de l'Education nationale.
Il est l'auteur de deux romans : Les jours chômés ne se comptent plus (Acropole/Belfond, 1983) et La traversée de l'Ile d'Yeu (La Table ronde, 1987).

Scène inaugurale : le 8 janvier 1959, serrés à l'arrière d'une traction-avant bleue-marine, les enfants emmitouflés, à l'avant le père et la mère. Un camion surgit de nulle part, le père a le thorax enfoncé et meurt des suites de l'accident, la mère a le visage blessé, les paupières arrachées. La vie bascule.
La mère, devenue l'axe central d'une famille bohème et rêveuse, doit subvenir aux besoins de tous. Sous le nom mystérieux de Nell Pierlain, elle écrit des romans populaires, où s'inventent des destins qui peuplent sa vie. Puis un jour, Nell s'effondre, " restent les mots de la mort que l'on compose et décompose au pied du lit, reliés au corps et au nom de famille par des liens invisibles, des prières, une adresse : Souchon, née Pourchot Marie-Madeleine, hôpital Sainte-Perrine, Paris ".
Alors, Patrick Souchon, dans ce bouleversant roman familial, bat les cartes du passé, mêlant les détails d'une époque (le théâtre, les romans, les amis, les enfants) aux émotions d'un fils. Portrait d'une mère.

Avril

Laurent Chalumeau
Un mec sympa
Roman
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Né en 1959, Laurent Chalumeau a déjà publié cinq romans chez Grasset, dont le premier, Fuck, en 1991, devenu culte depuis. Derniers romans paru : Maurice le siffleur (Grasset, 2006) et Les arnaqueurs aussi (Grasset, 2007), tous deux prochainement adaptés à l'écran.

Ancien finaliste junior à Roland Garros, mais surtout ancien voleur de bijoux et cambrioleur de musée d'horlogerie, Manu Bonal est en liberté conditionnelle, et les trente-deux mois qu'il a passés à la maison d'arrêt de Grasse lui ont suffi. Il s'est juré de ne jamais y retourner, dut-il pour ça devenir honnête.
Depuis sa sortie, il donne des cours au Tésauris Sporting Club. Clientèle select, installations luxueuses, riches clientes peu farouches : Manu est très content. Hélas, son Conseiller d'Insertion et de Probation lui impose le marché suivant : soit il cambriole à nouveau un musée, soit il retourne en prison, avec un dossier truqué, mais alourdi. C'est simple et inextricable. En plus du fonctionnaire ripoux qui veut le faire replonger, il va croiser un chirurgien esthétique tout droit sorti de la série Nip/Tuck ; de riches oisives folles de leurs corps qui seraient comme chez elles dans Desperate housewifes; un criminel de guerre serbe reconverti dans la traite d'êtres humains ; les animateurs d'un bus d'assistance aux prostituées de la Promenade des Anglais ; un antiquaire monégasque véreux ; un immigré clandestin roumain qui rêve de devenir Scarface… et surtout une ravissante et malicieuse " beurette " employée de l'administration pénitentiaire.

Benoît Duteurtre
Ballets roses
Roman
Collection " Ceci n'est pas un fait divers "

Benoît Duteurtre est né en 1960 à Sainte-Adresse, près du Havre, où il a passé son enfance. Son premier roman Sommeil perdu paraît chez Grasset en 1985. Il a publié chez Gallimard : Drôle de temps, (1997, Prix de la Nouvelle de l'Académie Française), Le voyage en France (2001, Prix Médicis), Service Clientèle (2003) et Les pieds dans l'eau (Gallimard, 2008).

" Pourquoi donc, quand on m'a proposé d'écrire sur un fait-divers, ai-je spontanément pensé à l'affaire des ballets roses ", scandale presque oublié des années 1959-1960 ? Trois raisons au moins :
D'abord parce que je suis impressionné, parfois choqué, par l'irrationalité avec laquelle les affaires de mœurs se déchaînent dans l'opinion, mêlant faits et fantasmes, excitation collective et réprobation (Outreau en a donné l'exemple spectaculaire). Ensuite parce que les Ballets roses ont pour toile de fond la fin de la IVe république et le retour du général de Gaulle dont l'un des acteurs fut mon arrière-grand-père, René Coty. Après Les pieds dans l'eau, ce mélange d'histoire familiale et d'histoire tout court ne manquait pas d'attraits pour le romancier. Enfin j'ai trouvé l'occasion d'évoquer ces années cinquante, à la fois proches et lointaines : une France presque disparue avec ses modes et ses chapeaux, ses voyous et ses honnêtes gens qui pourraient former le décor d'un film en noir et blanc.
Le sujet principal reste évidemment l'affaire : comment un groupe de jeunes filles mineures, recrutées par un pseudo-policier, allait servir aux plaisirs d'une bande de commerçants, d'hommes d'affaires, et surtout du président de l'Assemblée Nationale André Le Troquer. La personnalité de ce dernier m'a particulièrement intéressé : parce que son histoire comporte des épisodes plus glorieux, notamment dans la Résistance ; parce qu'il eut toute sa vie l'amour des starlettes, avant qu'un péché de vieillesse ne l'entraîne dans cette chute calamiteuse. Ce feuilleton policier suit plusieurs lignes : historique, politique, psychologique, personnelle. Il reste près des faits, sans extrapoler, mais en tâchant de retrouver la vérité d'un moment perdu. "

B.D.

Adrien Goetz
Intrigue à Versailles
Roman
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Adrien Goetz, prix des Deux Magots et prix Roger Nimier pour son roman La Dormeuse de Naples, est l'auteur d'Intrigue à l'anglaise, qui a connu un grand succès en 2007, chez Grasset.

Revoici Pénélope, l'héroïne d'Intrigue à l'anglaise. La jeune conservatrice du patrimoine, après avoir résolu la mystérieuse énigme de la tapisserie de Bayeux, se retrouve nommée au château de Versailles.
Dès son premier jour, elle découvre un cadavre, un meuble en trop et un Chinois… C'est beaucoup, c'est étrange. Dans le temple de la perfection et de la majesté qu'est Versailles, vont s'affronter les bourrasques de la mafia chinoise et d'une société secrète qui se perpétue depuis le XVIIe siècle. A travers les salons, les chambres et les arrières-cabinets du château, les bosquets du parc et les hôtels particuliers de la ville, Pénélope va découvrir les secrets de ce lieu qu'elle pensait - et que nous pensions - connaître. Dans les derniers jours de 1999 (où la tempête qui a détruit le parc va jouer son rôle), Pénélope, aidée de son ami Wandrille, le journaliste-dandy, résoudra à la fois les mystères d'une mort et les secrets d'un lieu mythique.

Philippe Jullian
Journal 1940-1950
Roman

Romancier, essayiste, pasticheur, mais aussi dessinateur et homme d'esprit, Philippe Jullian (1921-1977) a laissé plusieurs œuvres qui font les délices des connaisseurs, comme son Dictionnaire du snobisme (Bartillat, 1992) ou sa biographie d'Oscar Wilde (Bartillat, 2000).

On savait que Philippe Jullian avait tenu un journal, le voici pour la première fois révélé au public. Ce jeune Bordelais, qui n'a pas dix-huit ans à la déclaration de guerre, est protégé des mauvaises passions politiques par l'anglophilie naturelle à sa ville natale… Grand lecteur, déjà dessinateur et l'un des plus pétulants caricaturistes de sa génération, il perfectionne son destin d'écrivain durant cette décennie 1940-1950.
Ce journal est non seulement un portrait de l'auteur, mais celui de tant de ces écrivains pour happy few qui se révèlent un jour plus importants que les importants. Voici Maurice Sachs, François Sentein, Lefèvre-Pontalis, Lise Deharme et tous les secrets de cette littérature qu'on croit de deuxième plan… Ils se mêlent aux gens du monde et aux gens de ballet, aux anglais de Paris et aux Parisiens anglophiles, dans un délicieux mélange de mots d'esprit et de témoignages de première main, pour peindre le tableau d'une époque.

Dominique Sampiero
Les encombrants
Roman

Dominique Sampiero est né en 1954 dans l'Avesnois (Nord). Il est instituteur et directeur d'école maternelle. Poète, romancier (L'Odalisque et Les fruits poussent dans les arbres, Flammarion 2000 et 2002, Le Rebutant, Gallimard, Prix Populiste 2003), scénariste - entre autres de Bertrand Tavernier -, il est l'auteur chez Grasset du Dieu des femmes (2003), de Holy Lola (2004) et de La Petite Présence (2006).

