|
Littérature française
| Littérature étrangère |
Thrillers Essais, documents, biographies | Petite collection blanche |
Remise en vente | Grasset-Jeunesse
Littérature Française
Mars
Gilles Anquetil
Escales
Roman
Gilles Anquetil est rédacteur-en-chef au Nouvel Observateur.
Il est l'auteur d'un essai-reportage sur la Révolution iranienne
et d'un roman Tout va se jouer (Grasset, 1996), qui explorait
les mystères du jazz et de l'improvisation.
Escales est à la fois un roman-voyage et un reportage romanesque inédit, puisque le reporter s'et fixé pour règle de ne jamais parler, de ne jamais interviewer ses " personnages ". Un homme nommé Sébastien regarde, observe le théâtre du monde et quelques uns de ses acteurs.
Sur un campo de Venise, dans une petite île grecque, sur le routes du Yémen, mais aussi en Afghanistan, en Ethiopie, en Iran ou à Buenos-Aires, il file les personnages qu'il s'est choisis, rares et précieux. Mais le hasard de la mémoire lui joue des tours puisque des explorateurs anglais comme Théssigner, des musiciens comme Duke Ellington ou même le Négus d'Ethiopie s'invitent dans sa rêverie… Sans compter les épisodes réels de ses " filatures d'admiration " (Beckett boulevard du Montparnasse, Breton rue de Furstenberg) ou de ses souvenirs " d'extrême-cadet " de grands aînés, comme Georges Dumézil ou Vladimir Jankélévitch.
Les fracas du monde résonnent également dans ce livre : 11 septembre, guerre Iran-Irak et d'Afghanistan, ou les exodes de la famine en Ethiopie.
Escales est un voyage qui refuse l'exotisme, une flânerie qui s'interdit d'être nostalgique dans des mondes en train de disparaître.
Michèle Fitoussi
Victor
Roman
Editorialiste à Elle, romancière, Michèle
Fitoussi est l'auteur chez Grasset de plusieurs livres, parmi lesquels
son dernier roman Le Dernier qui part ferme la maison (2004)
; et d'un document La Prisonnière, écrit avec
Malika Oufkir, best-seller traduit dans le monde entier.
Victor est un charmant octogénaire, ancien libraire qui
cite volontiers Victor Hugo et raconte à qui veut l'entendre
un passé étourdissant. Alice, sa voisine de palier,
jolie stagiaire à Global, le trouve un soir d'hiver dans
un état de grand désespoir. Usé, catarrheux,
ruiné, Victor va être expulsé d'ici peu de son
réduit mangé par les livres et les journaux. Comment
le sauver de la rue ? L'ambitieuse stagiaire a une idée.
En organisant une chaîne de générosité,
qui puisse satisfaire à la fois le voyeurisme compassionnel
du magazine à gros tirage Global et garantir à
Victor une fin de vie heureuse.
Adopter un vieillard ? Les lecteurs s'enthousiasment pour son sort.
C'est à la famille parisienne Saillard que revient le privilège
de recueillir un grand-père adoptif, malicieux, érudit.
Ah ! tout avait l'air si facile, et même les enfants du couple
Saillard, le père opticien à la bonhomie toute en
rondeurs, la mère nutritionniste, se réjouissent.
Mais Victor n'est pas celui qu'on croit
Crises conjugales,
méchancetés, escroqueries, petits arrangements avec
la vérité, manipulations, tromperies : tous ceux qui
ont approché ce vif exemple de la malignité humaine
en seront pour leurs frais. Ils en sortiront changés, marqués,
certains pour le pire, d'autres pour le meilleur. Victor ou la grande
illusion
Gilles Martin-Chauffier
Une vraie parisienne
Roman
Rédacteur en chef à Paris-Match, Gilles Martin-Chauffier
est l'auteur chez Grasset de plusieurs romans, parmi lesquels Les
corrompus (1998, Prix Interallié), Silence, on ment (2003,
Renaudot des Lycéens) et chez un autre éditeur, Le
roman de Constantinople (Prix Renaudot essai en 2005).
Elle s'appelle Agnès de Couroye. C'est une aristocrate ravissante,
drôle et cultivée. Son métier : faire visiter
Paris à des étrangers fortunés. Avec elle,
ils ne s'ennuient jamais. Elle les promène, les amuse et
leur offre quelques jours de civilisation française.
Aux Etats-Unis, c'est une superstar. Bruce Fairfield a vendu des
millions de disques. Avec elle, il va du Château de Fontainebleau
au défilé Galliano, de la Sainte-Chapelle au bureau
de Nicolas Sarkozy, d'un palace à un musée... Et il
tombe amoureux. La presse people est sous le charme.
Quand Agnès l'accuse de viol, la police, la justice et les
avocats s'en mêlent. Une certaine idée de la France
romantique et futile se transforme en piège " Vieille
Europe " pour yankee naïf, et chacun apparaît sous
son vrai jour.
Soudain se révèle l'indécence d'une époque
où les stars se croient tout permis, où l'argent s'étale,
où la justice devient un instrument et l'amour un calcul.
Christine de Rivoyre
Archaka
Récit
Petite-fille d'explorateur. Fille d'officier de carrière
(Cadre noir). Prix Interallié pour Le Petit Matin.
Prix Prince-Pierre-de-Monaco et Prix Paul-Morand pour l'ensemble
de son uvre. Ecologiste convaincue, Christine de Rivoyre partage
son temps entre Paris et les Landes.
Ce livre est le récit d'une relation d'exception entre l'auteur
et un jeune homme plus jeune dont elle a d'emblée perçu
la singularité. C'est écrit à bâtons
rompus, comme une recherche à la fois douloureuse et fascinante
des temps d'une vie hors du commun. La mémoire comme seul
guide qui, tantôt bat la campagne et tantôt se rapproche
à la façon d'un entomologiste pour isoler un instant,
une parole, un regard, tout ce qui fait la vérité
d'un être qui, il faut bien le dire, fut méconnu.
Contre l'injustice de cette méconnaissance et pour donner
toute la lumière nécessaire à la compréhension
de ce que fut Alexandre Kalda (son surnom sanskrit Archaka signifie
" celui qui invoque la lumière " ), il a fallu
que l'auteur revive les moments les plus forts de cette destinée.
Elle s'est appuyée sur la correspondance d'Archaka qui était
riche de toutes sortes de révélations. De son vivant,
il était tellement impliqué dans sa quête spirituelle
qu'il ne voulait pas entendre parler de ce que révélait
ces lettres, sa vie à lui, une vie qui aurait passionné
tout lecteur curieux.
Antoine Senanque
La grande garde
Roman
Né en 1959 à Paris, neurologue de profession, il est
l'auteur chez Grasset d'un premier livre remarqué, Blouse
(2004).
" Il faut avoir vécu une grande garde, l'avoir vécue
seul, dans un chaos de sirènes, de sonneries, d'éclairs.
Seul, dans la caisse de résonance des urgences, le bruit
des voitures, des chariots, dans les lumières blessantes
des néons et des gyrophares
Lire dans les yeux des
malades, comme on lit dans les mains, leur avenir, leur chance pour
les douze heures de la nuit. Il faut savoir déchiffrer les
destins dans les chairs, les entrailles. Il faut être plus
que médecin. "
Dans le chaos de la garde de neurochirurgie, un interne prénommé
Pierre, médecin sans vocation, indécis de talent,
observe la chorégraphie mécanique des opérations
en urgence. Il la contemple plus qu'il n'y agit. Autour du professeur
Vadas, artiste du geste opératoire, tout en silences, gravitent
les constellations d'internes, de rivaux, de jaloux nuisibles. On
se bat au bistouri pour une faveur. Une nuit au bloc opératoire,
parce qu'on est étourdi de fatigue, il y aura un geste en
trop. Qui a commis l'erreur ? Qui en porte la responsabilité
? Qui doit payer ? Le patron, ou le subordonné trop obéissant
?
Dans la continuité du J'accuse salvateur qu'était
Blouse, mais insufflant à son livre la mélancolie
rebelle de personnages cruellement décrits, du patron politique
au psychiatre dépressif, Antoine Senanque nous donne ici
le roman de la faute.
Dans la pénombre de la grande garde, un portrait sans compassion
mais sans injustice de la condition humaine, médecins et
malades intimement liés.
Brigitte Le Juez
Beckett avant la lettre
Collection Bleue
Brigitte Le Juez est professeur à Dublin City University
où elle enseigne l'uvre de Samuel Beckett. Beckett
avant la lettre est son premier ouvrage en France.
Une période mal connue de la vie de Samuel Beckett est celle
où il enseigna le français à l'Université
de Dublin en 1930. Il n'a pas encore écrit son premier roman
et se consacre pendant un an à l'enseignement des auteurs
français pour les étudiants de Trinity College.
