Nouveautés Grasset

Mars-Avril 2007

Littérature française | Littérature étrangère | Thrillers
Essais, documents, biographies | Petite collection blanche |
Remise en vente | Grasset-Jeunesse

 

Littérature Française





Mars


Gilles Anquetil
Escales
Roman
Gilles Anquetil est rédacteur-en-chef au Nouvel Observateur. Il est l'auteur d'un essai-reportage sur la Révolution iranienne et d'un roman Tout va se jouer (Grasset, 1996), qui explorait les mystères du jazz et de l'improvisation.

Escales est à la fois un roman-voyage et un reportage romanesque inédit, puisque le reporter s'et fixé pour règle de ne jamais parler, de ne jamais interviewer ses " personnages ". Un homme nommé Sébastien regarde, observe le théâtre du monde et quelques uns de ses acteurs.
Sur un campo de Venise, dans une petite île grecque, sur le routes du Yémen, mais aussi en Afghanistan, en Ethiopie, en Iran ou à Buenos-Aires, il file les personnages qu'il s'est choisis, rares et précieux. Mais le hasard de la mémoire lui joue des tours puisque des explorateurs anglais comme Théssigner, des musiciens comme Duke Ellington ou même le Négus d'Ethiopie s'invitent dans sa rêverie… Sans compter les épisodes réels de ses " filatures d'admiration " (Beckett boulevard du Montparnasse, Breton rue de Furstenberg) ou de ses souvenirs " d'extrême-cadet " de grands aînés, comme Georges Dumézil ou Vladimir Jankélévitch.
Les fracas du monde résonnent également dans ce livre : 11 septembre, guerre Iran-Irak et d'Afghanistan, ou les exodes de la famine en Ethiopie.
Escales est un voyage qui refuse l'exotisme, une flânerie qui s'interdit d'être nostalgique dans des mondes en train de disparaître.

Michèle Fitoussi
Victor
Roman
Editorialiste à Elle, romancière, Michèle Fitoussi est l'auteur chez Grasset de plusieurs livres, parmi lesquels son dernier roman Le Dernier qui part ferme la maison (2004) ; et d'un document La Prisonnière, écrit avec Malika Oufkir, best-seller traduit dans le monde entier.

Victor est un charmant octogénaire, ancien libraire qui cite volontiers Victor Hugo et raconte à qui veut l'entendre un passé étourdissant. Alice, sa voisine de palier, jolie stagiaire à Global, le trouve un soir d'hiver dans un état de grand désespoir. Usé, catarrheux, ruiné, Victor va être expulsé d'ici peu de son réduit mangé par les livres et les journaux. Comment le sauver de la rue ? L'ambitieuse stagiaire a une idée. En organisant une chaîne de générosité, qui puisse satisfaire à la fois le voyeurisme compassionnel du magazine à gros tirage Global et garantir à Victor une fin de vie heureuse.
Adopter un vieillard ? Les lecteurs s'enthousiasment pour son sort. C'est à la famille parisienne Saillard que revient le privilège de recueillir un grand-père adoptif, malicieux, érudit. Ah ! tout avait l'air si facile, et même les enfants du couple Saillard, le père opticien à la bonhomie toute en rondeurs, la mère nutritionniste, se réjouissent.
Mais Victor n'est pas celui qu'on croit… Crises conjugales, méchancetés, escroqueries, petits arrangements avec la vérité, manipulations, tromperies : tous ceux qui ont approché ce vif exemple de la malignité humaine en seront pour leurs frais. Ils en sortiront changés, marqués, certains pour le pire, d'autres pour le meilleur. Victor ou la grande illusion…

Gilles Martin-Chauffier
Une vraie parisienne
Roman
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Rédacteur en chef à Paris-Match, Gilles Martin-Chauffier est l'auteur chez Grasset de plusieurs romans, parmi lesquels Les corrompus (1998, Prix Interallié), Silence, on ment (2003, Renaudot des Lycéens) et chez un autre éditeur, Le roman de Constantinople (Prix Renaudot essai en 2005).

Elle s'appelle Agnès de Couroye. C'est une aristocrate ravissante, drôle et cultivée. Son métier : faire visiter Paris à des étrangers fortunés. Avec elle, ils ne s'ennuient jamais. Elle les promène, les amuse et leur offre quelques jours de civilisation française.
Aux Etats-Unis, c'est une superstar. Bruce Fairfield a vendu des millions de disques. Avec elle, il va du Château de Fontainebleau au défilé Galliano, de la Sainte-Chapelle au bureau de Nicolas Sarkozy, d'un palace à un musée... Et il tombe amoureux. La presse people est sous le charme.
Quand Agnès l'accuse de viol, la police, la justice et les avocats s'en mêlent. Une certaine idée de la France romantique et futile se transforme en piège " Vieille Europe " pour yankee naïf, et chacun apparaît sous son vrai jour.
Soudain se révèle l'indécence d'une époque où les stars se croient tout permis, où l'argent s'étale, où la justice devient un instrument et l'amour un calcul.

Christine de Rivoyre
Archaka

Récit
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Petite-fille d'explorateur. Fille d'officier de carrière (Cadre noir). Prix Interallié pour Le Petit Matin. Prix Prince-Pierre-de-Monaco et Prix Paul-Morand pour l'ensemble de son œuvre. Ecologiste convaincue, Christine de Rivoyre partage son temps entre Paris et les Landes.

Ce livre est le récit d'une relation d'exception entre l'auteur et un jeune homme plus jeune dont elle a d'emblée perçu la singularité. C'est écrit à bâtons rompus, comme une recherche à la fois douloureuse et fascinante des temps d'une vie hors du commun. La mémoire comme seul guide qui, tantôt bat la campagne et tantôt se rapproche à la façon d'un entomologiste pour isoler un instant, une parole, un regard, tout ce qui fait la vérité d'un être qui, il faut bien le dire, fut méconnu.
Contre l'injustice de cette méconnaissance et pour donner toute la lumière nécessaire à la compréhension de ce que fut Alexandre Kalda (son surnom sanskrit Archaka signifie " celui qui invoque la lumière " ), il a fallu que l'auteur revive les moments les plus forts de cette destinée. Elle s'est appuyée sur la correspondance d'Archaka qui était riche de toutes sortes de révélations. De son vivant, il était tellement impliqué dans sa quête spirituelle qu'il ne voulait pas entendre parler de ce que révélait ces lettres, sa vie à lui, une vie qui aurait passionné tout lecteur curieux.

Antoine Senanque
La grande garde

Roman
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Né en 1959 à Paris, neurologue de profession, il est l'auteur chez Grasset d'un premier livre remarqué, Blouse (2004).

" Il faut avoir vécu une grande garde, l'avoir vécue seul, dans un chaos de sirènes, de sonneries, d'éclairs. Seul, dans la caisse de résonance des urgences, le bruit des voitures, des chariots, dans les lumières blessantes des néons et des gyrophares… Lire dans les yeux des malades, comme on lit dans les mains, leur avenir, leur chance pour les douze heures de la nuit. Il faut savoir déchiffrer les destins dans les chairs, les entrailles. Il faut être plus que médecin. "
Dans le chaos de la garde de neurochirurgie, un interne prénommé Pierre, médecin sans vocation, indécis de talent, observe la chorégraphie mécanique des opérations en urgence. Il la contemple plus qu'il n'y agit. Autour du professeur Vadas, artiste du geste opératoire, tout en silences, gravitent les constellations d'internes, de rivaux, de jaloux nuisibles. On se bat au bistouri pour une faveur. Une nuit au bloc opératoire, parce qu'on est étourdi de fatigue, il y aura un geste en trop. Qui a commis l'erreur ? Qui en porte la responsabilité ? Qui doit payer ? Le patron, ou le subordonné trop obéissant ?
Dans la continuité du J'accuse salvateur qu'était Blouse, mais insufflant à son livre la mélancolie rebelle de personnages cruellement décrits, du patron politique au psychiatre dépressif, Antoine Senanque nous donne ici le roman de la faute.
Dans la pénombre de la grande garde, un portrait sans compassion mais sans injustice de la condition humaine, médecins et malades intimement liés.

Brigitte Le Juez
Beckett avant la lettre

Collection Bleue
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Brigitte Le Juez est professeur à Dublin City University où elle enseigne l'œuvre de Samuel Beckett. Beckett avant la lettre est son premier ouvrage en France.