Nous sommes dans un petit village du nord de la France, où tout le monde se connaît, où tout le monde feint d'ignorer ce qu'il sait des autres. Jean l'orphelin s'est sauvé à dix ans pour aller vivre dans les bois voisins, de cueillette et de menus larcins. Et les cent vingt-quatre villageois, qui se souviennent de ce qui les arrange, ont oublié qui il était. Il est un peu comme ces encombrants dont on se débarrasse sur le trottoir, une fois par an, le jour des monstres, et dont il meuble sa baraque perchée sur la fourche d'un arbre.
Jean est tantôt l'idiot, l'elfe ou l'ogre. On l'injurie, on le bénit. On l'accuse du mauvais temps, des vaches qui se blessent sur des outils perdus. L'enfant sauvage d'autrefois a désormais vingt-sept ans. Les hommes le surnomment Hérisson rouge, à cause de ses cheveux et de sa maigreur ; ils s'en méfient, c'est un beau gars et les mères craignent un peu pour leur fille. Car dans les campagnes aussi, les adolescentes aiment et fuguent. Et la haine couche silencieuse dans les hautes herbes…

Remise en vente à l'occasion de la sortie du film d'Anne Fontaine,
avec Audrey Tautou

Edmonde Charles-Roux
De l'Académie Goncourt
L'irrégulière ou Mon itinéraire Chanel
Roman

Edmonde Charles-Roux est l'auteur notamment de Oublier Palerme (prix Goncourt), Elle, Adrienne, Une enfance sicilienne, ainsi que de l'étonnante biographie d'Isabelle Eberhardt :Un désir d'Orient, et Nomade j'étais.

Mystérieuse pour les intimes, acharnée à effacer toute trace de son passé, de ses origines, de sa famille même, Gabrielle Chanel aura été tout au long de son existence une " irrégulière " dans une société conformiste, et peut-être ne faut-il pas chercher ailleurs le secret de sa prodigieuse réussite.
Edmonde Charles-Roux a dû déblayer une vie entière de mensonges ou d'aveux subtilement travestis pour nous montrer la fillette de forains cévenols, née par hasard à Saumur, l'orpheline oubliée dans un couvent de Corrèze, la petite pensionnaire des chanoinesses de Moulins, qui n'allait pas tarder à devenir " poseuse " dans un beuglant de la garnison, où elle chantait " Qui qu'a vu Coco dans l'Trocadéro ? ". " Gomeuse " à Vichy, et même donneuse d'eau, celle à qui ses nombreux amis donnaient dès vingt ans son surnom devait faire son chemin. " Irrégulière ", certes - au sens équivoque et proustien du terme - mais toujours marginale, indépendante, ambitieuse, et déjà sûre de son destin d' exception. Il n'est guère d'hommes et de femmes célèbres qui ne l'aient approchée, si bien que sa vie se confond avec l'histoire de l'entre-deux guerres. Cocteau, Picasso, Max Jacob, Reverdy, Misia Serf, son amie de toujours, Diaghilev, Stravinski, ils apparaissent tous ici car ils furent les intimes témoins de cette aventure extraordinaire.
A travers cette carrière mouvementée, Edmonde Charles-Roux raconte une femme unique, en même temps qu'elle trace la chronique des soixante-dix années de ce siècle. Ce portrait d'une célèbre inconnue est beaucoup plus qu'un portrait : l'épopée d'un roman vécu, et vécu comme un roman par son héroïne.

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Littérature étrangère

Mars

Gregory Norminton
Des choses sérieuses

Roman
Traduit de l'anglais par Marie-France Girod
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Diplômé d'Oxford, Gregory Norminton est passionné de théâtre. Il est l'auteur de deux romans très remarqués par la critique, La nef des fous (Grasset, 2002) et Monts et merveilles (Grasset, 2006).

A 30 ans, Bruno Jackson est un homosexuel obèse et mal dans sa peau. Au cours d'une soirée à laquelle il n'a pu se soustraire, il tombe sur Anthony Blunden, son ami d'enfance, jeune insolent plein d'assurance à qui tout réussit.
Adolescents, Bruno et Anthony ont fait leurs classes à Kingsley, pensionnat au conservatisme tout britannique. Bruno, qui a passé sa petite enfance en Malaisie, a du mal à s'adapter à ce nouvel environnement. Lorsqu'il rencontre Anthony, il se lie tout de suite d'une amitié trouble pour ce jeune homme de bonne famille. Ces deux solitaires attirent l'attention de leur professeur d'anglais, Mr Bridge, qui les initie à la littérature et entreprend de former leur esprit, chez lui, autour d'une tasse de thé. Ce traitement de faveur ne fait qu'accroître l'insolence d'Anthony et son mépris des autres. Lorsqu'il écrit un roman soit-disant satirique, critique virulente des travers de ses professeurs et de ses camarades mettant en scène la mort des pensionnaires de Kingsley, Mr Bridge décide de prendre ses distances.
Ce passé refait surface lors de la rencontre des deux anciens amis, et avec lui un lourd secret qu'Anthony semble déjà avoir oublié. Bruno, quant à lui, rongé par la culpabilité et le souvenir de la mort de Mr Bridge lors d'une sortie scolaire dans les montagnes de la région des lacs, n'aura de cesse de régler ses comptes avec son passé.

Vikram Seth
Golden Gate

Roman
Traduit de l'anglais par Claro
Lire le premier chapitre
" Le plus grand roman californien est écrit en vers (et pourquoi pas ?) : Golden Gate est un enchantement. " - Gore Vidal
" Vikram Seth s'est inspiré de Pouchkine, qui avait inventé la forme du roman en vers avec Eugène Onéguine en 1823, et c'est également de cette œuvre que viennent le sujet, le ton et la vélocité : mélange particulier d'esprit, de sagacité et de nostalgie. Le résultat est palpitant. Une prouesse littéraire tout en subtilité. " - Susan Sontag

Né à Calcutta en 1952, Vikram Seth poursuit des études supérieures à Oxford et à Stanford. En 1986, il signe Golden Gate, son premier roman, en vers, qui le révèle à la critique. Mais c'est avec Un garçon convenable (Grasset, 1995), épopée de l'Inde des années 50 qui lui vaut le Commonwealth Writers' Prize en 1993, qu'il s'impose véritablement comme l'un des grands écrivains indiens contemporains. Il publie ensuite un récit familial, Deux vies (Albin Michel, 2007).

Vikram Seth a choisi d'écrire son premier roman… en vers, en hommage à l'Eugène Onéguine de Pouchkine. Composé de près de 594 sonnets, Le Golden Gate, publié en 1986, met en scène une ronde de personnages dans le San Francisco des années 1980 : un cadre de Silicon Valley, une artiste, une avocate - tous des Américains ordinaires pris dans la tourmente de leurs émotions, carrières, ruptures… Les amitiés et les amours se font et se défont sur fond de lutte anti-nucléaire ; on croise des chats plus ou moins bien intentionnés qui sèment la zizanie dans les couples, un iguane relativement apprivoisé et des sculptures kitschissimes… Les saisons se succèdent à San Francisco, le pont du Golden Gate semble s'étirer sans fin dans l'air pur de la Californie, et le roman de Seth emporte le lecteur dans son tranquille tourbillon. Et voici comment l'auteur lui-même s'explique, au beau milieu de son livre, sur sa démarche poétique :
La semaine dernière, après avoir écrit
Le chapitre que vous venez juste de lire,
Alors que j'ébauchais d'autres péripéties
Avec une énergie qu'on ne saurait décrire,
Un éditeur - au cours d'une soirée mondaine
(riche en vins et en mets, d'une classe certaine)
Donnée par Thomas Cook (souhaitons-lui longue vie!)
A l'occasion de la sortie de mon récit
De voyage au Tibet - me prit le bras : " Ami,
Sur quoi travaillez-vous ? " " Un roman… " " Epatant !
Sachez, Vikram, que nous sommes tous impatients -"
" … en vers ", ajoutai-je aussitôt, et il jaunit.
" Ma foi, c'est pittoresque en diable ", conclut-il
Avant de s'éclipser, la démarche fébrile.