Alors qu'on croyait ses cours définitivement perdus, on a
découvert, dans les archives de l'université, un cahier
de notes prises par une de ses étudiantes. C'est ce document
capital pour la compréhension de l'uvre de Beckett
et, d'une façon plus générale, pour sa conception
de la littérature, que Brigitte Le Juez analyse ici : Gide
et Balzac (ou Gide contre Balzac ?) Racine et Corneille (ou Racine
contre Corneille ?), le roman, le théâtre et la modernité,
voici éclaircis les fondements de la pensée littéraire
d'un des plus grands auteurs de notre temps.
Avril
Alain Gillis
Java-Opéra
Roman
Alain Gillis est psychiatre et mène une réflexion
philosophique sur l'autisme infantile. Il a par ailleurs une pratique
régulière de la peinture et de l'écriture.
Il est l'auteur de trois ouvrages : Peinture d'origine (Adam Biro,
1994), Le Bazar du génie (Adam Biro, 2002) et L'Enfant grave
(La Chambre d'échos).
Java-Opéra est son premier roman.
Un jeune homme d'origine hollandaise quitte sa famille implantée
à Java depuis plusieurs générations. Il décide
d'aller séjourner à Paris.
Java-Opéra est le récit des 36 premières heures
de sa vie parisienne. Une vie fort mouvementée puisque le
narrateur, dès son arrivée, adopte une liberté
de propos et de mouvements qui va donner à chaque rencontre
une ampleur imprévue et à chaque instant vécu,
l'importance d'une courte aventure.
Au cours d'une déambulation haletante, le narrateur traite
le monde avec une insolente fraternité. La vie ordinaire
devient existence vive !
Il arpente Paris. Au fil des rencontres, il éprouve ou provoque
des sentiments qui vont de la haine discrète à l'amour
le plus immédiat. Ainsi se trame une fiction dont la structure
cinématographique va rappeler un à un, sur le devant
de la scène, les personnages aperçus au cours du récit
:
- Une employée du téléphone rose
- Un ancien légionnaire
- Une pharmacienne très séduisante
- Un peintre
- Un maquereau sourd-muet
- Des couples, des serveurs, des maîtres d'hôtel, des
psychanalystes
Dans ce roman, l'absurdité de l'existence se transforme en
légèreté.
Adrien Goetz
Intrigue à l'anglaise
Roman
Adrien Goetz a reçu le prix des Deux Magots et le prix Roger
Nimier pour son roman La Dormeuse de Naples. Intrigue
à l'anglaise est son deuxième roman chez Grasset,
après A bas la nuit (avril 2006).
Trois mètres de toile de lin manquent à la tapisserie
de Bayeux, décrivant les derniers rebondissements de la chevauchée
de Guillaume le Bâtard, conquérant de l'Angleterre.
Quand ont-ils disparu ? Que représentaient-ils ? Les historiens
l'ignorent. Une jeune conservatrice du patrimoine, Pénélope
Breuil, ronge son frein dans son premier poste, au musée
de la Tapisserie, à Bayeux. La directrice du musée,
dont elle est l'adjointe, est victime d'un attentat. Des fragments
de tapisserie réapparaissent à Drouot.
Pénélope est convoquée par le patron du Louvre
qui lui confie une mission discrète. Cette semaine-là,
Diana, princesse de Galles, et Dodi al-Fayed, disparaissent sous
le tunnel du Pont de l'Alma. Devant Pénélope éberluée,
se déroule l'histoire secrète de la tapisserie. Un
mystère qui débute en 1066 et se prolonge jusqu'à
ces jours tragiques de 1997. Pourquoi Dominique-Vivant Denon avait-il
fait venir à Paris, sous Napoléon, celle qu'on appelait
la " Tapisserie de la reine Mathilde " ? Le duc de Windsor
avait-t-il emporté avec lui, après son abdication,
les fragments qui manquent ? Plus troublant encore : que signifie
l'ordre donné au général von Choltitz de faire
exfiltrer la tapisserie de toute urgence vers Berlin, en août
1944, alors que l'Allemagne avait perdu la guerre et que Paris allait
être libéré ? La solution se trouve, peut-être,
dans une île anglo-normande où le dernier Lord Contevil,
excentrique qui se prétend descendant du demi-frère
de Guillaume de Normandie, a attiré Pénélope
pour lui faire expertiser les trois morceaux de tissu qu'il garde
comme des reliques
Elisabeth Quin
Bel de nuit, Gérald Nanty
Elisabeth Quin a déjà publié deux livres chez
Grasset : La peau dure et Tu n'es pas la fille de ta mère.
Elle est connue par ailleurs pour sa cinéphilie militante
(Paris-Première, Figaro Madame, Elle
)
et ses grands reportages (Figaro Magazine). Dans ce nouvel
ouvrage, elle révèle ses affinités plus clandestines
avec le monde des noctambules.
Peu nombreux sont ceux qui connaissent le nom de Gérald
Nanty, et pourtant celui-ci est une véritable légende
de la nuit, des noctambules, voire des " snobnambules "
En effet, entre les illustres Castel et Régine, il est le
troisième roi des nuits parisiennes, depuis près d'un
demi-siècle. C'est cette époque, précisément,
entre le milieu des sixties et aujourd'hui, qui revit dans le livre
que lui consacre Elisabeth Quin
Il ne s'agit pas d'un livre
de souvenirs, ni d'une biographie : Gérald Nanty et sa mémoire
sont pris comme fils conducteurs d'une longue promenade à
travers les êtres et les lieux les plus mythologiques de la
vie nocturne.
Les êtres ? Gérald Nanty a fréquenté
" tout le monde ", des couturiers aux écrivains,
des artistes aux maffieux, des mondains aux rebelles. A travers
lui, défile ainsi une faune aux murs libres pour laquelle
la nuit est un refuge. Les anecdotes et les portraits se succèdent
sur des rythmes divers. Car la nuit, qui sait offrir sa légèreté,
peut ausssi être tragique.
Les lieux ? Ce sont, pour l'essentiel, les " boîtes "
crées par Gérald Nanty - du " Club 65 "
au " Bronx ", du " Colony " jusqu'à l'actuel
" Mathi's ", ce bar restaurant de la rue de Ponthieu où
l'on retrouve, à chaque aube, tous ceux qui " font "
Paris.
Bien sûr, le destin personnel de Gérald Nanty, son
goût de l'excès et de la liberté, sont ici explorés
en détail. Mais, par delà l'histoire subjective d'un
individu drôle et artiste, c'est toute une génération
de noceurs et de fêtards qui ressuscite dans ces pages émouvantes,
brillantes, pétillantes
Tancrède Voituriez
L'engagement
Roman
Né en mai 1968, Tancrède Voituriez est économiste.
Ses recherches portent tout particulièrement sur le commerce
mondial, et sur les échanges Nord-Sud. Il a déjà
publié chez Grasset Les grandes perturbations surviennent
dans les régions où l'atmosphère est d'ordinaire
instable (2003).
Sculpteur commercial spécialisé dans le lion de marbre
géant ou le Poséidon de salle de bain que lui réclament
ses riches commanditaires, le narrateur jouit d'une situation confortable
dans la Californie d'aujourd'hui.
Lors d'une folle soirée à San Fransisco, il rencontre
Ferenczi, sculpteur génial et méconnu, qui lance des
prunes contre les murs, et les expose à un petit nombre d'admirateurs.
Ferenczi est en colère : il vient d'être fait cocu,
et il compte bien régler son compte au tout nouvel amant
de sa compagne. Mais au cours de la conversation, le narrateur découvre
que cet amant n'est autre
que lui-même. Cette rencontre
avec Ferenczi est décisive et salutaire. Elle ouvre au narrateur
les portes d'un monde inconnu : celui de la révolution.
Comme aux temps passés de l'engagement et du grand soir,
Ferenczi n'est pas seulement un génie ignoré. Il est
surtout le " frère secret ", le vrai responsable
du " Mouvement ", réseau contestataire dont les
implantations dépassent la seule Californie. Sous l'influence
de Ferenczi, le narrateur rompt avec son ancienne vie et s'engage
dans le Mouvement. Il y découvre la gloire et l'influence
de Ferenczi, quand lui n'est qu'un quidam dont l'art médiocre
et l'engagement tardif font sourire. Il s'émerveille aussi
de la beauté de Kate, leader charismatique, à l'âme
bonne et généreuse. Mais à l'intérieur
du Mouvement, la contestation gronde
Un roman étonnant sur l'engagement, l'art, la culpabilité,
la révolution.
Littérature étrangère
Mars
Melanie Wallace
Sauvages
Roman
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Brice Matthieussent
Arrivée tard en littérature, Melanie Wallace a créé
la sensation à la Foire de Francfort en 2005 avec The
Housekeeper, que Grasset publiera en 2008. Rédemption,
son premier roman, paru aux Etats-Unis en 2003, l'impose d'ores
et déjà comme l'une des voix les plus fortes et authentiques
des lettres américaines contemporaines. Elle partage son
temps entre New York, Paris et Myloi, un petit village au pied des
montagnes du sud de la Grèce.