Une période mal connue de la vie de Samuel Beckett est celle où il enseigna le français à l'Université de Dublin en 1930. Il n'a pas encore écrit son premier roman et se consacre pendant un an à l'enseignement des auteurs français pour les étudiants de Trinity College.
Alors qu'on croyait ses cours définitivement perdus, on a découvert, dans les archives de l'université, un cahier de notes prises par une de ses étudiantes. C'est ce document capital pour la compréhension de l'œuvre de Beckett et, d'une façon plus générale, pour sa conception de la littérature, que Brigitte Le Juez analyse ici : Gide et Balzac (ou Gide contre Balzac ?) Racine et Corneille (ou Racine contre Corneille ?), le roman, le théâtre et la modernité, voici éclaircis les fondements de la pensée littéraire d'un des plus grands auteurs de notre temps.


Avril

Alain Gillis
Java-Opéra
Roman
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Alain Gillis est psychiatre et mène une réflexion philosophique sur l'autisme infantile. Il a par ailleurs une pratique régulière de la peinture et de l'écriture. Il est l'auteur de trois ouvrages : Peinture d'origine (Adam Biro, 1994), Le Bazar du génie (Adam Biro, 2002) et L'Enfant grave (La Chambre d'échos).
Java-Opéra est son premier roman.

Un jeune homme d'origine hollandaise quitte sa famille implantée à Java depuis plusieurs générations. Il décide d'aller séjourner à Paris.
Java-Opéra est le récit des 36 premières heures de sa vie parisienne. Une vie fort mouvementée puisque le narrateur, dès son arrivée, adopte une liberté de propos et de mouvements qui va donner à chaque rencontre une ampleur imprévue et à chaque instant vécu, l'importance d'une courte aventure.
Au cours d'une déambulation haletante, le narrateur traite le monde avec une insolente fraternité. La vie ordinaire devient existence vive !
Il arpente Paris. Au fil des rencontres, il éprouve ou provoque des sentiments qui vont de la haine discrète à l'amour le plus immédiat. Ainsi se trame une fiction dont la structure cinématographique va rappeler un à un, sur le devant de la scène, les personnages aperçus au cours du récit :
- Une employée du téléphone rose
- Un ancien légionnaire
- Une pharmacienne très séduisante
- Un peintre
- Un maquereau sourd-muet
- Des couples, des serveurs, des maîtres d'hôtel, des psychanalystes…
Dans ce roman, l'absurdité de l'existence se transforme en légèreté.

Adrien Goetz
Intrigue à l'anglaise
Roman
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Adrien Goetz a reçu le prix des Deux Magots et le prix Roger Nimier pour son roman La Dormeuse de Naples. Intrigue à l'anglaise est son deuxième roman chez Grasset, après A bas la nuit (avril 2006).

Trois mètres de toile de lin manquent à la tapisserie de Bayeux, décrivant les derniers rebondissements de la chevauchée de Guillaume le Bâtard, conquérant de l'Angleterre. Quand ont-ils disparu ? Que représentaient-ils ? Les historiens l'ignorent. Une jeune conservatrice du patrimoine, Pénélope Breuil, ronge son frein dans son premier poste, au musée de la Tapisserie, à Bayeux. La directrice du musée, dont elle est l'adjointe, est victime d'un attentat. Des fragments de tapisserie réapparaissent à Drouot.
Pénélope est convoquée par le patron du Louvre qui lui confie une mission discrète. Cette semaine-là, Diana, princesse de Galles, et Dodi al-Fayed, disparaissent sous le tunnel du Pont de l'Alma. Devant Pénélope éberluée, se déroule l'histoire secrète de la tapisserie. Un mystère qui débute en 1066 et se prolonge jusqu'à ces jours tragiques de 1997. Pourquoi Dominique-Vivant Denon avait-il fait venir à Paris, sous Napoléon, celle qu'on appelait la " Tapisserie de la reine Mathilde " ? Le duc de Windsor avait-t-il emporté avec lui, après son abdication, les fragments qui manquent ? Plus troublant encore : que signifie l'ordre donné au général von Choltitz de faire exfiltrer la tapisserie de toute urgence vers Berlin, en août 1944, alors que l'Allemagne avait perdu la guerre et que Paris allait être libéré ? La solution se trouve, peut-être, dans une île anglo-normande où le dernier Lord Contevil, excentrique qui se prétend descendant du demi-frère de Guillaume de Normandie, a attiré Pénélope pour lui faire expertiser les trois morceaux de tissu qu'il garde comme des reliques…

Elisabeth Quin
Bel de nuit, Gérald Nanty
Elisabeth Quin a déjà publié deux livres chez Grasset : La peau dure et Tu n'es pas la fille de ta mère. Elle est connue par ailleurs pour sa cinéphilie militante (Paris-Première, Figaro Madame, Elle…) et ses grands reportages (Figaro Magazine). Dans ce nouvel ouvrage, elle révèle ses affinités plus clandestines avec le monde des noctambules.

Peu nombreux sont ceux qui connaissent le nom de Gérald Nanty, et pourtant celui-ci est une véritable légende de la nuit, des noctambules, voire des " snobnambules "… En effet, entre les illustres Castel et Régine, il est le troisième roi des nuits parisiennes, depuis près d'un demi-siècle. C'est cette époque, précisément, entre le milieu des sixties et aujourd'hui, qui revit dans le livre que lui consacre Elisabeth Quin… Il ne s'agit pas d'un livre de souvenirs, ni d'une biographie : Gérald Nanty et sa mémoire sont pris comme fils conducteurs d'une longue promenade à travers les êtres et les lieux les plus mythologiques de la vie nocturne.
Les êtres ? Gérald Nanty a fréquenté " tout le monde ", des couturiers aux écrivains, des artistes aux maffieux, des mondains aux rebelles. A travers lui, défile ainsi une faune aux mœurs libres pour laquelle la nuit est un refuge. Les anecdotes et les portraits se succèdent sur des rythmes divers. Car la nuit, qui sait offrir sa légèreté, peut ausssi être tragique.
Les lieux ? Ce sont, pour l'essentiel, les " boîtes " crées par Gérald Nanty - du " Club 65 " au " Bronx ", du " Colony " jusqu'à l'actuel " Mathi's ", ce bar restaurant de la rue de Ponthieu où l'on retrouve, à chaque aube, tous ceux qui " font " Paris.
Bien sûr, le destin personnel de Gérald Nanty, son goût de l'excès et de la liberté, sont ici explorés en détail. Mais, par delà l'histoire subjective d'un individu drôle et artiste, c'est toute une génération de noceurs et de fêtards qui ressuscite dans ces pages émouvantes, brillantes, pétillantes…

Tancrède Voituriez
L'engagement
Roman
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Né en mai 1968, Tancrède Voituriez est économiste. Ses recherches portent tout particulièrement sur le commerce mondial, et sur les échanges Nord-Sud. Il a déjà publié chez Grasset Les grandes perturbations surviennent dans les régions où l'atmosphère est d'ordinaire instable (2003).

Sculpteur commercial spécialisé dans le lion de marbre géant ou le Poséidon de salle de bain que lui réclament ses riches commanditaires, le narrateur jouit d'une situation confortable dans la Californie d'aujourd'hui.
Lors d'une folle soirée à San Fransisco, il rencontre Ferenczi, sculpteur génial et méconnu, qui lance des prunes contre les murs, et les expose à un petit nombre d'admirateurs. Ferenczi est en colère : il vient d'être fait cocu, et il compte bien régler son compte au tout nouvel amant de sa compagne. Mais au cours de la conversation, le narrateur découvre que cet amant n'est autre… que lui-même. Cette rencontre avec Ferenczi est décisive et salutaire. Elle ouvre au narrateur les portes d'un monde inconnu : celui de la révolution.
Comme aux temps passés de l'engagement et du grand soir, Ferenczi n'est pas seulement un génie ignoré. Il est surtout le " frère secret ", le vrai responsable du " Mouvement ", réseau contestataire dont les implantations dépassent la seule Californie. Sous l'influence de Ferenczi, le narrateur rompt avec son ancienne vie et s'engage dans le Mouvement. Il y découvre la gloire et l'influence de Ferenczi, quand lui n'est qu'un quidam dont l'art médiocre et l'engagement tardif font sourire. Il s'émerveille aussi de la beauté de Kate, leader charismatique, à l'âme bonne et généreuse. Mais à l'intérieur du Mouvement, la contestation gronde…
Un roman étonnant sur l'engagement, l'art, la culpabilité, la révolution.


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Littérature étrangère


Mars

Melanie Wallace
Sauvages
Roman
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Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Brice Matthieussent
Arrivée tard en littérature, Melanie Wallace a créé la sensation à la Foire de Francfort en 2005 avec The Housekeeper, que Grasset publiera en 2008. Rédemption, son premier roman, paru aux Etats-Unis en 2003, l'impose d'ores et déjà comme l'une des voix les plus fortes et authentiques des lettres américaines contemporaines. Elle partage son temps entre New York, Paris et Myloi, un petit village au pied des montagnes du sud de la Grèce.