Carlos Fuentes
Ce que je crois

Traduit de l'espagnol par Jean-Claude Masson
Remise en vente à l'occasion du Salon du Livre de Paris

Né au Panama en 1928, Carlos Fuentes a étudié aux Etats-Unis et dans plusieurs pays d'Amérique latine. Délégué du Mexique auprès des organisations internationales à Genève, puis ambassadeur du Mexique en France, il a reçu de nombreux prix : en 1984, le prix national de littérature du Mexique ; en 1987, le Prix Cervantès ; et en 1994, le Prix Prince des Asturies. Il a été décoré de la Légion d'honneur en 1992. Il a publié des récits, plus de quinze romans, des nouvelles et des essais (voir ci-joint la page " du même auteur ").

A son importante œuvre de fiction, Carlos Fuentes ajoute un nouveau livre exceptionnel et singulier : un Ce que je crois, avec 41 entrées alphabétiques, de A à Z, d'Amitié à Zurich. de Borges à Neruda, de Marx à Platon… de Buenos Aires à Venise , Cambridge, New York, Paris, Prague et Rio …
Le grand écrivain n'avait jamais livré son abécédaire personnel, où il nous offre une synthèse de son œuvre d'essayiste et de romancier. Il aborde ici, dans leur variété, les thèmes qui ont le plus compté dans sa vie : l'amour, la politique, l'Amérique latine, Dieu, le Mexique, le sexe, la Révolution …et aussi les personnages qui ont à ses yeux changé le monde, dans tous les domaines.

 

Avril


Björn Larsson
Le rêve du philologue

Nouvelles
Traduites du suédois par Philippe Bouquet
Lire le premier chapitre
Björn Larsson est né en Suède en 1953. Navigateur chevronné, il a parcouru les mers du Nord de l'Ecosse à l'Irlande, du pays de Galles à la Bretagne et à la Galice. Professeur de langue et de littérature française à l'Université de Lund, traducteur, philologue et critique, il est également l'auteur de plusieurs romans. Long John Silver, paru en 1995 , en a fait l'un des écrivains suédois contemporains les plus connus à l'étranger. En 1999, il est récompensé par le prix Médicis étranger pour Le capitaine et les rêves.

Neuf nouvelles dont le thème commun est la " joie de la découverte ". Par voie de conséquence, ses héros sont des savants : un philologue, une généticienne, un linguiste, une astronome, un spéléologue, un virologue, une philosophe, un chimiste et un… écrivain. Mais, comme on le verra, la science n'est pas toujours à la fête, sous la plume de cet universitaire.
Dans Le rêve du philologue, nouvelle qui donne son titre au recueil, le professeur Knut Stenlund se désole du déclin de la philologie française, matière à laquelle il a consacré quarante ans de sa vie, et de voir le peu de cas que l'on fait désormais de tout ce qui a trait à la Table Ronde. Pour tenter de sauver ce qui peut l'être, il se lance dans l'enseignement bénévole jusqu'au jour où l'un de ses anciens étudiants vient se plaindre amèrement auprès de lui de l'inutilité de ce qu'il a jadis appris. Stenlund décide alors de prendre le taureau par les cornes et de retrouver le texte complet du chef-d'œuvre inachevé.
Nous croisons également une jeune fille de bonne famille qui se voue à la recherche médicale et se spécialise en génétique pour tenter de trouver la réponse à certaines questions sur elle-même et son entourage, un linguiste qui se réfugie dans la grammaire générative pour se consoler du chaos qui règne dans le monde, une astronome inquiète des découvertes qui n'auront pas le temps d'être faites de son vivant et bien d'autres savants farfelus encore -autant de portraits qui raviront le lecteur, qui se retrouvera sans peine dans les nombreux clins d'œil à la France.

Karin Slaughter
Pas de pitié pour Martin

Roman
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Pierre Demarty


Karin Slaughter, dont l'œuvre a été saluée par Michael Connelly comme " le meilleur de la littérature criminelle ", a grandi dans une petite ville du sud de la Géorgie, et vit à Atlanta. Tous ses romans sont publiés chez Grasset : la série " Grant County " - Mort aveugle (2003), Au fil du rasoir (2004), A Froid (2005), Indélébile (2006) et Sans foi ni loi (2007) - ainsi que Triptyque (2008).

Il est laid. Il est gros. Il n'a pas d'amis. Il a un travail ingrat dans une usine de papier toilette. Il est la risée et le souffre-douleur de tous ses collègues. Il vit toujours chez sa mère, une ignoble harpie qui le harcèle de ses moqueries à longueur de journée. Bref, à quarante ans, Martin Reed est un parfait loser, et son existence n'est qu'une pathétique litanie d'humiliations.
Un matin, en voulant arracher un bout du pare-choc abîmé de sa voiture, il se blesse. C'est la main ensanglantée qu'il arrive au bureau - où, pas de chance, l'attend la police, venue enquêter sur le meurtre horrifique d'une de ses collègues. L'engrenage infernal se déclenche : Martin est arrêté et écroué, dans l'indifférence de tous (y compris de sa propre mère). Pourtant, même les plus grands poissards ont des anges gardiens ; en l'occurrence, c'est la jolie inspectrice Albada qui, seule à douter de sa culpabilité, prendra notre malheureux en pitié. Grâce à elle, faute de preuves suffisantes, Martin est relâché.
Mais le sort s'acharne : à peine est-il sorti de prison que Martin apprend son licenciement. Le soir même, il va au bureau récupérer ses affaires - et se fait sauvagement violer par sa secrétaire, perversement émoustillée par ses déboires judiciaires. Quand, le lendemain matin, on retrouve le cadavre de la secrétaire, tout recommence à zéro. Cette fois, pour Martin la Poisse, c'est la chaise électrique à coup sûr. Le malentendu vire au cauchemar - à moins qu'il ne s'agisse pas d'un malentendu et que Martin ne soit pas tout à fait le pauvre type qu'on croyait…


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Thrillers

mars

Clive & Dirk Cussler
Le trésor du Khan
thriller
Traduit de l'anglais par Delphine Rivet
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Clive Cussler est l'auteur de nombreux romans dont, chez Grasset, L'or des Incas, Sahara, Dragon, Atlantide, Odyssée et Pierre sacrée. Découvreur de nombreuses épaves, il est membre de la Société Géographique Royale de Londres, du Club des explorateurs de New York et préside l'Agence nationale maritime et sous-marine (NUMA).
Dirk Cussler a activement participé aux expéditions de son père au sein de NUMA®, dont il préside le conseil de surveillance. Il est l'auteur, avec son père, de Vent mortel (Grasset, 2007). Il vit dans l'Arizona.

Tout commence en Russie, sur le lac Baïkal, lorsqu'une vague monstrueuse, en apparence d'origine naturelle, manque d'engloutir une équipe de pétroliers. Pourtant, quand l'équipe est kidnappée et que le navire sur lequel Dirk Pitt poursuit ses recherches échappe de justesse à un naufrage, il ne fait plus aucun doute que se profile un danger d'une tout autre nature.
L'enquête conduit notre héros en Mongolie, où un mystérieux magnat du pétrole contourne, à coup de sabotages sanglants, les lois du marché. Retournements de situations et révélations terrifiantes dévoilent peu à peu les projets de cet homme prêt à tout : rétablir la gloire de son aïeul, un conquérant dont l'empire dépassait en son temps celui d'Alexandre le Grand. Pour ce faire, le Mongole compte se servir d'un secret jusque là bien gardé et qui pourrait lui permettre de réaliser ses sombres projets.
Des lacs gelés de la Sibérie aux déserts brûlants qui séparent la Chine et la Mongolie, Dirk Pitt découvre une série d'indices qui le mèneront sur les traces d'un fantastique trésor. Mais pour l'atteindre, il devra faire face à bien des périls et stopper le descendant de Gengis Khan, avant que la face du monde ne soit changée à tout jamais.

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Essais, documents

mars

Alexandre Adler
Le monde est un enfant qui joue

Essai
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Ancien élève de l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm, agrégé d'histoire, Alexandre Adler est chroniqueur sur France Culture et membre du comité éditorial du Figaro. Il est l'auteur de J'ai vu finir le monde ancien (Grasset, 2002), de L'Odyssée américaine (Grasset, 2004), de Rendez-vous avec l'Islam (Grasset, 2005) et de Sociétés secrètes (Grasset, 2007), qui ont été des succès.