L'avant-poste 2881, aux confins de l'Ouest américain, peu
après la Guerre de Sécession. Au milieu de ce grand
nulle part, une petite garnison de soldats démobilisés
et laissés pour compte, hébétés, affamés,
oubliés par l'histoire. A leur tête, le major Robert
Cutter, mélancolique et tourmenté, qui chaque jour
écrit à sa femme pour lui raconter la déréliction
croissante de ses troupes et de son propre moral.
Mais la torpeur du désert est soudain secouée par
l'apparition de deux femmes, arrachées aux Indiens, après
quatre années de captivité, grâce à une
expédition emmenée par leur famille et les soldats
de Cutter. L'une des rescapées raconte l'horreur, les violences
endurées ; l'autre, Abigail Buwell, semble incapable de revenir
à la " civilisation ". Devenue une " sauvage
", elle se terre dans le mutisme et pleure la perte des "
siens ", préfigurant d'autres massacres à venir
Isolée, dormant dans la fange sous les flancs d'un étrange
cheval aux reflets bleus, Abigail, avec son regard de démon
ou de démente, suscite chez les hommes un mélange
de répulsion et de fascination. Sous l'égide à
la fois maléfique et rédemptrice de cette femme à
l'agonie, l'avant-poste s'apprête à sombrer dans le
chaos barbare.
Entre Désert des Tartares et Rivage des Syrtes,
ce premier roman inouï de beauté violente nous offre
une vision transfigurée de l'Ouest américain, des
personnages déchirants d'humanité, une bouleversante
méditation sur l'étrangeté à soi-même
- et un texte d'une splendeur aussi sauvage que son inoubliable
héroïne.
Avril
Victor Alamo de la Rosa
Terramours
Roman
Traduit de l'espagnol par Alice Seelow
Ecrivain de langue espagnole né en 1969 à El Hierro,
petite île des Canaries, Victor Alamo de la Rosa est poète,
romancier et conteur. Grasset a publié son premier roman,
L'Année de la sécheresse, en février
2004, puis L'île aux lézards, en février
2005.
L' " île de fer " souffre, sous le joug du franquisme
et de l'Eglise catholique toute-puissante. Son grotesque émissaire,
le curé et maître d'école Don Nicasio, fait
régner sa loi. Mais des passions dévastatrices naissent
en secret : l'amour merveilleux et impossible de Rosa et du républicain
Manuel Le Fuyard (traqué par la Garde civile) ; l'attirance
malsaine, mais invincible, de la riche Baldomera pour Inocencio,
puis pour ses fils Policarpo et Cesarín, deux orphelins qui
n'ont pas connu l'amour d'une mère. La noirceur de leur âme
n'a d'égal que celle de leurs méfaits, qui d'espiègles
jeux d'enfant se transforment vite en horreurs
Désir et jalousie traversent ce roman porté par le
souffle épique d'un lieu sauvage. C'est une ode à
la vie brute, à sa cruauté et à sa frénésie.
Alamo le moraliste plonge au fond de l'âme humaine, des pulsions
les moins avouables aux espoirs les plus purs, qui dessinent notre
destin, à notre insu.
Debra Dean
Les madones de Leningrad
Roman
Traduit de l'anglais par Sabine Boulongne
Debra Dean, originaire de Seattle où elle vit avec son mari
le poète Clifford Paul Fetters, a été actrice
pendant dix ans à New York avant de se tourner vers l'écriture.
Après plusieurs nouvelles et essais publiés dans de
prestigieuses revues littéraires américaines, Les
Madones de Léningrad, son premier roman, a reçu
un accueil enthousiaste de la critique et s'est vendu à ce
jour dans 14 pays.
Marina et Dmitri - couple d'exilés russes installés
en Amérique depuis quarante ans - se rendent chez leur fils
Andrei pour le mariage de leur petite-fille. Le crépuscule
menace : Marina, atteinte d'Alzheimer, sombre dans une confusion
grandissante, sous le regard impuissant de ses proches. Si le présent
devient méconnaissable dans l'esprit de la vieille dame,
c'est pour mieux faire place aux fantômes du passé
Juin 1941, Saint-Pétersbourg. Dmitri est appelé sous
les drapeaux. Marina est guide au Musée de l'Hermitage. Les
bombardements s'intensifient, la petite troupe des employés
se terre dans les caves, en proie à la faim, au froid et
à la peur. S'il faut survivre, il faut aussi sauver les chefs-d'uvre
qu'abrite le musée : sous le sifflement des raids aériens,
on s'active de toutes parts pour décrocher, emballer les
Rembrandt, les Raphaël, et les faire partir dans une noria
frénétique de convois clandestins. De temps à
autre, Marina remonte à la surface et parcourt les salles
désertes de l'Hermitage, guidée par la vieille Anya
qui lui apprend à " voir " et à ressusciter,
par le seul pouvoir de la parole, les toiles désormais absentes
Roman du souvenir, de la joie et de la beauté qui subsistent
en dépit des coups de l'histoire, de la fuite du temps et
des ombres de la mort, Les Madones de Léningrad est un inoubliable
portrait de femme, une fresque historique qui fait songer au Docteur
Jivago, et un hymne incandescent aux pouvoirs de l'art, de l'amour
et du verbe.
Sabine Burger, Nelleke Geel, Alexander Schwarz
Avec Carlos Ruiz Zafon
L'ombre du vent
Promenades dans Barcelone
Guide
Traduit du hollandais par Isabelle Rosselin
Carlos Ruiz Zafon est né à Barcelone en 1964. A 14
ans, il écrit son premier roman, histoire truculente de cinq
cents pages. A 19 ans, il choisit de faire carrière dans
le monde de la publicité, qu'il quitte rapidement pour se
consacrer à El principe de las tinieblas. Ce roman,
qui lui vaudra en 1993 le premier Edebé, prix de littérature
jeunesse, se vend à 150.000 exemplaires et se retrouve traduit
dans plusieurs langues. Suivront El Palacio de la medianoche,
Las Luces de septiembre et Marina. Puis vint le roman
qui l'a rendu célèbre dans le monde entier : L'ombre
du vent (Grasset, 2004).
Carlos Ruiz vit actuellement à Barcelone et travaille à
son prochain roman.
L'idée de ce guide à la fois joli et pratique est
venue à l'éditeur et traducteur hollandais de Carlos
Ruiz Zafon, Nelleke Geel. Il s'agit d'inviter le lecteur-voyageur
à se replonger dans l'univers de L'ombre du vent,
en retrouvant à Barcelone aujourd'hui, les lieux évoqués
dans le roman.
Le principe est simple : un extrait du texte, photos, détails
historiques et touristiques (bus, métro, bars, musées,
etc
) et commentaire de Carlos Ruiz Zafon.
Ainsi on retrouve l'avenue du Tibidabo où vivent les Aldaya,
la calle Joaquin Costa où habite Fermin Romero de Torres,
la calle santa Ana où vivent les Sampere, la librairie, les
cafés, les églises
et qui sait, le cimetière
des livres oubliés !
Thrillers
Mars
David Morrell
Accès interdit
Roman
Thriller traduit de l'américain par Alice Seelow
David Morrell est né au Canada. Professeur de littérature
américaine à l'université d'Iowa, il est l'auteur
de nombreux best-sellers, traduits dans plus d'une vingtaine de
langues, parmi lesquels La Fraternité de la rose,
La Cinquième Profession, Rambo et, chez Grasset,
Le Contrat Sienna, Disparition fatale et Le protecteur.
Exploration urbaine : cela consiste à visiter des lieux,
abandonnés et en général interdits d'accès.
Robert Conklin, professeur d'histoire à l'université
de Buffalo, et trois de ses anciens élèves y ont pris
goût. Ils vont cette nuit faire parler les vestiges de l'hôtel
Parangon. et ont accepté pour l'occasion d'être accompagnés
d'un certain Balenger, journaliste au New York Times, qui doit faire
un article pour montrer l'intérêt de telles expéditions.
Mais la venue d'un étranger éveille la suspicion
L'Hôtel Parangon, un modèle de luxe lors de sa construction
en 1901, semble receler plus d'un mystère : son propriétaire,
agoraphobe et hémophile, est retrouvé mort sur la
plage qui borde l'hôtel un an après sa fermeture en
1968, et nombre d'histoires étranges, voire sordides, courent
au sujet du lieu. Malgré ses scellés et ses volets
clos, il n'est pas si sûr que l'hôtel soit aussi désert
qu'il n'y paraît
Essais, documents, biographies
Mars
Brigitte Brault et
Dominique de Saint-Pern
Pour l'amour d'un guerrier
document
Dominique de Saint-Pern, journaliste, est l'auteur chez Grasset
de deux biographies, L'Extravagante Dorothy Parker (1994)
et Les Amants du soleil noir : Harry et Caresse Crosby (2005).
Née à Bourges, longtemps journaliste à France
3 Lorraine, Brigitte Brault vit à Kaboul, en Afghanistan
depuis 2001 ; réalisatrice d'un film remarqué (Regards
d'Afghanes), elle a formé des jeunes afghanes aux techniques
de l'audiovisuel.
