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Nouveau collège de philosophie
Littérature Française
Mars
Laure Buisson
La reine des mousselines
roman
Laure Buisson est l'auteur de trois romans, Blanquette et
Occupée (Lattès, 2000 et 2002) et, chez Grasset,
du Perfectionniste (2005).
Les mousselines ? C'est le fameux tissu, qui a été
inventé et qui se fabrique toujours à Tarare, dans
le département du Rhône. Tous les ans, il s'y organise
un défilé où l'on couronne la jeune fille de
l'année, " la reine des Mousselines ".
Reine des Mousselines, c'est ce qu'a été Isabelle.
Et c'est son destin dramatique que nous dévoile Laure Buisson,
en racontant son histoire à l'envers. Elle commence à
Tokyo en 2006. Nous voyons une Isabelle déchue, dans un manteau
de fourrure commençant à se ternir, en train de regarder,
une bouteille de saké à la main, un défilé
de haute couture sur les écrans d'une boutique Chanel. A
pas hésitants d'alcoolique, elle se dirige vers le marché
au poisson. S'ensuit une scène gargantuesque et sarcastique
à la fois où, au milieu des montagnes de bacs en polystyrène
débordant de poissons crus, Isabelle fait une fellation à
un des principaux grossistes en poisson de la ville, lié
avec la mafia
Stéphane Denis
Un parfait salaud
Roman
Né en 1950 à Saint-Moritz, Stéphane Denis a
écrit une vingtaine de romans dont Les Evénements
de 67 (prix Roger Nimier) et Sisters (prix Interallié).
Il est également l'auteur, sous le nom de Manicamp, de pastiches.
La chute de la Maison Giscard, Le Roman de l'Argent, Mitterrand
s'en va ont été des best-sellers. Stéphane
Denis est éditorialiste au Figaro et chroniqueur littéraire
au Figaro Magazine.
Mauvais créatif dans une agence de publicité, mauvais
homme de marketing, piètre acteur de seconde zone dans des
rôles de " parfait salaud ", Paul Jarvis finit par
trouver sa voie en devenant un romancier scénariste-dialoguiste
à succès, à la fin des années 1970.
Au début du roman, tout lui réussit : aisance matérielle
d'une vie luxueuse à Palma de Majorque, présence rassurante
de sa troisième épouse, Isabel, après deux
fiascos conjugaux (" Je n'ai jamais su pourquoi ma seconde
femme et moi nous sommes séparés. Je suppose que cela
faisait partie de son programme de la semaine. Mardi, rôti
de veau. Jeudi, quitter cet imbécile. J'avais toujours l'impression,
quand je la croisais, que j'avais oublié de me laver les
dents. ") ; amitié indéfectible avec son agent
et complice George Willie ; collaboration sans nuage avec sa secrétaire
efficace, Clara Saint.
Mais voilà qu'un beau jour, la machine se détraque
: pas une simple panne d'écriture, mais la stérilité
totale, le vide, l'abîme, durant huit jours
Et à
l'aube du neuvième jour, la copie miraculeuse d'un début
de scénario génial trouvé sur son bureau. Qui
a écrit à sa place ? Lorsque Clara Saint prend brutalement
possession de son corps et de ses sens après avoir pris peu
à peu possession de son énergie créatrice,
et qu'il se sent menacé d'être exposé à
la fois comme mari adultère et auteur mystificateur, voilà
Paul piégé.
Il songe d'abord à planifier sa propre disparition, puis,
croyant être manipulé par le couple diabolique formé
de sa maîtresse et de son agent, à assassiner l'une
en faisant passer l'autre pour son meurtrier. Le crime parfait,
en somme, dont tant de souvenirs de films lui dictent la machination.
Mais il n'y a pas de parfait salaud dans le monde réel :
si crime il y a, chacun finira par tomber pour celui qu'il n'a pas
commis
Christophe Donner
20.000 euros sur Ségo !
Né à Paris en 1956, Christophe Donner est l'auteur
d'une uvre romanesque publiée chez Grasset où
l'on retient, entre autres, L'Empire de la morale (2001, Prix de
Flore), Ainsi va le jeune loup au sang (2003, prix Jean Freustié),
Bang ! Bang ! (2005) et Un roi sans lendemain (2007).
Henri Norden est de retour. Il a besoin d'argent. Le congrès
du PS s'offre à lui comme une possibilité d'enrichissement
: pour peu qu'il devine avant tout le monde le nom du prochain Premier
secrétaire du Parti, sa fortune est faite. Son bookmaker
anglais est prêt à prendre son pari, rien moins que
20 000 Livres
L'enquête commence à l'intérieur
du Parti, elle n'est pas journalistique, pas non plus sociologique,
elle est à la fois ludique et littéraire. " Tuyauté
" par la jeune et jolie Alice, sa nièce militante, qu'il
pousse sans vergogne jusqu'aux frontières du délit
d'initié, Henri Norden, double cynique de Donner, assiste
aux réunions, aux meetings populaires, aux rencontres des
sections. Amusé, agacé, révolté, parfois
ému, il reste tendu par son projet de pari. Sur quel candidat
doit-il placer ses pions dans ce grand casino politique du congrès
? En pleine tourmente de la crise financière, il observe
l'ascension du jeune Benoît Hamon, l'élévation
mystique de Ségolène Royal, la mécanique implacable
de Martine Aubry, le dévissage complet du favori de la première
heure : Bertrand Delanoë. Il les suit jusqu'à Reims,
là où va se jouer l'une des plus grandes valses politiques
de ces dernières années. Dans ce bal des fous furieux,
l'ivresse du joueur se mêle à l'incertitude du sport
politique.
Donner n'épargne personne, pas même les militants.
C'est pour rire, et tant pis s'il en ressort quelques vérités
glaçantes
Françoise Henry
Juste avant l'hiver
Roman
Comédienne et auteur de pièces radiophoniques, Françoise
Henry est née en 1959. Elle a publié Eclatements,
Journée d'anniversaire, Le Postier, Un Amour malheureux,
Mémoires d'un oiseau, La Lampe, et, chez Grasset : Le Rêve
de Martin (2006, Prix Marguerite Audoux).
Prague, 1969. Tout se passe dans un café, sous les yeux
de la patronne, Ivana. C'est elle qui raconte. Tapie dans l'ombre,
elle observe avec une jalousie haineuse sa ravissante serveuse Anna,
si gaie et si légère, en un temps où tout est
si sombre. Le pianiste, le chef de rang, tous nourrissent pour Anna
une secrète passion, comme peut en susciter le rêve
d'une beauté oubliée, d'un ailleurs, d'une autre vie
possible. Jusqu'au jour où un étudiant, Pavel, pousse
la porte du café
Ivana assiste à la rencontre
amoureuse entre Anna et Pavel et poursuit en imagination leur histoire,
précautionneuse et romantique.
Pavel, poète, sera bientôt arrêté, torturé,
libéré
puis arrêté à nouveau,
à l'aube d'une nuit de retrouvailles avec Anna. Quelques
mois plus tard, celle-ci passe de l'autre côté du rideau
de fer, en laissant à l'homme de sa vie un message que tous
conspireront à ne jamais lui transmettre
La voix d'Ivana, la narratrice, est âpre et pleine d'aigreur.
Une voix obscure, qui naît dans les murs du café, la
voix de la dureté qu'on se forge quand on doit réprimer
sa propre souffrance. Jusqu'au jour où, en novembre 1989,
la foule silencieuse envahit les rues de Prague.
Alexandre Kauffmann
J'aimais déjà les étrangères
Roman
Alexandre Kauffmann, né en 1975, passe son enfance dans le
XIVème arrondissement de Paris. Il suit des études
de philosophie à la Sorbonne puis rejoint l'Institut d'Études
Politiques de Paris. En 1999, il se rend à Madagascar pour
apprendre la langue de l'Île Rouge. Sur les hauts plateaux,
il rédige un recueil de nouvelles retraçant le destin
brisé de cinq Malgaches, Mauvais Numéro (Arléa,
Prix Alexandre Vialatte 2001). En 2003, il sillonne le Mozambique
pendant plusieurs mois. Ce voyage sera à l'origine d'un premier
roman, Le faux-fuyant. Quelques années plus tard, il part
à Bangkok pour enquêter sur les backpackers, routards
du nouveau millénaire. Cette enquête fera l'objet d'un
récit de voyage, Travellers. En 2006, il achève un
second roman, Influenza. Il travaille comme reporter freelance (Géo,
Grands Reportages, Senso, Air France Magazine, VSD
).
" Quelques passades, un travail où il essaie de passer
inaperçu, des amis qui ne répondent plus au téléphone
: un Parisien fête sans fracas sa trentième année.
Il s'abandonne au culte de la régression, tenant la médiocrité
pour le dernier refuge de la morale.
Une femme mariée, originaire des pays de l'Est, s'invite
sans frapper dans cette existence minuscule. Elle est aussi fragile
et snob que son parfum, Scent of Peace de Bond n°9. Elle porte
des bottes orange et tous les stigmates des anciennes républiques
soviétiques. Supérieurement cultivée, cruelle,
elle entraîne le narrateur dans les arcanes de la capitale.
Vernissages d'art contemporain, grandes marques, notoriétés
factices. Notre héros découvre enfin la vie, et la
tentation du bonheur.
Mais après l'avoir converti au cynisme, cette apparition
l'abandonne : rupture sans préavis. Le narrateur s'enferme
dans une tristesse hautaine. Incapable de conjurer son obsession,
refusant de mendier l'affection de celle qui est partie, il survit
dans un quotidien hypothétique.
Au cur de l'hiver, enfin décidé à lui
parler, il s'embarque dans le métro parisien, emportant avec
lui une mystérieuse boîte enveloppée de papier
kraft. D'une station à l'autre, des hommes le prennent en
filature, prêts à tout pour l'empêcher d'atteindre
son but. "
Alexandre Kauffmann
Patrick Souchon
La chanson de Nell
Successivement directeur d'établissements sociaux-culturels,
enseignant, conseiller culturel à la Maison des Ecrivains
de 1997 à 2001, il est aujourd'hui chargé de mission
pour le livre et la lecture au Ministère de l'Education nationale.