" Huit ans après l'explosion inouïe du 11 septembre 2001, les arcs et les flammes de l'action se dissipent suffisamment pour nous permettre de revenir sur le processus qui s'est engagé alors. Nous avons vécu des années de violences et de soubresauts. Attentats simultanés et meurtriers à Londres. A Madrid. Au Maroc. Incidents successifs en Arabie Saoudite. Invasion de l'Irak. Guérilla meurtrière en Afghanistan. Bombardements et chaos au nord du Pakistan. La guerre est mondiale et sans fin, mais pas comme nous l'avions d'abord imaginé. Années de noirceur et de doute : avec la chasse aux islamistes s'est développée, dans toutes les directions, et dans tous les Etats, la pratique du mensonge déconcertant.
Pourtant, cette apocalypse nous révèle un nouveau monde, que j'ai parcouru, modestement, à travers mes livres. L'odyssée américaine racontait la recherche fiévreuse d'une politique américaine post-hégémonique, qui finalement n'advient, six ans après, qu'avec Barak Obama. Rendez-vous avec l'Islam envisagerait, pour le meilleur, la transformation du Moyen Orient par la Turquie et l'Iran. Là aussi, la route est longue.
Le monde est un enfant qui joue. Je vole cette phrase à un fragment d'Héraclite, et je la transforme. Le monde est innocent, naïf, il oublie sa propre histoire. Il titube, hésite, frappe, détruit. Mais chacun de ses gestes est aussi une création, un apprentissage. Les années de violence n'ont pas empêché une croissance économique mondiale exceptionnelle. L'apaisement revient, alors que l'économie s'effondre. Rien n'est jamais donné dans ce temps nouveau. Ben Laden a peut-être perdu, mais nous avons connu trois jours de guerre à Bombay. C'est ce brouillard que je veux dissiper, en examinant comme un joueur d'échec la situation de nos grandes lignes de fracture. "

A.A.

François Jullien
Les transformations silencieuses

Essai
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Philosophe et sinologue, professeur à l'Université Paris-Diderot et membre de l'Institut universitaire de France, François Jullien dirige l'Institut de la pensée contemporaine. Son travail est traduit dans une vingtaine de pays.

" Grandir, vieillir ; mais également l'indifférence qui se creuse, jour après jour, entre les anciens amants, sans même qu'ils s'en aperçoivent ; comme aussi les Révolutions se renversant, sans crier gare, en restauration, ou bien le réchauffement de la planète ; ou encore l'érosion des croyances et jusqu'à l'évolution de nos mots : autant de modifications qui ne cessent de se produire ouvertement devant nous, mais si continûment et de façon globale, de sorte qu'on ne les perçoit pas. Mais on en voit soudain le résultat - qui nous revient en plein visage.
Or si cette transformation continue nous échappe, c'est sans doute que l'outil de la philosophie grecque, pensant en termes de formes déterminées, échouait à capter cette indétermination de la transition.
De là l'intérêt à passer par la pensée chinoise pour prêter attention à ce même : celui de " transformations silencieuses " qui, sous le sonore de l'événement, rendent compte de la fluidité de la vie et éclairent les maturations de l'Histoire tout autant que de la Nature.
De notion descriptive, on pourra alors en faire un concept qui se retourne en opérateur ; et, face à la pensée du but et du plan, qui a tant obsédé l'Occident, se découvre un usage stratégique, comme aussi politique. "

François Jullien

Jean Lacouture
Les impatients de l'histoire

Les grands journalistes de Théophraste Renaudot à Jean Daniel
Essai

Jean Lacouture est l'auteur de biographies fameuses (Malraux, Mauriac, De Gaulle, Blum), entre autres ; chez Grasset, nous avons déjà publié son Champollion, ainsi qu'un livre d'entretiens avec Bernard Guetta : Le monde est mon métier.

Jean Lacouture a toujours eu deux passions professionnelles : le journalisme et la vie des hommes illustres. Dans cet ouvrage brillant, piaffant, allègre, il conjugue ces deux passions, et les met au service d'une véritable fresque, allant de l'Ancien Régime à nos jours et où sont convoqués ces grands " impatients de l'Histoire " que furent - et que sont encore - les vrais journalistes.
On trouvera donc ici de véritables " mini-biographies ", toujours originales et " anglées ", de journalistes aussi différent que Théophraste Renaudot et Camille Desmoulins, Albert Londres et Hubert Beuve-Mery, Françoise Giroud et Henri Rochefort, Bernard Lazare et Jean Daniel, Bernard Pivot et Geneviève Tabouis. Mais, par delà ces portraits étincelants, c'est tout le contexte d'une cause, d'une époque, d'une guerre, qui est ici mis en scène. Ce livre est aussi, en contrebande, une histoire de la France sous l'affaire Dreyfus ou pendant la guerre d'Algérie, de la censure avant la Révolution, de la décolonisation et de la dissidence anti-communiste, de la montée du péril nazi - et du Monde - ce journal où Jean Lacouture conquit ses premiers galons.
Au final, ces Impatients de l'Histoire se lisent comme un roman de cape et d'épée où la princesse qu'il faut sauver coûte que coûte ne porte qu'un nom : la vérité.

Amin Maalouf
Le dérèglement du monde

Essai
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Amin Maalouf a publié, en autres, Léon l'Africain, Samarcande, Le Rocher de Tanios (Prix Goncourt 1993), Le périple de Baldassare, Origines…Ce nouvel ouvrage s'inscrit dans la lignée de son essai, Les identités meurtrières qui, lors de sa publication, connut un immense retentissement auprès de la critique et du public.

La thèse centrale de cet essai vaste, puissant et ambitieux pourrait être ainsi résumée : le dérèglement du monde tient moins à la " guerre des civilisations " qu'à l'épuisement simultané des civilisations, l'humanité ayant atteint en quelque sorte son " seuil d'incompétence morale ".
A l'âge des clivages idéologiques qui suscitait le débat succède celui des clivages identitaires, où il n'y a plus de débat. Islam et Occident : les deux discours ont leur cohérence théorique, mais chacun, dans la pratique, trahit ses propres idéaux.
L'Occident est infidèle à ses propres valeurs, ce qui le disqualifie auprès des peuples qu'il prétend acculturer à la démocratie. Sa tentation : préserver par la supériorité militaire ce que ne lui assure plus sa supériorité économique ni son autorité morale. Sa volonté de dominer le monde le dispute ainsi à son désir de le civiliser. La guerre en Irak en est un bon exemple : on a dit partout que les Etats-Unis apportaient la démocratie à un peuple qui n'en voulait pas. La réalité est exactement l'inverse : ils n'ont pas apporté la démocratie à un peuple qui en rêvait !
Le monde arabo-musulman n'a plus ni la légitimité généalogique ni la légitimité patriotique autour desquelles il s'était historiquement structuré - magnifique développement sur la trajectoire de Nasser. Vivant dans l'humiliation et la nostalgie régressive de son " Age d'or ", l'ère des islamismes ayant succédé à l'ère des nationalismes, il se trouve condamné à une fuite en avant dans le radicalisme.
Ces " dérèglements symétriques " ne sont qu'un des éléments d'un dérèglement planétaire plus global qui exige que l'humanité se rassemble pour faire face à des urgences qui, à l'exemple des perturbations climatiques, menacent tous les peuples. Et si la Préhistoire de l'humanité prenait fin sous nos yeux, ouvrant dans les convulsions le grand chapitre d'une nouvelle Histoire de l'homme qui commence?

Avril

Jean Daniel
Les miens

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Faut-il présenter Jean Daniel ? Journaliste éminent, fondateur historique du Nouvel Observateur, dont il est toujours l'éditorialiste, il est l'auteur d'un grand nombre d'essais et de Mémoires. Citons, entre autres, Le temps qui reste, Le refuge et la source, l'Ami anglais, Cet étranger qui me ressemble.

Le Jean Daniel qui a écrit ce livre n'est pas le journaliste, ni le spécialiste du Proche-Orient, ni l'éminent exégète des secrets de la gauche française… Non, c'est plutôt l'homme intime, l'écrivain du Refuge et la source, qui a voulu, au soir d'une vie exemplaire, assembler dans un même mausolée tous les êtres qu'il a aimés et admirés, et qui l'ont précédé dans un hypothétique au-delà. Ce livre grave, solennel, mais encore vibrant de souvenirs et de sensations, aurait pu s'intituler Présence des morts - si Emmanuel Berl n'avait préempté ce beau titre…
Voici donc ceux que Jean Daniel appelle " les miens " : il y a là des figures aussi diverses que François Furet et Germaine Tillon, Malraux et Sartre, Michel Foucault et Jules Roy, Roger Stéphane et Maurice Clavel, Marie Susini et Roland Barthes, Gide et Malraux, Sagan et Derrida, Balthus et Senghor. Au total, quarante-trois figures qui, ensemble, composent en creux un portrait très personnel de celui qui les rassemble. Bien sûr, Camus, mais aussi la propre mère de l'auteur, bouleversante, occupent une place à part dans ce panthéon du cœur.
Certains de ces portraits furent, en leur temps, des nécrologies écrites, " à chaud ", mais tous ont été repensés au regard des postérités capricieuses et forment, au final, une fresque du demi-siècle.