Brigitte Brault est l'une des dernières journalistes qui
a vu le commandant Massoud encore vivant, l'une des rares femmes
à parcourir caméra au poing les terres intactes de
l'Afghanistan. Mais justement, il ne s'agit pas ici de l'un des
nombreux témoignages sur le péril taliban ou le droit
des femmes. Jamais la passion vécue dans des conditions périlleuses
n'a été dite avec autant de sincérité.
Pendant la réalisation de son film Regards d'Afghanes
qui l'entraîne à Djalalabad, Brigitte met ses jeunes
recrues sous la protection d'un chef de tribu pashtoune, qui règne
sur les Mohmands. Il a été depuis élu député
au parlement de Kaboul. Pudique et mystérieux, Shazada, ce
guerrier âgé de 35 ans, marié et père
de 7 enfants, est aussitôt fasciné par cette grande
blonde. Et réciproquement. Coup de foudre ? Choc des civilisations
? Liaisons dangereuses ? Faut-il renoncer ou au contraire braver
les interdits qui pèsent comme un couvercle sur une société
codifiée ? Accepter d'aller vivre dans une forteresse de
pisé et devenir la seconde épouse ?
Voici ce qu'en écrit Dominique de Saint-Pern, qui a prêté
son talent pour aider Brigitte Brault à raconter son histoire
à la première personne : " Puisqu'elle aime un
musulman qui a combattu les talibans et leur barbarie, qui refuse
l'obscurantisme, elle s'est convertie à l'islam, sans que
rien lui soit demandé, y cherchant la lumière et l'apaisement.
"
Cette passion hors du temps entre une occidentale libre et un guerrier
clanique, entre l'Islam et l'Occident, entre la modernité
et la tradition, revisite nos certitudes sur une civilisation souvent
jugée contraire à la liberté des femmes.
Pierre Cohen-Tanugi
Guerre ou paix
Essai sur le monde de demain
Essai
Spécialiste des affaires européennes et atlantiques,
Laurent Cohen-Tanugi mène depuis une vingtaine d'années
une double carrière d'avocat international et d'essayiste.
Normalien, agrégé de lettres et diplômé
de Sciences Po et de Harvard, il est l'auteur de plusieurs essais
annonciateurs d'évolutions majeures du monde contemporain,
parmi lesquels : Le Droit sans l'Etat (PUF, 1985), L'Europe
en danger (Fayard, 1992), Le Nouvel ordre numérique
(Odile Jacob, 1999), Les Sentinelles de la liberté
(Odile Jacob, 2003).
Au tournant du XXIème siècle s'ébauche un
monde beaucoup plus incertain, marqué par la montée
en puissance des grands pays émergents, l'affirmation d'un
islam radical hostile à l'Occident, les menaces de prolifération
nucléaire et autres risques planétaires. Dans le même
temps, le fiasco de l'aventure américaine en Irak et le rejet
de la Constitution européenne annoncent la fin de l'ère
atlantique, caractérisée par le leadership du couple
euro-américain sur le système international.
La mondialisation est désormais le principal moteur des transformations
de la planète, mais ni ses détracteurs, ni ses zélateurs
n'ont perçu qu'au tournant du nouveau siècle, elle
est elle-même devenue un phénomène géopolitique
qui comporte ses propres mouvements régressifs : réveil
des nationalismes et des passions identitaires, stratégies
de puissance, compétition énergétique, guerre
et terrorisme. La dépolitisation des mouvements économiques,
dogme de la mondialisation libérale depuis les années
quatre-vingts, se heurte à la géopolitisation de l'espace
économique mondial.
C'est cette nouvelle équation explosive et la recomposition
du monde qui en découle que l'essai lumineux de Laurent Cohen-Tanugi
entreprend d'analyser.
Les Etats-Unis, l'Europe et les autres démocraties sont placées
devant un triple défi. Comment accompagner au mieux la spectaculaire
montée en puissance de la Chine et de l'Inde et le réveil
de l'islam sur la scène internationale ? Comment l'Europe
peut-elle éviter la marginalisation dans un monde structuré
par le duopole américano-asiatique? Comment l'Occident démocratique
peut-il restaurer son leadership politique, pour faire face aux
risques multiples du monde multipolaire qui nous attend?
De la réponse à ces interrogations dépend le
cours du siècle qui commence, entre fragmentation et intégration,
guerre et paix, ordre et chaos.
Thérèse Delpech
Le grand perturbateur
Réflexions sur la question iranienne
Collection dirigée par Perrine Simon-Nahum
Essai
Thérèse Delpech est chercheur associé au Centre
d'études et de recherches internationales (CERI FNSP) et
membre de l'Institut international d'études stratégiques
de Londres. Elle a publié récemment L'Ensauvagement.
Le retour de la barbarie au XXIè siècle (Grasset,
2005, Prix Femina de l'essai) ainsi que L'Iran, la bombe et la
démission des nations aux Editions Autrement (2006).
Contrairement à la plupart des pays qui cherchent à
contrecarrer ses projets, l'Iran a une idée précise
de ce qu'il souhaite : devenir la puissance majeure du Moyen-Orient
au XXIème siècle. Ce qui n'est pas un crime en soi.
A chaque période de l'histoire, les rapports de pouvoir évoluent,
et il est essentiel de savoir le comprendre pour que ces changements
se produisent de façon pacifique. Mais pour parvenir à
ses fins, Téhéran, dont le régime est aujourd'hui
issu du cur le plus dur des conservateurs iraniens, reprend
le projet révolutionnaire de la fin des années 1970.
Il compte à nouveau sur un bouleversement régional
de grande ampleur qui dépasse les distinctions entre les
Perses et les Arabes, ou entre les chiites et les sunnites
Son influence régionale s'exerce au moyen de discours violemment
anti-israéliens, dont s'abstenaient les capitales de la région
depuis de nombreuses années, et qui auraient dû conduire
les pays européens à rappeler leurs ambassadeurs à
l'automne 2005. Téhéran compte aussi sur l'infiltration
de ses agents dans l'ensemble de sa périphérie. Celle-ci
est perceptible non seulement au Liban et en Irak, mais aussi en
Asie centrale et au Caucase. Téhéran compte enfin
sur une militarisation du régime, dont les manuvres
d'intimidation " Grand Prophète I et II " ont donné
une illustration convaincante au printemps et à l'automne
2006, et sur son programme nucléaire et balistique. Ceux-ci
connaissent une accélération au moment même
où le Conseil de Sécurité demande enfin, avec
la résolution 1696, une suspension complète de toute
activité liée à l'enrichissement et au retraitement
de l'uranium.
La question posée par l'Iran à la communauté
internationale est simple : les règles qui vont régir
non seulement les rapports de force, mais aussi le nucléaire
au XXIème siècle ne sont pas encore écrites.
Veut-on qu'elles le soient par l'Iran?
Nando Parrado et
Vince Rause
Miracle dans les Andes
Traduit de l'américain par Marianne Audouard
Document
Nando Parrado est l'un des survivants de la catastrophe des Andes
de1972. Aujourd'hui PDG de plusieurs entreprises et producteur de
télévision, il vit à Montevideo avec son épouse
et ses deux filles. Il a rédigé ce témoignage
avec Vince Rause, journaliste et écrivain.
On se souvient de ce petit avion, un Fairchild F-227, qui transportait
une équipe de jeunes rugbymen uruguayens partis au Chili
disputer un match amical, et s'est écrasé en 1972
dans les Andes. Ceux qui survivent sur ce glacier à 3600
mètres d'altitude mangent les cadavres de leurs amis
Le journaliste Piers-Paul Read avait relaté le fait dans
Les survivants, paru chez Grasset en 1974, puis réédité
en 1993 à la sortie du film de Frank Marshall, avec Ethan
Hawk. Nando Parrado, l'un des survivants, nous en livre aujourd'hui
le récit de l'intérieur.
Et quel récit ! Après le choc éprouvé
lors du crash, Parrado se réveille d'un coma de plusieurs
jours pour apprendre la mort de sa mère dans l'accident.
Il découvre un paysage de désolation, entre les râles
des moribonds et les cadavres ensevelis sous la neige. Acculé
avec ses compagnons à un terrible drame de conscience, il
s'engage enfin avec deux autres rescapés dans une longue
marche en haute montagne, chaussures de rugby aux pieds, avec de
la chair de leurs amis décédés dans leurs sacs
à dos pour toute provision. Le conte macabre se transforme
alors en un récit d'aventure haletant ; de la réussite
de leur équipée dépend la survie des derniers
rescapés, portés disparus par des secours qui ont
abandonné les recherches
Parrado témoigne, dans ce texte poignant de sincérité
et de retenue, de la formidable capacité d'adaptation de
ces hommes à des situations extrêmes, de leur aptitude
à rationaliser l'horreur, de leur solidarité ; en
un mot, du triomphe de leur humanité.