Il est l'auteur de deux romans : Les jours chômés ne
se comptent plus (Acropole/Belfond, 1983) et La traversée
de l'Ile d'Yeu (La Table ronde, 1987).
Scène inaugurale : le 8 janvier 1959, serrés à
l'arrière d'une traction-avant bleue-marine, les enfants
emmitouflés, à l'avant le père et la mère.
Un camion surgit de nulle part, le père a le thorax enfoncé
et meurt des suites de l'accident, la mère a le visage blessé,
les paupières arrachées. La vie bascule.
La mère, devenue l'axe central d'une famille bohème
et rêveuse, doit subvenir aux besoins de tous. Sous le nom
mystérieux de Nell Pierlain, elle écrit des romans
populaires, où s'inventent des destins qui peuplent sa vie.
Puis un jour, Nell s'effondre, " restent les mots de la mort
que l'on compose et décompose au pied du lit, reliés
au corps et au nom de famille par des liens invisibles, des prières,
une adresse : Souchon, née Pourchot Marie-Madeleine, hôpital
Sainte-Perrine, Paris ".
Alors, Patrick Souchon, dans ce bouleversant roman familial, bat
les cartes du passé, mêlant les détails d'une
époque (le théâtre, les romans, les amis, les
enfants) aux émotions d'un fils. Portrait d'une mère.
Avril
Laurent Chalumeau
Un mec sympa
Roman
Né en 1959, Laurent Chalumeau a déjà publié
cinq romans chez Grasset, dont le premier, Fuck, en 1991, devenu
culte depuis. Derniers romans paru : Maurice le siffleur (Grasset,
2006) et Les arnaqueurs aussi (Grasset, 2007), tous deux prochainement
adaptés à l'écran.
Ancien finaliste junior à Roland Garros, mais surtout ancien
voleur de bijoux et cambrioleur de musée d'horlogerie, Manu
Bonal est en liberté conditionnelle, et les trente-deux mois
qu'il a passés à la maison d'arrêt de Grasse
lui ont suffi. Il s'est juré de ne jamais y retourner, dut-il
pour ça devenir honnête.
Depuis sa sortie, il donne des cours au Tésauris Sporting
Club. Clientèle select, installations luxueuses, riches clientes
peu farouches : Manu est très content. Hélas, son
Conseiller d'Insertion et de Probation lui impose le marché
suivant : soit il cambriole à nouveau un musée, soit
il retourne en prison, avec un dossier truqué, mais alourdi.
C'est simple et inextricable. En plus du fonctionnaire ripoux qui
veut le faire replonger, il va croiser un chirurgien esthétique
tout droit sorti de la série Nip/Tuck ; de riches oisives
folles de leurs corps qui seraient comme chez elles dans Desperate
housewifes; un criminel de guerre serbe reconverti dans la traite
d'êtres humains ; les animateurs d'un bus d'assistance aux
prostituées de la Promenade des Anglais ; un antiquaire monégasque
véreux ; un immigré clandestin roumain qui rêve
de devenir Scarface
et surtout une ravissante et malicieuse
" beurette " employée de l'administration pénitentiaire.
Benoît Duteurtre
Ballets roses
Roman
Collection " Ceci n'est pas un fait divers "
Benoît Duteurtre est né en 1960 à Sainte-Adresse,
près du Havre, où il a passé son enfance. Son
premier roman Sommeil perdu paraît chez Grasset en 1985. Il
a publié chez Gallimard : Drôle de temps, (1997, Prix
de la Nouvelle de l'Académie Française), Le voyage
en France (2001, Prix Médicis), Service Clientèle
(2003) et Les pieds dans l'eau (Gallimard, 2008).
" Pourquoi donc, quand on m'a proposé d'écrire
sur un fait-divers, ai-je spontanément pensé à
l'affaire des ballets roses ", scandale presque oublié
des années 1959-1960 ? Trois raisons au moins :
D'abord parce que je suis impressionné, parfois choqué,
par l'irrationalité avec laquelle les affaires de murs
se déchaînent dans l'opinion, mêlant faits et
fantasmes, excitation collective et réprobation (Outreau
en a donné l'exemple spectaculaire). Ensuite parce que les
Ballets roses ont pour toile de fond la fin de la IVe république
et le retour du général de Gaulle dont l'un des acteurs
fut mon arrière-grand-père, René Coty. Après
Les pieds dans l'eau, ce mélange d'histoire familiale et
d'histoire tout court ne manquait pas d'attraits pour le romancier.
Enfin j'ai trouvé l'occasion d'évoquer ces années
cinquante, à la fois proches et lointaines : une France presque
disparue avec ses modes et ses chapeaux, ses voyous et ses honnêtes
gens qui pourraient former le décor d'un film en noir et
blanc.
Le sujet principal reste évidemment l'affaire : comment un
groupe de jeunes filles mineures, recrutées par un pseudo-policier,
allait servir aux plaisirs d'une bande de commerçants, d'hommes
d'affaires, et surtout du président de l'Assemblée
Nationale André Le Troquer. La personnalité de ce
dernier m'a particulièrement intéressé : parce
que son histoire comporte des épisodes plus glorieux, notamment
dans la Résistance ; parce qu'il eut toute sa vie l'amour
des starlettes, avant qu'un péché de vieillesse ne
l'entraîne dans cette chute calamiteuse. Ce feuilleton policier
suit plusieurs lignes : historique, politique, psychologique, personnelle.
Il reste près des faits, sans extrapoler, mais en tâchant
de retrouver la vérité d'un moment perdu. "
B.D.
Adrien Goetz
Intrigue à Versailles
Roman
Adrien Goetz, prix des Deux Magots et prix Roger Nimier pour son
roman La Dormeuse de Naples, est l'auteur d'Intrigue à l'anglaise,
qui a connu un grand succès en 2007, chez Grasset.
Revoici Pénélope, l'héroïne d'Intrigue
à l'anglaise. La jeune conservatrice du patrimoine, après
avoir résolu la mystérieuse énigme de la tapisserie
de Bayeux, se retrouve nommée au château de Versailles.
Dès son premier jour, elle découvre un cadavre, un
meuble en trop et un Chinois
C'est beaucoup, c'est étrange.
Dans le temple de la perfection et de la majesté qu'est Versailles,
vont s'affronter les bourrasques de la mafia chinoise et d'une société
secrète qui se perpétue depuis le XVIIe siècle.
A travers les salons, les chambres et les arrières-cabinets
du château, les bosquets du parc et les hôtels particuliers
de la ville, Pénélope va découvrir les secrets
de ce lieu qu'elle pensait - et que nous pensions - connaître.
Dans les derniers jours de 1999 (où la tempête qui
a détruit le parc va jouer son rôle), Pénélope,
aidée de son ami Wandrille, le journaliste-dandy, résoudra
à la fois les mystères d'une mort et les secrets d'un
lieu mythique.
Philippe Jullian
Journal 1940-1950
Roman
Romancier, essayiste, pasticheur, mais aussi dessinateur et homme
d'esprit, Philippe Jullian (1921-1977) a laissé plusieurs
uvres qui font les délices des connaisseurs, comme
son Dictionnaire du snobisme (Bartillat, 1992) ou sa biographie
d'Oscar Wilde (Bartillat, 2000).
On savait que Philippe Jullian avait tenu un journal, le voici
pour la première fois révélé au public.
Ce jeune Bordelais, qui n'a pas dix-huit ans à la déclaration
de guerre, est protégé des mauvaises passions politiques
par l'anglophilie naturelle à sa ville natale
Grand
lecteur, déjà dessinateur et l'un des plus pétulants
caricaturistes de sa génération, il perfectionne son
destin d'écrivain durant cette décennie 1940-1950.
Ce journal est non seulement un portrait de l'auteur, mais celui
de tant de ces écrivains pour happy few qui se révèlent
un jour plus importants que les importants. Voici Maurice Sachs,
François Sentein, Lefèvre-Pontalis, Lise Deharme et
tous les secrets de cette littérature qu'on croit de deuxième
plan
Ils se mêlent aux gens du monde et aux gens de
ballet, aux anglais de Paris et aux Parisiens anglophiles, dans
un délicieux mélange de mots d'esprit et de témoignages
de première main, pour peindre le tableau d'une époque.
Dominique Sampiero
Les encombrants
Roman
Dominique Sampiero est né en 1954 dans l'Avesnois (Nord).
Il est instituteur et directeur d'école maternelle. Poète,
romancier (L'Odalisque et Les fruits poussent dans les arbres, Flammarion
2000 et 2002, Le Rebutant, Gallimard, Prix Populiste 2003), scénariste
- entre autres de Bertrand Tavernier -, il est l'auteur chez Grasset
du Dieu des femmes (2003), de Holy Lola (2004) et de La Petite Présence
(2006).
Nous sommes dans un petit village du nord de la France, où
tout le monde se connaît, où tout le monde feint d'ignorer
ce qu'il sait des autres. Jean l'orphelin s'est sauvé à
dix ans pour aller vivre dans les bois voisins, de cueillette et
de menus larcins. Et les cent vingt-quatre villageois, qui se souviennent
de ce qui les arrange, ont oublié qui il était. Il
est un peu comme ces encombrants dont on se débarrasse sur
le trottoir, une fois par an, le jour des monstres, et dont il meuble
sa baraque perchée sur la fourche d'un arbre.