Sophie Delassein
Les dimanches de Louveciennes

Chez Hélène et Pierre Lazareff
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Sophie Delassein est journaliste au service culturel du Nouvel Observateur. Elle a déjà publié plusieurs biographies : Rappelle-toi Barbara, Aimez-vous Sagan, Gala pour Dali, ainsi qu'un livre d'entretiens avec Maxime Leforestier.

Que se passait-il au cours des dimanches des années 1950-1970, à Louveciennes, dans la maison d'Hélène et Pierre Lazareff ? C'était le centre nerveux, mondain, politique de la France de l'époque. Ministres, industriels, artistes, s'y retrouvaient autour du couple mythique des Lazareff. On y refaisait les gouvernements, les journaux, les rumeurs… Ce livre, fondé sur une formidable enquête et des documents inédits, se propose ainsi d'en savoir plus sur les deux êtres - si différents ! - qui recevaient alors avec faste...
Depuis leur rencontre au milieu des années trente, Hélène et Pierre Lazareff n'ont eu qu'une passion : le journalisme. Et avant de recevoir à Louveciennes, leur terrain de jeu favori s'appelait " Paris-Soir ", " Marie-Claire ", " Match ", " France-Soir ", " Elle "… Avec Jean Prouvost pour patron, Pierre Lazareff a, en effet, inventé la presse populaire et, bien plus tard, le reportage d'actualité télévisé avec une émission devenue culte : " Cinq colonnes à la Une ". Quant à sa femme, Hélène, elle crée dès 1945 " Elle ", cet hebdomadaire féminin dont il existe désormais des versions dans le monde entier. Dès sa création, Pierre a accompagné et soutenu son épouse dont le tempérament slave l'a obligé à vivre sur de véritables montagnes russes.
Malgré tout ce qui a pu les séparer, puis les réunir, Hélène et Pierre resteront unis jusqu'à la mort de Pierre en 1972. Mais ce fut un couple qui, si l'on y regarde de plus près, se révèle complexe. Dans ce livre, on trouvera ainsi les lettres inédites et enflammées que Pierre Lazareff écrivit à Mag Bodard, son amante, sa " seconde épouse ". Cette biographie d'un couple nous replonge dans l'âge d'or de la presse en France. Une presse qui faisait alors la pluie et le beau temps et qui vivait, grâce à ces innovations, dans une opulence qui rend aujourd'hui nostalgique.

Joan Didion
L'Amérique
1965-1990

chroniques
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Joan Didion, née en 1934 à Sacramento, en Californie, est une figure " culte " des lettres américaines de ce dernier demi-siècle. Romancière, essayiste, journaliste et scénariste, elle a connu la consécration en France avec L'Année de la pensée magique (Grasset, 2007), encensé par la presse et couronné par le prix Médicis de l'essai.

Avant d'écrire le récit autobiographique qui la fit redécouvrir, Joan Didion fut l'une des plus fines chroniqueuses de l'Amérique désaxée des années 60 et 70. Les textes recueillis dans ce livre, restés à ce jour inédits en France, ont acquis aux Etats-Unis un statut quasi mythique. Ils sont en quelque sorte son chef-d'œuvre ; elle y révèle toute l'étendue de son talent, la force de son écriture, et l'acuité de son regard. Qu'elle entraîne son lecteur dans une plongée en immersion au cœur du quartier hippie de San Francisco en 1967, à une session d'enregistrement avec les Doors, dans les collines de Los Angeles terrorisées par la " famille " Manson, à New York en proie à l'hystérie collective au lendemain d'un meurtre à Central Park, sur la plage hawaïenne de Tant qu'il y aura des hommes, ou encore dans les méandres de ses propres fêlures mentales, Joan Didion ne cesse de surprendre, de déranger, et d'émouvoir.
" Je veux que vous sachiez, à mesure que vous me lisez, très précisément qui je suis, où je suis et à quoi je pense. Je veux que vous compreniez exactement à quoi vous avez affaire. Vous avez affaire à une femme qui, quelque part en cours de route, a égaré le peu de foi qu'elle avait jamais eu dans le contrat social, dans le principe de progrès, dans le grand dessein de l'aventure humaine. Je me fais l'effet d'une somnambule, sensible uniquement à l'étoffe dont sont faits les mauvais rêves, aux fous, aux rôdeurs tapis dans l'ombre, aux enfants perdus, à toutes les armées de l'ignorance qui s'agitent dans la nuit. Je ne suis pas un microcosme de la société. Je suis une femme de 34 ans qui a de longs cheveux raides, un vieux bikini et une crise de nerfs, assise sur une île au milieu du Pacifique à attendre une lame de fond qui ne vient pas. "
- Joan Didion, 1969

David Elia
Faire durer le plaisir
La sexualité des enfants du baby-boom

Document
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Le Docteur David Elia, éminent gynécologue, a été chroniqueur à RMC puis Europe I ,sur France 2 et sur France 3 et a collaboré à de très nombreux magazines, dont la revue Parents. Il collabore aujourd'hui à Top Santé. Il est l'auteur de best-sellers, notamment de Comment rester jeune après quarante ans (TF1 Edition), de Cinquante ans au naturel, du Bonheur à cinquante ans (Laffont), Rester mince à tous les âges ? Et si c'étaient les hormones (Grasset, 2007). Il anime un site d'information médicale : www.docteurdavidelia.com

Entre 1946 et 1975, les courbes démographiques s'affolent : c'est le baby-boom. Cette génération aborde aujourd'hui la soixantaine avec une soif inassouvie de plaisirs, de découvertes et de voyages. Mais qu'en est-il de leur sexualité ?
Gynécologue depuis la fin des années soixante-dix, David Elia a tiré profit de son expérience pour répondre à cette question à partir d'un constat : une génération, encore très active sexuellement (l'auteur passe en revue les pratiques sexuelles des seniors), parachève sa révolution sexuelle en bénéficiant des innovations de la médecine (contraception, RU 486, PMA, péridurale, traitements hormonaux).
L'augmentation des espérances de vie sexuelle due aux changements des mentalités et aux innovations médicales n'exclut pas des incidents de parcours, qu'ils soient d'ordre mécanique (sécheresse vaginale, impuissance), qu'ils soient liés à la perte de libido, ou dus à l'âge : cancer, ménopause, ostéoporose, problèmes de prostates, ou encore andropause, ils ont pour la plupart des solutions.
Le Docteur David Elia nous décrit les symptômes et les traitements qui existent aujourd'hui, en enseignant aussi comment conserver le cœur et les artères de nos vingt ans.

Capitaine Peter Moore
Et Catherine Moore
Flagrant Dali

Mémoires

Après une fulgurante carrière dans le cinéma où il produit Le Troisième Homme, Peter Moore (1919 - 2005), que l'on surnomme " le Capitaine " en souvenir de son passé militaire au service de l'Angleterre pendant la Seconde Guerre mondiale, rencontre Salvador Dali au début des années 60. Les deux hommes deviennent inséparables : le Capitaine Moore, en qualité de secrétaire, côtoie Dali pendant l'essentiel de sa carrière. Flagrant Dali rassemble ses souvenirs inédits. Sa femme, Catherine Moore, vit encore à Cadaquès. Dans une longue préface, elle sait convoquer le passé avec autant d'émotion que d'humour.