Mohamed Sifaoui
Combattre le terrorisme islamiste
Document
Journaliste et reporter d'origine algérienne exilé
en France, Mohamed Sifaoui est grand reporter indépendant
pour la presse écrite et la télévision. Il
collabore notamment à Marianne et à La Voix
du Luxembourg, et anime l'agence d'information www.actu-plus.com.
Spécialiste du terrorisme islamiste, il vit sous protection
policière. Il est l'auteur de plusieurs essais et enquêtes
dont, au Cherche Midi, Mes frères assassins : comment
j'ai infiltré une cellule d'Al-Qaïda (2003), Sur
les traces de Ben Laden : le jeu trouble des Américains,
Lettres aux islamistes de France et de Navarre (2004), et récemment,
aux éditions Privé, L'affaire des caricatures :
dessins et manipulations (2006).
Nous sommes rentrés dans une guerre mondiale qui ne dit
pas son nom, et dont nul ne voit la fin. Depuis dix ans, la menace
islamiste n'est plus seulement extérieure. D'ici quelques
années, on peut craindre qu'il y ait plus d'intégristes
musulmans en Europe qu'au Maghreb. " La lutte contre le terrorisme
ne cessera pas tant que nous n'aurons pas éradiqué
en ses fondements l'idéologie fasciste qui l'alimente, l'islamisme.
" Pour ce faire, les mesures de sécurité, pour
lesquelles la France a pris une longueur d'avance dès les
années 1980, ne suffisent plus. Car l'islamisme s'engouffre
dans les brèches creusées par les défaillances
des Etats et de la communauté internationale. Désormais,
le terrorisme islamiste, qui agit par les armes comme par la politique,
est l'affaire des sociétés, tout autant que des services
de sécurité et des magistrats.
Contre l'esprit munichois et défaitiste de certains milieux
occidentaux, contre le pragmatisme économique et la complaisance
qui régissent nos relations avec l'Islam, contre la démagogie
des politiques français qui cherchent à ménager
le million d'électeur musulman, et face à l'échec
des politiques d'intégration, Mohamed Sifaoui tire la sonnette
d'alarme.
Pour donner à comprendre les spécificités du
terrorisme islamiste, l'auteur remonte aux origines salafistes de
l'islamisme et revient sur l'ascension fulgurante d'une idéologie
qui, à partir des années 1980, supplante le nationalisme
arabe dans l'esprit des masses. En spécialiste du terrain,
il dresse un bilan des politiques de lutte contre le terrorisme
et passe en revue les moyens non seulement policiers, judiciaires
et diplomatiques, mais aussi économiques, sociaux et culturels,
qui restent à mettre en uvre.
Avril
Edwige Antier
Les dessins d'enfants vous parlent
Document
Collection dirigée par Françoise Doumayrenc
Edwige Antier est pédiatre depuis presque trente ans. Diplômée
de psychopathologie, mère et grand-mère, elle tient
une chronique régulière et célèbre sur
France Info. Elle est l'auteur de nombreux ouvrages sur l'éducation
et la compréhension de l'enfant.
Emerveillement et angoisse se succèdent dans l'esprit des
parents qui voient dessiner leurs enfants : que veulent dire ces
formes, ces couleurs parfois violentes, souvent mystérieuses
? Ces dessins expriment-ils un malaise, sont-ils la marque normale
de l'évolution psychologique d'un enfant ?
En commentant dans ce livre des dessins d'enfants de deux à
douze ans, rassemblés thématiquement, et par tranche
d'âge, Edwige Antier partage avec nous sa connaissance de
l'univers intérieur de l'enfant dans une démarche
proche de celle de Françoise Dolto : pas à pas, elle
explique avec précision aux parent, en des termes simples
et rassurants, la signification d'un soleil, d'une maison aux volets
clos, d'une tête aux yeux fermés, etc
Elle dresse
aussi le profil psychologique de l'enfant à travers son dessin,
en prenant en compte les circonstances dans lesquelles le dessin
a été fait et son destinataire (l'enfant ne dessine
pas la même chose à sa maman, à sa maîtresse,
ou à son psychiatre).
Un livre essentiel et accessible pour découvrir le sens caché
de ce langage universel qu'est le dessin, aussi essentiel à
celui qui étudie l'enfant que l'est le rêve au psychanalyste
des adultes.
Eric Besson
Qui connaît Madame Royal ?
Récit
Eric Besson, né en 1958, député socialiste de la Drôme et maire de Donzère, était Secrétaire National à l'économie du Parti socialiste jusqu'à sa démission le 14 février 2007. Interrogée sur cette démission, Ségolène Royal lâche devant les caméras : "Qui connaît Monsieur Besson ?".
Expert réputé et respecté, promis à de hautes fonctions en cas de victoire de son camp, Eric Besson décide de rompre avec les siens mais ce qu'il a vraiment à dire de la candidate et de l'état actuel du Parti socialiste, c'est ici qu'il le livre sans ambages ni précautions.
Qui connaît Monsieur Besson ? Non. Qui connaît vraiment Madame Royal ?
Eric Deschavanne et Pierre-Henri Tavoillot
Philosophie des âges de la vie
Essai
Collection dirigée par Perrine Simon-Nahum
Eric Deschavanne (1952), professeur de philosophie et chargé
de cours à la Sorbonne, est actuellement membre permanent
du Conseil d'Analyse de la société (Premier Ministre).
Il a été rapporteur de la commission sur l'avenir
de l'école (commission Thélot) et membre du cabinet
de Luc Ferry (2002-2004). Il a dirigé avec François
Dubet et Olivier Galland Comprendre " Les jeunes ",
PUF, 2004.
Pierre-Henri Tavoillot (1965) est maître de conférences
à l'Université Paris-Sorbonne, membre du Conseil d'Analyse
de la société (Premier Ministre) et collaborateur
à Eurogroup Institute. Il co-dirige la collection
" Nouveau Collège de philosophie ", chez Grasset.
Il a été membre du Conseil National des Programmes
(Ministère de l'Education Nationale) et conseiller technique
au cabinet de Jack Lang (2000-2002). Il est l'auteur du Crépuscule
des Lumières (Cerf 1995).
Eric Deschavanne et Pierre-Henri Tavoillot ont une formation en
histoire, science politique et philosophie. Ils animent le Collège
de philosophie. Ils ont écrit ensemble Le développement
durable de la personne. Pour une nouvelle politique des âges
de la vie, Paris, La Documentation française, 2006.
Paradoxe : c'est au moment où, grâce à l'allongement
de l'espérance de vie, nous avons le plus de chance de vivre
la totalité des âges, que les moyens de les concevoir
clairement et de leur donner sens nous font le plus cruellement
défaut. Jamais, dans l'histoire, l'homme n'a bénéficié
d'une telle certitude de son horizon de vie. Jamais pourtant il
n'a paru aussi démuni sur la manière de parcourir
le chemin, du berceau à la tombe. Qu'est-ce qu'un enfant
? Qu'est-ce qu'un adulte ? Alors qu'ils relevaient autrefois de
l'évidence, le sens des âges semble irrémédiablement
brouillé.
Face à de telles interrogations, on dispose de deux scénarios
explicatifs : la fin des âges, l'individu ayant réussi
à se dégager des contraintes du temps aidé
par la technologie " anti-âge " ; ou la lutte des
âges, ceux-ci se constituant en castes antagonistes. Chacun
de ces scénarios a sa part de vérité. Mais
surtout, ils se retrouvent sur le constat d'une crise de l'âge
adulte.
C'est à examiner la nature profonde de cette crise que l'ouvrage
est consacré. A la lumière d'une histoire philosophique
des âges de la vie, les auteurs défendent l'idée
que la crise contemporaine de l'âge adulte relève davantage
d'une reconfiguration que d'une disparition.
Mahyar Monshipour
La rage d'être français
Avec la collaboration de Karim Ben-Ismaïl
Document
Né à Téhéran en 1975, champion du monde
de boxe dans la catégorie des super-coq jusqu'à son
dernier combat en 2005, Mahyar Monshipour vit aujourd'hui à
Poitiers.
Grand reporter à l'Equipe-Magazine depuis plus de dix ans,
Karim Ben-Ismaïl a suivi bon nombre de combats mythiques de
la boxe, dont ceux de M. Monshipour.
Quel serait le combat le plus difficile à remporter pour
un boxeur aussi doué que Monshipour ? Celui qu'il perdit
en 2006, abandonnant en sueur et en sang le titre de champion du
monde des super-coq à un thaïlandais aussi résistant
qu' " un bout de bois " ? Le vrai courage ne consiste-t-il
pas à affronter ses démons intérieurs, ses
ennemis intimes ? On pourrait raconter, et ce serait déjà
suffisant, l'histoire de cet enfant sage né en 1975 à
Téhéran d'un père vice-préfet de la
police, qui l'éleva seul sous un régime qui n'encourageait
guère les libertés individuelles, puis de son arrivée
à Poitiers chez l'une de ses tantes, âgé de
11 ans, ne parlant pas un mot de français
On pourrait
brosser la fresque d'un gamin accrocheur qui réalisa son
rêve, surnommé " Little Tyson ", champion
de France, puis d'Europe, enfin du Monde !