L'avant-poste 2881, aux confins de l'Ouest américain, peu après la Guerre de Sécession. Au milieu de ce grand nulle part, une petite garnison de soldats démobilisés et laissés pour compte, hébétés, affamés, oubliés par l'histoire. A leur tête, le major Robert Cutter, mélancolique et tourmenté, qui chaque jour écrit à sa femme pour lui raconter la déréliction croissante de ses troupes et de son propre moral.
Mais la torpeur du désert est soudain secouée par l'apparition de deux femmes, arrachées aux Indiens, après quatre années de captivité, grâce à une expédition emmenée par leur famille et les soldats de Cutter. L'une des rescapées raconte l'horreur, les violences endurées ; l'autre, Abigail Buwell, semble incapable de revenir à la " civilisation ". Devenue une " sauvage ", elle se terre dans le mutisme et pleure la perte des " siens ", préfigurant d'autres massacres à venir… Isolée, dormant dans la fange sous les flancs d'un étrange cheval aux reflets bleus, Abigail, avec son regard de démon ou de démente, suscite chez les hommes un mélange de répulsion et de fascination. Sous l'égide à la fois maléfique et rédemptrice de cette femme à l'agonie, l'avant-poste s'apprête à sombrer dans le chaos barbare.
Entre Désert des Tartares et Rivage des Syrtes, ce premier roman inouï de beauté violente nous offre une vision transfigurée de l'Ouest américain, des personnages déchirants d'humanité, une bouleversante méditation sur l'étrangeté à soi-même - et un texte d'une splendeur aussi sauvage que son inoubliable héroïne.


Avril

Victor Alamo de la Rosa
Terramours

Roman
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Traduit de l'espagnol par Alice Seelow
Ecrivain de langue espagnole né en 1969 à El Hierro, petite île des Canaries, Victor Alamo de la Rosa est poète, romancier et conteur. Grasset a publié son premier roman, L'Année de la sécheresse, en février 2004, puis L'île aux lézards, en février 2005.

L' " île de fer " souffre, sous le joug du franquisme et de l'Eglise catholique toute-puissante. Son grotesque émissaire, le curé et maître d'école Don Nicasio, fait régner sa loi. Mais des passions dévastatrices naissent en secret : l'amour merveilleux et impossible de Rosa et du républicain Manuel Le Fuyard (traqué par la Garde civile) ; l'attirance malsaine, mais invincible, de la riche Baldomera pour Inocencio, puis pour ses fils Policarpo et Cesarín, deux orphelins qui n'ont pas connu l'amour d'une mère. La noirceur de leur âme n'a d'égal que celle de leurs méfaits, qui d'espiègles jeux d'enfant se transforment vite en horreurs…
Désir et jalousie traversent ce roman porté par le souffle épique d'un lieu sauvage. C'est une ode à la vie brute, à sa cruauté et à sa frénésie. Alamo le moraliste plonge au fond de l'âme humaine, des pulsions les moins avouables aux espoirs les plus purs, qui dessinent notre destin, à notre insu.

Debra Dean
Les madones de Leningrad

Roman
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Traduit de l'anglais par Sabine Boulongne
Debra Dean, originaire de Seattle où elle vit avec son mari le poète Clifford Paul Fetters, a été actrice pendant dix ans à New York avant de se tourner vers l'écriture. Après plusieurs nouvelles et essais publiés dans de prestigieuses revues littéraires américaines, Les Madones de Léningrad, son premier roman, a reçu un accueil enthousiaste de la critique et s'est vendu à ce jour dans 14 pays.

Marina et Dmitri - couple d'exilés russes installés en Amérique depuis quarante ans - se rendent chez leur fils Andrei pour le mariage de leur petite-fille. Le crépuscule menace : Marina, atteinte d'Alzheimer, sombre dans une confusion grandissante, sous le regard impuissant de ses proches. Si le présent devient méconnaissable dans l'esprit de la vieille dame, c'est pour mieux faire place aux fantômes du passé…
Juin 1941, Saint-Pétersbourg. Dmitri est appelé sous les drapeaux. Marina est guide au Musée de l'Hermitage. Les bombardements s'intensifient, la petite troupe des employés se terre dans les caves, en proie à la faim, au froid et à la peur. S'il faut survivre, il faut aussi sauver les chefs-d'œuvre qu'abrite le musée : sous le sifflement des raids aériens, on s'active de toutes parts pour décrocher, emballer les Rembrandt, les Raphaël, et les faire partir dans une noria frénétique de convois clandestins. De temps à autre, Marina remonte à la surface et parcourt les salles désertes de l'Hermitage, guidée par la vieille Anya qui lui apprend à " voir " et à ressusciter, par le seul pouvoir de la parole, les toiles désormais absentes…
Roman du souvenir, de la joie et de la beauté qui subsistent en dépit des coups de l'histoire, de la fuite du temps et des ombres de la mort, Les Madones de Léningrad est un inoubliable portrait de femme, une fresque historique qui fait songer au Docteur Jivago, et un hymne incandescent aux pouvoirs de l'art, de l'amour et du verbe.

Sabine Burger, Nelleke Geel, Alexander Schwarz
Avec Carlos Ruiz Zafon
L'ombre du vent
Promenades dans Barcelone

Guide
Traduit du hollandais par Isabelle Rosselin
Carlos Ruiz Zafon est né à Barcelone en 1964. A 14 ans, il écrit son premier roman, histoire truculente de cinq cents pages. A 19 ans, il choisit de faire carrière dans le monde de la publicité, qu'il quitte rapidement pour se consacrer à El principe de las tinieblas. Ce roman, qui lui vaudra en 1993 le premier Edebé, prix de littérature jeunesse, se vend à 150.000 exemplaires et se retrouve traduit dans plusieurs langues. Suivront El Palacio de la medianoche, Las Luces de septiembre et Marina. Puis vint le roman qui l'a rendu célèbre dans le monde entier : L'ombre du vent (Grasset, 2004).
Carlos Ruiz vit actuellement à Barcelone et travaille à son prochain roman.

L'idée de ce guide à la fois joli et pratique est venue à l'éditeur et traducteur hollandais de Carlos Ruiz Zafon, Nelleke Geel. Il s'agit d'inviter le lecteur-voyageur à se replonger dans l'univers de L'ombre du vent, en retrouvant à Barcelone aujourd'hui, les lieux évoqués dans le roman.
Le principe est simple : un extrait du texte, photos, détails historiques et touristiques (bus, métro, bars, musées, etc…) et commentaire de Carlos Ruiz Zafon.
Ainsi on retrouve l'avenue du Tibidabo où vivent les Aldaya, la calle Joaquin Costa où habite Fermin Romero de Torres, la calle santa Ana où vivent les Sampere, la librairie, les cafés, les églises … et qui sait, le cimetière des livres oubliés !


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Thrillers


Mars

David Morrell
Accès interdit

Roman
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Thriller traduit de l'américain par Alice Seelow
David Morrell est né au Canada. Professeur de littérature américaine à l'université d'Iowa, il est l'auteur de nombreux best-sellers, traduits dans plus d'une vingtaine de langues, parmi lesquels La Fraternité de la rose, La Cinquième Profession, Rambo et, chez Grasset, Le Contrat Sienna, Disparition fatale et Le protecteur.

Exploration urbaine : cela consiste à visiter des lieux, abandonnés et en général interdits d'accès. Robert Conklin, professeur d'histoire à l'université de Buffalo, et trois de ses anciens élèves y ont pris goût. Ils vont cette nuit faire parler les vestiges de l'hôtel Parangon. et ont accepté pour l'occasion d'être accompagnés d'un certain Balenger, journaliste au New York Times, qui doit faire un article pour montrer l'intérêt de telles expéditions. Mais la venue d'un étranger éveille la suspicion…
L'Hôtel Parangon, un modèle de luxe lors de sa construction en 1901, semble receler plus d'un mystère : son propriétaire, agoraphobe et hémophile, est retrouvé mort sur la plage qui borde l'hôtel un an après sa fermeture en 1968, et nombre d'histoires étranges, voire sordides, courent au sujet du lieu. Malgré ses scellés et ses volets clos, il n'est pas si sûr que l'hôtel soit aussi désert qu'il n'y paraît…


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Essais, documents, biographies


Mars

Brigitte Brault et
Dominique de Saint-Pern
Pour l'amour d'un guerrier

document
Dominique de Saint-Pern, journaliste, est l'auteur chez Grasset de deux biographies, L'Extravagante Dorothy Parker (1994) et Les Amants du soleil noir : Harry et Caresse Crosby (2005). Née à Bourges, longtemps journaliste à France 3 Lorraine, Brigitte Brault vit à Kaboul, en Afghanistan depuis 2001 ; réalisatrice d'un film remarqué (Regards d'Afghanes), elle a formé des jeunes afghanes aux techniques de l'audiovisuel.