Jean est tantôt l'idiot, l'elfe ou l'ogre. On l'injurie, on
le bénit. On l'accuse du mauvais temps, des vaches qui se
blessent sur des outils perdus. L'enfant sauvage d'autrefois a désormais
vingt-sept ans. Les hommes le surnomment Hérisson rouge,
à cause de ses cheveux et de sa maigreur ; ils s'en méfient,
c'est un beau gars et les mères craignent un peu pour leur
fille. Car dans les campagnes aussi, les adolescentes aiment et
fuguent. Et la haine couche silencieuse dans les hautes herbes
Remise en vente à l'occasion de la sortie du film d'Anne
Fontaine,
avec Audrey Tautou
Edmonde Charles-Roux
De l'Académie Goncourt
L'irrégulière ou Mon itinéraire Chanel
Roman
Edmonde Charles-Roux est l'auteur notamment de Oublier Palerme
(prix Goncourt), Elle, Adrienne, Une enfance sicilienne,
ainsi que de l'étonnante biographie d'Isabelle Eberhardt
:Un désir d'Orient, et Nomade j'étais.
Mystérieuse pour les intimes, acharnée à effacer
toute trace de son passé, de ses origines, de sa famille
même, Gabrielle Chanel aura été tout au long
de son existence une " irrégulière " dans
une société conformiste, et peut-être ne faut-il
pas chercher ailleurs le secret de sa prodigieuse réussite.
Edmonde Charles-Roux a dû déblayer une vie entière
de mensonges ou d'aveux subtilement travestis pour nous montrer
la fillette de forains cévenols, née par hasard à
Saumur, l'orpheline oubliée dans un couvent de Corrèze,
la petite pensionnaire des chanoinesses de Moulins, qui n'allait
pas tarder à devenir " poseuse " dans un beuglant
de la garnison, où elle chantait " Qui qu'a vu Coco
dans l'Trocadéro ? ". " Gomeuse " à
Vichy, et même donneuse d'eau, celle à qui ses nombreux
amis donnaient dès vingt ans son surnom devait faire son
chemin. " Irrégulière ", certes - au sens
équivoque et proustien du terme - mais toujours marginale,
indépendante, ambitieuse, et déjà sûre
de son destin d' exception. Il n'est guère d'hommes et de
femmes célèbres qui ne l'aient approchée, si
bien que sa vie se confond avec l'histoire de l'entre-deux guerres.
Cocteau, Picasso, Max Jacob, Reverdy, Misia Serf, son amie de toujours,
Diaghilev, Stravinski, ils apparaissent tous ici car ils furent
les intimes témoins de cette aventure extraordinaire.
A travers cette carrière mouvementée, Edmonde Charles-Roux
raconte une femme unique, en même temps qu'elle trace la chronique
des soixante-dix années de ce siècle. Ce portrait
d'une célèbre inconnue est beaucoup plus qu'un portrait
: l'épopée d'un roman vécu, et vécu
comme un roman par son héroïne.
Littérature étrangère
Mars
Gregory Norminton
Des choses sérieuses
Roman
Traduit de l'anglais par Marie-France Girod
Diplômé d'Oxford, Gregory Norminton est passionné
de théâtre. Il est l'auteur de deux romans très
remarqués par la critique, La nef des fous (Grasset, 2002)
et Monts et merveilles (Grasset, 2006).
A 30 ans, Bruno Jackson est un homosexuel obèse et mal dans
sa peau. Au cours d'une soirée à laquelle il n'a pu
se soustraire, il tombe sur Anthony Blunden, son ami d'enfance,
jeune insolent plein d'assurance à qui tout réussit.
Adolescents, Bruno et Anthony ont fait leurs classes à Kingsley,
pensionnat au conservatisme tout britannique. Bruno, qui a passé
sa petite enfance en Malaisie, a du mal à s'adapter à
ce nouvel environnement. Lorsqu'il rencontre Anthony, il se lie
tout de suite d'une amitié trouble pour ce jeune homme de
bonne famille. Ces deux solitaires attirent l'attention de leur
professeur d'anglais, Mr Bridge, qui les initie à la littérature
et entreprend de former leur esprit, chez lui, autour d'une tasse
de thé. Ce traitement de faveur ne fait qu'accroître
l'insolence d'Anthony et son mépris des autres. Lorsqu'il
écrit un roman soit-disant satirique, critique virulente
des travers de ses professeurs et de ses camarades mettant en scène
la mort des pensionnaires de Kingsley, Mr Bridge décide de
prendre ses distances.
Ce passé refait surface lors de la rencontre des deux anciens
amis, et avec lui un lourd secret qu'Anthony semble déjà
avoir oublié. Bruno, quant à lui, rongé par
la culpabilité et le souvenir de la mort de Mr Bridge lors
d'une sortie scolaire dans les montagnes de la région des
lacs, n'aura de cesse de régler ses comptes avec son passé.
Vikram Seth
Golden Gate
Roman
Traduit de l'anglais par Claro
" Le plus grand roman californien est écrit en vers
(et pourquoi pas ?) : Golden Gate est un enchantement. " -
Gore Vidal
" Vikram Seth s'est inspiré de Pouchkine, qui avait
inventé la forme du roman en vers avec Eugène Onéguine
en 1823, et c'est également de cette uvre que viennent
le sujet, le ton et la vélocité : mélange particulier
d'esprit, de sagacité et de nostalgie. Le résultat
est palpitant. Une prouesse littéraire tout en subtilité.
" - Susan Sontag
Né à Calcutta en 1952, Vikram Seth poursuit des études
supérieures à Oxford et à Stanford. En 1986,
il signe Golden Gate, son premier roman, en vers, qui le révèle
à la critique. Mais c'est avec Un garçon convenable
(Grasset, 1995), épopée de l'Inde des années
50 qui lui vaut le Commonwealth Writers' Prize en 1993, qu'il s'impose
véritablement comme l'un des grands écrivains indiens
contemporains. Il publie ensuite un récit familial, Deux
vies (Albin Michel, 2007).
Vikram Seth a choisi d'écrire son premier roman
en
vers, en hommage à l'Eugène Onéguine de Pouchkine.
Composé de près de 594 sonnets, Le Golden Gate, publié
en 1986, met en scène une ronde de personnages dans le San
Francisco des années 1980 : un cadre de Silicon Valley, une
artiste, une avocate - tous des Américains ordinaires pris
dans la tourmente de leurs émotions, carrières, ruptures
Les amitiés et les amours se font et se défont sur
fond de lutte anti-nucléaire ; on croise des chats plus ou
moins bien intentionnés qui sèment la zizanie dans
les couples, un iguane relativement apprivoisé et des sculptures
kitschissimes
Les saisons se succèdent à San
Francisco, le pont du Golden Gate semble s'étirer sans fin
dans l'air pur de la Californie, et le roman de Seth emporte le
lecteur dans son tranquille tourbillon. Et voici comment l'auteur
lui-même s'explique, au beau milieu de son livre, sur sa démarche
poétique :
La semaine dernière, après avoir écrit
Le chapitre que vous venez juste de lire,
Alors que j'ébauchais d'autres péripéties
Avec une énergie qu'on ne saurait décrire,
Un éditeur - au cours d'une soirée mondaine
(riche en vins et en mets, d'une classe certaine)
Donnée par Thomas Cook (souhaitons-lui longue vie!)
A l'occasion de la sortie de mon récit
De voyage au Tibet - me prit le bras : " Ami,
Sur quoi travaillez-vous ? " " Un roman
" "
Epatant !
Sachez, Vikram, que nous sommes tous impatients -"
"
en vers ", ajoutai-je aussitôt, et il jaunit.
" Ma foi, c'est pittoresque en diable ", conclut-il
Avant de s'éclipser, la démarche fébrile.
Carlos Fuentes
Ce que je crois
Traduit de l'espagnol par Jean-Claude Masson
Remise en vente à l'occasion du Salon du Livre de Paris
Né au Panama en 1928, Carlos Fuentes a étudié
aux Etats-Unis et dans plusieurs pays d'Amérique latine.
Délégué du Mexique auprès des organisations
internationales à Genève, puis ambassadeur du Mexique
en France, il a reçu de nombreux prix : en 1984, le prix
national de littérature du Mexique ; en 1987, le Prix Cervantès
; et en 1994, le Prix Prince des Asturies. Il a été
décoré de la Légion d'honneur en 1992. Il a
publié des récits, plus de quinze romans, des nouvelles
et des essais (voir ci-joint la page " du même auteur
").
A son importante uvre de fiction, Carlos Fuentes ajoute un
nouveau livre exceptionnel et singulier : un Ce que je crois, avec
41 entrées alphabétiques, de A à Z, d'Amitié
à Zurich. de Borges à Neruda, de Marx à Platon
de Buenos Aires à Venise , Cambridge, New York, Paris, Prague
et Rio
Le grand écrivain n'avait jamais livré son abécédaire
personnel, où il nous offre une synthèse de son uvre
d'essayiste et de romancier. Il aborde ici, dans leur variété,
les thèmes qui ont le plus compté dans sa vie : l'amour,
la politique, l'Amérique latine, Dieu, le Mexique, le sexe,
la Révolution
et aussi les personnages qui ont à
ses yeux changé le monde, dans tous les domaines.
Avril
Björn Larsson
Le rêve du philologue
Nouvelles
Traduites du suédois par Philippe Bouquet
Björn Larsson est né en Suède en 1953. Navigateur
chevronné, il a parcouru les mers du Nord de l'Ecosse à
l'Irlande, du pays de Galles à la Bretagne et à la
Galice. Professeur de langue et de littérature française
à l'Université de Lund, traducteur, philologue et
critique, il est également l'auteur de plusieurs romans.
Long John Silver, paru en 1995 , en a fait l'un des écrivains
suédois contemporains les plus connus à l'étranger.
En 1999, il est récompensé par le prix Médicis
étranger pour Le capitaine et les rêves.
Neuf nouvelles dont le thème commun est la " joie de
la découverte ". Par voie de conséquence, ses
héros sont des savants : un philologue, une généticienne,
un linguiste, une astronome, un spéléologue, un virologue,
une philosophe, un chimiste et un
écrivain. Mais, comme
on le verra, la science n'est pas toujours à la fête,
sous la plume de cet universitaire.