Mais il ne s'agit pas ici que de boxe et de rage, de combats dans
la lumière et d'apprentissage dans l'ombre. Bien sûr,
Mahyar raconte les coulisses pas toujours glorieuses du boxing business
et l'envers du rêve, la vie de forain dans les parkings, les
hôtels blafards, les petits boulots, la frénésie
de vaincre. Son vrai combat reste celui qu'il remporte contre lui-même
en retrouvant sa mère, Shahine (originaire du Kurdistan),
qu'il n'avait jamais connue : cet iranien si fier d'être français,
marié à une psychologue, exemplaire dans l'intégration,
accomplit son chemin vers les siens. Sa quête des origines
le mène en 2006 en Iran : cette mère usée par
la vie qui fut longtemps une chimère intime, le réconcilie
avec lui-même.
Rithy Panh
Avec la collaboration de Louise Lorentz
Le papier ne peut pas envelopper la braise
Document
Né à Phnom Penh en 1964, Rithy Panh fut interné
dans un camp de travail par les Khmers rouges à l'âge
de onze ans. Quatre ans plus tard, il parvient à s'en échapper.
Il arrive en France en 1980, et, en 1985, intègre l'Institut
des hautes études cinématographiques (IDHEC). Il signe
son premier documentaire en 1989, Site II, qui est l'occasion
de son premier retour dans les camps de réfugiés cambodgiens.
Dès lors, Rithy Panh n'aura de cesse d'uvrer contre
l'amnésie de son pays en montrant la tragédie cambodgienne
et ses conséquences - entre 1975 et 1978, le régime
de Pol Pot fit plus de deux millions de morts. S21, la machine
de mort khmère rouge (présenté hors compétition
au festival de Cannes 2003), dont il fit également un livre
(Flammarion, 2003), filmait la rencontre entre trois des sept survivants
du centre d'extermination de Phnom Penh, le S 21, où furent
exécutées près de 17 000 personnes, et quelques-uns
de leurs bourreaux. Après des documentaires aussi variés
que La Terre des âmes errantes (1999, quinze fois primé),
Les Artistes du théâtre brûlé (présenté
hors compétition au Festival de Cannes 2005), ou des fictions
tels Les gens de la rizière (en compétition
officielle au Festival de Cannes 1994) et Un soir après
la guerre (sélection Un certain regard, Cannes 1998),
Le Papier ne peut pas envelopper la braise s'inscrit dans
la continuité de ce travail de reconstruction basé
sur l'écoute : une réflexion sur la mémoire,
l'identité, le corps, par laquelle l'auteur tente de restaurer
la dignité des êtres et d'ouvrir une voie vers la réconciliation.
" Dans un pays qui a subi des décennies de guerre,
le signe évident de la fêlure sociale apparaît
dans l'exploitation économique et politique du corps "
écrit Rithy Panh dans son avant-propos.
Aun Tauch, Da, Mab, Phirom, Môm : elles sont des dizaines,
dans le Building blanc, au centre de Phnom Penh, à travailler
chaque soir sous la surveillance d'un " placeur " chargé
de rabattre les clients. De très jeunes femmes, prostituées
dès l'adolescence, venues de la campagne vendre à
la capitale leur virginité, pour nourrir leur famille. Très
vite, le peu d'argent auquel elles ont droit sert à rembourser
les dettes contractées auprès de leurs patrons, qui
les tiennent ainsi prisonnières, et à acheter le mâ,
cette drogue à base d'amphétamines qui leur permet
de tenir.
Tel une caméra invisible, Rithy Panh montre " ces fragments
de vie pour dire le désastre anonyme de près de 30
000 femmes au Cambodge ". Misère matérielle et
affective, sida, avortements à répétition,
honte, mais aussi chants et rires, disputes et bavardages sans fin,
confidences, joie des retrouvailles avec l'enfant, car elles sont
parfois mères, espoir d'une existence autre témoignent
de leur vie quotidienne. Leurs voix, au travers des destins singuliers
de chacune, racontent une histoire féminine collective, qui
reflète la tragédie d'un pays meurtri.
Contre-histoire de la philosophie
Michel Onfray
Les libertins baroques
Contre-histoire, tome 3
Essai
Michel Onfray a déjà publié les 2 premiers
volumes de sa monumentale Contre Histoire de la philosophie
(Tome 1 : " Les sagesses antiques " ; tome 2 : "
Le christianisme hédoniste ") dont le projet consiste
à exhumer un " continent oublié " de la
philosophie hédoniste. Les deux premiers volumes de cette
Contre Histoire ont reçu un accueil magnifique - que
la récente publication de La puissance d'exister a
encore renforcé.
Ce volume, consacré au XVIIème siècle, explore
" l'envers " philosophieque du grand siècle officiel
et académique. Michel Onfray y traite, dans le même
esprit de déconstruction, les auteurs négligés
par l'enseignement universitaire.
Aux antipodes d'un " Grand siècle " de carte postale
avec Descartes, Pascal ou Fénelon, on trouve ici une constellation
de " libertins baroques " qui, encore chrétiens,
s'abreuvent à Montaigne, aux récits de voyage des
découvreurs du Nouveau Monde, aux cabinets de curiosité,
aux leçons données par les lunettes astronomiques,
aux anamorphoses des peintres. Ces philosophes se nomment Charron,
La Mothe Le Vayer, Saint Evremond, Gassendi - ou Spinoza dont on
n'a jamais montré la spécificité hédoniste
A titre d'indication, en voici la table des matières :
Charron ou " La volupté modérée "
La Mothe le Vayer et " La jouissance de soi-même "
Saint-Evremond et " L'amour de la volupté "
Pierre Gassendi et " Epicure qui parle "
Cyrano de Bergerac et le " Librement vivre "
Vie et mort du libertinage
Spinoza et " Ce qui conduit à la joie "
Le crépuscule de Dieu
Michel Onfray
Les ultras des lumières
Contre-histoire, tome 4
Essai
Michel Onfray a déjà publié les 2 premiers
volumes de sa monumentale Contre Histoire de la philosophie
(Tome 1 : " Les sagesses antiques " ; tome 2 : "
Le christianisme hédoniste ") dont le projet consiste
à exhumer un " continent oublié " de la
philosophie hédoniste. Les deux premiers volumes de cette
Contre Histoire ont reçu un accueil magnifique - que
la récente publication de La puissance d'exister a
encore renforcé.
Le siècle dit " des Lumières " ne pouvait
échapper à la contre-expertise de l'hédoniste
Michel Onfray. Les Lumières officielles semblent bien palichonnes
au regard du radicalisme de certains philosophes trop négligés.
Ainsi, tandis que Voltaire veut " écraser l'infâme
" et tandis que Rousseau les fustige également, se formule
une pensée hédoniste, athée, matérialiste,
révolutionnaire - mais pas comme l'historiographie marxiste,
elle aussi ici déconstruite, l'a prétendu. Ce courant
de pensée génère beaucoup moins le marxisme
qu'on l'a dit, mais une sensibilité jamais nommée
: l'" utilitarisme français ". Une fois passée
la Manche au siècle suivant, cette façon de penser,
radicalement opposée à Kant, donnera la philosophie
anglo-saxonne avec sa spécificité qui la distingue
tant de la pensée continentale. Meslier, La Mettrie, Maupertuis,
Helvétius, D'Holbach incarnent cette sensibilité pendant
que Sade est lu par Onfray comme ce qu'il est : un penseur féodal,
délinquant relationnel, contre-révolutionnaire et
précurseur du fascisme (voir la lecture des Cent vingt
journées de Sodome), et non le grand libérateur
qu'on se plait habituellement à dire
Petite collection blanche
Mars
Denis Olivennes
La gratuité, c'est le vol
Essai
Denis Olivennes, normalien, agrégé de lettres, énarque,
est l'auteur, avec Nicolas Baverez, de L'Impuissance publique
(Calmann-Lévy, 1989). Il a travaillé au cabinet de
Pierre Bérégovoy à Matignon, aux côtés
de Christian Blanc à Air France, aux côtés de
Pierre Lescure à Canal +. Il est aujourd'hui PDG de la FNAC.
Participant depuis dix ans à la direction d'entreprises "
culturelles ", il est aux premières loges des débats
sur l'exception française : cet essai est le reflet de son
expérience.
A la fameuse formule de Proudhon, " La propriété,
c'est le vol ", répond aujourd'hui cette mise en garde
: " La gratuité, c'est le vol ".
Le combat pour la consommation gratuite de musique, de films et
de livres a réuni en France deux camps que tout sépare
: les partisans de l'absolutisme du marché et les contempteurs
radicaux du capitalisme. Les hyper-libéraux ont fourni la
caution économique et technologique, tandis que les libertaires
portaient le drapeau de la fraternité. Comment cette sainte-alliance
contre nature des antimodernes et des ultra-capitalistes s'est-elle
formée lors des combats législatifs et des débats
sociétaux en matière de cybergratuité ?