Le Capitaine Moore a connu aussi bien Winston Churchill qu'Orson Welles, mais rien n'aurait pu le préparer au train de vie bohème et fabuleux des Dali. Tandis que son flegme anglo-saxon lui a été souvent utile pour supporter la fougue méditerranéenne du peintre et, celle, russe mais non moins enflammée, de son épouse et muse Gala, ancienne femme du poète Paul Eluard, son humour donne à ses mémoires une saveur exceptionnelle.
La composition du livre obéit à la géographie de Dali : Cadaquès, New York, Paris. Dans chacun de ces lieux mythiques, nous croisons des personnages non moins mythiques : Picasso, Coco Chanel, Luis Buñuel, jusqu'à des personnalités médiatiques comme Amanda Lear (" Elle a une ambition aussi grande que ses pieds ", déclare Dali le jour où il fait sa connaissance.) Nous descendons dans les hôtels les plus luxueux de la planète : le Ritz à Paris, le Saint-Regis à New York, La Mamounia à Marrakech ; nous nous ruinons avec Gala au casino à bord du paquebot France, nous dînons chez Marie-Laure de Noailles et nous regardons Dali conduire un troupeau de moutons sur les Champs Elysées, après que Picasso s'est moqué de lui au téléphone.
Au-delà du portrait d'un homme fantasque et génial, nous pénétrons dans les arcanes du marché de l'art et les fastes d'une époque où tout était à vendre (rappelons le surnom qu'André Breton a donné à Dali : " Avida Dollars "), mais pas à n'importe quel prix : tout au long du livre, nous voyons que, au-delà de la comédie médiatique qu'il savait si bien jouer, Dali était et reste, avant tout, un grand artiste.

Jean-Marie Rouart
De l'Académie française
Cette opposition qui s'appelle la vie

Essai

Collaborateur de Paris-Match après avoir longtemps dirigé le Figaro Littéraire, Jean-Marie Rouart est membre de l'Académie Française. Il est l'auteur d'une œuvre importante où l'on retiendra, entre autres, Avant-Guerre (1983, Prix Renaudot), Ils ont choisi la nuit (Prix de l'Essai de l'Académie Française, 1985), Adieu à la France qui s'en va (2003), Mes Fauves (2005), et Devoir d'Insolence (2008), son dernier livre chez Grasset.

Assistons-nous à la fin d'un monde ou à la naissance d'une ère nouvelle ? Les multiples crises que nous traversons, financières, sociales, morales, culturelles sont des symptômes. Mais de quoi ? C'est cette question que se pose Jean-Marie Rouart dans ce livre caustique, ironique voire polémique. Il observe sans complaisance les renoncements, les hypocrisies et les injustices de notre société. Il en relève les contradictions et les faux-semblants. Scrutant les événements et les hommes, il brosse dans un style savoureux et iconoclaste les portraits des personnages qui sont au cœur du système. Bien sûr, d'abord la constellation sarkozienne : le trépident président, Carla qui met la République en chansons, Rachida Dati, icône de la diversité mais victime de la mode, l'ombrageux Fillon, un volcan sous un lac glacé qui digère les couleuvres et attend son heure. Cette crise, comment le parti socialiste au cœur des contradictions françaises y échapperait-il ?
Rouart décrypte ce qui se dissimule sous la rivalité Ségolène Royal - Martine Aubry, sous l'œil de ces prédateurs avides que sont Bayrou Ramina Grobis et Besancenot l'angelo diabolique. Mais le regard que l'écrivain porte sur notre société va au-delà du microcosme politique. Il cherche quelles sont les impostures et mystifications qui suivront le dégonflement de la bulle financière. A travers la disparition de Sœur Emmanuelle, d'Yves Saint Laurent ou, plus tragique encore, celle de Chantal Sebire, la visite du Pape à Paris mais aussi à travers le traitement de l'affaire DSK qui a secoué le FMI, il tente de comprendre les fantasmes contradictoires d'une société égarée, inquiète, à la fois dépravée et en quête de renouveau spirituel.



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Petite collection blanche

Mars

Alain Minc
Dix jours qui ébranleront le monde

Essai
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Alain Minc est l'auteur de nombreux livres qui sont autant de best-sellers. Dernier essai publié : Une Histoire de France, (Grasset, 2008).

Qui ne se souvient des Dix jours qui ébranlèrent le monde de John Reed, cette saga sur la révolution bolchevique qui fit mesurer à des millions de lecteurs la puissance de l'événement ? Nous ne semblons pas, à vue humaine, à la merci d'un bouleversement de cette ampleur, mettant en jeu une partie importante de l'humanité, métamorphosant les équilibres internationaux. Serait-ce pour autant la fin de l'Histoire ? Des événements majeurs, le 11 septembre 2001 en tête, ont démenti cette prophétie. On peut imaginer mille chocs, tous de nature différente. Les dix jours qui ébranleront le monde en recensent dix. Ce ne sont pas dix micro-prophéties mais dix métaphores. Derrière chaque journée se glisse un événement plausible : qu'il survienne ou non, il illustre un enjeu-clef de l'avenir, à court, moyen ou long terme.

1 - Le jour où Gazprom lancera une OPA sur Total
2 - Le jour où la Chine envahira Taiwan
3 - Le jour où l'Ecosse déclarera son indépendance
4 - Le jour où Google rachètera le New York Times pour un dollar
5 - Le jour où l'euro vaudra 2,5 dollars
6 - Le jour où Israël attaquera les installation nucléaires iraniennes
7 - Le jour où la France comptera plus d'habitants que l'Allemagne
8 - Le jour où les Asiatiques rafleront le prix Nobel
9 - Le jour où le terrorisme menacera de faire éclater une arme nucléaire tactique
10 - Le jour où le monde verra naître un grand homme

Avril

Corinne Lepage
Vivre autrement

Essai

Docteur d'Etat en droit, Corinne LEPAGE a été ministre de l'Environnement de 1995 à 1997. Elle est aujourd'hui présidente de CAP 21 et vice-présidente du MODEM. Avocate, elle a plaidé de nombreuses affaires liées à l'écologie, dont celle de l'Amoco Cadiz et de l'Erika. Elle a publié une douzaine d'ouvrages dont On ne peut rien faire, madame le Ministre (Albin Michel).

" La crise économique et financière est une chance historique unique de changer notre système et de répondre simultanément à toutes les crises : énergétique, écologique, alimentaire, démocratique.
Nous sommes à la croisée des chemins. Des forces extrêmement puissantes s'exercent pour que nous retournions au système antérieur avec un modèle de production et de consommation qui non seulement ne résoudrait rien mais ne ferait qu'accroître les crises présentes et à venir.
Nous pouvons également changer de monde. C'est ce que propose ce livre.
Les technologies, l'évolution des mentalités, l'évolution dans la représentation de ce qui nous parait souhaitable et désirable, le permettent. A nous d'accepter de penser et de décider autrement.
Il nous faut imaginer le fonctionnement d'une économie réellement soutenable, sobre et reposant sur une création de " mieux-être " et non de " plus-avoir ", dans laquelle la finance retrouve sa fonction originaire de financement de l'économie réelle, et qui repose sur la réduction des besoins en matières premières et énergies non renouvelables et sur un usage économe du sol. Le travail, la ville, l'alimentation, la mobilité, la connaissance trouvent de nouveaux modèles.
Notre génération a la chance historique de pouvoir changer le monde. Le voudra-t-elle ? "

François Jullien

Marielle de Sarnez
Pour aimer l'Europe

Essai

Née le 27 mars 1951 à Paris (XVIIIème), Marielle de Sarnez est issue d'un milieu engagé en politique (son père, ancien résistant, est un gaulliste convaincu). Proche de François Bayrou comme directrice de Cabinet au Ministère de l'Education nationale, Marielle de Sarnez devient secrétaire générale du groupe UDF à l'Assemblée nationale entre 1997 et 1998. Tête de liste en 1999, elle est élue députée européenne, et réélue en 2004. Elle devient en 2001 conseillère de Paris, élue dans le XIVème arrondissement sur la liste d'union RPR-UDF. Candidate de son parti aux élections municipales à Paris dans le XIVème arrondissement, elle est élue du MoDem au Conseil de Paris.
En 2008, Marielle de Sarnez publie Féminin singulier (Plon), journal qui retrace et son parcours politique et son itinéraire personnel.

Au nom de l'Europe, dans quelques semaines, on va se quereller sur toutes les chaînes. Et souvent, dans la plus absolue indifférence des électeurs. Qui gagnera ? On ne le sait pas encore. Mais qui y perdra ? Cela, on en est sûr, c'est l'idée d'Europe. Et pour tous ceux qui aiment cette idée, quelle immense frustration…
Et pourtant l'Europe est simple à comprendre, facile à aimer, dès l'instant qu'on lui rend sa vérité, comme un tableau que l'on restaure et qui apparaît, tel que l'a voulu le peintre, et tel qu'il l'a vu, avec les couleurs des premiers jours.
Dans cet essai, Marielle de Sarnez, députée européenne, veut rendre ses couleurs au projet européen, à travers une série de thèmes, de l'euro à la sécurité des jouets en passant par le Darfour, le changement climatique ou Erasmus. Elle défend les forces et elle pourfend les faiblesses. Elle propose de changer ce qui doit l'être. Elle répond ainsi à toutes les questions que posent et que se posent les Français, ces Européens d'origine, ces Européens originaux…


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Les Cahiers Rouges

Mars

André Breton, Lise Deharme
Julien Gracq et Jean Tardieu
Georges Fourest
Farouche à quatre feuilles

Préface de Marcel Schneider
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La réunion dans un livre unique de quatre grands du surréalisme : André Breton, Jean Tardieu, Lise Deharme, Julien Gracq - dont on oublie parfois cette filiation, et qu'il avait été un ami de Breton.