Brigitte Brault est l'une des dernières journalistes qui a vu le commandant Massoud encore vivant, l'une des rares femmes à parcourir caméra au poing les terres intactes de l'Afghanistan. Mais justement, il ne s'agit pas ici de l'un des nombreux témoignages sur le péril taliban ou le droit des femmes. Jamais la passion vécue dans des conditions périlleuses n'a été dite avec autant de sincérité.
Pendant la réalisation de son film Regards d'Afghanes qui l'entraîne à Djalalabad, Brigitte met ses jeunes recrues sous la protection d'un chef de tribu pashtoune, qui règne sur les Mohmands. Il a été depuis élu député au parlement de Kaboul. Pudique et mystérieux, Shazada, ce guerrier âgé de 35 ans, marié et père de 7 enfants, est aussitôt fasciné par cette grande blonde. Et réciproquement. Coup de foudre ? Choc des civilisations ? Liaisons dangereuses ? Faut-il renoncer ou au contraire braver les interdits qui pèsent comme un couvercle sur une société codifiée ? Accepter d'aller vivre dans une forteresse de pisé et devenir la seconde épouse ?
Voici ce qu'en écrit Dominique de Saint-Pern, qui a prêté son talent pour aider Brigitte Brault à raconter son histoire à la première personne : " Puisqu'elle aime un musulman qui a combattu les talibans et leur barbarie, qui refuse l'obscurantisme, elle s'est convertie à l'islam, sans que rien lui soit demandé, y cherchant la lumière et l'apaisement. "
Cette passion hors du temps entre une occidentale libre et un guerrier clanique, entre l'Islam et l'Occident, entre la modernité et la tradition, revisite nos certitudes sur une civilisation souvent jugée contraire à la liberté des femmes.

Pierre Cohen-Tanugi
Guerre ou paix
Essai sur le monde de demain

Essai
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Spécialiste des affaires européennes et atlantiques, Laurent Cohen-Tanugi mène depuis une vingtaine d'années une double carrière d'avocat international et d'essayiste. Normalien, agrégé de lettres et diplômé de Sciences Po et de Harvard, il est l'auteur de plusieurs essais annonciateurs d'évolutions majeures du monde contemporain, parmi lesquels : Le Droit sans l'Etat (PUF, 1985), L'Europe en danger (Fayard, 1992), Le Nouvel ordre numérique (Odile Jacob, 1999), Les Sentinelles de la liberté (Odile Jacob, 2003).

Au tournant du XXIème siècle s'ébauche un monde beaucoup plus incertain, marqué par la montée en puissance des grands pays émergents, l'affirmation d'un islam radical hostile à l'Occident, les menaces de prolifération nucléaire et autres risques planétaires. Dans le même temps, le fiasco de l'aventure américaine en Irak et le rejet de la Constitution européenne annoncent la fin de l'ère atlantique, caractérisée par le leadership du couple euro-américain sur le système international.
La mondialisation est désormais le principal moteur des transformations de la planète, mais ni ses détracteurs, ni ses zélateurs n'ont perçu qu'au tournant du nouveau siècle, elle est elle-même devenue un phénomène géopolitique qui comporte ses propres mouvements régressifs : réveil des nationalismes et des passions identitaires, stratégies de puissance, compétition énergétique, guerre et terrorisme. La dépolitisation des mouvements économiques, dogme de la mondialisation libérale depuis les années quatre-vingts, se heurte à la géopolitisation de l'espace économique mondial.
C'est cette nouvelle équation explosive et la recomposition du monde qui en découle que l'essai lumineux de Laurent Cohen-Tanugi entreprend d'analyser.
Les Etats-Unis, l'Europe et les autres démocraties sont placées devant un triple défi. Comment accompagner au mieux la spectaculaire montée en puissance de la Chine et de l'Inde et le réveil de l'islam sur la scène internationale ? Comment l'Europe peut-elle éviter la marginalisation dans un monde structuré par le duopole américano-asiatique? Comment l'Occident démocratique peut-il restaurer son leadership politique, pour faire face aux risques multiples du monde multipolaire qui nous attend?
De la réponse à ces interrogations dépend le cours du siècle qui commence, entre fragmentation et intégration, guerre et paix, ordre et chaos.

Thérèse Delpech
Le grand perturbateur
Réflexions sur la question iranienne

Collection dirigée par Perrine Simon-Nahum
Essai
Thérèse Delpech est chercheur associé au Centre d'études et de recherches internationales (CERI FNSP) et membre de l'Institut international d'études stratégiques de Londres. Elle a publié récemment L'Ensauvagement. Le retour de la barbarie au XXIè siècle (Grasset, 2005, Prix Femina de l'essai) ainsi que L'Iran, la bombe et la démission des nations aux Editions Autrement (2006).

Contrairement à la plupart des pays qui cherchent à contrecarrer ses projets, l'Iran a une idée précise de ce qu'il souhaite : devenir la puissance majeure du Moyen-Orient au XXIème siècle. Ce qui n'est pas un crime en soi. A chaque période de l'histoire, les rapports de pouvoir évoluent, et il est essentiel de savoir le comprendre pour que ces changements se produisent de façon pacifique. Mais pour parvenir à ses fins, Téhéran, dont le régime est aujourd'hui issu du cœur le plus dur des conservateurs iraniens, reprend le projet révolutionnaire de la fin des années 1970. Il compte à nouveau sur un bouleversement régional de grande ampleur qui dépasse les distinctions entre les Perses et les Arabes, ou entre les chiites et les sunnites…
Son influence régionale s'exerce au moyen de discours violemment anti-israéliens, dont s'abstenaient les capitales de la région depuis de nombreuses années, et qui auraient dû conduire les pays européens à rappeler leurs ambassadeurs à l'automne 2005. Téhéran compte aussi sur l'infiltration de ses agents dans l'ensemble de sa périphérie. Celle-ci est perceptible non seulement au Liban et en Irak, mais aussi en Asie centrale et au Caucase. Téhéran compte enfin sur une militarisation du régime, dont les manœuvres d'intimidation " Grand Prophète I et II " ont donné une illustration convaincante au printemps et à l'automne 2006, et sur son programme nucléaire et balistique. Ceux-ci connaissent une accélération au moment même où le Conseil de Sécurité demande enfin, avec la résolution 1696, une suspension complète de toute activité liée à l'enrichissement et au retraitement de l'uranium.
La question posée par l'Iran à la communauté internationale est simple : les règles qui vont régir non seulement les rapports de force, mais aussi le nucléaire au XXIème siècle ne sont pas encore écrites. Veut-on qu'elles le soient par l'Iran?

Nando Parrado et
Vince Rause
Miracle dans les Andes

Traduit de l'américain par Marianne Audouard
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Nando Parrado est l'un des survivants de la catastrophe des Andes de1972. Aujourd'hui PDG de plusieurs entreprises et producteur de télévision, il vit à Montevideo avec son épouse et ses deux filles. Il a rédigé ce témoignage avec Vince Rause, journaliste et écrivain.

On se souvient de ce petit avion, un Fairchild F-227, qui transportait une équipe de jeunes rugbymen uruguayens partis au Chili disputer un match amical, et s'est écrasé en 1972 dans les Andes. Ceux qui survivent sur ce glacier à 3600 mètres d'altitude mangent les cadavres de leurs amis… Le journaliste Piers-Paul Read avait relaté le fait dans Les survivants, paru chez Grasset en 1974, puis réédité en 1993 à la sortie du film de Frank Marshall, avec Ethan Hawk. Nando Parrado, l'un des survivants, nous en livre aujourd'hui le récit de l'intérieur.
Et quel récit ! Après le choc éprouvé lors du crash, Parrado se réveille d'un coma de plusieurs jours pour apprendre la mort de sa mère dans l'accident. Il découvre un paysage de désolation, entre les râles des moribonds et les cadavres ensevelis sous la neige. Acculé avec ses compagnons à un terrible drame de conscience, il s'engage enfin avec deux autres rescapés dans une longue marche en haute montagne, chaussures de rugby aux pieds, avec de la chair de leurs amis décédés dans leurs sacs à dos pour toute provision. Le conte macabre se transforme alors en un récit d'aventure haletant ; de la réussite de leur équipée dépend la survie des derniers rescapés, portés disparus par des secours qui ont abandonné les recherches…
Parrado témoigne, dans ce texte poignant de sincérité et de retenue, de la formidable capacité d'adaptation de ces hommes à des situations extrêmes, de leur aptitude à rationaliser l'horreur, de leur solidarité ; en un mot, du triomphe de leur humanité.