Dans Le rêve du philologue, nouvelle qui donne son titre au
recueil, le professeur Knut Stenlund se désole du déclin
de la philologie française, matière à laquelle
il a consacré quarante ans de sa vie, et de voir le peu de
cas que l'on fait désormais de tout ce qui a trait à
la Table Ronde. Pour tenter de sauver ce qui peut l'être,
il se lance dans l'enseignement bénévole jusqu'au
jour où l'un de ses anciens étudiants vient se plaindre
amèrement auprès de lui de l'inutilité de ce
qu'il a jadis appris. Stenlund décide alors de prendre le
taureau par les cornes et de retrouver le texte complet du chef-d'uvre
inachevé.
Nous croisons également une jeune fille de bonne famille
qui se voue à la recherche médicale et se spécialise
en génétique pour tenter de trouver la réponse
à certaines questions sur elle-même et son entourage,
un linguiste qui se réfugie dans la grammaire générative
pour se consoler du chaos qui règne dans le monde, une astronome
inquiète des découvertes qui n'auront pas le temps
d'être faites de son vivant et bien d'autres savants farfelus
encore -autant de portraits qui raviront le lecteur, qui se retrouvera
sans peine dans les nombreux clins d'il à la France.
Karin Slaughter
Pas de pitié pour Martin
Roman
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Pierre Demarty
Karin Slaughter, dont l'uvre a été saluée
par Michael Connelly comme " le meilleur de la littérature
criminelle ", a grandi dans une petite ville du sud de la Géorgie,
et vit à Atlanta. Tous ses romans sont publiés chez
Grasset : la série " Grant County " - Mort aveugle
(2003), Au fil du rasoir (2004), A Froid (2005), Indélébile
(2006) et Sans foi ni loi (2007) - ainsi que Triptyque (2008).
Il est laid. Il est gros. Il n'a pas d'amis. Il a un travail ingrat
dans une usine de papier toilette. Il est la risée et le
souffre-douleur de tous ses collègues. Il vit toujours chez
sa mère, une ignoble harpie qui le harcèle de ses
moqueries à longueur de journée. Bref, à quarante
ans, Martin Reed est un parfait loser, et son existence n'est qu'une
pathétique litanie d'humiliations.
Un matin, en voulant arracher un bout du pare-choc abîmé
de sa voiture, il se blesse. C'est la main ensanglantée qu'il
arrive au bureau - où, pas de chance, l'attend la police,
venue enquêter sur le meurtre horrifique d'une de ses collègues.
L'engrenage infernal se déclenche : Martin est arrêté
et écroué, dans l'indifférence de tous (y compris
de sa propre mère). Pourtant, même les plus grands
poissards ont des anges gardiens ; en l'occurrence, c'est la jolie
inspectrice Albada qui, seule à douter de sa culpabilité,
prendra notre malheureux en pitié. Grâce à elle,
faute de preuves suffisantes, Martin est relâché.
Mais le sort s'acharne : à peine est-il sorti de prison que
Martin apprend son licenciement. Le soir même, il va au bureau
récupérer ses affaires - et se fait sauvagement violer
par sa secrétaire, perversement émoustillée
par ses déboires judiciaires. Quand, le lendemain matin,
on retrouve le cadavre de la secrétaire, tout recommence
à zéro. Cette fois, pour Martin la Poisse, c'est la
chaise électrique à coup sûr. Le malentendu
vire au cauchemar - à moins qu'il ne s'agisse pas d'un malentendu
et que Martin ne soit pas tout à fait le pauvre type qu'on
croyait
Thrillers
mars
Clive & Dirk Cussler
Le trésor du Khan
thriller
Traduit de l'anglais par Delphine Rivet
Clive Cussler est l'auteur de nombreux romans dont, chez Grasset,
L'or des Incas, Sahara, Dragon, Atlantide, Odyssée et Pierre
sacrée. Découvreur de nombreuses épaves, il
est membre de la Société Géographique Royale
de Londres, du Club des explorateurs de New York et préside
l'Agence nationale maritime et sous-marine (NUMA).
Dirk Cussler a activement participé aux expéditions
de son père au sein de NUMA®, dont il préside
le conseil de surveillance. Il est l'auteur, avec son père,
de Vent mortel (Grasset, 2007). Il vit dans l'Arizona.
Tout commence en Russie, sur le lac Baïkal, lorsqu'une vague
monstrueuse, en apparence d'origine naturelle, manque d'engloutir
une équipe de pétroliers. Pourtant, quand l'équipe
est kidnappée et que le navire sur lequel Dirk Pitt poursuit
ses recherches échappe de justesse à un naufrage,
il ne fait plus aucun doute que se profile un danger d'une tout
autre nature.
L'enquête conduit notre héros en Mongolie, où
un mystérieux magnat du pétrole contourne, à
coup de sabotages sanglants, les lois du marché. Retournements
de situations et révélations terrifiantes dévoilent
peu à peu les projets de cet homme prêt à tout
: rétablir la gloire de son aïeul, un conquérant
dont l'empire dépassait en son temps celui d'Alexandre le
Grand. Pour ce faire, le Mongole compte se servir d'un secret jusque
là bien gardé et qui pourrait lui permettre de réaliser
ses sombres projets.
Des lacs gelés de la Sibérie aux déserts brûlants
qui séparent la Chine et la Mongolie, Dirk Pitt découvre
une série d'indices qui le mèneront sur les traces
d'un fantastique trésor. Mais pour l'atteindre, il devra
faire face à bien des périls et stopper le descendant
de Gengis Khan, avant que la face du monde ne soit changée
à tout jamais.
Essais, documents
mars
Alexandre Adler
Le monde est un enfant qui joue
Essai
Ancien élève de l'Ecole normale supérieure
de la rue d'Ulm, agrégé d'histoire, Alexandre Adler
est chroniqueur sur France Culture et membre du comité éditorial
du Figaro. Il est l'auteur de J'ai vu finir le monde ancien (Grasset,
2002), de L'Odyssée américaine (Grasset, 2004), de
Rendez-vous avec l'Islam (Grasset, 2005) et de Sociétés
secrètes (Grasset, 2007), qui ont été des succès.
" Huit ans après l'explosion inouïe du 11 septembre
2001, les arcs et les flammes de l'action se dissipent suffisamment
pour nous permettre de revenir sur le processus qui s'est engagé
alors. Nous avons vécu des années de violences et
de soubresauts. Attentats simultanés et meurtriers à
Londres. A Madrid. Au Maroc. Incidents successifs en Arabie Saoudite.
Invasion de l'Irak. Guérilla meurtrière en Afghanistan.
Bombardements et chaos au nord du Pakistan. La guerre est mondiale
et sans fin, mais pas comme nous l'avions d'abord imaginé.
Années de noirceur et de doute : avec la chasse aux islamistes
s'est développée, dans toutes les directions, et dans
tous les Etats, la pratique du mensonge déconcertant.
Pourtant, cette apocalypse nous révèle un nouveau
monde, que j'ai parcouru, modestement, à travers mes livres.
L'odyssée américaine racontait la recherche fiévreuse
d'une politique américaine post-hégémonique,
qui finalement n'advient, six ans après, qu'avec Barak Obama.
Rendez-vous avec l'Islam envisagerait, pour le meilleur, la transformation
du Moyen Orient par la Turquie et l'Iran. Là aussi, la route
est longue.
Le monde est un enfant qui joue. Je vole cette phrase à un
fragment d'Héraclite, et je la transforme. Le monde est innocent,
naïf, il oublie sa propre histoire. Il titube, hésite,
frappe, détruit. Mais chacun de ses gestes est aussi une
création, un apprentissage. Les années de violence
n'ont pas empêché une croissance économique
mondiale exceptionnelle. L'apaisement revient, alors que l'économie
s'effondre. Rien n'est jamais donné dans ce temps nouveau.
Ben Laden a peut-être perdu, mais nous avons connu trois jours
de guerre à Bombay. C'est ce brouillard que je veux dissiper,
en examinant comme un joueur d'échec la situation de nos
grandes lignes de fracture. "
A.A.
François Jullien
Les transformations silencieuses
Essai
Philosophe et sinologue, professeur à l'Université
Paris-Diderot et membre de l'Institut universitaire de France, François
Jullien dirige l'Institut de la pensée contemporaine. Son
travail est traduit dans une vingtaine de pays.
" Grandir, vieillir ; mais également l'indifférence
qui se creuse, jour après jour, entre les anciens amants,
sans même qu'ils s'en aperçoivent ; comme aussi les
Révolutions se renversant, sans crier gare, en restauration,
ou bien le réchauffement de la planète ; ou encore
l'érosion des croyances et jusqu'à l'évolution
de nos mots : autant de modifications qui ne cessent de se produire
ouvertement devant nous, mais si continûment et de façon
globale, de sorte qu'on ne les perçoit pas. Mais on en voit
soudain le résultat - qui nous revient en plein visage.
Or si cette transformation continue nous échappe, c'est sans
doute que l'outil de la philosophie grecque, pensant en termes de
formes déterminées, échouait à capter
cette indétermination de la transition.
De là l'intérêt à passer par la pensée
chinoise pour prêter attention à ce même : celui
de " transformations silencieuses " qui, sous le sonore
de l'événement, rendent compte de la fluidité
de la vie et éclairent les maturations de l'Histoire tout
autant que de la Nature.
De notion descriptive, on pourra alors en faire un concept qui se
retourne en opérateur ; et, face à la pensée
du but et du plan, qui a tant obsédé l'Occident, se
découvre un usage stratégique, comme aussi politique.
"
François Jullien
Jean Lacouture
Les impatients de l'histoire
Les grands journalistes de Théophraste Renaudot à
Jean Daniel
Essai
Jean Lacouture est l'auteur de biographies fameuses (Malraux, Mauriac,
De Gaulle, Blum), entre autres ; chez Grasset, nous avons déjà
publié son Champollion, ainsi qu'un livre d'entretiens avec
Bernard Guetta : Le monde est mon métier.