L'auteur assène ici un certain nombre de vérités
à rebours de la démagogie du temps et des idées
convenues :
1. La culture, nous dit-il, est aussi une marchandise. L'émergence
d'une économie de marché de la culture a permis la
démocratisation des uvres de l'esprit, qui ont cessé
d'être réservées à une élite pour
entrer dans la consommation de masse (L'idée selon laquelle
le marché serait l'ennemi de la culture s'alimente à
trois sources distinctes : une critique " morale " de
l'usure venue du Moyen Age, une critique esthétique de la
corruption de l'art née au début du XIXème
siècle, une critique sociale de l'aliénation marchande
fondée sur le socle du marxisme).
2. La tyrannie du divertissement est absolument déracinée
et mondialisée : elle ne marque ni le triomphe de l'impérialisme
yankee, ni celui de la culture américaine.
3. La télévision, les radios et la presse dites "
gratuites " sont en réalité financées
par la publicité. Elles ne vendent plus des contenus à
des consommateurs mais vendent des consommateurs à des annonceurs.
Cependant, les " uvres " continuent d'être
achetées à ceux qui les produisent (auteurs, producteurs,
journalistes). Le cas du téléchargement sauvage de
musique ou de film est tout différent : les auteurs et les
producteurs ne sont plus rémunérés !
4. Toutes les études convergent pour démontrer que
la culture de la gratuité, loin de diversifier l'offre, l'appauvrit
considérablement : l'internet non régulé, c'est
la mort de la diversité.
Cet ouvrage se propose de repenser l'exception culturelle à
l'âge du numérique.
Remise en vente
Mars
Alexandre Kalda
Promenade en Inde
Préface de Christine de Rivoyre
Né le 27 décembre 1942, Alexandre Kalda a publié
son premier roman, Tantale, chez Grasset à l'âge
de 16 ans. C'est en 1975 qu'il partit vivre en Inde dans l'ashram
de Sri Aurobindo. Le 7 février 1996, il est mort subitement
à Pondichéry.
Pour comprendre l'Inde, il faut y avoir vécu plus de vingt
ans comme le fit Alexandre Kalda. Promenade en Inde est le fruit
de cette expérience exceptionnelle qui permit à l'auteur
d'étudier la civilisation, la culture et la vie quotidienne
d'un pays tellement étranger à l'Occident.
A la fois Mémoires, récit de voyage, quête d'ethnologie
et essai métaphysique, ce texte vivant, documenté
et attachant permet une approche originale et authentique de l'Inde.
Attentif et passionné, le regard d'Alexandre Kalda a su discerner,
derrière les visages, les paysages et les mots, l'âme
de l'Inde.
Michel Polnareff
Polnareff par Polnareff
Document
Ce livre, publié fin 2004, est remis en vente à l'occasion
de la tournée historique de Michel Polnareff en France, de
mars à juillet 2006.
Michel Polnareff a enfin accepté, en 2004, après
tant de sollicitations, et depuis si longtemps, d'écrire
un livre de souvenirs très personnel.
Il ne s'agit pas d'une autobiographie " en pied ", où
les dates s'enchainent chronologiquement comme on enfilerait les
perles d'un collier sage : c'est au gré des chansons, des
créations, des réminiscences, des associations de
mots et d'idées, que défilent ici les séquences
et anecdotes saillantes d'une vie inouie.
Du Premier Prix , médaille d'Or de solfège au Conservatoire
à moins de douze ans, sur dispense spéciale de l'Etat,
à sa vie d'exilé aux Etats-Unis, des aspects les plus
difficiles d'une existence méconnue aux évocations
les plus drôles d'une vie de rebelle et les plus solaires
d'une gloire publique, du portrait générationnel des
artistes contemporains au laboratoire du créateur, nous sommes
invités dans le cerveau d'un artiste de génie tout
en revisitant un pan mythologique de l'hisoire de la chanson.
Grasset-Jeunesse
Mars
Chiara Lossani
Illustré par Octavia Monaco
La naissance des Saisons
Le mythe de Démeter et Perséphone
Traduit et adapté de l'italien par Juliette Vallery
Collection Lecteurs en herbe (à partir de 8 ans)
Chiara Lossani vit dans la province de Milan. Diplômée
en Langues et en Littérature moderne, elle est depuis plusieurs
années traductrice de théâtre espagnol. Aujourd'hui
à la tête d'une bibliothèque communale, elle
organise de nombreuses initiatives en faveur de la littérature
pour enfants et adultes, et ses ouvrages pour la jeunesse ont déjà
été primés en Italie.
Née en 1963 à Thionville, en France, Octavia Monaco
vit aujourd'hui en Italie, à Bologne, où elle a d'abord
obtenu un diplôme d'orfèvrerie avant de s'inscrire
à l'Académie des Beaux-Arts. Depuis une dizaine d'années,
elle illustre des livres pour enfants, publiés en plusieurs
langues. Elle est aussi animatrice d'ateliers pour enfants et organise
des cours pour adultes. Elle a illustré, chez Grasset-Jeunesse,
les très beaux albums Le Chat de Gustave Klimt et
La Légende du roi Arthur, Guenièvre et Lancelot.
Elle a reçu en 2005 le Prix Andersen (meilleure illustratrice)
pour l'Italie.
" A travers les mythes, les Grecs de l'Antiquité apportaient
des réponses aux questions qu'ils se posaient sur la nature
et sur la vie :
Qui fait naître le soleil le matin pour le remporter le
soir parmi les vagues ? Qui déchaîne les vents et les
tempêtes en entraînant les bateaux au fond de la mer
? Qui éveille l'amour ? Qui décide de la mort ?
Et si la question était : Pourquoi la nature meurt-elle
chaque hiver pour renaître au printemps ?
Ils contaient le mythe de Déméter et Perséphone,
une histoire d'amour entre une mère et sa fille qui advint
lorsque la Terre ne connaissait encore qu'une seule saison : l'été
"
Après Le Chat de Gustave Klimt et La Légende du roi
Arthur, Octavia Monaco, qui commence actuellement une carrière
internationale, co-signe ici une fois encore un très bel
album ; ses illustrations tout en matière et en expressivité,
qui complètent le texte poétique de Chiara Lossani
- inspiré de L'Hymne à Démeter d'Homère
et de fragments orphiques - invitent à découvrir ou
redécouvrir, en images, un des épisodes clés
de la mythologie grecque.
A travers le mythe de la naissance des saisons, une ouverture artistique
sur le monde fascinant de la mythologie, dont l'Education Nationale
recommande actuellement l'initiation au cycle 3.
Pierre Cornuel
Bistouri show
Collection Lampe de poche (9 ans et +)
Pierre Cornuel, qui vit en région parisienne, illustre de
nombreux livres pour enfants, avec des styles graphiques très
variés. Chez Grasset-Jeunesse, on lui doit notamment les
images de la célèbre série des Désiré
Raton ; il est également l'auteur-illustrateur de Gare
aux Dragounes, Robert et le sphinx, J'en ai marre
d'être un hippopotame, Embrouilles chez les grenouilles
et Gourou de moutons, ainsi que de Chacun son look !
et Racket Story.
Dans son dernier album, écrit par Amanda Sthers, Le Chat
bleu, l'alouette et le canard timide, il poursuivait avec bonheur
l'une des lignes directrices de son uvre : la différence
et l'acceptation de l'autre. Dans Bistouri Show, il traite
avec humour et un trait proche de la bande dessinée le thème
actuel des dérives qui touchent aujourd'hui les adolescents
de plus en plus tôt, livrés notamment à l'attraction
d'une identification liée à des " codes "
esthétiques.
L'autre jour sur Mshow7, il y avait une émission incroyable
sur la chirurgie esthétique. Le docteur Bistouri révélait
qu'il avait opéré les plus grandes stars
Dingue,
ce qu'on peut faire aujourd'hui !
Devant leur poste de télé, Sylvia, Nico et leurs amis
en ont marre " d'avoir l'air d'une chaussette " : ils
veulent devenir beaux, eux aussi !
Et rien n'est plus simple avec le docteur Bistouri : pour seulement
une poignée de raskaouettes, le doc' peut accomplir "
sa seule ambition " : " rendre l'humanité plus
heureuse "
en modelant les couples idéaux de demain
!
Mais, quand la confusion s'installe
heureusement que la nature
est encore là pour rétablir tout ça !
Un petit livre plein d'humour, qui, à travers un texte enlevé
et des illustrations proches de la B.D., ouvre de manière
ludique et fantaisiste la voie à un dialogue sur un thème
de plus en plus d'actualité et qui touche les jeunes de plus
en plus jeunes : la chirurgie esthétique.