Mohamed Sifaoui
Combattre le terrorisme islamiste

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Journaliste et reporter d'origine algérienne exilé en France, Mohamed Sifaoui est grand reporter indépendant pour la presse écrite et la télévision. Il collabore notamment à Marianne et à La Voix du Luxembourg, et anime l'agence d'information www.actu-plus.com. Spécialiste du terrorisme islamiste, il vit sous protection policière. Il est l'auteur de plusieurs essais et enquêtes dont, au Cherche Midi, Mes frères assassins : comment j'ai infiltré une cellule d'Al-Qaïda (2003), Sur les traces de Ben Laden : le jeu trouble des Américains, Lettres aux islamistes de France et de Navarre (2004), et récemment, aux éditions Privé, L'affaire des caricatures : dessins et manipulations (2006).

Nous sommes rentrés dans une guerre mondiale qui ne dit pas son nom, et dont nul ne voit la fin. Depuis dix ans, la menace islamiste n'est plus seulement extérieure. D'ici quelques années, on peut craindre qu'il y ait plus d'intégristes musulmans en Europe qu'au Maghreb. " La lutte contre le terrorisme ne cessera pas tant que nous n'aurons pas éradiqué en ses fondements l'idéologie fasciste qui l'alimente, l'islamisme. " Pour ce faire, les mesures de sécurité, pour lesquelles la France a pris une longueur d'avance dès les années 1980, ne suffisent plus. Car l'islamisme s'engouffre dans les brèches creusées par les défaillances des Etats et de la communauté internationale. Désormais, le terrorisme islamiste, qui agit par les armes comme par la politique, est l'affaire des sociétés, tout autant que des services de sécurité et des magistrats.
Contre l'esprit munichois et défaitiste de certains milieux occidentaux, contre le pragmatisme économique et la complaisance qui régissent nos relations avec l'Islam, contre la démagogie des politiques français qui cherchent à ménager le million d'électeur musulman, et face à l'échec des politiques d'intégration, Mohamed Sifaoui tire la sonnette d'alarme.
Pour donner à comprendre les spécificités du terrorisme islamiste, l'auteur remonte aux origines salafistes de l'islamisme et revient sur l'ascension fulgurante d'une idéologie qui, à partir des années 1980, supplante le nationalisme arabe dans l'esprit des masses. En spécialiste du terrain, il dresse un bilan des politiques de lutte contre le terrorisme et passe en revue les moyens non seulement policiers, judiciaires et diplomatiques, mais aussi économiques, sociaux et culturels, qui restent à mettre en œuvre.


Avril

Edwige Antier
Les dessins d'enfants vous parlent

Document
Collection dirigée par Françoise Doumayrenc
Edwige Antier est pédiatre depuis presque trente ans. Diplômée de psychopathologie, mère et grand-mère, elle tient une chronique régulière et célèbre sur France Info. Elle est l'auteur de nombreux ouvrages sur l'éducation et la compréhension de l'enfant.

Emerveillement et angoisse se succèdent dans l'esprit des parents qui voient dessiner leurs enfants : que veulent dire ces formes, ces couleurs parfois violentes, souvent mystérieuses ? Ces dessins expriment-ils un malaise, sont-ils la marque normale de l'évolution psychologique d'un enfant ?
En commentant dans ce livre des dessins d'enfants de deux à douze ans, rassemblés thématiquement, et par tranche d'âge, Edwige Antier partage avec nous sa connaissance de l'univers intérieur de l'enfant dans une démarche proche de celle de Françoise Dolto : pas à pas, elle explique avec précision aux parent, en des termes simples et rassurants, la signification d'un soleil, d'une maison aux volets clos, d'une tête aux yeux fermés, etc… Elle dresse aussi le profil psychologique de l'enfant à travers son dessin, en prenant en compte les circonstances dans lesquelles le dessin a été fait et son destinataire (l'enfant ne dessine pas la même chose à sa maman, à sa maîtresse, ou à son psychiatre).
Un livre essentiel et accessible pour découvrir le sens caché de ce langage universel qu'est le dessin, aussi essentiel à celui qui étudie l'enfant que l'est le rêve au psychanalyste des adultes.

Eric Besson
Qui connaît Madame Royal ?

Récit
Eric Besson, né en 1958, député socialiste de la Drôme et maire de Donzère, était Secrétaire National à l'économie du Parti socialiste jusqu'à sa démission le 14 février 2007. Interrogée sur cette démission, Ségolène Royal lâche devant les caméras : "Qui connaît Monsieur Besson ?".
Expert réputé et respecté, promis à de hautes fonctions en cas de victoire de son camp, Eric Besson décide de rompre avec les siens mais ce qu'il a vraiment à dire de la candidate et de l'état actuel du Parti socialiste, c'est ici qu'il le livre sans ambages ni précautions.
Qui connaît Monsieur Besson ? Non. Qui connaît vraiment Madame Royal ?

Eric Deschavanne et Pierre-Henri Tavoillot
Philosophie des âges de la vie

Essai
Collection dirigée par Perrine Simon-Nahum
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Eric Deschavanne (1952), professeur de philosophie et chargé de cours à la Sorbonne, est actuellement membre permanent du Conseil d'Analyse de la société (Premier Ministre). Il a été rapporteur de la commission sur l'avenir de l'école (commission Thélot) et membre du cabinet de Luc Ferry (2002-2004). Il a dirigé avec François Dubet et Olivier Galland Comprendre " Les jeunes ", PUF, 2004.
Pierre-Henri Tavoillot (1965) est maître de conférences à l'Université Paris-Sorbonne, membre du Conseil d'Analyse de la société (Premier Ministre) et collaborateur à Eurogroup Institute. Il co-dirige la collection " Nouveau Collège de philosophie ", chez Grasset. Il a été membre du Conseil National des Programmes (Ministère de l'Education Nationale) et conseiller technique au cabinet de Jack Lang (2000-2002). Il est l'auteur du Crépuscule des Lumières (Cerf 1995).
Eric Deschavanne et Pierre-Henri Tavoillot ont une formation en histoire, science politique et philosophie. Ils animent le Collège de philosophie. Ils ont écrit ensemble Le développement durable de la personne. Pour une nouvelle politique des âges de la vie, Paris, La Documentation française, 2006.

Paradoxe : c'est au moment où, grâce à l'allongement de l'espérance de vie, nous avons le plus de chance de vivre la totalité des âges, que les moyens de les concevoir clairement et de leur donner sens nous font le plus cruellement défaut. Jamais, dans l'histoire, l'homme n'a bénéficié d'une telle certitude de son horizon de vie. Jamais pourtant il n'a paru aussi démuni sur la manière de parcourir le chemin, du berceau à la tombe. Qu'est-ce qu'un enfant ? Qu'est-ce qu'un adulte ? Alors qu'ils relevaient autrefois de l'évidence, le sens des âges semble irrémédiablement brouillé.
Face à de telles interrogations, on dispose de deux scénarios explicatifs : la fin des âges, l'individu ayant réussi à se dégager des contraintes du temps aidé par la technologie " anti-âge " ; ou la lutte des âges, ceux-ci se constituant en castes antagonistes. Chacun de ces scénarios a sa part de vérité. Mais surtout, ils se retrouvent sur le constat d'une crise de l'âge adulte.
C'est à examiner la nature profonde de cette crise que l'ouvrage est consacré. A la lumière d'une histoire philosophique des âges de la vie, les auteurs défendent l'idée que la crise contemporaine de l'âge adulte relève davantage d'une reconfiguration que d'une disparition.

Mahyar Monshipour
La rage d'être français

Avec la collaboration de Karim Ben-Ismaïl
Document
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Né à Téhéran en 1975, champion du monde de boxe dans la catégorie des super-coq jusqu'à son dernier combat en 2005, Mahyar Monshipour vit aujourd'hui à Poitiers.
Grand reporter à l'Equipe-Magazine depuis plus de dix ans, Karim Ben-Ismaïl a suivi bon nombre de combats mythiques de la boxe, dont ceux de M. Monshipour.