Jean Lacouture a toujours eu deux passions professionnelles : le
journalisme et la vie des hommes illustres. Dans cet ouvrage brillant,
piaffant, allègre, il conjugue ces deux passions, et les
met au service d'une véritable fresque, allant de l'Ancien
Régime à nos jours et où sont convoqués
ces grands " impatients de l'Histoire " que furent - et
que sont encore - les vrais journalistes.
On trouvera donc ici de véritables " mini-biographies
", toujours originales et " anglées ", de
journalistes aussi différent que Théophraste Renaudot
et Camille Desmoulins, Albert Londres et Hubert Beuve-Mery, Françoise
Giroud et Henri Rochefort, Bernard Lazare et Jean Daniel, Bernard
Pivot et Geneviève Tabouis. Mais, par delà ces portraits
étincelants, c'est tout le contexte d'une cause, d'une époque,
d'une guerre, qui est ici mis en scène. Ce livre est aussi,
en contrebande, une histoire de la France sous l'affaire Dreyfus
ou pendant la guerre d'Algérie, de la censure avant la Révolution,
de la décolonisation et de la dissidence anti-communiste,
de la montée du péril nazi - et du Monde - ce journal
où Jean Lacouture conquit ses premiers galons.
Au final, ces Impatients de l'Histoire se lisent comme un roman
de cape et d'épée où la princesse qu'il faut
sauver coûte que coûte ne porte qu'un nom : la vérité.
Amin Maalouf
Le dérèglement du monde
Essai
Amin Maalouf a publié, en autres, Léon l'Africain,
Samarcande, Le Rocher de Tanios (Prix Goncourt 1993), Le périple
de Baldassare, Origines
Ce nouvel ouvrage s'inscrit dans la
lignée de son essai, Les identités meurtrières
qui, lors de sa publication, connut un immense retentissement auprès
de la critique et du public.
La thèse centrale de cet essai vaste, puissant et ambitieux
pourrait être ainsi résumée : le dérèglement
du monde tient moins à la " guerre des civilisations
" qu'à l'épuisement simultané des civilisations,
l'humanité ayant atteint en quelque sorte son " seuil
d'incompétence morale ".
A l'âge des clivages idéologiques qui suscitait le
débat succède celui des clivages identitaires, où
il n'y a plus de débat. Islam et Occident : les deux discours
ont leur cohérence théorique, mais chacun, dans la
pratique, trahit ses propres idéaux.
L'Occident est infidèle à ses propres valeurs, ce
qui le disqualifie auprès des peuples qu'il prétend
acculturer à la démocratie. Sa tentation : préserver
par la supériorité militaire ce que ne lui assure
plus sa supériorité économique ni son autorité
morale. Sa volonté de dominer le monde le dispute ainsi à
son désir de le civiliser. La guerre en Irak en est un bon
exemple : on a dit partout que les Etats-Unis apportaient la démocratie
à un peuple qui n'en voulait pas. La réalité
est exactement l'inverse : ils n'ont pas apporté la démocratie
à un peuple qui en rêvait !
Le monde arabo-musulman n'a plus ni la légitimité
généalogique ni la légitimité patriotique
autour desquelles il s'était historiquement structuré
- magnifique développement sur la trajectoire de Nasser.
Vivant dans l'humiliation et la nostalgie régressive de son
" Age d'or ", l'ère des islamismes ayant succédé
à l'ère des nationalismes, il se trouve condamné
à une fuite en avant dans le radicalisme.
Ces " dérèglements symétriques "
ne sont qu'un des éléments d'un dérèglement
planétaire plus global qui exige que l'humanité se
rassemble pour faire face à des urgences qui, à l'exemple
des perturbations climatiques, menacent tous les peuples. Et si
la Préhistoire de l'humanité prenait fin sous nos
yeux, ouvrant dans les convulsions le grand chapitre d'une nouvelle
Histoire de l'homme qui commence?
Avril
Jean Daniel
Les miens

Faut-il présenter Jean Daniel ? Journaliste éminent,
fondateur historique du Nouvel Observateur, dont il est toujours
l'éditorialiste, il est l'auteur d'un grand nombre d'essais
et de Mémoires. Citons, entre autres, Le temps qui reste,
Le refuge et la source, l'Ami anglais, Cet étranger qui me
ressemble.
Le Jean Daniel qui a écrit ce livre n'est pas le journaliste,
ni le spécialiste du Proche-Orient, ni l'éminent exégète
des secrets de la gauche française
Non, c'est plutôt
l'homme intime, l'écrivain du Refuge et la source, qui a
voulu, au soir d'une vie exemplaire, assembler dans un même
mausolée tous les êtres qu'il a aimés et admirés,
et qui l'ont précédé dans un hypothétique
au-delà. Ce livre grave, solennel, mais encore vibrant de
souvenirs et de sensations, aurait pu s'intituler Présence
des morts - si Emmanuel Berl n'avait préempté ce beau
titre
Voici donc ceux que Jean Daniel appelle " les miens "
: il y a là des figures aussi diverses que François
Furet et Germaine Tillon, Malraux et Sartre, Michel Foucault et
Jules Roy, Roger Stéphane et Maurice Clavel, Marie Susini
et Roland Barthes, Gide et Malraux, Sagan et Derrida, Balthus et
Senghor. Au total, quarante-trois figures qui, ensemble, composent
en creux un portrait très personnel de celui qui les rassemble.
Bien sûr, Camus, mais aussi la propre mère de l'auteur,
bouleversante, occupent une place à part dans ce panthéon
du cur.
Certains de ces portraits furent, en leur temps, des nécrologies
écrites, " à chaud ", mais tous ont été
repensés au regard des postérités capricieuses
et forment, au final, une fresque du demi-siècle.
Sophie Delassein
Les dimanches de Louveciennes
Chez Hélène et Pierre Lazareff

Sophie Delassein est journaliste au service culturel
du Nouvel Observateur. Elle a déjà publié plusieurs
biographies : Rappelle-toi Barbara, Aimez-vous Sagan, Gala pour
Dali, ainsi qu'un livre d'entretiens avec Maxime Leforestier.
Que se passait-il au cours des dimanches des années 1950-1970,
à Louveciennes, dans la maison d'Hélène et
Pierre Lazareff ? C'était le centre nerveux, mondain, politique
de la France de l'époque. Ministres, industriels, artistes,
s'y retrouvaient autour du couple mythique des Lazareff. On y refaisait
les gouvernements, les journaux, les rumeurs
Ce livre, fondé
sur une formidable enquête et des documents inédits,
se propose ainsi d'en savoir plus sur les deux êtres - si
différents ! - qui recevaient alors avec faste...
Depuis leur rencontre au milieu des années trente, Hélène
et Pierre Lazareff n'ont eu qu'une passion : le journalisme. Et
avant de recevoir à Louveciennes, leur terrain de jeu favori
s'appelait " Paris-Soir ", " Marie-Claire ",
" Match ", " France-Soir ", " Elle "
Avec Jean Prouvost pour patron, Pierre Lazareff a, en effet, inventé
la presse populaire et, bien plus tard, le reportage d'actualité
télévisé avec une émission devenue culte
: " Cinq colonnes à la Une ". Quant à sa
femme, Hélène, elle crée dès 1945 "
Elle ", cet hebdomadaire féminin dont il existe désormais
des versions dans le monde entier. Dès sa création,
Pierre a accompagné et soutenu son épouse dont le
tempérament slave l'a obligé à vivre sur de
véritables montagnes russes.
Malgré tout ce qui a pu les séparer, puis les réunir,
Hélène et Pierre resteront unis jusqu'à la
mort de Pierre en 1972. Mais ce fut un couple qui, si l'on y regarde
de plus près, se révèle complexe. Dans ce livre,
on trouvera ainsi les lettres inédites et enflammées
que Pierre Lazareff écrivit à Mag Bodard, son amante,
sa " seconde épouse ". Cette biographie d'un couple
nous replonge dans l'âge d'or de la presse en France. Une
presse qui faisait alors la pluie et le beau temps et qui vivait,
grâce à ces innovations, dans une opulence qui rend
aujourd'hui nostalgique.
Joan Didion
L'Amérique
1965-1990
chroniques

Joan Didion, née en 1934 à Sacramento, en
Californie, est une figure " culte " des lettres américaines
de ce dernier demi-siècle. Romancière, essayiste,
journaliste et scénariste, elle a connu la consécration
en France avec L'Année de la pensée magique (Grasset,
2007), encensé par la presse et couronné par le prix
Médicis de l'essai.
Avant d'écrire le récit autobiographique qui la fit
redécouvrir, Joan Didion fut l'une des plus fines chroniqueuses
de l'Amérique désaxée des années 60
et 70. Les textes recueillis dans ce livre, restés à
ce jour inédits en France, ont acquis aux Etats-Unis un statut
quasi mythique. Ils sont en quelque sorte son chef-d'uvre
; elle y révèle toute l'étendue de son talent,
la force de son écriture, et l'acuité de son regard.
Qu'elle entraîne son lecteur dans une plongée en immersion
au cur du quartier hippie de San Francisco en 1967, à
une session d'enregistrement avec les Doors, dans les collines de
Los Angeles terrorisées par la " famille " Manson,
à New York en proie à l'hystérie collective
au lendemain d'un meurtre à Central Park, sur la plage hawaïenne
de Tant qu'il y aura des hommes, ou encore dans les méandres
de ses propres fêlures mentales, Joan Didion ne cesse de surprendre,
de déranger, et d'émouvoir.
" Je veux que vous sachiez, à mesure que vous me lisez,
très précisément qui je suis, où je
suis et à quoi je pense. Je veux que vous compreniez exactement
à quoi vous avez affaire. Vous avez affaire à une
femme qui, quelque part en cours de route, a égaré
le peu de foi qu'elle avait jamais eu dans le contrat social, dans
le principe de progrès, dans le grand dessein de l'aventure
humaine. Je me fais l'effet d'une somnambule, sensible uniquement
à l'étoffe dont sont faits les mauvais rêves,
aux fous, aux rôdeurs tapis dans l'ombre, aux enfants perdus,
à toutes les armées de l'ignorance qui s'agitent dans
la nuit. Je ne suis pas un microcosme de la société.