A travers la métamorphose d'un groupe d'amis en copies conformes,
cet ouvrage invite à la réflexion en montrant d'un
il alerte l'importance croissante de la plastique exercée
par notre société et véhiculée par les
medias, et en donne à voir les dérives, qui peuvent
aller
jusqu'à une perte d'identité.
Olivier Ravanello
Paris-Bagdad
Roman grand format - hors collection
Grand reporter à TF1 et LCI, Olivier Ravanello, qui a couvert
l'Afghanistan et, récemment, l'Irak pendant l'arrivée
des américains, est aujourd'hui correspondant permanent à
Moscou. Paris-Bagdad, sa première publication, est
le reflet romancé de son expérience de journaliste
de guerre à Bagdad.
Trois semaines à Paris chez sa tante Mag, ses parents à
plusieurs milliers de kilomètres, tout s'annonçait
plutôt tranquille pour les vacances de Jules, seize ans. Mais
c'était sans compter avec l'imprévu du boulot de Magali,
grand reporter à Paris Match : un coup de fil de son rédacteur
en chef, et Mag doit partir sur-le-champ en Irak. Et aucune solution
à l'horizon pour que Jules puisse rester en France ! C'est
ainsi qu'ils se retrouvent tous les deux en partance pour
Bagdad. Première étape : Amman, Jordanie, où
ils doivent récupérer discrètement le visa
qui permettra à Jules d'entrer en Irak.
À Bagdad, à l'hôtel Palestine, Jules découvre
le quotidien des journalistes, entre articles et directs, coutumiers
des paysages de guerre ; dehors, il y a, en vrai, ce qu'il a vu
tant de fois à la télé : des chars, des hommes
armés, des américains
mais il fait aussi la
connaissance de Bilal, un jeune irakien avec qui il se lie d'amitié.
Et quand Jules découvre que son nouvel ami s'est fait enlever,
il décide de lui venir en aide par tous les moyens.
Alors que les attentats entre chiites et sunnites se succèdent
et que Magali s'aventure dans les environs de Falloudja, Jules suit
la piste d'une école d'un genre spécial. Bilal serait-il
retenu contre son gré pour devenir un guerrier prêt
à servir en martyr une cause prônée par des
fanatiques ?
Ce voyage apprendra beaucoup à Jules. Sur lui-même,
sur les hommes, sur la guerre. Le ténébreux Alvaro,
les journalistes Bernard et Roger, Aziz le traducteur, Tarek le
chauffeur, Amir " Abu-Jules ", la jeune Noura ou le Capitaine
Davis, les figures, les lieux et les situations que l'on croise
romancés dans ce texte sont le reflet d'une réalité
vue et vécue, " fruit de reportages réalisés
en Irak ".
A travers les aventures de Jules et de son ami Bilal, ce roman,
qui se présente comme une sorte de calque de la réalité,
offre, sous un éclairage vécu et rythmé, un
aperçu du quotidien de journalistes mais aussi d'habitants
au cur d'un Irak déchiré.
Ton journalistique et texte visuel, ponctué de dialogues
et agrémenté d'un cahier photos (reproductions de
documents réels), font de ce roman une ouverture passionnante
sur le monde et le métier de grand reporter.
Avril
Kochka
Najwa ou la mauvaise réputation
Collection Lampe de poche ados
Kochka est née en 1964 au Liban, d'un père français
et d'une mère libanaise. Elle s'installe en France à
partir de 1976 et, après des études pour être
avocate, quitte le barreau et commence à écrire. Mère
de quatre enfants, dont le premier est autiste, elle a déjà
publié chez Grasset-Jeunesse deux romans pour adolescents,
L'enfant qui caressait les cheveux, traitant du thème
de l'autisme, et Maigre Maya, s'attachant au délicat
sujet de l'anorexie enfantine.
La vieille Oum Khalifé est formelle : Najwa doit rester
couchée jusqu'à la fin de sa grossesse. Mais dans
son petit village du Liban, pas facile de persuader une femme qu'elle
doit suspendre toutes les tâches quotidiennes qui constituent
son devoir au sein de la famille ! Et la petite Rita, le jeune Wadji,
la chèvre Yasmina
comment vont-ils faire avec elle
dans un lit, inutile, inefficace ?
Alors, son mari Youssef réfléchit, se rend à
la ville par la grande route caillouteuse, et en rapporte un objet
insolite : une télévision.
Najwa se rebelle, proteste, oualla, cette chose va leur porter malheur,
et leur attirer " la mauvaise réputation " ! Elle
ne peut pas rester !
Dans le village, la nouvelle se répand comme une traînée
de poudre : rendez-vous compte, quelle exagération, une télévision
!!! Tandis que les femmes s'organisent comme il se doit pour faire
tourner la maison de Wadja, toutes les attentions ne sont plus tournées
que vers ce poste, qui attise les passions et les curiosités
Et si, finalement, cette " chose " pouvait changer l'avenir,
et faire que, un jour, " le soleil se lève sur le village
niché au flanc de la montagne en élargissant son horizon
"
Avec sa plume à la fois légère et incisive,
Kochka livre ici un beau texte, court et poétique, qui offre
un regard actuel et nécessaire sur la vie et la condition
féminine qu'on rencontre encore dans des villages d'Afrique
du Nord, comme ailleurs dans le monde ; engageant à poursuivre
la réflexion et le dialogue, sa Mauvaise réputation
est comme une graine semée dans le cur des enfants
et des femmes du monde entier, comme dans celui du lecteur, porteuse
d'un message d'ouverture intellectuelle, culturelle et
d'avenir.
Arthur Tenor
Les messagères des abysses
Roman grand format - hors collection
Auteur de nombreux romans, Arthur Ténor, qui vit à
Vichy, effectue de nombreux déplacements dans des écoles
et des salons du livre, et s'occupe désormais de l'organisation
du salon de Moulins, dans l'Allier. Dans les récits de cet
" explorateur de l'imaginaire ", l'action et le suspense
se mêlent à l'étonnement et à la tendresse,
à l'humour et à la fantaisie. La plupart de ses ouvrages
jeunesse sont publiés chez Magnard, Pocket, ou Gallimard.
Chez Grasset-Jeunesse, il a publié, dans la collection "
Lampe de poche Ados ", Y'a pas que la mort dans la vie !
; après Passeport pour l'enfer, qu'il a co-signé
avec sa compagne et complice Natallie, il publie ici un deuxième
roman grand format qui s'attache, cette fois, à une problématique
environnementale dont l'urgence ne cesse de se faire sentir
Vers la fin de ce siècle, un phénomène étrange
attire l'attention des scientifiques et la curiosité du reste
du monde : des centaines de baleines et autres mammifères
marins se sont rassemblées en un endroit déjà
célèbre de l'océan atlantique : le triangle
des Bermudes. En vacances dans cette zone avec son père,
Jason Bastian, dix-sept ans, fasciné par ces créatures,
va plonger afin de les observer. Mais l'expérience qu'il
va vivre est loin d'être due à la simple ivresse des
profondeurs
C'est hanté par cette rencontre sous-marine que Jason, après
avoir vainement tenté de s'opposer à des braconniers
des mers dont ils croisent la route, retrouve son quotidien. Mais
tout va très vite basculer : il comprend que les cétacés
lui ont fait part de leur peur, une peur immense face à une
menace imminente qui implique la planète entière,
et l'ont choisi comme messager. Et il réalise très
vite que l'avertissement dont il sent désormais porteur est
non seulement très lourd, mais intéresse aussi les
médias de tous les pays...
L'engrenage médiatique se met en marche. Alors que Jason,
sollicité de toutes parts à la suite d'une émission
télévisée, devient le " héros des
abysses " pour la planète entière (et surtout
pour la si jolie Chandra
.), une catastrophe semble confirmer
l'imminence de la menace annoncée par les baleines. Jason
choisit alors de tenter d'utiliser sa notoriété pour
faire changer les choses. Mais il va vite perdre ses illusions,
et en venir à penser, comme tant d'autres, que l'humanité
n'a d'autre avenir que les conséquences de son inconséquence
Jusqu'à ce qu'un jour, une énorme baleine bleue lui
transmette le message qu'il était venu chercher, sur lui-même,
sur
l'Avenir.
Dans ce roman d'anticipation rythmé et visuel, Arthur Ténor
mêle habilement imagination et menaces réelles ; face
à une léthargie généralisée et
banalisée qui semble être, pour l'instant, la seule
réponse des sociétés modernes volontairement
aveugles face à la multiplication de signes alarmants de
dérèglements naturels, et notamment face au lourd
problème du réchauffement climatique.
L'histoire de Jason et la persévérance dont il finit
par faire preuve est un beau message de volonté et d'espoir
; prenant pour modèle des grandes figures pacifiques du XXè
siècle qui ont, par leur patience et leur foi, réussi
à marquer le monde entier et influencer son cours en profondeur,
il décide de se faire le porte parole de toute une génération
: celle de la dernière chance
Une grande réflexion sur la sauvegarde de l'environnement,
et sur la faculté d'utiliser les médias pour alerter
la planète.
|