Quel serait le combat le plus difficile à remporter pour un boxeur aussi doué que Monshipour ? Celui qu'il perdit en 2006, abandonnant en sueur et en sang le titre de champion du monde des super-coq à un thaïlandais aussi résistant qu' " un bout de bois " ? Le vrai courage ne consiste-t-il pas à affronter ses démons intérieurs, ses ennemis intimes ? On pourrait raconter, et ce serait déjà suffisant, l'histoire de cet enfant sage né en 1975 à Téhéran d'un père vice-préfet de la police, qui l'éleva seul sous un régime qui n'encourageait guère les libertés individuelles, puis de son arrivée à Poitiers chez l'une de ses tantes, âgé de 11 ans, ne parlant pas un mot de français…On pourrait brosser la fresque d'un gamin accrocheur qui réalisa son rêve, surnommé " Little Tyson ", champion de France, puis d'Europe, enfin du Monde !
Mais il ne s'agit pas ici que de boxe et de rage, de combats dans la lumière et d'apprentissage dans l'ombre. Bien sûr, Mahyar raconte les coulisses pas toujours glorieuses du boxing business et l'envers du rêve, la vie de forain dans les parkings, les hôtels blafards, les petits boulots, la frénésie de vaincre. Son vrai combat reste celui qu'il remporte contre lui-même en retrouvant sa mère, Shahine (originaire du Kurdistan), qu'il n'avait jamais connue : cet iranien si fier d'être français, marié à une psychologue, exemplaire dans l'intégration, accomplit son chemin vers les siens. Sa quête des origines le mène en 2006 en Iran : cette mère usée par la vie qui fut longtemps une chimère intime, le réconcilie avec lui-même.

Rithy Panh
Avec la collaboration de Louise Lorentz
Le papier ne peut pas envelopper la braise

Document
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Né à Phnom Penh en 1964, Rithy Panh fut interné dans un camp de travail par les Khmers rouges à l'âge de onze ans. Quatre ans plus tard, il parvient à s'en échapper. Il arrive en France en 1980, et, en 1985, intègre l'Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC). Il signe son premier documentaire en 1989, Site II, qui est l'occasion de son premier retour dans les camps de réfugiés cambodgiens. Dès lors, Rithy Panh n'aura de cesse d'œuvrer contre l'amnésie de son pays en montrant la tragédie cambodgienne et ses conséquences - entre 1975 et 1978, le régime de Pol Pot fit plus de deux millions de morts. S21, la machine de mort khmère rouge (présenté hors compétition au festival de Cannes 2003), dont il fit également un livre (Flammarion, 2003), filmait la rencontre entre trois des sept survivants du centre d'extermination de Phnom Penh, le S 21, où furent exécutées près de 17 000 personnes, et quelques-uns de leurs bourreaux. Après des documentaires aussi variés que La Terre des âmes errantes (1999, quinze fois primé), Les Artistes du théâtre brûlé (présenté hors compétition au Festival de Cannes 2005), ou des fictions tels Les gens de la rizière (en compétition officielle au Festival de Cannes 1994) et Un soir après la guerre (sélection Un certain regard, Cannes 1998), Le Papier ne peut pas envelopper la braise s'inscrit dans la continuité de ce travail de reconstruction basé sur l'écoute : une réflexion sur la mémoire, l'identité, le corps, par laquelle l'auteur tente de restaurer la dignité des êtres et d'ouvrir une voie vers la réconciliation.

" Dans un pays qui a subi des décennies de guerre, le signe évident de la fêlure sociale apparaît dans l'exploitation économique et politique du corps " écrit Rithy Panh dans son avant-propos.
Aun Tauch, Da, Mab, Phirom, Môm : elles sont des dizaines, dans le Building blanc, au centre de Phnom Penh, à travailler chaque soir sous la surveillance d'un " placeur " chargé de rabattre les clients. De très jeunes femmes, prostituées dès l'adolescence, venues de la campagne vendre à la capitale leur virginité, pour nourrir leur famille. Très vite, le peu d'argent auquel elles ont droit sert à rembourser les dettes contractées auprès de leurs patrons, qui les tiennent ainsi prisonnières, et à acheter le mâ, cette drogue à base d'amphétamines qui leur permet de tenir.
Tel une caméra invisible, Rithy Panh montre " ces fragments de vie pour dire le désastre anonyme de près de 30 000 femmes au Cambodge ". Misère matérielle et affective, sida, avortements à répétition, honte, mais aussi chants et rires, disputes et bavardages sans fin, confidences, joie des retrouvailles avec l'enfant, car elles sont parfois mères, espoir d'une existence autre témoignent de leur vie quotidienne. Leurs voix, au travers des destins singuliers de chacune, racontent une histoire féminine collective, qui reflète la tragédie d'un pays meurtri.


Contre-histoire de la philosophie

Michel Onfray
Les libertins baroques

Contre-histoire, tome 3
Essai
Michel Onfray a déjà publié les 2 premiers volumes de sa monumentale Contre Histoire de la philosophie (Tome 1 : " Les sagesses antiques " ; tome 2 : " Le christianisme hédoniste ") dont le projet consiste à exhumer un " continent oublié " de la philosophie hédoniste. Les deux premiers volumes de cette Contre Histoire ont reçu un accueil magnifique - que la récente publication de La puissance d'exister a encore renforcé.

Ce volume, consacré au XVIIème siècle, explore " l'envers " philosophieque du grand siècle officiel et académique. Michel Onfray y traite, dans le même esprit de déconstruction, les auteurs négligés par l'enseignement universitaire.
Aux antipodes d'un " Grand siècle " de carte postale avec Descartes, Pascal ou Fénelon, on trouve ici une constellation de " libertins baroques " qui, encore chrétiens, s'abreuvent à Montaigne, aux récits de voyage des découvreurs du Nouveau Monde, aux cabinets de curiosité, aux leçons données par les lunettes astronomiques, aux anamorphoses des peintres. Ces philosophes se nomment Charron, La Mothe Le Vayer, Saint Evremond, Gassendi - ou Spinoza dont on n'a jamais montré la spécificité hédoniste…
A titre d'indication, en voici la table des matières :
Charron ou " La volupté modérée "
La Mothe le Vayer et " La jouissance de soi-même "
Saint-Evremond et " L'amour de la volupté "
Pierre Gassendi et " Epicure qui parle "
Cyrano de Bergerac et le " Librement vivre "
Vie et mort du libertinage
Spinoza et " Ce qui conduit à la joie "
Le crépuscule de Dieu

Michel Onfray
Les ultras des lumières

Contre-histoire, tome 4
Essai
Michel Onfray a déjà publié les 2 premiers volumes de sa monumentale Contre Histoire de la philosophie (Tome 1 : " Les sagesses antiques " ; tome 2 : " Le christianisme hédoniste ") dont le projet consiste à exhumer un " continent oublié " de la philosophie hédoniste. Les deux premiers volumes de cette Contre Histoire ont reçu un accueil magnifique - que la récente publication de La puissance d'exister a encore renforcé.

Le siècle dit " des Lumières " ne pouvait échapper à la contre-expertise de l'hédoniste Michel Onfray. Les Lumières officielles semblent bien palichonnes au regard du radicalisme de certains philosophes trop négligés. Ainsi, tandis que Voltaire veut " écraser l'infâme " et tandis que Rousseau les fustige également, se formule une pensée hédoniste, athée, matérialiste, révolutionnaire - mais pas comme l'historiographie marxiste, elle aussi ici déconstruite, l'a prétendu. Ce courant de pensée génère beaucoup moins le marxisme qu'on l'a dit, mais une sensibilité jamais nommée : l'" utilitarisme français ". Une fois passée la Manche au siècle suivant, cette façon de penser, radicalement opposée à Kant, donnera la philosophie anglo-saxonne avec sa spécificité qui la distingue tant de la pensée continentale. Meslier, La Mettrie, Maupertuis, Helvétius, D'Holbach incarnent cette sensibilité pendant que Sade est lu par Onfray comme ce qu'il est : un penseur féodal, délinquant relationnel, contre-révolutionnaire et précurseur du fascisme (voir la lecture des Cent vingt journées de Sodome), et non le grand libérateur qu'on se plait habituellement à dire


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Petite collection blanche


Mars

Denis Olivennes
La gratuité, c'est le vol
Essai
Denis Olivennes, normalien, agrégé de lettres, énarque, est l'auteur, avec Nicolas Baverez, de L'Impuissance publique (Calmann-Lévy, 1989). Il a travaillé au cabinet de Pierre Bérégovoy à Matignon, aux côtés de Christian Blanc à Air France, aux côtés de Pierre Lescure à Canal +. Il est aujourd'hui PDG de la FNAC. Participant depuis dix ans à la direction d'entreprises " culturelles ", il est aux premières loges des débats sur l'exception française : cet essai est le reflet de son expérience.

A la fameuse formule de Proudhon, " La propriété, c'est le vol ", répond aujourd'hui cette mise en garde : " La gratuité, c'est le vol ".
Le combat pour la consommation gratuite de musique, de films et de livres a réuni en France deux camps que tout sépare : les partisans de l'absolutisme du marché et les contempteurs radicaux du capitalisme. Les hyper-libéraux ont fourni la caution économique et technologique, tandis que les libertaires portaient le drapeau de la fraternité. Comment cette sainte-alliance contre nature des antimodernes et des ultra-capitalistes s'est-elle formée lors des combats législatifs et des débats sociétaux en matière de cybergratuité ?