Je suis une femme de 34 ans qui a de longs cheveux raides, un vieux
bikini et une crise de nerfs, assise sur une île au milieu
du Pacifique à attendre une lame de fond qui ne vient pas.
"
- Joan Didion, 1969
David Elia
Faire durer le plaisir
La sexualité des enfants du baby-boom
Document
Le Docteur David Elia, éminent gynécologue, a été
chroniqueur à RMC puis Europe I ,sur France 2 et sur France
3 et a collaboré à de très nombreux magazines,
dont la revue Parents. Il collabore aujourd'hui à Top Santé.
Il est l'auteur de best-sellers, notamment de Comment rester jeune
après quarante ans (TF1 Edition), de Cinquante ans au naturel,
du Bonheur à cinquante ans (Laffont), Rester mince à
tous les âges ? Et si c'étaient les hormones (Grasset,
2007). Il anime un site d'information médicale : www.docteurdavidelia.com
Entre 1946 et 1975, les courbes démographiques s'affolent
: c'est le baby-boom. Cette génération aborde aujourd'hui
la soixantaine avec une soif inassouvie de plaisirs, de découvertes
et de voyages. Mais qu'en est-il de leur sexualité ?
Gynécologue depuis la fin des années soixante-dix,
David Elia a tiré profit de son expérience pour répondre
à cette question à partir d'un constat : une génération,
encore très active sexuellement (l'auteur passe en revue
les pratiques sexuelles des seniors), parachève sa révolution
sexuelle en bénéficiant des innovations de la médecine
(contraception, RU 486, PMA, péridurale, traitements hormonaux).
L'augmentation des espérances de vie sexuelle due aux changements
des mentalités et aux innovations médicales n'exclut
pas des incidents de parcours, qu'ils soient d'ordre mécanique
(sécheresse vaginale, impuissance), qu'ils soient liés
à la perte de libido, ou dus à l'âge : cancer,
ménopause, ostéoporose, problèmes de prostates,
ou encore andropause, ils ont pour la plupart des solutions.
Le Docteur David Elia nous décrit les symptômes et
les traitements qui existent aujourd'hui, en enseignant aussi comment
conserver le cur et les artères de nos vingt ans.
Capitaine Peter Moore
Et Catherine Moore
Flagrant Dali
Mémoires
Après une fulgurante carrière dans le cinéma
où il produit Le Troisième Homme, Peter Moore (1919
- 2005), que l'on surnomme " le Capitaine " en souvenir
de son passé militaire au service de l'Angleterre pendant
la Seconde Guerre mondiale, rencontre Salvador Dali au début
des années 60. Les deux hommes deviennent inséparables
: le Capitaine Moore, en qualité de secrétaire, côtoie
Dali pendant l'essentiel de sa carrière. Flagrant Dali rassemble
ses souvenirs inédits. Sa femme, Catherine Moore, vit encore
à Cadaquès. Dans une longue préface, elle sait
convoquer le passé avec autant d'émotion que d'humour.
Le Capitaine Moore a connu aussi bien Winston Churchill qu'Orson
Welles, mais rien n'aurait pu le préparer au train de vie
bohème et fabuleux des Dali. Tandis que son flegme anglo-saxon
lui a été souvent utile pour supporter la fougue méditerranéenne
du peintre et, celle, russe mais non moins enflammée, de
son épouse et muse Gala, ancienne femme du poète Paul
Eluard, son humour donne à ses mémoires une saveur
exceptionnelle.
La composition du livre obéit à la géographie
de Dali : Cadaquès, New York, Paris. Dans chacun de ces lieux
mythiques, nous croisons des personnages non moins mythiques : Picasso,
Coco Chanel, Luis Buñuel, jusqu'à des personnalités
médiatiques comme Amanda Lear (" Elle a une ambition
aussi grande que ses pieds ", déclare Dali le jour où
il fait sa connaissance.) Nous descendons dans les hôtels
les plus luxueux de la planète : le Ritz à Paris,
le Saint-Regis à New York, La Mamounia à Marrakech
; nous nous ruinons avec Gala au casino à bord du paquebot
France, nous dînons chez Marie-Laure de Noailles et nous regardons
Dali conduire un troupeau de moutons sur les Champs Elysées,
après que Picasso s'est moqué de lui au téléphone.
Au-delà du portrait d'un homme fantasque et génial,
nous pénétrons dans les arcanes du marché de
l'art et les fastes d'une époque où tout était
à vendre (rappelons le surnom qu'André Breton a donné
à Dali : " Avida Dollars "), mais pas à
n'importe quel prix : tout au long du livre, nous voyons que, au-delà
de la comédie médiatique qu'il savait si bien jouer,
Dali était et reste, avant tout, un grand artiste.
Jean-Marie Rouart
De l'Académie française
Cette opposition qui s'appelle la vie
Essai
Collaborateur de Paris-Match après avoir longtemps dirigé
le Figaro Littéraire, Jean-Marie Rouart est membre de l'Académie
Française. Il est l'auteur d'une uvre importante où
l'on retiendra, entre autres, Avant-Guerre (1983, Prix Renaudot),
Ils ont choisi la nuit (Prix de l'Essai de l'Académie Française,
1985), Adieu à la France qui s'en va (2003), Mes Fauves (2005),
et Devoir d'Insolence (2008), son dernier livre chez Grasset.
Assistons-nous à la fin d'un monde ou à la naissance
d'une ère nouvelle ? Les multiples crises que nous traversons,
financières, sociales, morales, culturelles sont des symptômes.
Mais de quoi ? C'est cette question que se pose Jean-Marie Rouart
dans ce livre caustique, ironique voire polémique. Il observe
sans complaisance les renoncements, les hypocrisies et les injustices
de notre société. Il en relève les contradictions
et les faux-semblants. Scrutant les événements et
les hommes, il brosse dans un style savoureux et iconoclaste les
portraits des personnages qui sont au cur du système.
Bien sûr, d'abord la constellation sarkozienne : le trépident
président, Carla qui met la République en chansons,
Rachida Dati, icône de la diversité mais victime de
la mode, l'ombrageux Fillon, un volcan sous un lac glacé
qui digère les couleuvres et attend son heure. Cette crise,
comment le parti socialiste au cur des contradictions françaises
y échapperait-il ?
Rouart décrypte ce qui se dissimule sous la rivalité
Ségolène Royal - Martine Aubry, sous l'il de
ces prédateurs avides que sont Bayrou Ramina Grobis et Besancenot
l'angelo diabolique. Mais le regard que l'écrivain porte
sur notre société va au-delà du microcosme
politique. Il cherche quelles sont les impostures et mystifications
qui suivront le dégonflement de la bulle financière.
A travers la disparition de Sur Emmanuelle, d'Yves Saint Laurent
ou, plus tragique encore, celle de Chantal Sebire, la visite du
Pape à Paris mais aussi à travers le traitement de
l'affaire DSK qui a secoué le FMI, il tente de comprendre
les fantasmes contradictoires d'une société égarée,
inquiète, à la fois dépravée et en quête
de renouveau spirituel.
Petite collection blanche
Mars
Alain Minc
Dix jours qui ébranleront le monde
Essai

Alain Minc est l'auteur de nombreux livres qui sont autant de best-sellers.
Dernier essai publié : Une Histoire de France, (Grasset,
2008).
Qui ne se souvient des Dix jours qui ébranlèrent
le monde de John Reed, cette saga sur la révolution bolchevique
qui fit mesurer à des millions de lecteurs la puissance de
l'événement ? Nous ne semblons pas, à vue humaine,
à la merci d'un bouleversement de cette ampleur, mettant
en jeu une partie importante de l'humanité, métamorphosant
les équilibres internationaux. Serait-ce pour autant la fin
de l'Histoire ? Des événements majeurs, le 11 septembre
2001 en tête, ont démenti cette prophétie. On
peut imaginer mille chocs, tous de nature différente. Les
dix jours qui ébranleront le monde en recensent dix. Ce ne
sont pas dix micro-prophéties mais dix métaphores.
Derrière chaque journée se glisse un événement
plausible : qu'il survienne ou non, il illustre un enjeu-clef de
l'avenir, à court, moyen ou long terme.
1 - Le jour où Gazprom lancera une OPA sur Total
2 - Le jour où la Chine envahira Taiwan
3 - Le jour où l'Ecosse déclarera son indépendance
4 - Le jour où Google rachètera le New York Times
pour un dollar
5 - Le jour où l'euro vaudra 2,5 dollars
6 - Le jour où Israël attaquera les installation nucléaires
iraniennes
7 - Le jour où la France comptera plus d'habitants que l'Allemagne
8 - Le jour où les Asiatiques rafleront le prix Nobel
9 - Le jour où le terrorisme menacera de faire éclater
une arme nucléaire tactique
10 - Le jour où le monde verra naître un grand homme
Avril
Corinne Lepage
Vivre autrement
Essai
Docteur d'Etat en droit, Corinne LEPAGE a été ministre
de l'Environnement de 1995 à 1997. Elle est aujourd'hui présidente
de CAP 21 et vice-présidente du MODEM. Avocate, elle a plaidé
de nombreuses affaires liées à l'écologie,
dont celle de l'Amoco Cadiz et de l'Erika. Elle a publié
une douzaine d'ouvrages dont On ne peut rien faire, madame le Ministre
(Albin Michel).
" La crise économique et financière est une
chance historique unique de changer notre système et de répondre
simultanément à toutes les crises : énergétique,
écologique, alimentaire, démocratique.
Nous sommes à la croisée des chemins. Des forces extrêmement
puissantes s'exercent pour que nous retournions au système
antérieur avec un modèle de production et de consommation
qui non seulement ne résoudrait rien mais ne ferait qu'accroître
les crises présentes et à venir.
Nous pouvons également changer de monde. C'est ce que propose
ce livre.
Les technologies, l'évolution des mentalités, l'évolution
dans la représentation de ce qui nous parait souhaitable
et désirable, le permettent. A nous d'accepter de penser
et de décider autrement.