En quatre " feuilles ", chacun de ces écrivains montre comment la rêverie prend forme et devient poème, musique, œuvre d'art. On pourrait demander aux philosophes athées : " S'il n'y a rien que le néant comme vous l'affirmez, que deviennent selon vous l'art et la beauté ? N'ont-ils pas d'existence et comment se fait-il que les poètes et les artistes de toutes les époques aient cru à ce qui n'est pour vous que fantasme, imposture et illusion ? " C'est à cette question majeure que répond Farouche à quatre feuilles.

Georges Fourest
La négresse blonde suivi de Le géranium ovipare

Georges Fourest (1867-1945). Journaliste, polémiste, il se laisse convaincre par un ami d'écrire de la poésie. Et c'est ainsi que paraissent les deux volumes les plus inattendus de la poésie française du XXe siècle, Le Géranium ovipare et La Négresse blonde.

Si on veut savoir ce qu'est la poésie féroce, il faut lire Georges Fourest. Féroce, et comique. A force de bouffonnerie, les poèmes de Fourest sont parmi les seuls qui réussissent ce prodige : faire rire le lecteur. A force d'exagération, il atteint à une forme de poésie épique qui laisse derrière elle bien des poètes supposés lyriques et qui ne sont qu'emphatiques, bien des sérieux qui ne sont qu'ennuyeux.
" Amis de la littérature,
bons désœuvrés qui sans émoi
Flânez à cette devanture,
Entrez, payez, emportez-moi !!! "

Walt Whitman
Feuilles d'herbe
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Walt Whitman (1819-1892) est l'un des plus grands poètes américains. L'influence des Feuilles d'herbe (Leaves of grass) dépasse depuis longtemps, et pour longtemps, les frontières de son pays.

La plus grande poésie des temps modernes, égale à celles d'Homère, Shakespeare et Dante, sonne dans ces Feuilles d'herbe. Elles eurent pour créateur un solitaire américain poussé comme un gratte-ciel dans un désert inculte de maisons à bas étages. En 1855, Walt Whitman, de Brooklyn et de Manhattan, fit claquer ses vers comme des drapeaux de joie pour célébrer un seul et unique patriotisme : l'homme ! l'homme de tous les temps, couleurs ou religions. Osons ce paradoxe : jamais les bons sentiments ne firent de meilleure littérature.

 

Avril

Philippe Jullian et Bernard Minoret
Les Morot-Chandonneurs

Philippe Jullian, conteur, satiriste, biographe, et son cadet de sept ans, Bernard Minoret (d'autre part auteur avec Claude Arnaud de la comédie Les Salons), unissent leur ironie pour cette singulière histoire d'une famille française.

Voici, sous les auspices d'Oscar Wilde et de Noël Coward, une hilarante série de pastiches qui nous raconte les très riches heures des Morot-Chandonneur. Issue d'une favorite de Marie-Antoinette, cette famille va traverser l'histoire de France en frôlant les ambassades, l'Académie française, le régime de Vichy et l'existentialisme. Racontée tambour battant par des pseudos Zola, Mallarmé, Feydeau, Bernanos ou autre Colette, cette épopée n'en finit pas de faire briller ses pépites impitoyables et brillantes.

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Mondes vécus

Avril

 

Michel Lussault
De la lutte des classes à
la lutte des places
Essai
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Michel Lussault est géographe, professeur à l'Université de Lyon, Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines. Il est membre du laboratoire de recherche Environnement, Ville, Société (UMR 5600 CNRS)

Le propos de ce livre est de suggérer que la trame de notre existence peut être analysée sous l'angle des relations spatiales que nous créons avec les réalités diverses que nous croisons et utilisons : autres humains, non humains divers et variés, objets, matières, idées, etc…
Pour le géographe Michel Lussault, le monde de l'action sociale constitue une scène spatiale, sur laquelle interagissent des acteurs, qui utilisent pour réaliser leurs fins des instruments tels que la mise à distance, l'emplacement, la délimitation, le franchissement. Le livre s'appuie sur une analyse minutieuse d'expériences sociales variées, banales pour certaines, extraordinaires ou étranges pour d'autres.
Le lecteur découvrira ce qu'il y a de commun entre la construction d'un faux hall d'immeuble dans un quartier de grand ensemble au Havre, la politique de gestion de la faune sauvage dans le Vercors, le conflit racial autour d'un arbre à Jena en Louisiane, le développement des grands aéroports et des parcs d'attraction, la vente de coquillage par un vieil homme sur une plage du sud de l'Inde, ou encore la stratégie de l'association les Enfants de Don Quichotte en faveur des sans domicile fixe. Tous ces cas illustrent l'importance de ce que l'auteur nomme " l'épreuve spatiale ". Réfléchir à l'organisation sociale en prenant comme fil conducteur la question de l'espace permettrait de redéfinir les cadres de la régulation politique des sociétés et de planter les premiers jalons d'une éthique de l'espace habité, en phase avec les grands problèmes que nous pose le monde contemporain.

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Nouveau collège de philosophie

Mars

Luc Ferry et Lucien Jerphagnon
La tentation du christianisme
Essai
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Luc Ferry, né en 1951, ancien ministre de l'Education nationale, est philosophe.
Lucien Jerphagnon, né en 1921, spécialiste de la philosophie antique et médiévale, est professeur émérite des Universités.

" Scandale pour les Juifs ; folie pour les Grecs " : voilà comment Saint Paul désignait le christianisme. Contre la Loi des Juifs et la Raison des philosophes, il entendait plaider en faveur du salut par une " foi ", plus forte que la mort.
Comment expliquer que ce scandale et cette folie aient pu se développer, gagner et finalement s'imposer dans l'Empire romain à partir de Constantin ?
Comment le christianisme a-t-il fait pour passer du statut de secte à celui de Civilisation ?
Luc Ferry et Lucien Jerphagnon unissent ici leurs forces et leurs compétences pour tenter de répondre à ces questions cruciales. Ils identifient ainsi les sources et la teneur originelle d'un héritage indispensable pour qui veut comprendre non seulement les racines mais aussi la nouveauté de la culture contemporaine.
Cet échange est le fruit d'une séance organisée par le Collège de Philosophie le 16 février 2007.


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Grasset-Jeunesse

 

Mars

Martine Delerm
Somnambulettes
Collection 2 x 2 = 4

Martine Delerm est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages, parmi lesquels un grand nombre d'albums jeunesse, parus entre autres chez Ipomée, au Seuil-Jeunesse, aux Editions du Panama ou Gallimard-Jeunesse, dont elle signe les textes et les images. La plupart de ses albums mettent en scène des récits graves et intimistes, mélancoliques ou révoltés, mais elle crée également, pour les plus petits, des livres légers et doux, emplis d'une poésie joyeuse et fantaisiste ; c'est dans cette lignée que s'inscrivent les Somnambulettes, son premier album chez Grasset-Jeunesse.

Les petits pourront rêver avant de fermer les yeux, bercés par la magie et la musicalité d'univers doux et tendres, au fil d'une douzaine de textes très courts :
" Dormez les narcisses
dormez enfants sages.
Voici des réglisses
des fleurs
des images.
Dormez les racines
la terre les nuages.
La nuit qui s'incline
est un long voyage. "

Un album tout en douceur pour voyager dans les plus jolis rêves aux tons pastel.
Telle une berceuse, la mélodie des mots accompagne un univers poétique et enfantin, pour endormir les tout-petits en éveillant leur imaginaire.

Rudyard Kipling
Alors, tu seras un Homme, mon fils

Illustrations de Mauro Evangelista
Collection Lecteurs en herbe

Né en 1865 et mort en 1936, Prix Nobel de Littérature en 1907, Rudyard Kipling est l'auteur d'ouvrages au succès mondial, pour ne citer que Le Livre de la jungle, Capitaines courageux, Kim ou les Histoires comme ça.