L'auteur assène ici un certain nombre de vérités à rebours de la démagogie du temps et des idées convenues :
1. La culture, nous dit-il, est aussi une marchandise. L'émergence d'une économie de marché de la culture a permis la démocratisation des œuvres de l'esprit, qui ont cessé d'être réservées à une élite pour entrer dans la consommation de masse (L'idée selon laquelle le marché serait l'ennemi de la culture s'alimente à trois sources distinctes : une critique " morale " de l'usure venue du Moyen Age, une critique esthétique de la corruption de l'art née au début du XIXème siècle, une critique sociale de l'aliénation marchande fondée sur le socle du marxisme).
2. La tyrannie du divertissement est absolument déracinée et mondialisée : elle ne marque ni le triomphe de l'impérialisme yankee, ni celui de la culture américaine.
3. La télévision, les radios et la presse dites " gratuites " sont en réalité financées par la publicité. Elles ne vendent plus des contenus à des consommateurs mais vendent des consommateurs à des annonceurs. Cependant, les " œuvres " continuent d'être achetées à ceux qui les produisent (auteurs, producteurs, journalistes). Le cas du téléchargement sauvage de musique ou de film est tout différent : les auteurs et les producteurs ne sont plus rémunérés !
4. Toutes les études convergent pour démontrer que la culture de la gratuité, loin de diversifier l'offre, l'appauvrit considérablement : l'internet non régulé, c'est la mort de la diversité.
Cet ouvrage se propose de repenser l'exception culturelle à l'âge du numérique.


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Remise en vente


Mars

Alexandre Kalda
Promenade en Inde
Préface de Christine de Rivoyre
Né le 27 décembre 1942, Alexandre Kalda a publié son premier roman, Tantale, chez Grasset à l'âge de 16 ans. C'est en 1975 qu'il partit vivre en Inde dans l'ashram de Sri Aurobindo. Le 7 février 1996, il est mort subitement à Pondichéry.

Pour comprendre l'Inde, il faut y avoir vécu plus de vingt ans comme le fit Alexandre Kalda. Promenade en Inde est le fruit de cette expérience exceptionnelle qui permit à l'auteur d'étudier la civilisation, la culture et la vie quotidienne d'un pays tellement étranger à l'Occident.
A la fois Mémoires, récit de voyage, quête d'ethnologie et essai métaphysique, ce texte vivant, documenté et attachant permet une approche originale et authentique de l'Inde. Attentif et passionné, le regard d'Alexandre Kalda a su discerner, derrière les visages, les paysages et les mots, l'âme de l'Inde.

Michel Polnareff
Polnareff par Polnareff
Document
Ce livre, publié fin 2004, est remis en vente à l'occasion de la tournée historique de Michel Polnareff en France, de mars à juillet 2006.

Michel Polnareff a enfin accepté, en 2004, après tant de sollicitations, et depuis si longtemps, d'écrire un livre de souvenirs très personnel.
Il ne s'agit pas d'une autobiographie " en pied ", où les dates s'enchainent chronologiquement comme on enfilerait les perles d'un collier sage : c'est au gré des chansons, des créations, des réminiscences, des associations de mots et d'idées, que défilent ici les séquences et anecdotes saillantes d'une vie inouie.
Du Premier Prix , médaille d'Or de solfège au Conservatoire à moins de douze ans, sur dispense spéciale de l'Etat, à sa vie d'exilé aux Etats-Unis, des aspects les plus difficiles d'une existence méconnue aux évocations les plus drôles d'une vie de rebelle et les plus solaires d'une gloire publique, du portrait générationnel des artistes contemporains au laboratoire du créateur, nous sommes invités dans le cerveau d'un artiste de génie tout en revisitant un pan mythologique de l'hisoire de la chanson.


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Grasset-Jeunesse


Mars

Chiara Lossani
Illustré par Octavia Monaco

La naissance des Saisons
Le mythe de Démeter et Perséphone

Traduit et adapté de l'italien par Juliette Vallery
Collection Lecteurs en herbe (à partir de 8 ans)
Chiara Lossani vit dans la province de Milan. Diplômée en Langues et en Littérature moderne, elle est depuis plusieurs années traductrice de théâtre espagnol. Aujourd'hui à la tête d'une bibliothèque communale, elle organise de nombreuses initiatives en faveur de la littérature pour enfants et adultes, et ses ouvrages pour la jeunesse ont déjà été primés en Italie.

Née en 1963 à Thionville, en France, Octavia Monaco vit aujourd'hui en Italie, à Bologne, où elle a d'abord obtenu un diplôme d'orfèvrerie avant de s'inscrire à l'Académie des Beaux-Arts. Depuis une dizaine d'années, elle illustre des livres pour enfants, publiés en plusieurs langues. Elle est aussi animatrice d'ateliers pour enfants et organise des cours pour adultes. Elle a illustré, chez Grasset-Jeunesse, les très beaux albums Le Chat de Gustave Klimt et La Légende du roi Arthur, Guenièvre et Lancelot. Elle a reçu en 2005 le Prix Andersen (meilleure illustratrice) pour l'Italie.

" A travers les mythes, les Grecs de l'Antiquité apportaient des réponses aux questions qu'ils se posaient sur la nature et sur la vie :
Qui fait naître le soleil le matin pour le remporter le soir parmi les vagues ? Qui déchaîne les vents et les tempêtes en entraînant les bateaux au fond de la mer ? Qui éveille l'amour ? Qui décide de la mort ?
Et si la question était : Pourquoi la nature meurt-elle chaque hiver pour renaître au printemps ?
Ils contaient le mythe de Déméter et Perséphone, une histoire d'amour entre une mère et sa fille qui advint lorsque la Terre ne connaissait encore qu'une seule saison : l'été… "

Après Le Chat de Gustave Klimt et La Légende du roi Arthur, Octavia Monaco, qui commence actuellement une carrière internationale, co-signe ici une fois encore un très bel album ; ses illustrations tout en matière et en expressivité, qui complètent le texte poétique de Chiara Lossani - inspiré de L'Hymne à Démeter d'Homère et de fragments orphiques - invitent à découvrir ou redécouvrir, en images, un des épisodes clés de la mythologie grecque.
A travers le mythe de la naissance des saisons, une ouverture artistique sur le monde fascinant de la mythologie, dont l'Education Nationale recommande actuellement l'initiation au cycle 3.

Pierre Cornuel
Bistouri show

Collection Lampe de poche (9 ans et +)
Pierre Cornuel, qui vit en région parisienne, illustre de nombreux livres pour enfants, avec des styles graphiques très variés. Chez Grasset-Jeunesse, on lui doit notamment les images de la célèbre série des Désiré Raton ; il est également l'auteur-illustrateur de Gare aux Dragounes, Robert et le sphinx, J'en ai marre d'être un hippopotame, Embrouilles chez les grenouilles et Gourou de moutons, ainsi que de Chacun son look ! et Racket Story.
Dans son dernier album, écrit par Amanda Sthers, Le Chat bleu, l'alouette et le canard timide, il poursuivait avec bonheur l'une des lignes directrices de son œuvre : la différence et l'acceptation de l'autre. Dans Bistouri Show, il traite avec humour et un trait proche de la bande dessinée le thème actuel des dérives qui touchent aujourd'hui les adolescents de plus en plus tôt, livrés notamment à l'attraction d'une identification liée à des " codes " esthétiques.

L'autre jour sur Mshow7, il y avait une émission incroyable sur la chirurgie esthétique. Le docteur Bistouri révélait qu'il avait opéré les plus grandes stars… Dingue, ce qu'on peut faire aujourd'hui !
Devant leur poste de télé, Sylvia, Nico et leurs amis en ont marre " d'avoir l'air d'une chaussette " : ils veulent devenir beaux, eux aussi !
Et rien n'est plus simple avec le docteur Bistouri : pour seulement une poignée de raskaouettes, le doc' peut accomplir " sa seule ambition " : " rendre l'humanité plus heureuse "… en modelant les couples idéaux de demain !
Mais, quand la confusion s'installe… heureusement que la nature est encore là pour rétablir tout ça !

Un petit livre plein d'humour, qui, à travers un texte enlevé et des illustrations proches de la B.D., ouvre de manière ludique et fantaisiste la voie à un dialogue sur un thème de plus en plus d'actualité et qui touche les jeunes de plus en plus jeunes : la chirurgie esthétique.
A travers la métamorphose d'un groupe d'amis en copies conformes, cet ouvrage invite à la réflexion en montrant d'un œil alerte l'importance croissante de la plastique exercée par notre société et véhiculée par les medias, et en donne à voir les dérives, qui peuvent aller… jusqu'à une perte d'identité.