Il nous faut imaginer le fonctionnement d'une économie réellement
soutenable, sobre et reposant sur une création de "
mieux-être " et non de " plus-avoir ", dans
laquelle la finance retrouve sa fonction originaire de financement
de l'économie réelle, et qui repose sur la réduction
des besoins en matières premières et énergies
non renouvelables et sur un usage économe du sol. Le travail,
la ville, l'alimentation, la mobilité, la connaissance trouvent
de nouveaux modèles.
Notre génération a la chance historique de pouvoir
changer le monde. Le voudra-t-elle ? "
François Jullien
Marielle de Sarnez
Pour aimer l'Europe
Essai
Née le 27 mars 1951 à Paris (XVIIIème), Marielle
de Sarnez est issue d'un milieu engagé en politique (son
père, ancien résistant, est un gaulliste convaincu).
Proche de François Bayrou comme directrice de Cabinet au
Ministère de l'Education nationale, Marielle de Sarnez devient
secrétaire générale du groupe UDF à
l'Assemblée nationale entre 1997 et 1998. Tête de liste
en 1999, elle est élue députée européenne,
et réélue en 2004. Elle devient en 2001 conseillère
de Paris, élue dans le XIVème arrondissement sur la
liste d'union RPR-UDF. Candidate de son parti aux élections
municipales à Paris dans le XIVème arrondissement,
elle est élue du MoDem au Conseil de Paris.
En 2008, Marielle de Sarnez publie Féminin singulier (Plon),
journal qui retrace et son parcours politique et son itinéraire
personnel.
Au nom de l'Europe, dans quelques semaines, on va se quereller
sur toutes les chaînes. Et souvent, dans la plus absolue indifférence
des électeurs. Qui gagnera ? On ne le sait pas encore. Mais
qui y perdra ? Cela, on en est sûr, c'est l'idée d'Europe.
Et pour tous ceux qui aiment cette idée, quelle immense frustration
Et pourtant l'Europe est simple à comprendre, facile à
aimer, dès l'instant qu'on lui rend sa vérité,
comme un tableau que l'on restaure et qui apparaît, tel que
l'a voulu le peintre, et tel qu'il l'a vu, avec les couleurs des
premiers jours.
Dans cet essai, Marielle de Sarnez, députée européenne,
veut rendre ses couleurs au projet européen, à travers
une série de thèmes, de l'euro à la sécurité
des jouets en passant par le Darfour, le changement climatique ou
Erasmus. Elle défend les forces et elle pourfend les faiblesses.
Elle propose de changer ce qui doit l'être. Elle répond
ainsi à toutes les questions que posent et que se posent
les Français, ces Européens d'origine, ces Européens
originaux
Les Cahiers Rouges
Mars
André Breton, Lise Deharme
Julien Gracq et Jean Tardieu
Georges Fourest
Farouche à quatre feuilles
Préface de Marcel Schneider
La réunion dans un livre unique de quatre grands du surréalisme
: André Breton, Jean Tardieu, Lise Deharme, Julien Gracq
- dont on oublie parfois cette filiation, et qu'il avait été
un ami de Breton.
En quatre " feuilles ", chacun de ces écrivains
montre comment la rêverie prend forme et devient poème,
musique, uvre d'art. On pourrait demander aux philosophes
athées : " S'il n'y a rien que le néant comme
vous l'affirmez, que deviennent selon vous l'art et la beauté
? N'ont-ils pas d'existence et comment se fait-il que les poètes
et les artistes de toutes les époques aient cru à
ce qui n'est pour vous que fantasme, imposture et illusion ? "
C'est à cette question majeure que répond Farouche
à quatre feuilles.
Georges Fourest
La négresse blonde suivi de Le géranium ovipare
Georges Fourest (1867-1945). Journaliste, polémiste, il
se laisse convaincre par un ami d'écrire de la poésie.
Et c'est ainsi que paraissent les deux volumes les plus inattendus
de la poésie française du XXe siècle, Le Géranium
ovipare et La Négresse blonde.
Si on veut savoir ce qu'est la poésie féroce, il
faut lire Georges Fourest. Féroce, et comique. A force de
bouffonnerie, les poèmes de Fourest sont parmi les seuls
qui réussissent ce prodige : faire rire le lecteur. A force
d'exagération, il atteint à une forme de poésie
épique qui laisse derrière elle bien des poètes
supposés lyriques et qui ne sont qu'emphatiques, bien des
sérieux qui ne sont qu'ennuyeux.
" Amis de la littérature,
bons désuvrés qui sans émoi
Flânez à cette devanture,
Entrez, payez, emportez-moi !!! "
Walt Whitman
Feuilles d'herbe

Walt Whitman (1819-1892) est l'un des plus grands poètes
américains. L'influence des Feuilles d'herbe (Leaves of grass)
dépasse depuis longtemps, et pour longtemps, les frontières
de son pays.
La plus grande poésie des temps modernes, égale à
celles d'Homère, Shakespeare et Dante, sonne dans ces Feuilles
d'herbe. Elles eurent pour créateur un solitaire américain
poussé comme un gratte-ciel dans un désert inculte
de maisons à bas étages. En 1855, Walt Whitman, de
Brooklyn et de Manhattan, fit claquer ses vers comme des drapeaux
de joie pour célébrer un seul et unique patriotisme
: l'homme ! l'homme de tous les temps, couleurs ou religions. Osons
ce paradoxe : jamais les bons sentiments ne firent de meilleure
littérature.
Avril
Philippe Jullian et Bernard Minoret
Les Morot-Chandonneurs
Philippe Jullian, conteur, satiriste, biographe, et son cadet de
sept ans, Bernard Minoret (d'autre part auteur avec Claude Arnaud
de la comédie Les Salons), unissent leur ironie pour cette
singulière histoire d'une famille française.
Voici, sous les auspices d'Oscar Wilde et de Noël Coward,
une hilarante série de pastiches qui nous raconte les très
riches heures des Morot-Chandonneur. Issue d'une favorite de Marie-Antoinette,
cette famille va traverser l'histoire de France en frôlant
les ambassades, l'Académie française, le régime
de Vichy et l'existentialisme. Racontée tambour battant par
des pseudos Zola, Mallarmé, Feydeau, Bernanos ou autre Colette,
cette épopée n'en finit pas de faire briller ses pépites
impitoyables et brillantes.
Mondes vécus
Avril
Michel Lussault
De la lutte des classes à
la lutte des places
Essai
Michel Lussault est géographe, professeur à
l'Université de Lyon, Ecole Normale Supérieure Lettres
et Sciences Humaines. Il est membre du laboratoire de recherche
Environnement, Ville, Société (UMR 5600 CNRS)
Le propos de ce livre est de suggérer que la trame de notre
existence peut être analysée sous l'angle des relations
spatiales que nous créons avec les réalités
diverses que nous croisons et utilisons : autres humains, non humains
divers et variés, objets, matières, idées,
etc
Pour le géographe Michel Lussault, le monde de l'action sociale
constitue une scène spatiale, sur laquelle interagissent
des acteurs, qui utilisent pour réaliser leurs fins des instruments
tels que la mise à distance, l'emplacement, la délimitation,
le franchissement. Le livre s'appuie sur une analyse minutieuse
d'expériences sociales variées, banales pour certaines,
extraordinaires ou étranges pour d'autres.
Le lecteur découvrira ce qu'il y a de commun entre la construction
d'un faux hall d'immeuble dans un quartier de grand ensemble au
Havre, la politique de gestion de la faune sauvage dans le Vercors,
le conflit racial autour d'un arbre à Jena en Louisiane,
le développement des grands aéroports et des parcs
d'attraction, la vente de coquillage par un vieil homme sur une
plage du sud de l'Inde, ou encore la stratégie de l'association
les Enfants de Don Quichotte en faveur des sans domicile fixe. Tous
ces cas illustrent l'importance de ce que l'auteur nomme "
l'épreuve spatiale ". Réfléchir à
l'organisation sociale en prenant comme fil conducteur la question
de l'espace permettrait de redéfinir les cadres de la régulation
politique des sociétés et de planter les premiers
jalons d'une éthique de l'espace habité, en phase
avec les grands problèmes que nous pose le monde contemporain.
Nouveau collège de philosophie
Mars
Luc Ferry et Lucien Jerphagnon
La tentation du christianisme
Essai
Luc Ferry, né en 1951, ancien ministre de l'Education nationale,
est philosophe.
Lucien Jerphagnon, né en 1921, spécialiste de la philosophie
antique et médiévale, est professeur émérite
des Universités.
" Scandale pour les Juifs ; folie pour les Grecs " :
voilà comment Saint Paul désignait le christianisme.
Contre la Loi des Juifs et la Raison des philosophes, il entendait
plaider en faveur du salut par une " foi ", plus forte
que la mort.
Comment expliquer que ce scandale et cette folie aient pu se développer,
gagner et finalement s'imposer dans l'Empire romain à partir
de Constantin ?
Comment le christianisme a-t-il fait pour passer du statut de secte
à celui de Civilisation ?
Luc Ferry et Lucien Jerphagnon unissent ici leurs forces et leurs
compétences pour tenter de répondre à ces questions
cruciales. Ils identifient ainsi les sources et la teneur originelle
d'un héritage indispensable pour qui veut comprendre non
seulement les racines mais aussi la nouveauté de la culture
contemporaine.
Cet échange est le fruit d'une séance organisée
par le Collège de Philosophie le 16 février 2007.
Grasset-Jeunesse
Mars
Martine Delerm
Somnambulettes
Collection 2 x 2 = 4
Martine Delerm est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages, parmi
lesquels un grand nombre d'albums jeunesse, parus entre autres chez
Ipomée, au Seuil-Jeunesse, aux Editions du Panama ou Gallimard-Jeunesse,
dont elle signe les textes et les images. La plupart de ses albums
mettent en scène des récits graves et intimistes,
mélancoliques ou révoltés, mais elle crée
également, pour les plus petits, des livres légers
et doux, emplis d'une poésie joyeuse et fantaisiste ; c'est
dans cette lignée que s'inscrivent les Somnambulettes, son
premier album chez Grasset-Jeunesse.