Né en Italie, où il vit et travaille, Mauro Evangelista a étudié à l'Académie des Beaux Arts de Venise et de Macerata, d'où il est diplômé. Graphiste et illustrateur de livres pour enfants, sélectionné de nombreuses fois à la Foire Internationale du Livre Jeunesse de Bologne, il a reçu le Prix du Bateau à Vapeur en 1994, et est également directeur artistique du festival international de l'illustration de Macerata.

Dans son célèbre poème " If… ", connu en France sous le titre " Tu seras un homme, mon fils ", publié en 1910, Rudyard Kipling fait référence à un jeune soldat qui prit part à la guerre des Boers, en Afrique du Sud. On y trouve un enthousiasme que viendra malheureusement anéantir l'horreur de la guerre de 14-18, dans laquelle son fils John trouvera la mort cinq ans plus tard.
Sortie du contexte de l'époque, cette exhortation à suivre des valeurs humaines essentielles pour chacun, tant dans son rapport à soi qu'aux autres, trouve une résonance particulière dans le monde actuel, offrant des repères utiles et fondamentaux pour une jeunesse de plus en plus perturbée dans la multiplicité de ses rapports avec la réalité.
A travers une adaptation jeunesse et des illustrations poétiques, profondes et lumineuses, cet album laisse toute la place au développement de l'imaginaire de chacun. Les double pages, qui présentent chacune une strophe du poème, sont autant de tableaux qui viennent compléter le texte, en touchant chaque lecteur de manière personnelle.

Connu tant en Europe que dans le monde entier, cité dans des films, ou des chansons, ce texte beau et fort, qui parle de volonté, d'honnêteté, ou encore d'intégrité, et évoque des valeurs intemporelles et universelles, ne se trouve aujourd'hui en France que dans des éditions qui ne s'adressent pas directement à la jeunesse.
Réparti en strophes sur les double pages, on retrouve le poème en version originale sur les pages de garde, ainsi que, au début du livre, dans sa version manuscrite ; cet album artistique, illustré avec sensibilité par Mauro Evangelista, saura toucher les jeunes lecteurs comme les plus grands, qui prendront plaisir à redécouvrir, en images, ce poème dont le succès ne s'est jamais démenti depuis sa création.


Avril

Dr Englebert
Chacun sa chambre !
Illustration de Claude K. Dubois
Série : " Les petits bobos de la vie "
Collection Lampe de poche 7 ans et +

Médecin et thérapeute éricksonien près de Liège, le Docteur Éric Englebert met son expérience et sa connaissance des maux qui perturbent la vie des enfants au service de la littérature qui leur est adressée, parce que "donner un livre à un enfant, c'est lui donner beaucoup d'amour. C'est lui dire ce qui est parfois difficile à dire et à vivre. L'aider à grandir, à vivre ses émotions et les partager, chercher avec lui des solutions." Pour que grandir soit plus facile !
Claude K. Dubois a suivi les cours de l'École Supérieure des Beaux-Arts de Saint-Luc à Liège. Elle enseigne aujourd'hui le dessin à Liège, où elle habite, tout en écrivant et illustrant de nombreux ouvrages pour la jeunesse, notamment pour les Éditions Pastel et pour l'École des Loisirs. Chez Grasset-Jeunesse, elle a illustré le petit roman Papy et la fée de Gudule ("Lampe de poche 7 ans et + ").

Le petit Jules ne dormira plus à côté de son grand frère Valentin. Désormais, il a sa chambre pour lui tout seul. Mais dans son lit, il se sent triste… Pour le réconforter, Valentin nouera le lien qui ne les séparera jamais

Après l'exclusion due à une particularité physique (C'est pas juste !), la culpabilité découlant de disputes parentales (C'est pas ma faute !), l'absence d'un père dans la vie quotidienne (Papa n'est jamais là !), l'incapacité à parler de ses problèmes et la peur d'aller voir un psy (Manu et le psy), la maladie d'un parent (Maman est malade), l'enfance avant et après un divorce (Papa, maman... avant), être l'enfant "du milieu" (Et moi ?), avoir deux maisons suite à une séparation des parents (La Valise rouge), se fâcher avec sa copine d'école (T'es plus ma copine !) et faire le deuil d'un animal de compagnie (Mon chien est mort), dormir tout seul dans sa propre chambre (Le Fil bleu) et accepter un enfant " différent " (Noa Bizarre) sont les sujets abordés dans ces deux nouveaux livres qui s'attachent aux " Petits bobos de la vie ".
Les phrases courtes et justes emplies d'émotion et d'espoir du Docteur Éric Englebert et la poésie et la sensibilité des illustrations de Claude K. Dubois dédramatisent des situations qui peuvent se révéler angoissantes et gâcher la vie des petits, pour soigner le mal-être et les petites douleurs qui marquent tant les enfants, et offrent, avec intensité et douceur, des petits livres forts, inspirés par l'observation et le vécu.

Dr Englebert
Ninon la bizarre
Illustration de Claude K. Dubois
Série : " Les petits bobos de la vie "
Collection Lampe de poche 7 ans et +

Médecin et thérapeute éricksonien près de Liège, le Docteur Éric Englebert met son expérience et sa connaissance des maux qui perturbent la vie des enfants au service de la littérature qui leur est adressée, parce que "donner un livre à un enfant, c'est lui donner beaucoup d'amour. C'est lui dire ce qui est parfois difficile à dire et à vivre. L'aider à grandir, à vivre ses émotions et les partager, chercher avec lui des solutions." Pour que grandir soit plus facile !
Claude K. Dubois a suivi les cours de l'École Supérieure des Beaux-Arts de Saint-Luc à Liège. Elle enseigne aujourd'hui le dessin à Liège, où elle habite, tout en écrivant et illustrant de nombreux ouvrages pour la jeunesse, notamment pour les Éditions Pastel et pour l'École des Loisirs. Chez Grasset-Jeunesse, elle a illustré le petit roman Papy et la fée de Gudule ("Lampe de poche 7 ans et + ").

Comme tout le monde à l'école, Aline trouve que Ninon est vraiment bizarre. Les garçons se moquent d'elle. Mais pourtant, leur regard va peu à peu changer…


Ann Rocard
Mystères au collège Jules Vernes
Lampe de poche pré-ados

Ann Rocard, qui vit en Normandie, est l'auteur d'un grand nombre de livres pour enfants chez divers éditeurs, et a écrit plusieurs pièces pour la collection "Théâtre" de Grasset-Jeunesse, regroupées dans les recueils Malin comme un singe et La Musique adoucit les morses. Elle est également l'auteur d'un album pour tout-petits, dans la collection "2x2=4", Pincemi, le petit crabe.
Dans la collection "Lampe de poche", elle a déjà publié Le Miroir sans voix ("Ados"), Le Celte au regard étrange, Enquête par correspondance, Mathilde, Jean, Paul et les autres, printemps 1944 ("Pré-ados"), et Meurtre sur le Nil (Prix Goya découverte).

Malgré leurs caractères et leurs personnalités très différentes, Dinh, Lou, Tanguy et Gabrielle forment un petit groupe bien soudé parmi les élèves de 3e. Une à deux fois par semaine, ils se réunissent au CDI du collège Jules Verne pour participer à l'atelier théâtre mené par Véronique, la documentaliste. Fred, l'élève le plus timide du collège, vient se joindre à la petite troupe.
Cette année, ils ont l'ambition de rendre hommage au célèbre auteur dont leur collège porte le nom et à ses plus grandes œuvres. Avec la participation de leurs profs de sport et de français, ils montent avec enthousiasme une pièce qui aura sans doute un grand succès. Cependant, alors que le spectacle s'organise et que se prépare le traditionnel grand jeu de fin d'année organisé autour de l'œuvre de Jules Verne, des événements étranges viennent perturber la tranquillité de l'établissement et troublent les esprits de la documentaliste et des comédiens en herbe…

Un roman à fins multiples et foisonnant de références, où Ann Rocard manie les mots avec humour et ingéniosité, qui invite avec originalité à découvrir la grande œuvre de Jules Verne ; entre énigmes, enquête et pièce de théâtre, suivant pas à pas les différents acteurs adolescents du roman et leurs histoires personnelles et collectives, les jeunes lecteurs seront loin d'être passifs à la lecture de cette fiction.
En bonus en fin d'ouvrage, le mode d'emploi et les questions du jeu de l'oie autour de l'œuvre de Jules Verne, et la pièce de théâtre montée par les élèves, prête à être mise en scène !

 



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