Olivier Ravanello
Paris-Bagdad

Roman grand format - hors collection
Grand reporter à TF1 et LCI, Olivier Ravanello, qui a couvert l'Afghanistan et, récemment, l'Irak pendant l'arrivée des américains, est aujourd'hui correspondant permanent à Moscou. Paris-Bagdad, sa première publication, est le reflet romancé de son expérience de journaliste de guerre à Bagdad.

Trois semaines à Paris chez sa tante Mag, ses parents à plusieurs milliers de kilomètres, tout s'annonçait plutôt tranquille pour les vacances de Jules, seize ans. Mais c'était sans compter avec l'imprévu du boulot de Magali, grand reporter à Paris Match : un coup de fil de son rédacteur en chef, et Mag doit partir sur-le-champ en Irak. Et aucune solution à l'horizon pour que Jules puisse rester en France ! C'est ainsi qu'ils se retrouvent tous les deux en partance pour… Bagdad. Première étape : Amman, Jordanie, où ils doivent récupérer discrètement le visa qui permettra à Jules d'entrer en Irak.
À Bagdad, à l'hôtel Palestine, Jules découvre le quotidien des journalistes, entre articles et directs, coutumiers des paysages de guerre ; dehors, il y a, en vrai, ce qu'il a vu tant de fois à la télé : des chars, des hommes armés, des américains… mais il fait aussi la connaissance de Bilal, un jeune irakien avec qui il se lie d'amitié. Et quand Jules découvre que son nouvel ami s'est fait enlever, il décide de lui venir en aide par tous les moyens.
Alors que les attentats entre chiites et sunnites se succèdent et que Magali s'aventure dans les environs de Falloudja, Jules suit la piste d'une école d'un genre spécial. Bilal serait-il retenu contre son gré pour devenir un guerrier prêt à servir en martyr une cause prônée par des fanatiques ?
Ce voyage apprendra beaucoup à Jules. Sur lui-même, sur les hommes, sur la guerre. Le ténébreux Alvaro, les journalistes Bernard et Roger, Aziz le traducteur, Tarek le chauffeur, Amir " Abu-Jules ", la jeune Noura ou le Capitaine Davis, les figures, les lieux et les situations que l'on croise romancés dans ce texte sont le reflet d'une réalité vue et vécue, " fruit de reportages réalisés en Irak ".

A travers les aventures de Jules et de son ami Bilal, ce roman, qui se présente comme une sorte de calque de la réalité, offre, sous un éclairage vécu et rythmé, un aperçu du quotidien de journalistes mais aussi d'habitants au cœur d'un Irak déchiré.
Ton journalistique et texte visuel, ponctué de dialogues et agrémenté d'un cahier photos (reproductions de documents réels), font de ce roman une ouverture passionnante sur le monde et le métier de grand reporter.


Avril

Kochka
Najwa ou la mauvaise réputation

Collection Lampe de poche ados
Kochka est née en 1964 au Liban, d'un père français et d'une mère libanaise. Elle s'installe en France à partir de 1976 et, après des études pour être avocate, quitte le barreau et commence à écrire. Mère de quatre enfants, dont le premier est autiste, elle a déjà publié chez Grasset-Jeunesse deux romans pour adolescents, L'enfant qui caressait les cheveux, traitant du thème de l'autisme, et Maigre Maya, s'attachant au délicat sujet de l'anorexie enfantine.

La vieille Oum Khalifé est formelle : Najwa doit rester couchée jusqu'à la fin de sa grossesse. Mais dans son petit village du Liban, pas facile de persuader une femme qu'elle doit suspendre toutes les tâches quotidiennes qui constituent son devoir au sein de la famille ! Et la petite Rita, le jeune Wadji, la chèvre Yasmina… comment vont-ils faire avec elle dans un lit, inutile, inefficace ?
Alors, son mari Youssef réfléchit, se rend à la ville par la grande route caillouteuse, et en rapporte un objet insolite : une télévision.
Najwa se rebelle, proteste, oualla, cette chose va leur porter malheur, et leur attirer " la mauvaise réputation " ! Elle ne peut pas rester !
Dans le village, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre : rendez-vous compte, quelle exagération, une télévision !!! Tandis que les femmes s'organisent comme il se doit pour faire tourner la maison de Wadja, toutes les attentions ne sont plus tournées que vers ce poste, qui attise les passions et les curiosités…
Et si, finalement, cette " chose " pouvait changer l'avenir, et faire que, un jour, " le soleil se lève sur le village niché au flanc de la montagne en élargissant son horizon "…

Avec sa plume à la fois légère et incisive, Kochka livre ici un beau texte, court et poétique, qui offre un regard actuel et nécessaire sur la vie et la condition féminine qu'on rencontre encore dans des villages d'Afrique du Nord, comme ailleurs dans le monde ; engageant à poursuivre la réflexion et le dialogue, sa Mauvaise réputation est comme une graine semée dans le cœur des enfants et des femmes du monde entier, comme dans celui du lecteur, porteuse d'un message d'ouverture intellectuelle, culturelle et… d'avenir.

Arthur Tenor
Les messagères des abysses

Roman grand format - hors collection
Auteur de nombreux romans, Arthur Ténor, qui vit à Vichy, effectue de nombreux déplacements dans des écoles et des salons du livre, et s'occupe désormais de l'organisation du salon de Moulins, dans l'Allier. Dans les récits de cet " explorateur de l'imaginaire ", l'action et le suspense se mêlent à l'étonnement et à la tendresse, à l'humour et à la fantaisie. La plupart de ses ouvrages jeunesse sont publiés chez Magnard, Pocket, ou Gallimard. Chez Grasset-Jeunesse, il a publié, dans la collection " Lampe de poche Ados ", Y'a pas que la mort dans la vie ! ; après Passeport pour l'enfer, qu'il a co-signé avec sa compagne et complice Natallie, il publie ici un deuxième roman grand format qui s'attache, cette fois, à une problématique environnementale dont l'urgence ne cesse de se faire sentir…

Vers la fin de ce siècle, un phénomène étrange attire l'attention des scientifiques et la curiosité du reste du monde : des centaines de baleines et autres mammifères marins se sont rassemblées en un endroit déjà célèbre de l'océan atlantique : le triangle des Bermudes. En vacances dans cette zone avec son père, Jason Bastian, dix-sept ans, fasciné par ces créatures, va plonger afin de les observer. Mais l'expérience qu'il va vivre est loin d'être due à la simple ivresse des profondeurs…
C'est hanté par cette rencontre sous-marine que Jason, après avoir vainement tenté de s'opposer à des braconniers des mers dont ils croisent la route, retrouve son quotidien. Mais tout va très vite basculer : il comprend que les cétacés lui ont fait part de leur peur, une peur immense face à une menace imminente qui implique la planète entière, et l'ont choisi comme messager. Et il réalise très vite que l'avertissement dont il sent désormais porteur est non seulement très lourd, mais intéresse aussi les médias de tous les pays...
L'engrenage médiatique se met en marche. Alors que Jason, sollicité de toutes parts à la suite d'une émission télévisée, devient le " héros des abysses " pour la planète entière (et surtout pour la si jolie Chandra….), une catastrophe semble confirmer l'imminence de la menace annoncée par les baleines. Jason choisit alors de tenter d'utiliser sa notoriété pour faire changer les choses. Mais il va vite perdre ses illusions, et en venir à penser, comme tant d'autres, que l'humanité n'a d'autre avenir que les conséquences de son inconséquence… Jusqu'à ce qu'un jour, une énorme baleine bleue lui transmette le message qu'il était venu chercher, sur lui-même, sur… l'Avenir.

Dans ce roman d'anticipation rythmé et visuel, Arthur Ténor mêle habilement imagination et menaces réelles ; face à une léthargie généralisée et banalisée qui semble être, pour l'instant, la seule réponse des sociétés modernes volontairement aveugles face à la multiplication de signes alarmants de dérèglements naturels, et notamment face au lourd problème du réchauffement climatique.
L'histoire de Jason et la persévérance dont il finit par faire preuve est un beau message de volonté et d'espoir ; prenant pour modèle des grandes figures pacifiques du XXè siècle qui ont, par leur patience et leur foi, réussi à marquer le monde entier et influencer son cours en profondeur, il décide de se faire le porte parole de toute une génération : celle de la dernière chance…
Une grande réflexion sur la sauvegarde de l'environnement, et sur la faculté d'utiliser les médias pour alerter la planète.


 




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