Les petits pourront rêver avant de fermer les yeux, bercés
par la magie et la musicalité d'univers doux et tendres,
au fil d'une douzaine de textes très courts :
" Dormez les narcisses
dormez enfants sages.
Voici des réglisses
des fleurs
des images.
Dormez les racines
la terre les nuages.
La nuit qui s'incline
est un long voyage. "
Un album tout en douceur pour voyager dans les plus jolis rêves
aux tons pastel.
Telle une berceuse, la mélodie des mots accompagne un univers
poétique et enfantin, pour endormir les tout-petits en éveillant
leur imaginaire.
Rudyard Kipling
Alors, tu seras un Homme, mon fils
Illustrations de Mauro Evangelista
Collection Lecteurs en herbe
Né en 1865 et mort en 1936, Prix Nobel de Littérature
en 1907, Rudyard Kipling est l'auteur d'ouvrages au succès
mondial, pour ne citer que Le Livre de la jungle, Capitaines courageux,
Kim ou les Histoires comme ça.
Né en Italie, où il vit et travaille, Mauro Evangelista
a étudié à l'Académie des Beaux Arts
de Venise et de Macerata, d'où il est diplômé.
Graphiste et illustrateur de livres pour enfants, sélectionné
de nombreuses fois à la Foire Internationale du Livre Jeunesse
de Bologne, il a reçu le Prix du Bateau à Vapeur en
1994, et est également directeur artistique du festival international
de l'illustration de Macerata.
Dans son célèbre poème " If
",
connu en France sous le titre " Tu seras un homme, mon fils
", publié en 1910, Rudyard Kipling fait référence
à un jeune soldat qui prit part à la guerre des Boers,
en Afrique du Sud. On y trouve un enthousiasme que viendra malheureusement
anéantir l'horreur de la guerre de 14-18, dans laquelle son
fils John trouvera la mort cinq ans plus tard.
Sortie du contexte de l'époque, cette exhortation à
suivre des valeurs humaines essentielles pour chacun, tant dans
son rapport à soi qu'aux autres, trouve une résonance
particulière dans le monde actuel, offrant des repères
utiles et fondamentaux pour une jeunesse de plus en plus perturbée
dans la multiplicité de ses rapports avec la réalité.
A travers une adaptation jeunesse et des illustrations poétiques,
profondes et lumineuses, cet album laisse toute la place au développement
de l'imaginaire de chacun. Les double pages, qui présentent
chacune une strophe du poème, sont autant de tableaux qui
viennent compléter le texte, en touchant chaque lecteur de
manière personnelle.
Connu tant en Europe que dans le monde entier, cité dans
des films, ou des chansons, ce texte beau et fort, qui parle de
volonté, d'honnêteté, ou encore d'intégrité,
et évoque des valeurs intemporelles et universelles, ne se
trouve aujourd'hui en France que dans des éditions qui ne
s'adressent pas directement à la jeunesse.
Réparti en strophes sur les double pages, on retrouve le
poème en version originale sur les pages de garde, ainsi
que, au début du livre, dans sa version manuscrite ; cet
album artistique, illustré avec sensibilité par Mauro
Evangelista, saura toucher les jeunes lecteurs comme les plus grands,
qui prendront plaisir à redécouvrir, en images, ce
poème dont le succès ne s'est jamais démenti
depuis sa création.
Avril
Dr Englebert
Chacun sa chambre !
Illustration de Claude K. Dubois
Série : " Les petits bobos de la vie "
Collection Lampe de poche 7 ans et +
Médecin et thérapeute éricksonien près
de Liège, le Docteur Éric Englebert met son expérience
et sa connaissance des maux qui perturbent la vie des enfants au
service de la littérature qui leur est adressée, parce
que "donner un livre à un enfant, c'est lui donner beaucoup
d'amour. C'est lui dire ce qui est parfois difficile à dire
et à vivre. L'aider à grandir, à vivre ses
émotions et les partager, chercher avec lui des solutions."
Pour que grandir soit plus facile !
Claude K. Dubois a suivi les cours de l'École Supérieure
des Beaux-Arts de Saint-Luc à Liège. Elle enseigne
aujourd'hui le dessin à Liège, où elle habite,
tout en écrivant et illustrant de nombreux ouvrages pour
la jeunesse, notamment pour les Éditions Pastel et pour l'École
des Loisirs. Chez Grasset-Jeunesse, elle a illustré le petit
roman Papy et la fée de Gudule ("Lampe de poche 7 ans
et + ").
Le petit Jules ne dormira plus à côté de son
grand frère Valentin. Désormais, il a sa chambre pour
lui tout seul. Mais dans son lit, il se sent triste
Pour le
réconforter, Valentin nouera le lien qui ne les séparera
jamais
Après l'exclusion due à une particularité
physique (C'est pas juste !), la culpabilité découlant
de disputes parentales (C'est pas ma faute !), l'absence d'un père
dans la vie quotidienne (Papa n'est jamais là !), l'incapacité
à parler de ses problèmes et la peur d'aller voir
un psy (Manu et le psy), la maladie d'un parent (Maman est malade),
l'enfance avant et après un divorce (Papa, maman... avant),
être l'enfant "du milieu" (Et moi ?), avoir deux
maisons suite à une séparation des parents (La Valise
rouge), se fâcher avec sa copine d'école (T'es plus
ma copine !) et faire le deuil d'un animal de compagnie (Mon chien
est mort), dormir tout seul dans sa propre chambre (Le Fil bleu)
et accepter un enfant " différent " (Noa Bizarre)
sont les sujets abordés dans ces deux nouveaux livres qui
s'attachent aux " Petits bobos de la vie ".
Les phrases courtes et justes emplies d'émotion et d'espoir
du Docteur Éric Englebert et la poésie et la sensibilité
des illustrations de Claude K. Dubois dédramatisent des situations
qui peuvent se révéler angoissantes et gâcher
la vie des petits, pour soigner le mal-être et les petites
douleurs qui marquent tant les enfants, et offrent, avec intensité
et douceur, des petits livres forts, inspirés par l'observation
et le vécu.
Dr Englebert
Ninon la bizarre
Illustration de Claude K. Dubois
Série : " Les petits bobos de la vie "
Collection Lampe de poche 7 ans et +
Médecin et thérapeute éricksonien près
de Liège, le Docteur Éric Englebert met son expérience
et sa connaissance des maux qui perturbent la vie des enfants au
service de la littérature qui leur est adressée, parce
que "donner un livre à un enfant, c'est lui donner beaucoup
d'amour. C'est lui dire ce qui est parfois difficile à dire
et à vivre. L'aider à grandir, à vivre ses
émotions et les partager, chercher avec lui des solutions."
Pour que grandir soit plus facile !
Claude K. Dubois a suivi les cours de l'École Supérieure
des Beaux-Arts de Saint-Luc à Liège. Elle enseigne
aujourd'hui le dessin à Liège, où elle habite,
tout en écrivant et illustrant de nombreux ouvrages pour
la jeunesse, notamment pour les Éditions Pastel et pour l'École
des Loisirs. Chez Grasset-Jeunesse, elle a illustré le petit
roman Papy et la fée de Gudule ("Lampe de poche 7 ans
et + ").
Comme tout le monde à l'école, Aline trouve que Ninon
est vraiment bizarre. Les garçons se moquent d'elle. Mais
pourtant, leur regard va peu à peu changer
Ann Rocard
Mystères au collège Jules Vernes
Lampe de poche pré-ados
Ann Rocard, qui vit en Normandie, est l'auteur d'un grand nombre
de livres pour enfants chez divers éditeurs, et a écrit
plusieurs pièces pour la collection "Théâtre"
de Grasset-Jeunesse, regroupées dans les recueils Malin comme
un singe et La Musique adoucit les morses. Elle est également
l'auteur d'un album pour tout-petits, dans la collection "2x2=4",
Pincemi, le petit crabe.
Dans la collection "Lampe de poche", elle a déjà
publié Le Miroir sans voix ("Ados"), Le Celte au
regard étrange, Enquête par correspondance, Mathilde,
Jean, Paul et les autres, printemps 1944 ("Pré-ados"),
et Meurtre sur le Nil (Prix Goya découverte).
Malgré leurs caractères et leurs personnalités
très différentes, Dinh, Lou, Tanguy et Gabrielle forment
un petit groupe bien soudé parmi les élèves
de 3e. Une à deux fois par semaine, ils se réunissent
au CDI du collège Jules Verne pour participer à l'atelier
théâtre mené par Véronique, la documentaliste.
Fred, l'élève le plus timide du collège, vient
se joindre à la petite troupe.
Cette année, ils ont l'ambition de rendre hommage au célèbre
auteur dont leur collège porte le nom et à ses plus
grandes uvres. Avec la participation de leurs profs de sport
et de français, ils montent avec enthousiasme une pièce
qui aura sans doute un grand succès. Cependant, alors que
le spectacle s'organise et que se prépare le traditionnel
grand jeu de fin d'année organisé autour de l'uvre
de Jules Verne, des événements étranges viennent
perturber la tranquillité de l'établissement et troublent
les esprits de la documentaliste et des comédiens en herbe
Un roman à fins multiples et foisonnant de références,
où Ann Rocard manie les mots avec humour et ingéniosité,
qui invite avec originalité à découvrir la
grande uvre de Jules Verne ; entre énigmes, enquête
et pièce de théâtre, suivant pas à pas
les différents acteurs adolescents du roman et leurs histoires
personnelles et collectives, les jeunes lecteurs seront loin d'être
passifs à la lecture de cette fiction.
En bonus en fin d'ouvrage, le mode d'emploi et les questions du
jeu de l'oie autour de l'uvre de Jules Verne, et la pièce
de théâtre montée par les élèves,
prête à être mise en scène !
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